Martial Solal

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Martial Solal
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Martial Solal en 2006, en concert à la Maison de Radio France avec son Newdecaband
Informations générales
Naissance (90 ans)
Alger
Activité principale pianiste, compositeur, arrangeur, chef d'orchestre
Genre musical jazz
Instruments piano
Années actives depuis 1957

Martial Solal est un pianiste de jazz, compositeur, arrangeur et chef d'orchestre français, né à Alger le .

Martial Solal se produit régulièrement en solo, ainsi qu'en duo avec diverses personnalités : Toots Thielemans, Lee Konitz, Michel Portal, Didier Lockwood... Il a également joué avec, entre autres, Django Reinhardt, Sidney Bechet, Stéphane Grappelli, Henri Texier, Paul Motian, John Scofield, Niels-Henning Ørsted Pedersen, Michel Portal, Bernard Lubat, Phil Woods, Carmen McRae...

Martial Solal a influencé de nombreux musiciens, à commencer par Manuel Rocheman, son seul véritable élève. On peut également citer Jean-Michel Pilc, Baptiste Trotignon ou Franck Avitabile[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

À l'âge de 7 ans, Martial Solal apprend les rudiments du piano auprès de sa mère, une modeste chanteuse d'opéra amatrice. Son talent d'improvisateur se révèle dès ses dix ans, lors d'une audition, quand il se mit à modifier l'ordre des séquences d'une Rhapsodie de Liszt, sans hésitation et sans que personne ne s'en rende compte[2]. Ce n'est qu'adolescent qu'il découvre le jazz et la liberté qu'il permet, aux côtés de Lucky Starway, saxophoniste, chef d'un orchestre local à Alger, qui lui fait découvrir Louis Armstrong, Fats Waller, Teddy Wilson ou encore Benny Goodman[1]. Il reste tout de même principalement autodidacte[3].

À partir des années 1940, les lois nazies en vigueur dans les colonies françaises lui interdisent l'entrée à l'école en tant qu'enfant d'un père juif. Il continue à prendre des cours de musique privés, auprès d'un voisin de sa tante, multi-instrumentiste. Martial Solal entre dans son orchestre de danse (tangos, valses, un peu de jazz) et y joue durant cinq ans[3].

Durant la Seconde Guerre mondiale, au Maroc pendant son service militaire, il joue dans les mess des soldats américains[4].

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Devenu professionnel en 1945, il s'installe à Paris le . Il rencontre Kenny Clarke, avec qui il joue au célèbre Club Saint-Germain. Il jouera dans ce club plus de dix ans, accompagnant avec Kenny Clarke et Pierre Michelot les musiciens américains de passage : Dizzy Gillespie, Stan Getz, Sonny Rollins[5]... Il joue également avec Aimé Barelli, Chiboust, Benny Bennett...

Pour sa première session d'enregistrement, il participe à la dernière de Django Reinhardt, en avril 1953[3], et enregistre également avec Sidney Bechet.

Il crée un quartet avec Roger Guérin à la trompette, Paul Rovère à la contrebasse et Daniel Humair à la batterie, avec lequel il joue régulièrement au Club Saint-Germain. Il se produit également en piano solo, dans un style inspiré par Art Tatum[3].

À partir de 1955, il accompagne le saxophoniste Lucky Thompson, avec qui il enregistre plusieurs disques et fait plusieurs apparitions à la télévision[A 1],[6].

Malgré une notoriété naissante, les ventes et concerts ne suffisent pas à assurer une subsistance correcte à Martial Solal. Il signe quelques disques alimentaires en 1956, jouant des airs à la mode (des chansons de Gilbert Bécaud, Jo Privat, d'Édith Piaf comme L'Homme à la moto), sous le nom de « Jo Jaguar »[A 2],[7].

C'est en 1956 qu'il commence à enregistrer en solo, pratique qui le suivra tout le long de sa carrière[1]. C'est aussi l'année où il crée son premier big band[1] (Martial Solal et son grand orchestre, 1958).

En 1959, Solal compose l'ambitieuse Suite enbémol pour Quartette de Jazz, d'une durée de 30 minutes environ[A 3]. Elle est jouée au Club Saint-Germain en 1959, avec Roger Guérin à la trompette, Paul Rovère à la contrebasse et Daniel Humair à la batterie. La pièce est répétée et mémorisée séquence après séquence (en général de huit mesures)[8]. Pour Martial Solal, « cette pièce a eu le mérite de donner une certaine ambition au jazz à un moment où presque toutes les petites formations se contentaient d'improviser sur des standards de trente-deux mesures. Ses différentes mélodies, ses changements de tempo, ses accélérations étaient inusités[A 3]. » Radio France a enregistré cette suite, sans la diffuser ; une version raccourcie, de plus de 13 minutes, se trouve sur Best Of Live, publié en 1985[A 3].

En 1959, Martial Solal compose sa première musique de film pour Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville. Le compositeur principal, Christian Chevallier, malade, ne pouvait écrire la dernière séquence de 7 minutes. Solal écrit donc un petit riff d'une dizaine de notes, et une mélodie très courte jouée par Roger Guérin. Pour Solal, « le plus difficile a été de jouer le même riff pendant sept minutes sans aucun effet, sans aucune variation de tempo ou de dynamique. Une véritable épreuve. Melville a apprécié le suspense créé[A 4]. »

Années 1960[modifier | modifier le code]

1960 est l'année de la création de son trio avec Guy Pedersen à la contrebasse et Daniel Humair à la batterie, trio qui reste célèbre[réf. nécessaire]. Ils libèrent le jeu triangulaire du trio classique : la contrebasse change radicalement devenant plus mélodique et l'esthète Daniel Humair apporte des trouvailles techniques ébouriffantes.[réf. nécessaire]

Pilier du Blue Note, il accompagne le guitariste Jimmy Gourley durant plusieurs mois, jouant un répertoire différent tous les soirs, ce qui lui permet de maîtriser parfaitement les thèmes et harmonies de nombres de standards.[réf. souhaitée]

Recommandé par Jean-Pierre Melville qui était fan du pianiste[3], Martial Solal compose la musique d'À bout de souffle de Jean-Luc Godard (1960). Il compose ensuite différentes musiques de film, notamment pour Le Testament d'Orphée de Jean Cocteau (1960) ou pour Échappement libre de Jean Becker (1963). Il interprète la musique composée par Jean Ledrut pour Le Procès d'Orson Welles (1962)[9].

Le producteur américain George Wein le découvre en France et le présente en 1963 en vedette au festival de Newport, en l'invitant en préalable à jouer pendant deux semaines à l'Hickory House, un club de la 53e rue à New York. Pour Martial Solal, c'est un choc : aucun musicien français n'avait été invité aux États-Unis depuis Django Reinhardt[A 5]. Comme il est invité sans son trio, Joe Morgen, l'envoyé de Wein, lui présente le contrebassiste Teddy Kotick et le batteur Paul Motian, qui jouaient avec Bill Evans ; les trois musiciens s'entendent bien très vite[A 6]. Le succès est au rendez-vous et l'engagement à l'Hickory House est prolongé de trois semaines. Le concert de Solal à Newport n'ayant pas été enregistré, il est « recréé » en studio le 11 juillet 1963 (At Newport 63). Solal met prématurément fin à cette prometteuse carrière américaine pour rester auprès de sa femme et de son jeune fils[10].

De retour en France, il reste leader de son propre trio et de ses grands orchestres, qu’il aborde avec un accent mis sur la composition.

À la fin des années 1960, Martial Solal critique le free jazz, qui représente pour lui un « travers qui consiste à jouer un peu trop, n'importe quoi, n'importe quand, n'importe où. » Pour lui, il est important de « respecter certaines normes qui font que la liberté a une valeur. La liberté n'a de valeur que par rapport à quelque chose d'établi, si la liberté est totale et absolue ce n'est plus de la liberté[11]. » Il compose un morceau qu'il intitule ironiquement Jazz frit.

Années 1970[modifier | modifier le code]

En 1970 paraît Sans tambour ni trompette, album que Martial Solal considère comme son plus original. Le trio avec lequel jouait alors le pianiste était constitué de Gilbert Rovère (contrebasse) et Charles Bellonzi (batterie). Ce dernier n'étant pas disponible pour le festival de Budapest, le contrebassiste Jean-François Jenny-Clark s'est ajouté au duo Solal/Rovère. Ce trio à deux contrebasses (Rovère aux doigts, Jenny-Clark à l'archet) a tourné pendant deux ans avant d'enregistrer ce disque sur lequel on retrouve 4 compositions de Martial Solal, écrites et peaufinées pour ce trio[12],[A 7].

Martial Solal (1988) par Erling Mandelmann.

Années 1980[modifier | modifier le code]

Solal se lance dans un grand orchestre en 1982, puis en 2006 avec son Dodecaband puis son Newdecaband. Eric Le Lann est le seul trompettiste à y figurer depuis le début.

En 1983 sort le disque en piano solo Bluesine.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Martial Solal écrit des arrangements de chansons de Piaf et de Trenet pour Éric Le Lann, qui figurent sur l'album Éric Le Lann joue Piaf et Trenet (1990)[13].

Au début des années 1990, Martial Solal anime une émission hebdomadaire sur France Musique, dédiée aux pianistes de jazz, à laquelle sont conviés la nouvelle génération de musiciens (Manuel Rocheman, Jean-Michel Pilc, Baptiste Trotignon, Franck Avitabile...)[14]. Martial Solal improvise pour France-Musique, album sorti en 1994, reprend quelques-unes des improvisations jouées en solo au cours de ces émissions.

À partir de 1995, il renoue avec les rythmiques américaines[15], avec Marc Johnson (contrebasse) et Peter Erskine (batterie), avec lesquels il enregistre Triangle en 1995.

En 1997, faisant suite à l'album Just Friends, il tourne en trio avec Gary Peacock à la contrebasse et Paul Motian à la batterie. Puis il crée un trio avec les jumeaux François (contrebasse) et Louis (batterie) Moutin, trio qui perdure jusqu'aux années 2010.

Années 2000[modifier | modifier le code]

En avril 2000 sort le film Les Acteurs de Bertrand Blier, pour lequel Martial Solal a composé la musique.

Il renoue avec le dodécaband pour deux albums, Martial Solal Dodecaband Plays Ellington (2000), sur lequel il réarrange des thèmes de Duke Ellington, et Exposition sans Tableau (2006), constitué de compositions originales.

Il enregistre deux albums en solo, Solitude (2007) et Live at the Village Vanguard, enregistré au Village Vanguard à New York.

Il publie en 2008 Longitude, un album en trio avec les frères François et Louis Moutin.

Années 2010[modifier | modifier le code]

En 2015, sort Works for Piano and Two Pianos. On y trouve plusieurs compositions de Solal interprétées par Éric Ferrand-N'Kaoua : Voyage en Anatolie (Journey to Anatolia), les neuf Jazz Preludes, 11 Études. Martial Solal rejoint Éric Ferrand-N'Kaoua pour interpréter la Ballade for 2 Pianos.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le père de la chanteuse de jazz Claudia Solal, qui participe notamment à son orchestre Newdecaband.

Style[modifier | modifier le code]

La maîtrise hors pair de l'instrument que montre Martial Solal s'accompagne un talent d'improvisateur inépuisable. Il est un des rares musiciens de jazz européen a avoir eu une réelle influence aux États-Unis[1]. Duke Ellington lui-même a dit de Solal qu’il possédait « en abondance les éléments essentiels à un musicien : sensibilité, fraîcheur, créativité et une technique extraordinaire[2]. »

Le style de Martial Solal est marqué par des ruptures rythmiques et mélodiques, une grande liberté rythmique, harmonique et tonale et une grande virtuosité. Il est très imaginatif, déconstruisant les mélodies, présentant une idée sous tous ses angles, dans une approche presque cinématographique « avec gros plans, travellings, contre-champs, panoramiques, contre-plongées... autour d’un thème central[16]. » Il joue régulièrement des standards, les triturant dans tous les sens, ajoutant quelques accords ou procédant à de totales et vastes réharmonisations[17]. Sa virtuosité lui permet d'alimenter son imagination sans limites et d'oser toutes les prises de risque[1]. Selon Claude Carrière, Martial Solal est un des rares musiciens dont les doigts jouent exactement ce que le cerveau demande[18].

Pour sa fille Claudia, « [Martial Solal] a une rapidité d'anticipation fascinante. C'est comme s'il avait en main un tas de dominos qu'il place dans l'ordre qu'il veut. Et ça marche. Le puzzle ressemble toujours à quelque chose[19]. »

Martial Solal admet lui-même qu'« on ne rentre pas dans [s]a musique aussi facilement », elle demande du temps, voire plusieurs écoutes. Il se justifie en expliquant que ses doigts jouant plusieurs pupitres d'une orchestration, le résultat est forcément dense[19]. Il ajoute : « J'ai toujours refusé la manifestation gratuitement ostensible du feeling. Je camoufle ma pudeur derrière l'intelligence du jeu et le refus de la banalité[10]. »

L'humour en général est très présent chez Solal[20], qui lui permet de ne jamais se prendre trop au sérieux et d'éviter le piège de la virtuosité gratuite[1]. Il est friand de citations, issues de thèmes jazz ou classique : il cite par exemple la Fantaisie-Impromptu de Chopin dans l'introduction de sa version de Que reste-t-il de nos amours (Jazz 'n (e)motion, 1998). Les titres de ses compositions sont régulièrement des calembours (L'allée Thiers et le poteau laid, Solalitude, Impromptulm, Grandeur et cadence, Averty c'est moi, Leloir m'est cher...) On peut également citer Ah non !, morceau qui reprend à la main gauche le premier exercice du Pianiste virtuose de Hanon, joué en si, en laissant la main droite improviser librement.

Influences[modifier | modifier le code]

Le jeu de Martial Solal est très influencé par des pianistes de stride tels que Willie "The Lion" Smith, ainsi que par des musiciens bebop comme Art Tatum, Teddy Wilson ou Charlie Parker. Il reconnaît aussi l'influence de Thelonious Monk, plus dans la conception musicale que dans son jeu de piano. Pour Stefano Bollani, c'est « le seul pianiste au monde qui n'a pas subi l'influence de Bill Evans[21]. » Il a de toutes façons choisi dès ses débuts de se créer un style personnel et unique.

Technique[modifier | modifier le code]

Martial Solal n'a cessé de perfectionner sa technique tout au long de sa vie — il est assez critique des pianistes qui arrêtent de s'exercer avec l'âge[21]. Il a travaillé 4 ou 5 heures par jour entre ses 50 et 70 ans, et considère 45 minutes quotidiennes comme un minimum. Il ne joue quasiment pas de jazz chez lui, pour garder la fraîcheur de son inspiration pour les concerts[21], préférant jouer des études de Rachmaninoff, Chopin ou Schumann[18]. Il a déclaré[Où ?], pour pouvoir travailler la technique pure, avoir un piano droit sans cordes chez lui, de façon à dissocier le travail digital de la création de son et de musique.

Dans les années 1970, il rencontre à un dîner le pianiste Pierre Sancan et l'entend parler de son approche du piano et notamment de l'utilisation du poids du corps. Ces quelques phrases déclenchent chez lui un processus de réflexion qui l'amènera à repenser sa technique et à la travailler énormément.[20].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Martial Solal n'a eu qu'un seul véritable élève, Manuel Rocheman, qu'il qualifie de « brillantissime pianiste »[A 8].

Il a publié en 1986 JazzSolal, « une introduction complète aux styles du jazz pour piano solo » en trois volumes (Facile, Intermédiaire, Plus difficile). En 1997 parait sa Méthode d'improvisation, dont le but est de « familiariser les candidats improvisateurs avec les règles de l'improvisation [...], en leur proposant un travail progressif étayé par un grand nombre d'exemples destinés à développer leur oreille, leur sens rythmique, mélodique et harmonique ainsi que leur imagination[22]. »

Récompenses et hommages[modifier | modifier le code]

  • 1956 : Prix Django-Reinhardt
  • 1980 : Prix de la SACEM, catégorie « Jazz »[23]
  • 1993 : Grand Prix National de Musique (attribué une fois par an à un musicien tous styles de musiques confondues[24])
  • 1999 : Drapeau du Danemark Jazzpar Prize (en)[17]
  • 2007 : Prix in Honorem catégorie Jazz, décerné par l'Académie Charles-Cros pour les 80 ans de Martial Solal, et à l'occasion de la sortie de Newdecaband - exposition sans tableau et Solitude[25]

Un très prestigieux concours international de piano jazz organisé tous les quatre ans porte son nom : le Concours de piano jazz Martial Solal[26].

Compositions[modifier | modifier le code]

Martial Solal a composé pour Elisabeth Chojnacka, Marcel Azzola, les Percussions de Strasbourg, Pierre Charial, Ensemble Concert Arban et bien d'autres.

Parmi ses compositions les plus vastes, on peut citer :

  • Suite enbémol pour quartette de jazz (1959)
  • Stress pour trio de jazz, piano, quintette de cuivres et percussion, pièce composée par Martial Solal et Marius Constant (1977)
  • Fantaisie pour 2 orchestres (1984)
  • Concerto pour claviers et orchestre « Nuit étoilée » (1987/1988)
  • Seul contre tous pour basson seul, pièce composée pour et créée par Alexandre Ouzounoff (1982)

Il a également composé une dizaine de concertos ainsi qu'une cinquantaine de pièces pour divers orchestres[27] (quintets de cuivres, ensembles de percussions, ensembles à cordes...)

Musiques de films[modifier | modifier le code]

Martial Solal a composé (ou joué) plusieurs musiques de films :

Discographie[modifier | modifier le code]

Martial Solal a enregistré plus d'une centaine de disques, en solo (Bluesine, Solitude, Live at the Village Vanguard...), en duo (avec Lee Konitz, Robert Kaddouch...), en trio ou avec des formations plus étendues (Martial Solal Dodecaband Plays Ellington, Exposition sans Tableau), dont beaucoup n'ont jamais été réédités et sont aujourd'hui introuvables.

Article détaillé : Discographie de Martial Solal.

Bibliographie et filmographie[modifier | modifier le code]

  • Martial Solal, compositeur de l'instant (Entretien avec Xavier Prévost), Michel de Maule/INA, Paris, 2005.
  • Les Cahiers du jazz, n° 3 (nouvelle série), Outre Mesure, Paris, 2006.
  • Martial Solal (avec Franck Médioni), Ma vie sur un tabouret : autobiographie, Arles, Actes Sud Beaux Arts, coll. « Hors collection », , 176 p. (ISBN 978-2-7427-7618-4). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jazz Never Ends, documentaire sur Martial Solal réalisé par Michel Follin, produit par Agat Films, et diffusé sur Arte à plusieurs reprises, 2008.
  • La revue GRUPPEN a publié une entrevue d'une quinzaine de pages dans laquelle Martial Solal revient sur son travail d'éternel « chercheur en jazz »[28].

Ouvrages musicaux[modifier | modifier le code]

Œuvres publiées
  • Martial Solal, Fantaisie pour quintette, Mâcon, Robert Martin, coll. « Jean-Baptiste Arban », .
  • Martial Solal, Seul contre tous : pour basson solo, Salabert, .
  • Martial Solal, Une pièce pour quatre : pour quatuor de saxophones, Mâcon, Robert Martin, .
  • Martial Solal, Ballade pour quintette : pour quintette de saxophones avec section rythmique ad libitum, Mâcon, Robert Martin, .
  • Martial Solal, Jazz Préludes, Boosey & Hawkes, .
  • Martial Solal, 11 études, Salabert, .
Ouvrages pédagogiques
  • Martial Solal, JazzSolal : A complete introduction to jazz styles for solo piano, Boosey & Hawkes, . Trois volumes : Facile, Intermédiaire, Plus difficile
  • Martial Solal, Méthode d'improvisation : avec Disque compact, Salabert, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Martial Solal (avec Franck Médioni), Ma vie sur un tabouret : autobiographie, Actes Sud, , 176 p.
  1. p. 67.
  2. p. 133-136.
  3. a, b et c p. 67.
  4. p. 68.
  5. p. 74.
  6. p. 79.
  7. p. 138.
  8. p. 155.
  • Autres notes et références :
  1. a, b, c, d, e, f et g Vincent Bessières, « Biographie de Martial Solal », sur cite-musique.fr (consulté le 11 novembre 2017).
  2. a et b « Biographie de Martial Solal » [PDF], sur karavane.pro (consulté le 27 octobre 2017).
  3. a, b, c, d et e (en) John Fordham, « Piano legend Martial Solal on jazz, France and Godard », sur theguardian.com, (consulté le 23 octobre 2017).
  4. Guillaume Lagrée, « Un après-midi chez Monsieur Solal », CitizenJazz.com, (consulté le 28 novembre 2011).
  5. « Club Saint-Germain, Django, Don Byas, Kenny Clarke 1950-54 », sur patlotch.com (consulté le 8 novembre 2017).
  6. Voir la (en) « discographie de Lucky Thompson », sur attictoys.com (consulté le 10 novembre 2017).
  7. « du sandwich à la choucroute à Jo Jaguar », sur patlotch.com (consulté le 10 novembre 2017).
  8. Michel Laplace, « Nécrologie de Roger Guérin », Jazz Hot, no 650,‎ hiver 2009-2010 (lire en ligne).
  9. Francis Marmande, « Martial Solal, sans tambours mais avec un trompette », sur lemonde.fr, (consulté le 13 novembre 2017).
  10. a et b Bruno Pfeiffer, « Martial : A force d'humour (interview) », sur lesdnj.over-blog.com, (consulté le 8 novembre 2017).
  11. « Martial SOLAL et le free jazz », Jazz portait, sur ina.fr, (consulté le 17 novembre 2017).
  12. Guillaume Lagrée, « Au soleil de Martial Solal », sur lejarsjasejazz.over-blog.com, (consulté le 8 novembre 2017).
  13. Citizen Jazz, « Interview de Martial Solal », sur pianoweb.fr, (consulté le 11 novembre 2017).
  14. « Biographie de Martial Solal », sur francemusique.fr, (consulté le 11 novembre 2017).
  15. Jazz Magazine no 591, avril 2008.
  16. Bob Hatteau, « Critique d'Exposition sans Tableau », sur citizenjazz.com, (consulté le 20 février 2014).
  17. a et b (en) « Jazzpar Prize Winners », sur jazzpar.dk (consulté le 27 octobre 2017).
  18. a et b (en) Frank Browning, « At Home In Paris With Pianist Martial Solal », All Things Considered, sur npr.org, (consulté en 20novembre 2017).
  19. a et b Débora Muller, « Martial Solal, sacré improvisateur », sur rfi.fr, (consulté le 10 novembre 2017).
  20. a et b Philippe Carles, André Clergeat, Jean-Louis Comolli, Dictionnaire du Jazz, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1994.
  21. a, b et c (en) Ted Panken, « On Martial Solal’s 85th Birthday, a Downbeat Feature and Public Blindfold Test at Orvieto in 2009 », sur tedpanken.wordpress.com, (consulté le 8 janvier 2015).
  22. Martial Solal, préface de la Méthode d'improvisation, 1997.
  23. « Les Prix de la SACEM et de la S.A.C.D. », sur lemonde.fr, (consulté le 27 octobre 2017).
  24. Nicole Videmann, « Martial Solal, libr’explorateur du piano », sur latins-de-jazz.com, (consulté le 27 octobre 2017).
  25. « Palmarès 2007 » [PDF], sur charlescros.org, (consulté le 27 octobre 2017).
  26. « Concours de piano jazz Martial Solal », sur civp.com (consulté le 27 octobre 2017).
  27. « Interview musicale de Martial Solal », sur citizenjazz.com, (consulté le 19 juin 2013).
  28. « Sommaire du no2 de la revue Gruppen », sur revuegruppen.com, (consulté le 18 juin 2013).

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