Ahmed Friaâ

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Ahmed Friaâ
أحمد فريعة
Portrait d'Ahmed Friaâ
Portrait d'Ahmed Friaâ
Fonctions
Ministre tunisien de l'Intérieur
et du Développement local
Président Zine el-Abidine Ben Ali
Fouad Mebazaa (intérim)
Premier ministre Mohamed Ghannouchi
Gouvernement Ghannouchi
Prédécesseur Rafik Belhaj Kacem
Successeur Farhat Rajhi
Ministre tunisien de l'Éducation
Président Zine el-Abidine Ben Ali
Premier ministre Hamed Karoui
Gouvernement Karoui
Prédécesseur Hatem Ben Othmen
Successeur Mohamed Charfi
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Zarzis, Tunisie
Nationalité tunisienne
Parti politique Rassemblement constitutionnel démocratique (?-2011), Parti Al Watan (2011), indépendant (2011- )
Profession Professeur

Ahmed Friaâ (أحمد فريعة), né le à Zarzis, est un universitaire et homme politique tunisien.

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée technique de Tunis, il obtient en 1972 une maîtrise de mathématiques à la faculté des sciences de Tunis. L'année suivante, il obtient un DEA d'analyse numérique à l'Université de Paris VI. En 1975, il obtient un diplôme d'ingénieur à l'École nationale des ponts et chaussées de Paris (ENPC) ainsi qu'une agrégation de mathématiques de l'Académie de Paris. En 1979, il soutient son doctorat d'État en sciences à l'Université de Paris VI[1].

Activités professionnelles[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière en France, comme enseignant à l'ENPC et chercheur au Laboratoire central des ponts et chaussées. De retour en Tunisie en 1980, il devient maître de conférences à l'École nationale d'ingénieurs de Tunis (ENIT) responsable du département de génie civil, puis professeur de l'enseignement supérieur dans le même établissement. Il est directeur de l'ENIT entre 1985 et 1989.

Activités politiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs fois placé à la tête de différents ministères, comme ceux de l'Équipement et de l'Habitat (1989 à 1992) ou de l'Éducation (1994), il est également ambassadeur de Tunisie à Rome. De 1997 à 2002, il est ministre des Communications puis ministre des Technologies de la Communication.

Il est nommé le , en pleine révolution, comme ministre de l'Intérieur en remplacement de Rafik Belhaj Kacem. À ce titre, il est nommé, l'avant veille du départ du président Zine el-Abidine Ben Ali, dans une ultime tentative de sortie de crise sachant que la répression des manifestations a causé la mort d'au moins 66 personnes en date du 13 janvier[2],[3].

Sa reconduction à ce poste au sein du gouvernement d'union nationale conduit par Mohamed Ghannouchi, après la fuite de Ben Ali, cristallise la colère de la population qui exige la formation d'un gouvernement excluant les personnalités du Rassemblement constitutionnel démocratique (parti présidentiel) dont Ahmed Friaâ est encore membre. Celui-ci quitte finalement ce parti le [4] puis le gouvernement le 27 janvier. Peu après, il fait partie des fondateurs d'un nouveau parti baptisé Al Watan[5]. Il en démissionne le à la suite d'un courant protestataire au sein du parti qui considère qu'il est « un obstacle pour la progression du parti » au vu des nombreuses critiques qui lui sont adressées en raison de ses fonctions comme ministre de l'Intérieur pendant la révolution[6].

Procès[modifier | modifier le code]

Un groupe d'avocats dépose en mars 2011 un ensemble de requêtes devant le procureur de la République auprès du tribunal de Tunis, demandant la poursuite de Friaâ et d'anciens commissaires de police pour homicide volontaire à la suite des événements du 13 janvier 2011. L'ancien ministre est soumis, le 17 mai, à un interrogatoire par le juge d'instruction auprès du tribunal de première instance de Tunis ; le juge décide de le laisser en liberté en attendant la fin de l'enquête[7],[8]. Il est aussi accusé devant la chambre criminelle du tribunal militaire dans l'affaire des martyrs et des blessés des événements de janvier 2011[9]. Le , il obtient un non-lieu pour son rôle dans la répression de janvier 2011 à Thala et Kasserine[10] puis un autre, le 19 juillet, dans le plus grand procès des martyrs et blessés de la révolution, ceux du grand Tunis et de cinq autres gouvernorats[11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le 26 mars 2012, Ahmed Friaâ reçoit le Prix international de l'excellence scientifique, Scientific Excellence Shield, décerné par l'Association cartographique internationale pour sa contribution scientifique concernant la loi de comportement viscoplastique de Norton-Hoff, largement utilisée dans la littérature scientifique sous son nouveau nom de méthode de Norton-Hoff-Friaa[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié et père de quatre enfants.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]