Marc Perrone

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Marc Perrone
Naissance (65 ans)
Villejuif
Activité principale Accordéoniste - Auteur-compositeur-interprète
Activités annexes Conteur
Instruments Accordéon diatonique
Site officiel marcperrone.net

Marc Perrone est un accordéoniste diatonique, chanteur, conteur et auteur-compositeur-interprète né le à Villejuif. Il a contribué à faire redécouvrir l’accordéon diatonique au début des années 1970 et en est devenu l’un des fers de lance[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Marc Perrone est né à Villejuif de parents italiens originaires des communes de Cervaro et Vallerotonda, province de Frosinone, près du mont Cassin. Il passe sa petite enfance à Gentilly puis, dès l’âge de six ans, réside à La Courneuve. Marc Perrone est atteint de sclérose en plaque depuis l'âge de 22 ans[3]

Après des études secondaires au lycée Henri Wallon d’Aubervilliers, il intègre la troupe du Théâtre Périféerique attachée alors à l’unité enfance du Théâtre de la Commune. Il y est comédien, marionnettiste et musicien dans La Malédiction des Capétiens. Dès l’âge de 15 ans, il se passionne pour la guitare et la musique qu’il aborde en autodidacte. Tout y passe, les chansons de Brassens, Brel, le rock, le folk américain puis et surtout les vieux bluesmen du delta du Mississippi (John Hurt, Lead Belly, Reverend Gary Davis, Big Bill Broonzy). Les émissions de Sim Copans à la radio l’embarquent sur les trains des hobboes dans l’Amérique populaire chère à Woody Guthrie. C’est pétri de cet univers qu’il fréquente les premiers folk-clubs parisiens, le TMS spécialisé dans le folk américain, puis Le Bourdon, plus ouvert au folk français.

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

C’est à la Fête de l'Humanité 1972, à l’écoute et à la vue de musiciens cajuns de Louisiane, que son cœur penchera définitivement pour le petit accordéon. En 1973, rejoignant le groupe Perlinpinpin Folc à Agen, il participe au renouveau des danses et musiques gasconnes et occitanes[2]. Il rencontre des musiciens et danseurs de campagne, en particulier Léa saint Pé dans le Gers et s'en inspire comme modèle. Dès lors il consacre beaucoup de son temps au collectage dans le Gers et les Landes avec Marie-Odile Chantran. Le jeu pour la danse, l’approche analogique des styles liés aux traditions orales s’avèrent être un terrain d’exploration passionnant, lui tenant lieu, en quelque sorte, de conservatoire. De retour à Paris en 1978, il sort son premier album personnel La Suite du Quercy dans lequel commencent à affleurer quelques compositions.

A la fête de l'Humanité 1982, recommandé par Marcel Azzola pour un concert autour de l’accordéon sous toutes ses formes, il fait la rencontre, déterminante, de Bernard Lubat et Michel Portal[4]. Pour Marc Perrone : « La musique est une pâte, une pâte à modeler. Les deux mains prises on peut la pétrir dans le soufflet de l’accordéon et la saupoudrer de quelques mots si par malheur elle vous colle trop à la peau ou vous glisse entre les doigts[4]. »

Passionné de cinéma, il rencontre Bernard Favre au début des années 1980. Celui-ci l’amène à composer et jouer dans son film La Trace. Dans ce contexte, Marc Perrone compose notamment la valse du film Un dimanche à la campagne de Bertrand Tavernier. Ce dernier l'a défini comme « un musicien magnifique, voyageur dans le temps et réparateur de mémoire... Peut-être parce qu’il sait le prix et la valeur des rêves[5] ». Il consacrera deux de ses albums, Cinéma-Mémoire et Ciné-Suite, aux grandes mélodies du cinéma français.

Spectacles, concerts et rencontres[modifier | modifier le code]

Dessin de Jacky Liegeois.

Marc Perrone se produit régulièrement en concert en France et à l'étranger. Il accompagne également la projection de films en ciné-concert (Charlie Chaplin, Jean Renoir...). Il a effectué des tournées en Europe (Suède, Italie, Allemagne, Belgique, Angleterre...), en Afrique, en Inde, en Extrême-Orient, au Japon, en Amérique centrale et en Amérique du Nord.

  • 5 décembre 1979 : Marc rencontre à Recanati la famille Castagnari et réussit à convaincre Mario Castagnari de reprendre la construction d'accordéons diatoniques. Celui-ci accepte à condition de faire de cet instrument, alors considéré comme désuet, un instrument à part entière et d'excellente qualité. Ce fut une étape très importante dans le renouveau du petit accordéon. Il en nait une grande amitié[6].
  • 1979 : Rencontre avec Didi Duprat et Denis Tuveri.
  • 1983 : Première participation au festival Uzeste musical, puis participation chaque année. Rencontre avec Louis Sclavis, Jacques Di Donato et Henri Texier.
  • 1985 : Paris à Venise lors du carnaval, avec la Compagnie Lubat, Marcel Azzola. Rencontre avec André Minvielle.
  • 1987 : Concert Ciné et toile au Printemps de Bourges - Rencontre avec Arthur H et Jacques Higelin.
  • 1993 : Spectacle et enregistrement de Cinéma-Mémoire avec Raphaël Sanchez.
  • 1995 : Spectacle et enregistrement du disque Jacaranda au Petit Montparnasse (3 semaines).
  • 1995 : Composition et enregistrement de musiques originales pour les films de Jean Renoir Tire-au-flanc et La Petite Marchande d'allumettes.
  • 1999-2000 : Spectacle Voyages à l'Européen (1 semaine) à la salle Valhubert (2 semaines).
  • 2001 : Rencontre de Louise Vigo, composition et enregistrement de la musique originale du film À propos de Nice de Jean Vigo pour Gaumont.
  • 2003 : Création de Victor Bâton avec Thierry Gimenez, d'après le roman Mes amis d'Emmanuel Bove, mise en scène de Pierre Pradinas, au Théâtre de l'Union à Limoges.
  • 2003 : Spectacle Che bella la vita - Contes, nouvelles et récits de Fellag - Mise en scène Hugues Massignat au Tilf.
  • 2004 : Spectacle Son éphémère passion au Théâtre du Renard.
  • 2005-2006 : Concerts « Les lundis du Zèbre » au théâtre Zèbre de Belleville.
  • 2007 : Concert « Les petites chansons de Marc Perrone » à L'Européen.
  • 2009 : Spectacle à Les Trois Baudets de Victor Bâton - Concerts de Marc Perrone.
  • 2013 : Spectacle « Images de Marc » aux Trois Arts.
  • 2014 : Spectacle « La petite Louise, ses voyages et son accordéon ».
  • 2014 : Spectacle « Les petites histoires de Marc Perrone ».

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums personnels[modifier | modifier le code]

Marc Perrone au Zèbre de Belleville.
  • Marc Perrone : accordéon diatonique (1978) - éd. Polydor
  • La Forcelle (1983) - éd. Le Chant du Monde
  • La Trace (1983) - éd. Saravah
  • Velverde (1988) - éd. Le Chant du Monde
  • Cinéma mémoire (1993) - éd. Le Chant du monde
  • Jacaranda (1995) - éd. Rue Bleue
  • Dis bonjour au monsieur (1994) - éd. Faut voir
  • Cinésuite (1998) - éd. Le Chant du Monde
  • Voyages (2001) - éd. Le Chant du Monde
  • Son éphémère passion, avec la participation d'Arthur H (2004) - éd. Rue Bleue
  • Les P’tites Chansons de Marc Perrone (2007) - éd. Rue Bleue
  • La Petite Louise : ses voyages et son accordéon (2011) - Livre/disque aux éditions Actes Sud Junior

Participations[modifier | modifier le code]

  • Le paradis des vieilles maisons / La famille Toussaint et les cousins (1973) - éd. Le Chant du monde
  • Gabriel valse / Les Toussaint et cousins, Marc Perrone & Perlinpinpin Fòlc (1974) - éd. Le Chant du monde
  • Perlinpinpin Fòlc (1975) - éd. Junqué
  • Les lendemains qui dansent (1980) avec Denis Gasser, Yves Guilcher, Dominique Paris, Marc Rapilliard et Julien Skowron - éd. Ovidis
  • Paris musette Vol.1 et 2 (1990) - éd. La Lichère
  • Canto (1998) - André Minvielle - éd. C.A.D / L'Autre Distribution

Musiques de films et documentaires[modifier | modifier le code]

Marc Perrone et Marcel Azzola en 1979.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 300 jours de colère de Marcel Trillat (France 2) (2002)
  • Les Prolos de Marcel Trillat (France 2) (2002)
  • Femmes Précaires de Marcel Trillat (France 2) (2005)
  • 1946, Automne allemand de Michaël Gaumnitz, cocomposition Bernard Lubat
  • 93, la belle rebelle de Jean-Pierre Thorn (2010)
  • Des étrangers dans la ville de Marcel Trillat (2014)

Création de musiques originales de films muets[modifier | modifier le code]

  • La fille de l'eau de Jean Renoir
  • Catherine de Jean Renoir
  • La petite marchande d'allumettes de Jean Renoir
  • Tire-au-flanc de Jean Renoir
  • L'émigrant de Charlie Chaplin
  • Le vagabond de Charlie Chaplin
  • À propos de Nice de Jean Vigo

Documentaires sur Marc Perrone[modifier | modifier le code]

  • Marc Perrone en voyage de Michel Coqueblin
  • Ainsi parlait… Marc Perrone, autoportrait documentaire de Serge Gauthier-Pavlov, (2005)
  • Le Voyageur des contes diatoniques de Jean-François Aurenty (2013)
  • La boite à frissons Jeanne Sigwalt et ses amis de l'ESRA (2015)
  • 4 saisons de Marc Perrone de Claude Val (2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Son éphémère passion - Tablatures pour accordéon diatonique partitions pour piano, voix et guitare - (EBR - Éditions musicales Bourgès R.)
  • Treize à la douzaine - Recueil de partitions pour accordéon diatonique - (EBR - Éditions musicales Bourgès R.)
  • Marc Perrone - Accordéon diatonique croquis (seconde édition) - Peintures et dessins de Jacky Liegeois - Édition Gran Houn

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1983 : Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros pour La Forcelle
  • 2001 : Élevé au rang de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur par la Ministre de la Culture Madame Catherine Tasca
  • 2006 : Prix Gus Viseur
  • 2010 : Prix de la Voce d'oro (l'anche d'or) du concours international de la ville de Castelfidardo pour l'ensemble de son œuvre
  • 2013 : « Coup de cœur » de l'Académie Charles-Cros pour La Petite Louise, ses voyages et son accordéon

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Francis Marmande, « "La fête à Marco" autour de la bande à Marc Perrone », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  2. a et b « Le mouvement folk en France »
  3. Marc Perrone, "Un musicien magnifique,
  4. a et b « Marc PERRONE & Marie-Odile CHANTRAN | Biographie | Accordeon-2.1 », sur www.marcperrone.net (consulté le 11 août 2015)
  5. « Le prix des rêves, Marc Perrone vu par Bertrand Tavernier », sur marcperrone.net (consulté le 26 avril 2014).
  6. Jean-Pierre Leray, Annick Leray, « La Maison de l'Accordéon : Modèle Castagnari Handry 18/44 », sur www.lamaisondelaccordeon.com (consulté le 11 août 2015)

Lien externe[modifier | modifier le code]