Michel Portal

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Michel Portal

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Michel Portal en concert à Dortmund, en .

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Informations générales
Naissance (88 ans)
Bayonne
Nationalité française
Genre musical jazz, musique classique
Instruments clarinette, saxophone, bandonéon
Années actives depuis 1958
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Logo de Michel Portal.

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Michel Portal[1] est un compositeur et musicien français, né le [2] à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).

Multi-instrumentiste, il joue de la clarinette, du saxophone, du bandonéon ou encore du tárogató[3]. Il s'illustre autant dans le domaine du jazz, jouant notamment avec Bojan Z, Richard Galliano, Daniel Humair, Bernard Lubat, Henri Texier ou Jacky Terrasson, que de la musique classique, interprétant Mozart, Brahms, Berg, Boulez, Stockhausen, Berio ou encore Kagel. Tout au long de sa carrière, il compose de nombreuses musiques pour le cinéma ou la télévision.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Portal et Bernard Lubat au Paris Jazz Festival en 2002.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Dès l’âge de huit ans, Michel Portal étudie la clarinette à l’école nationale de musique de Bayonne. Il fréquente les groupes de folklore local, les orchestres de chambre[4].

Michel Portal étudie la clarinette et la direction auprès de Pierre Dervaux au Conservatoire de Paris. Il remporte le premier prix de clarinette en 1959[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1963, il remporte le Concours international d'exécution musicale de Genève puis le prix du Jubilé suisse[5].

Il joue de la musique contemporaine (Mauricio Kagel, Karlheinz Stockhausen, Luciano Berio, Pierre Boulez). Il fait partie de l'ensemble Musique Vivante de Diego Masson[5].

Il est l'un des précurseurs du free jazz en Europe, en participant à l'album Free Jazz de François Tusques[5].

En 1969, il participe à la création de Aus den sieben Tagen de Karlheinz Stockhausen[5].

Dans les années 1970, il est une figure majeure du free jazz en Europe[6]. Alors !!!, enregistré en avec John Surman, est un des premiers disques à libérer le jazz européen des canons nord-américains, mêlant les musiques contemporaines européennes et le free jazz. On y entend l'influence des Chicagoans de l'AACM ou d'Anthony Braxton[7].

En 1971, il crée le Michel Portal Unit qui accueille les musiciens européens et américains privilégiant l'improvisation libre[8].

Parmi les enregistrements de cette époque figurent son Live à Châteauvallon (1976) et Arrivederci Le Chouartse (1980)[6], enregistré en concert à Lausanne, et qui paraît en 1990. Portal y joue en trio avec Léon Francioli (contrebasse) et Pierre Favre (batterie), deux compagnons de son concert à Châteauvallon de 1972[9]..

En 1983, il remporte le grand prix national de la musique[5].

En 1995, il crée Portal, un concerto pour clarinette de Franco Donatoni[5].

En 2005, Michel Portal reçoit le prix In Honorem pour l'ensemble de sa carrière de l’académie Charles-Cros, à l’occasion de la parution de Génération de Jean-Louis Agobet avec l’orchestre philharmonique de Strasbourg dirigé par François-Xavier Roth[10].

En 2006, il crée le double concerto de Wolfgang Rihm[5].

Baïlador, produit et arrangé par Bojan Z, est publié en 2010.

En 2016 paraît Radar: Live at Theater Gütersloh, enregistré en concert en duo avec Richie Beirach ; c'est la première fois que les musiciens jouent ensemble[8]. Ce duo est suivi de deux morceaux (Baïlador et Dolce issus de l'album Baïlador) joués avec le WDR Big Band, sur des arrangements de Florian Ross. Le disque se termine avec une interview de Portal, où il illustre ses propos au piano[11].

En octobre 2020, à l’occasion des 85 ans de son leader, le Michel Portal Quintet (Bojan Z, Bruno Chevillon, Lander Gyselinck et Samuel Blaser) joue en concert au Grand Théâtre d'Amiens[12].

Avec Bojan Z, il est l'invité de l'émission Boomerang, sur France Inter, le 3 avril 2021[13] ; il joue en direct de la clarinette et du bandonéon et présente son album MP85 paru chez Label Bleu en mars 2021.

Décoration[modifier | modifier le code]

Michel Portal au saxophone soprano lors du Paris Jazz Festival en 2004.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Pour des musiques de film[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

Le , la ville de Bayonne rebaptise en sa présence le théâtre municipal, où il a fait ses débuts à l'âge de 10 ans, en théâtre Michel-Portal[16].

Discographie[modifier | modifier le code]

Michel Portal en , à l'issue d'une représentation au théâtre des Champs-Élysées.

Michel Portal a enregistré de nombreux albums, parmi lesquels :

Musique de film[modifier | modifier le code]

Michel Portal a écrit de la musique pour de très nombreux films et téléfilms.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BNF 13898616
  2. Archimed, « Médiathèque de la Cité de la musique, Paris », Mediatheque.cite-musique.fr (consulté le ).
  3. Philippe Carles, André Clergeat et Jean-Louis Comolli, Dictionnaire du jazz, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1 390 (ISBN 2-221-07822-5), p. 947-948.
  4. Hélène Chauwin, « Le musicien originaire de Bayonne, Michel Portal, enthousiaste aventurier à 85 ans », sur France 3 Nouvelle-Aquitaine, (consulté le ).
  5. a b c d e f g et h Documentation Musicale de Radio France, « Biographie de Michel Portal », France Musique (consulté le ).
  6. a et b Franpi Barriaux, « Michel Portal, radical libre », Citizenjazz.com, (consulté le ).
  7. Franpi Barriaux, « Les Disques Futura et Marge ont quarante ans », Citizenjazz.com, (consulté le ).
  8. a et b Alex Dutilh, « Michel Portal, radar à impulsions », Open Jazz, France Musique, (consulté le ).
  9. Charles de Saint-André, « Michel Portal, Arrivederci le Chouartse », Citizenjazz.com, (consulté le ).
  10. « Palmarès des prix de l’Académie Charles Cros », Irma.asso.fr, (consulté le ).
  11. Julien Aunos, « Michel Portal, Radar – European Jazz legend vol 7 », Citizenjazz.com, (consulté le ).
  12. Voir sur maisondelaculture-amiens.com.
  13. Voir sur franceinter.fr.
  14. Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres juillet 2011, sur culture.gouv.fr, 5 juillet 2011 (consulté le 5 août 2021).
  15. Bruno Pfeiffer, « Portal, l'homme qui écrit la musique en public », Blog Ça va jazzer sur Libération, (consulté le ).
  16. Robert Latxague, « Bayonne: Michel Portal, le Théâtre en son nom », Jazz Magazine, (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vincent Cotro, Chants libres : le Free Jazz en France, 1960-1975, éd. Outre-Mesure, 1999 (ISBN 2-9078-9119-7)
    L'aventure de Michel Portal avec le free jazz y est décrite.

Liens externes[modifier | modifier le code]