Giuseppe Palizzi
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Académie des beaux-arts de Naples |
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- |
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Palizzi (d) |
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Filippo Palizzi Nicola Palizzi Francesco Paolo Palizzi (en) |
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Joseph Palizzi, né Giuseppe Palizzi le à Lanciano et mort le à Paris 9e, est un artiste peintre français de naissance italienne.
Excellent peintre paysagiste romantique et animalier, proche de l'école du Pausilippe, il a surtout composé des scènes pastorales avec des groupes d’animaux[1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Destiné au barreau, Giuseppe Palizzi, ainé de sa fratrie, fils d’un fonctionnaire de la sous-préfecture de Vasto, n’a pu se livrer à sa passion pour les arts qu’à l’âge de vingt-trois ans[1]. Ayant quitté les Abruzzes pour Naples, il fréquente l'Académie des beaux-arts, où il obtient des succès, sous la direction d'Anton Sminck Pitloo puis de Gabriele Smargiassi. En 1837, il s'établit à Naples en compagnie de son frère Filippo. En 1839 et 1841, il expose à la Biennale Borbonica des paysages historiques dans un style romantique.
Séjour en France
[modifier | modifier le code]Venu s'établir en France, en 1844, il entre en contact avec Corot et Courbet. Exposant dès l'année suivante au Salon, il retourne à Naples en 1854, 1859 et 1866.
Avec Alberto Pasini, c'est l'un des premiers peintres italiens à peindre dans la forêt de Fontainebleau. Il se lie d'amitié avec Jean-François Millet, Narcisse Díaz de la Peña, Théodore Rousseau et Charles Jacque, peintres de l'école de Barbizon.
Il invite ses frères, Filippo, Nicola et Francesco Paolo (it) sont également peintres. à venir le rejoindre en France. Filippo et Nicola répondent à l'invitation ; Paolo reste à Naples, bientôt suivi par Nicola. En 1856, chargé par l’État de peindre les mérinos et les brebis de la bergerie de Rambouillet, il s’impose aux Salons avec des tableaux de formats inhabituels[2].
Vers la fin des années 1860, il signe, à Grez-sur-Loing, un bail de dix années avec l'aubergiste Chevillon, pour une autorisation de construire un cabanon-atelier sur le terrain de boules de l'auberge. L'atelier est la plupart du temps occupé par son frère Filippo. Giuseppe s'installe à Marlotte, au « Bocage », no 2 rue Palizzi, puis au no 100 de l'actuelle rue Gambetta, dans ce qui sera la « villa Palizzi ». Les deux frères sont surnommés « les peintres des ânes et des chèvres », car ils en glissent dans tous leurs tableaux. Filippo réalisait le portrait de ses petites amies accompagnées d'une chèvre[3]. Dévalisée, elle est démolie à la fin XIXe siècle[4],[5].
Les trois frères Filippo, Nicola et Giuseppe Palizzi se retrouvent à la « Gobba », petit atelier construit par Giuseppe, avec l'autorisation de l'administration forestière sur le terrain des Ventes à la Reine, sur la route de la Gorge aux Loups, à proximité de la mare aux Fées où, dans ses Souvenirs, Dominique Isengrain affirme que « les séances de pose y étaient plus langoureuses que laborieuses, que les soirées y étaient torrides et avinées, que les rires et les cris, et les chansons napolitaines et paillardes s'entendaient de loin[6] ».
Parmi les invités à la Gobba, Georges Gassies se souvient que s'y trouvaient Charles-Olivier de Penne et le marchand de tableaux Louis Adolphe Beugniet accompagné de son fils[7]. Giuseppe et Filippo partageaient volontiers leur bourse, mais également leur signature, pour la bonne raison que Giuseppe était plus coté en France et Filippo en Italie.
Dans les années 1870, Giuseppe Palizzi abandonne le style romantique. La guerre franco-prussienne, la mort de Nicola, en 1870, puis le départ de son frère Francesco Paolo pour Naples, puis sa mort quelque temps après, marquent pour Palizzi un changement dans sa vie et son travail.
Il a occupé des ateliers à Paris au no 14 de la rue Neuve-Fontaine-Saint-Georges (devenue rue Fromentin); dans la rue d'Amsterdam ; au no 69 du boulevard de Clichy et au village de Passy. Mort à Paris le , il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, après une cérémonie religieuse à l'église de la Sainte-Trinité de Paris le , dont le deuil est conduit par son frère Filippo[8].
Giuseppe étant le seul à être resté en France, la villa Palizzi à Marlotte a ensuite été vendue aux enchères par le notaire de Montigny. Après la mort de Giuseppe, c'est le peintre Octave Alfred Saunier (d) (1842-1889), qui loua l'année suivante l'atelier la Gobba, avant sa disparition et la démolition du cabanon.
Collections publiques
[modifier | modifier le code]- En France
- Autun, musée Rolin : La Vallée de Chevreuse, 1849, huile sur toile[9]
- Carcassonne, musée des beaux-arts : Intérieur de bergerie, 1886, huile sur toile.
- Compiègne, musée Antoine Vivenel :
- Dijon, musée des beaux-arts : L'Averse, huile sur toile[13].
- Langres, musée d'art et d'histoire : Le Retour de la foire, 1850, huile sur toile.
- Limoges, préfecture : Deux moutons sur la pente d'une colline[14].
- Moulineaux, château du Rouvray :
- Départ pour la Chasse, huile sur toile.
- Chasse à courre, huile sur toile.
- Retour de la chasse, huile sur toile.
- Paris, musée d'Orsay :
- Rouen, musée des beaux-arts : La Traite des veaux dans la vallée de la Touque, 1859, huile sur toile[16].
- En Italie
- Naples, Galerie de l'Académie des beaux-art : Bûcheron en forêt de Fontainebleau, huile sur toile.
- Naples, musée national de Capodimonte : Paysage avec maison rustique, 1841, huile sur toile.
- Naples, museo Principe Diego Aragona Pignatelli Cortés di Napoli
- Rome Galerie nationale d'art moderne et contemporain : Vue de Fontainebleau, huile sur toile.
Illustrations
[modifier | modifier le code]- L'Illustration du , illustration d'un article sur le domaine de Rambouillet.
Salons
[modifier | modifier le code]- 1845 : Paysage historique
- 1848 : il obtient une médaille de deuxième classe
- 1849 : La Vallée de Chevreuse
- 1874 : La Forêt
- 1880
- Salon des artistes français :
- 1881
- 1882 : Entrée de clairière
- 1888 : Intérieur de bergerie
- 1887 : Le Lancer d'un relais de chien
Expositions
[modifier | modifier le code]- Exposition universelle de 1855 à Paris
- 1913 : Petits maîtres du XIXe siècle, Paris, galerie Georges Petit : Troupeau à l'abreuvoir (1861)
Galerie
[modifier | modifier le code]- Œuvres d'Auguste Cain
-
Autoportrait dans la forêt de Fontainebleau (vers 1870).
-
Forêt de Fontainebleau (vers 1886), Milan, Fondation Cariplo.
-
Intérieur de bergerie, Musée des beaux-arts de Carcassonne.
-
Le marchand de veaux, Stirling Smith Museum and Art Gallery.
Réception critique
[modifier | modifier le code]« Je vois chez Palizzi des aquarelles de lui, très lumineuses, très violentes, très brillantes. Il me dit leur donner leur dernier éclat avec des couleurs chinoises, dont il a une boîte, qui donnent à tous ses tons comme un glacis de fraîcheur et de richesse, inconnu à nos couleurs d'Europe[17]. »
« Giuseppe Palizzi avait laissé des peintures humoristiques dans la salle-à-manger de l'auberge Chevillon à Grez, à la suite d'un long séjour en 1865 pour rétablir sa santé. Il fut si bien soigné qu'il se remit très vite et il dit à Madame Chevillon : « Mon premier tableau sera pour vous, je vais vous peindre une enseigne ! ». Cette enseigne est restée célèbre, elle représentait une table bien servie avec un cochon qui s'en fourre jusque-là tant la cuisine est bonne[18]. »
« Palizzi faisait la loi à Grez, une loi urbaine, supérieure, sa mémoire était riche en anecdotes, sur les grands hommes d'autrefois, son esprit fertile en théories; sceptique, calme et d'aspect vénérable ; et cependant, sous ces dehors, tout agité de superstition italienne, son œil recherchant des présages, et l'ensemble de ses manières concourant à lui donner l'apparence d'un bossu[19] »
« Chez Monsieur Palizzi, un grand sentiment du paysage et une véritable puissance de coloriste[19]. »
Distinctions
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Chevalier de la Légion d'honneur (1859)[20]
Commandeur de l'ordre de la Couronne d'Italie
Officier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en (1862)
Médigraphie
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Dictionnaire Bénézit.
- Giovanna Di Matteo et Cosimo Savastano, Filippo, Giuseppe, Nicola, Francesco Paolo Palizzi del Vasto, Sant'Atto di Teramo, Edigrafital, 1999.
- Corrado Anelli, Fausto Eugeni, Cosimo Savastano, Photographes des Abruzzes des années 1800 et du début de 1900, Sant'Atto di Teramo, Edigrafital, 2002, p. IX-XIII, collana Scatti d'Epoca, no 6.
- (it) Giuliano Matteucci, Aria di Parigi nella pittura italiana di del secondo Ottocento, Turin, Umberto Allemandi editore, 1998.
- (it) Antonio Menna e Vittorio Menna, Giuseppe Palizzi - Celebrazione del bicentenario della nascita (1812-2012), Vasto, Edizioni Cannarsa, 2012.
- Livio Zanone, « Giuseppe Palizzi et ses frères », Bulletin des Amis de Bourron-Marlotte, no 51, 2009.
- André Roussard, Dictionnaire des peintres de Montmartre, éd. André Roussard, 1999, Paris, p. 454.
- Marion Lagrange, Les Peintres italiens en quête d'identité : Paris, 1855-1909, Paris, Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, , 384 p., illustr. ; in-8º (ISBN 978-2-73550-708-5, OCLC 517265415, lire en ligne).
Sitographie
[modifier | modifier le code]Iconographie
[modifier | modifier le code]- Félix Nadar, Portrait de Palizzi, vers 1859, épreuve sur papier salé, Paris, musée d'Orsay.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Gustave Vapereau, « Palizzi (Joseph) », dans Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, L. Hachette, , iii-1629 p., 26 cm (lire en ligne sur Gallica), p. 1205.
- ↑ Marion Lagrange, Les Peintres italiens en quête d’identité : Paris, 1855-1909, Paris, Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, , 384 p., illustr. ; in-8º (ISBN 978-2-73550-708-5, OCLC 517265415, lire en ligne), p. 72.
- ↑ Marie-Claude Roesch-Lalance, Bourron-Marlotte : si les maisons racontaient, Bourron-Marlotte, Association des amis de Bourron-Marlotte, , 249 p., ill. ; 24 cm (ISBN 978-2-30744-574-6, OCLC 1441649334, lire en ligne), p. 174.
- ↑ « Nécrologie », L'Abeille de Fontainebleau, no 37 de la 65e année, , p. 2 (ISSN 2534-059X, lire en ligne sur Gallica
, consulté le )
- ↑ « Chronique locale », L'Abeille de Fontainebleau, vol. 69, no 25, , p. 2 (ISSN 2534-059X, lire en ligne sur Gallica
, consulté le ).
- ↑ Dominique Anatole Isengrain (1860-1941), « Artistes, plaisantins, ou fumistes », Souvenirs.
- ↑ Mme Vaillant-Saunier, Souvenirs.[réf. incomplète]
- ↑ Journal Le Gaulois du mardi 3 janvier 1888.
- ↑ FNAC 140000000072355
- ↑ Marion Lagrange, « Peindre à Paris », in Les Peintres italiens en quête d'identité. Paris 1855-1909, Paris, INHA/CTHS, Les Essais de l'INHA, 2009, p. 65-75
- ↑ propriété du FNAC N°140000000070116
- ↑ FNAC N°140000000070117
- Encyclopédie Larousse
- ↑ CDOA - N° D15-000827
- ↑ FNAC N°140000000045531
- ↑ Catalogue interministériel des dépôts d'œuvres d'art de l'État N°D36-58547
- ↑ Edmond de Goncourt, Journal, .
- ↑ Suzanne Vaillant-Saunier, Souvenirs.
- (de) Marion Lagrange, Les Peintres italiens en quête d'identité. Paris 1855-1909, Paris, INHA/CTHS, , 336 p. (ISBN 978-2-7355-0708-5, lire en ligne), « Peindre à Paris », p. 65-75
- ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Peintre italien du XIXe siècle
- Peintre de l'école de Barbizon
- Peintre paysagiste italien
- Peintre animalier
- Peintre italien d'art sacré
- Peintre portraitiste italien
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1859
- Officier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
- Commandeur de l'ordre de la Couronne d'Italie
- Naissance en mars 1812
- Naissance à Lanciano
- Décès en janvier 1888
- Décès dans le 9e arrondissement de Paris
- Décès à 76 ans
- Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 53)