Muhal Richard Abrams

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Muhal Richard Abrams
Description de cette image, également commentée ci-après
Muhal Richard Abrams en 2009.
Informations générales
Naissance
Chicago, États-Unis
Décès (à 87 ans)
Manhattan (New York), États-Unis
Activité principale instrumentiste
Genre musical jazz
Instruments piano

Muhal Richard Abrams est un pianiste américain de jazz né le à Chicago et mort le à Manhattan (New York)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard Muhal Abrams fait ses études au Chicago Musical College puis à la Governors State University de Chicago où il s'initie à la « musique électronique ». Cependant, comme pianiste, il est largement autodidacte. Il commence dans des orchestres locaux, accompagnant des jazzmen (Ray Nance, Kenny Dorham, Dexter Gordon, Max Roach…), des bluesmen et des musiciens de rhythm and blues.

Muhal Richard Abrams au Moers Festival 2009.

En 1965, il crée l'AACM (Association for the Advancement of Creative Musicians), sorte de coopérative de jeunes musiciens locaux pratiquant essentiellement le free jazz et le jazz expérimental (utilisant des modes d'écriture issus de la musique contemporaine : polytonalité, atonalité, sérialisme…). Il en est le premier président et la figure emblématique. Parmi les premiers membres on compte Henry Threadgill, Anthony Braxton, Jack DeJohnette et les membres de l'Art Ensemble of Chicago (Lester Bowie, Roscoe Mitchell, Joseph Jarman, Famadou Don Moye et Malachi Favors). L'ambition de l'AACM est de produire de la « Great Black Music » (grande musique noire)

Richard Muhal Abrams enregistre son premier disque en 1967, Levels and Degrees of Light.

Ce n'est qu'à partir des années 1970 que son talent commence à être reconnu, en particulier en Europe où le free jazz a conquis un public, tant chez les amateurs de jazz que de musique contemporaine. Richard Muhal Abrams joue et enregistre essentiellement avec des représentants du « free » ; outre ceux précédemment cités, on peut citer Marion Brown, Leroy Jenkins, Hamiet Bluiett, Chico Freeman, Robin Kenyatta, Barry Altschul, George Lewis, Marty Ehrlich

Cependant, Abrams, qui connaît parfaitement toute l'histoire du jazz, accompagne parfois des musiciens pratiquant d'autres styles : Gene Ammons, Johnny Griffin, Clifford Jordan, Woody Shaw, Zoot Sims, Sonny Rollins, Roland Kirk

Il écrit aussi des pièces (quatuors pour cordes, symphonies…) très influencées par la musique classique européenne du début du XXe siècle et « musique contemporaine occidentale ». Ces œuvres sont parfois jouées par des musiciens classiques comme les membres du Kronos Quartet, du Brooklyn Philharmonic Chamber Orchestra ou du Detroit Symphony Orchestra.

Outre le piano, Richard Muhal Abrams joue du synthétiseur, de la clarinette, du violoncelle, des percussions et est parfois chanteur. Par ailleurs, il a mené une intense carrière d'enseignant.

Musicien à la fois très personnel et très éclectique (free jazz, ragtime, bebop, musique contemporaine…). Richard Muhal Abrams peut à juste titre prétendre qu'il est un maître de la « Great Black Music ».

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Levels and degrees of lights
  • Young at heart, wise in time
  • Things to come from those now gone
  • Afrisong
  • Sightsong
  • 1-OQA + 19
  • Lifea Blinec
  • Spiral-Live at Montreux 1978
  • Spihumonesty
  • Mama and Daddy
  • Duet
  • Blues forever
  • Amarcord Nino Rota
  • Interpretations of Monk
  • Rejoicing with the light
  • View from within
  • Roots of blue
  • Colors in thirty-third
  • The Hearinga Suite
  • Blu Blu Blu
  • Family talk
  • Think all, focus one
  • Song for all
  • One line, two views
  • The open air meeting
  • The visibility of though

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) Howard Mandel, « Muhal Richard Abrams, 87, Idiosyncratic Pianist and Composer, Is Dead », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 1er novembre 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]