Quartier de Clignancourt

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Quartier de Clignancourt
L'église Saint-Pierre (à gauche) et le Sacré-Cœur.
L'église Saint-Pierre (à gauche) et le Sacré-Cœur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Arrondissement municipal 18e arrondissement de Paris
Démographie
Population 64 868 hab. (1999)
Densité 39 243 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 19″ nord, 2° 20′ 32″ est
Altitude 130,53 m
Superficie 165,3 ha = 1,653 km2
Site(s) touristique(s) Montmartre, Sacré-Cœur
Transport
Gare Funiculaire de Montmartre
Métro (M)(4)(12)
Localisation

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Quartier de Clignancourt

Le quartier de Clignancourt est le 70e quartier administratif de Paris situé dans le 18e arrondissement.

Ce site est desservi par les stations de métro Porte de Clignancourt, Simplon, Marcadet - Poissonniers, Jules Joffrin et Lamarck - Caulaincourt.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après l'Abbé Lebeuf, son nom proviendrait de Clenini Curtis, la terre de Clignancourt, du nom d'un certain Cleninus, propriétaire d’une villa gallo-romaine, découverte en 1738[1].

Situé sur le versant nord de Montmartre et s'étendant jusqu'à Saint-Ouen, Clignancourt est mentionné dès le XIIIe siècle[2]. C'est un hameau où l'on cultive la vigne, pour produire le vin de Clignancourt, des céréales et des cerisaies.
Au XIVe siècle le fief appartient à la puissante abbaye de Saint-Denis, puis passe dans les mains de plusieurs familles bourgeoises parisiennes qui portent le titre de seigneur de Clignancourt.
La seigneurie est vendue en 1569 à Jacques Ligier, trésorier général du cardinal de Bourbon, qui y édifie une chapelle dédiée à la Sainte Trinité. La famille Ligier la conserve jusqu'en 1666, date à laquelle elle est reprise par les Dames de Montmartre et disparaît à la Révolution française.

Durant la Ligue du Bien public, Clignancourt et ses environs sont ravagés par les troupes du Charles, comte de Charolais lors du siège de Paris. Jean de Roye dans sa Chronique du règne de Louis XI, dite Chronique scandaleuse indique que le 9 septembre 1465, « Bretons et Bourguignons furent es terrouers de Clignencourt, Montmartre, la Courtille et autres vignobles d'entour Paris, prendre et vendanger toute la vendange qui estoit, jaçoit ce qu'elle n'estoit point meure et en firent du vin tel quel pour boire »[3] Le hameau de Clignancourt et la commune de Montmartre deviennent le quartier Clignancourt en 1860, date de la création du 18e arrondissement de Paris.

Lors de la campagne de France en 1815, l'armée anglaises qui campait aux portes de Paris, firent comme en 1465.

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La rue de Clignancourt[modifier | modifier le code]

Elle commence au no 36 de la rue de Rochechouart pour terminer 1,3 km plus loin, rue Championnet. La rue était très populaire à la fin du XIXe siècle par la présence des Galeries Dufayel, dont l'entrée principale était située au no 26[4]. Au no 63 de la rue de Clignancourt, se trouve une école communale où étudia le président Paul Doumer[5] (né en 1867 à Aurillac).

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, Abbé Lebeuf, 1754
  2. Village de Clignancourt Le cartulaire de Notre-Dame mentionne qu'en 1235 un dénommé Adam Harent possède le fief, puis l'Abbaye de Saint-Denis le siècle suivant
  3. Collection universelle des mémoires particuliers relatifs à l'histoire de France Tome 13 pages 81-82
  4. www.inter-coproprietes.com
  5. Ma famille, moi et l'occupation Par Leo Wolpert