Azedine Beschaouch

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Azedine Beschaouch
عز الدين باش شاوش
Illustration.
Azedine Beschaouch lors d'une conférence de presse au Dar El Bey.
Fonctions
Ministre tunisien de la Culture
Président Fouad Mebazaa (intérim)
Moncef Marzouki
Premier ministre Mohamed Ghannouchi
Béji Caïd Essebsi
Gouvernement Ghannouchi II
Caïd Essebsi
Prédécesseur Moufida Tlatli
Successeur Mehdi Mabrouk
Maire de Carthage
Prédécesseur Larbi Maïza
Successeur Houssem Ben Sghaier
Biographie
Date de naissance (80 ans)
Lieu de naissance Tunis, Tunisie
Nationalité tunisienne

Azedine Beschaouch (arabe : عز الدين باش شاوش), né le 18 avril 1938 à Tunis, est un épigraphiste, archéologue et historien tunisien spécialiste de l'Afrique romaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien pensionnaire étranger de l'École normale supérieure (1961-1967), agrégé de grammaire (1967) et membre étranger de l'École française de Rome (1967-1970), il s'oriente vers une carrière de protection du patrimoine et devient directeur de l'Institut national d'archéologie et d'art de Tunisie de 1973 à 1982[1].

Professeur associé à l’université catholique de Louvain entre 1985 et 1987 et directeur général de la Bibliothèque nationale de Tunisie entre 1985 et 1988[2], il devient correspondant étranger de l’Académie des inscriptions et belles-lettres entre 1986 et 1991[3], puis directeur d'études à l’École pratique des hautes études (IVe section). Il est nommé à la présidence de la Fondation nationale pour la traduction, l'établissement des textes et les études entre 1988 et 1990[4].

Maire-adjoint de Carthage de 1975 à 1990, il facilite à ce titre la campagne internationale menée par l'Unesco pour la sauvegarde de ce site antique. Du fait de ses compétences dans le domaine du patrimoine culturel, il devient le représentant personnel du directeur général de l'Unesco pour la sauvegarde d'Angkor après avoir été directeur du Comité du patrimoine mondial[4].

Élu le 27 juin 1997 comme membre associé étranger de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, au fauteuil de sir Harold Bailey, il est également membre puis président du Comité national de la Culture tunisien, membre correspondant de l'Institut archéologique allemand, membre de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts et conseiller scientifique du directeur général du Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels. Il fait en outre partie de plusieurs sociétés savantes, dont le Comité des travaux historiques et scientifiques, la Société d'étude du Maghreb préhistorique, antique et médiéval, la Société nationale des antiquaires de France et L'Année épigraphique. En 2002, il est titulaire de la chaire Blaise-Pascal à l'École normale supérieure[5]. En 2004, l'université de Sassari lui confère le titre de docteur honoris causa[4].

Secrétaire permanent du Comité international de coordination pour la sauvegarde des monuments d'Angkor depuis 1993[6], il est nommé ministre de la Culture dans le gouvernement tunisien formé le 27 janvier 2011[7] puis dans celui de Béji Caïd Essebsi. Il assume également la présidence de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage du 21 juin 2011[8] au 11 janvier 2016[9].

Conseiller du vice-Premier ministre du Cambodge, il est chargé de missions spéciales pour le patrimoine en Palestine et en Bosnie-Herzégovine et professeur invité à l'université de Montréal[10].

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Azedine Beschaouch est aussi le récipiendaire des décorations suivantes[4],[11] :

Il reçoit également les prix suivants[11],[12] :

Principales publications[modifier | modifier le code]

Il est notamment l'auteur de :

  • Mustitana. Recueil des nouvelles inscriptions latines de Mustis, éd. Klincksieck, Paris, 1968
  • Guide de Bulla Regia (en collaboration avec Roger Hanoune et Yvon Thébert), éd. École française de Rome, Rome, 1977[13]
  • Recherches archéologiques à Bulla Regia (en collaboration avec Roger Hanoune, Mustapha Khanoussi, Albéric Olivier et Yvon Thébert), éd. École française de Rome, Rome, 1983[14]
  • La légende de Carthage, coll. « Découvertes Gallimard / Archéologie » (no 172), éd. Gallimard, Paris, 1993
  • Les sodalités africo-romaines, éd. Institut de France, Paris, 2006
  • Confidences de Tunisie [sous la dir. de], éd. Le Cherche Midi, Paris, 2007[15]
  • Deux décennies de coopération archéologique franco-cambodgienne à Angkor [sous la dir. de], éd. De Boccard, Paris, 2017[16]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Azedine Beschaouch », sur babelio.com (consulté le 31 mars 2017)
  2. « Directeurs de la BNT », sur bibliotheque.nat.tn (consulté le 27 mai 2018)
  3. « Azedine Beschaouch », sur cths.fr, (consulté le 31 mars 2017)
  4. a, b, c et d « Beschaouch Azedine », sur aibl.fr (consulté le 31 mars 2017)
  5. « Azedine Beschaouch », sur chaires-blaise-pascal.ens.fr (consulté le 31 mars 2017)
  6. « Azedine Beschaouch », sur e-patrimoines.org (consulté le 31 mars 2017)
  7. « Biographie de M. Ezzeddine Beschaouch, nouveau ministre de la Culture », sur webmanagercenter.com, (consulté le 31 mars 2017)
  8. « Tunisie - Ezzeddine Bach Chaouch, ministre de la Culture, nommé maire de Carthage », sur businessnews.com.tn, (consulté le 31 mars 2017)
  9. « Les Maires de Carthage depuis l'indépendance », sur commune-carthage.gov.tn, (consulté le 31 mars 2017)
  10. « Azedine Beschaouch », sur patrimoinebati.umontreal.ca (consulté le 31 mars 2017)
  11. a et b Jean Leclant, « Allocution d’accueil », CRAI, vol. 150, no 2,‎ , p. 1317-1320 (lire en ligne)
  12. « Prix, honneurs et distinctions », sur aibl.fr (consulté le 31 mars 2017)
  13. Jean-Charles Balty, « Azedine Beschaouch, Roger Hanoune et Yvon Thébert, Les Ruines de Bulla Regia », L'Antiquité classique, vol. 48, no 1,‎ , p. 429-430 (lire en ligne)
  14. Jean Peyras, « Recherches archéologiques franco-tunisiennes à Bulla Regia. I. Miscellanea, I, par Azedine Beschaouch, Roger Hanoune, Mustapha Khnanoussi », Revue des études anciennes, vol. 87, nos 3-4,‎ , p. 402-403 (ISSN 0035-2004, lire en ligne)
  15. Adel Mothéré, « Sur les routes de Tunisie », sur lapressenews.tn, (consulté le 31 mars 2017)
  16. « Deux décennies de coopération franco-cambodgienne à Angkor », sur aibl.fr (consulté le 31 mars 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]