Henri Texier

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Henri Texier
Description de l'image Henri Texier.jpg.
Informations générales
Naissance (70 ans)
Paris
Activité principale contrebassiste, chanteur, chef d'orchestre, compositeur
Genre musical jazz
Instruments contrebasse
Labels Label Bleu
Henri Texier au festival Jazz sous les bigaradiers, La Gaude 2014

Henri Texier, né le à Paris, est un contrebassiste, chanteur, chef d'orchestre et compositeur de jazz français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît dans une famille modeste d'émigré bretons. Son père est poseur de rail à la SNCF et sa mère fait de petits travaux de confection[1]. Sa famille a toujours gardé un lien très fort avec la bretagne[1]. Il commence l'étude du piano vers huit ans, mais les cours de piano sont désagréables[1]. Un oncle lui fait découvrir le boogie-woogie et il se passionne alors pour le jazz, et constitue un petit orchestre d'amis[2]. Il découvre des formes de jazz plus modernes en écoutant Misterioso de Thelonious Monk, puis Miles Davis, les Jazz Messengers...

A seize ans, il a un coup de cœur pour la contrebasse, qu'il apprend en autodidacte[2]. Il cite volontiers Wilbur Ware comme son influence majeure. Il fonde sa première formation composée de Georges Locatelli, Alain Tabar-Nouval, Jean-Max Albert et Klaus Hagel, inspirée par la musique de Don Cherry et Ornette Coleman[3]. Malgré une quasi absence de documents enregistrés ce groupe représente l'une des toutes premières expressions du free jazz en France (1965).

Il intègre ensuite une formation menée par Jef Gilson dans laquelle il rencontrera Bernard Vitet (trompette), Jean-Louis Chautemps, François Jeanneau (Saxophones), Stéphane Vilar (Batterie), Jean-Luc Ponty (Violon)... Au cours de cette même période, introduit dans les clubs Parisiens par Daniel Humair, il a également travaillé avec divers musiciens américains dans des clubs parisiens, notamment johnny Griffin, Bill Coleman, Chet Baker, Kenny Drew, Donald Byrd et Bud Powell, Kenny Clarke, Dexter Gordon, Georges Arvanitas, Booker Ervin, René Thomas, Art Taylor

Il est surtout connu pour ses travaux réalisés dans les années 1960 avec Don Cherry ainsi que pour son groupe « Transatlantik Quartet » avec Joe Lovano, Steve Swallow et Aldo Romano dans les années 1980.

Tout au long des années 1970, Texier est resté actif sur la scène jazz européenne, jouant entre autres avec des musiciens tels que Gordon Beck, John Abercrombie ou Didier Lockwood.

Il a aussi, au sein du trio Romano-Sclavis-Texier, participé aux trois albums ayant pour thème l'Afrique vue par le photographe Guy Le Querrec : Carnet de routes, Suite africaine et African Flashback.

Sa curiosité pour le fait musical breton (Cf. « Varech », et le nom du Septet monté avec son fils) l'a amené à travailler avec des jazzmen armoricains et des pointures de la musique traditionnelle. En 1998, il a notamment participé à l'album Condaghès (Silex/Auvidis) du guitariste Jacques Pellen, avec Paolo Fresu et Erik Marchand (chant), ainsi qu'à Doue Lann (L'Oz) du bagad Men ha tan.

Il a publié tous ses disques en leader avec le label français Label Bleu.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Amir (1976)
    • Henri Texier : contrebasse, oud, flûte, bombarde, Fender-Basss, percussions
  • Varech (1977)
    • Henri Texier : contrebasse, oud, flûte, bombarde, Fender-Basss, percussions

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le morceau Annobon est utilisé dans la bande originale du film Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers) (1998) de Bruno Podalydès

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Henri Texier, le grand entretien, Jazz Magazine Jazzman n°646, février 2013, p. 32
  2. a et b Henri Texier, le grand entretien, Jazz Magazine Jazzman n°646, février 2013, p. 34
  3. Jedediah Sklower, Free Jazz, la catastrophe féconde, L'Harmattan, Paris, 2006

Sources[modifier | modifier le code]

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