Yadh Ben Achour

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Yadh Ben Achour
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Portrait de Yadh Ben Achour

Naissance (71 ans)
Nationalité tunisienne
Pays de résidence Tunisie
Profession
Activité principale
Président de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution
(6 avril-13 décembre 2011)
Ascendants
Famille

Yadh Ben Achour (عياض بن عاشور), né le 1er juin 1945, est un juriste tunisien, spécialiste des théories politiques islamiques et de droit public.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît dans une famille de lettrés, de magistrats et de hauts fonctionnaires de la haute bourgeoisie tunisoise. Fils de Mohamed Fadhel Ben Achour, il a été doyen de la faculté des sciences juridiques de Tunis, membre du conseil d'administration de l’Université Senghor d'Alexandrie et membre du Conseil économique et social. Démissionnaire du Conseil constitutionnel en 1992, il a été un opposant au régime du président Zine el-Abidine Ben Ali[1],[2]. Considéré comme l'un de ses opposants, il critique également la révision constitutionnelle de 2002 permettant à Ben Ali de se représenter[2].

Il enseigne à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman.

Vice-président de l’Association tunisienne du droit administratif en 1982 puis rédacteur en chef de la Revue tunisienne de droit entre 1980 et 1987, il est membre du bureau exécutif de l’Association internationale de philosophie du droit et membre de l’Institut de droit international. Il occupe aussi le poste du conseiller juridique de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental et de juge au tribunal administratif de la Banque africaine de développement.

Lors de la révolution tunisienne de 2011, il est nommé à la tête d'une commission de réforme des textes et des institutions, chargée de débarrasser le droit tunisien des dispositions du régime déchu de Ben Ali[3]. Cette commission fusionne ensuite avec les révolutionnaires et représentants de partis et d'associations réunis au sein du Conseil pour la protection de la révolution pour devenir la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique[2]. À sa tête, il met en place les institutions chargées de veiller sur la transition démocratique en Tunisie[2].

Il est élu membre du Comité des droits de l'homme des Nations unies le 7 mai 2012 en remplacement d'Abdelfattah Amor mort le 2 janvier[4]. Il est également membre fondateur de l'Académie internationale de droit constitutionnel et membre de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts.

Professeur émérite à l'Université de Tunis, il est nommé commandeur de l’Ordre de la République en juillet 1990 puis chevalier de l'Ordre national du mérite éducatif en juillet 1991. Le 6 novembre 2004, il est nommé docteur honoris causa à l’Université Laurentienne de Sudbury (Canada)[5], dont il est professeur associé. Le 23 novembre 2011, il est décoré des insignes de commandeur de l’Ordre de la République[6]. En 2012, il reçoit le Prix international de la démocratie (de) remis à Bonn[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L’État nouveau et la philosophie politique et juridique occidentale, éd. Bibliothèque de droit et de sciences politiques et économiques, Tunis, 1980
  • Politique, religion et droit dans le monde arabe, éd. Cérès, Tunis, 1992
  • Normes, foi et loi en particulier dans l'islam, éd. Cérès, Tunis, 1993
  • Contentieux administratif, éd. Cérès, Tunis, 1995
  • (ar) Conscience et droit : l’esprit civique et les droits modernes, éd. Centre culturel arabe, Beyrouth/Casablanca, 1998
  • Le rôle des civilisations dans le système international : droit et relations internationales, éd. Bruylant, Bruxelles, 2003
  • Introduction générale au droit, éd. Centre de publication universitaire, Tunis, 2005
  • La Cour européenne des droits de l'homme et la liberté de religion, éd. Pedone, Paris, 2005
  • « Les droits de l'homme et leur contraire », Aspects (hors-série), éd. Archives contemporaines, 2008, pp. 113-124 (extraits en ligne)
  • Aux fondements de l'orthodoxie sunnite, éd. Presses universitaires de France, Paris, 2008, rééd. Cérès, Tunis, 2008[8]
  • Droit administratif, éd. Centre de publication universitaire, Tunis, 2010
  • (it) La tentazione democratica. Politica, religione e diritto nel mondo arabo, éd. Ombre Corte, Vérone, 2010
  • La deuxième Fâtiha. L'islam et la pensée des droits de l'homme, éd. Presses universitaires de France, Paris, 2011, rééd. Cérès, Tunis, 2011[9]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Isabelle Mandraud, « En Tunisie, le nouvel exécutif prépare les élections », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a, b, c et d Interview de Yadh Ben Achour par Isabelle Mandraud dans « La Tunisie va connaître de vraies élections libres », Le Monde, 21 avril 2011, p. 6
  3. « Un gouvernement d'union nationale est en place en Tunisie », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  4. « Tunisie - Iyadh Ben Achour élu au comité des droits de l'Homme des Nations Unies », sur businessnews.com.tn,‎ (consulté le 7 mai 2012)
  5. « Lauréats et lauréats de titres honorifiques de l’Université Laurentienne (ordre chronologique) », sur laurentienne.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  6. « Des personnalités décorées par le président de la République par intérim », sur leaders.com.tn,‎ (consulté le 23 décembre 2015)
  7. « Yadh Ben Achour, lauréat du Prix de la Démocratie 2012 », sur businessnews.com.tn,‎ (consulté le 18 décembre 2015)
  8. « Aux fondements de l'orthodoxie sunnite », sur leaders.com.tn,‎ (consulté le 4 avril 2016)
  9. « La deuxième Fâtiha : l'islam et la pensée des droits de l'homme », sur leaders.com.tn,‎ (consulté le 4 avril 2016)