Yadh Ben Achour

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Yadh Ben Achour (arabe : عياض بن عاشور), né le 1er juin 1945 à La Marsa, est un juriste et universitaire tunisien, spécialiste des théories politiques islamiques et de droit public.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît dans une famille de lettrés, de magistrats et de hauts fonctionnaires de la bourgeoisie tunisoise. Fils de Mohamed Fadhel Ben Achour et passionné par le savoir, il fait ses études primaires et secondaires à Tunis[1]. Ayant obtenu son baccalauréat en juillet 1964[2], il part à Paris pour entamer une formation universitaire en droit[1]. Là-bas, il s'inscrit à la faculté de droit de Paris et se voit titulaire d'une maîtrise de droit en 1968, d'un diplôme d'études spécialisées en droit public et en sciences politiques en 1969 et d'un doctorat d'État en droit en janvier 1974[1].

Grâce à ces efforts, il est nommé professeur assistant à la faculté de droit de Tunis en octobre 1970[2]. Lauréat du concours d'agrégation en décembre 1974, il est élevé en avril 1975 au grade de maître de conférences puis en mars 1978 au grade de professeur des universités en droit à la même institution[2]. Il est également nommé, au sein de cette faculté, directeur du département de droit public entre 1974 et 1979 et directeur du Centre d'études, de recherches et de publications entre 1980 et 1987[2]. En novembre 1987, il est affecté à la faculté des sciences juridiques de Tunis dont il devient le doyen entre 1993 et 1999[2].

Auteur de plusieurs œuvres scientifiques sur le droit public et expert de son domaine, il assume aussi plusieurs autres fonctions universitaires et juridiques à l'échelle nationale et internationale[2]. Effectivement, il est membre du conseil d'administration de l'université Senghor d'Alexandrie en 1989 et membre du Conseil économique et social entre 1987 et 1988[2]. Vice-président de l'Association tunisienne du droit administratif en 1982, il est le rédacteur en chef de la Revue tunisienne de droit entre 1980 et 1987, membre du comité scientifique de la Revue tunisienne de science politique[3], membre du bureau exécutif de l'Association internationale de philosophie du droit, membre de l'Institut de droit international, conseiller juridique de la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental entre 1991 et 1992, juge au tribunal administratif de la Banque africaine de développement en 2005, membre du comité d'experts chargé de l'élaboration du rapport du PNUD sur le développement humain dans le monde arabe en 2007 et enseignant à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman[1],[2].

Démissionnaire du Conseil constitutionnel en 1992 après une année en fonction[1], il devient un opposant au régime du président Zine el-Abidine Ben Ali[4] en critiquant plusieurs projets de lois imposées par l'État tunisien dont la révision constitutionnelle de 2002[5].

Lors de la révolution tunisienne de 2011, il est nommé à la tête d'une commission de réforme des textes et des institutions, chargée de débarrasser le droit tunisien des dispositions du régime déchu de Ben Ali[6]. Cette commission fusionne ensuite avec les révolutionnaires et représentants de partis et d'associations réunis au sein du Conseil pour la protection de la révolution pour devenir la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique[4]. À sa tête, il met en place les institutions chargées de veiller sur la transition démocratique en Tunisie[7].

Yadh Ben Achour avec Fouad Mebazaa, Béji Caïd Essebsi et Latifa Lakhdar à Tunis, le 13 octobre 2011.

Il est élu membre du Comité des droits de l'homme des Nations unies le 7 mai 2012 en remplacement d'Abdelfattah Amor mort le 2 janvier[8]. En novembre 2017, il s'y déclare favorable à l'élimination prénatale des fœtus handicapés[9]. Cette déclaration suscite une polémique[10], alimentée par la réponse d'une jeune femme porteuse de trisomie 21[11]. Cependant, Ben Achour déclare sur son blog personnel que ses propos ont été mal interprétées et affirme qu'il est favorable à la liberté des femmes de procéder à un avortement sécurisé en cas de viol, inceste, malformation ou maladie du fœtus en donnant l'exemple de la trisomie[12]. Le 14 juin 2018, il est réélu pour un mandat de quatre ans (2019-2022) par les États parties au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels lors de la 36e réunion tenue à New York[13].

Membre du conseil scientifique de la Fondation tunisienne pour la traduction, l'établissement des textes et les études[14], membre fondateur de l'Académie internationale de droit constitutionnel[15] et membre élu de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts[16],[17]. Il est également le premier titulaire de la chaire Averroès dédiée à l'islam méditerranéen et contemporain, créée au sein de l'Institut méditerranéen de recherches avancées de l'université d'Aix-Marseille[18].

Pensées[modifier | modifier le code]

Islam et droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Dans La deuxième Fâtiha et d'autres publications, Yadh Ben Achour étudie le lien entre la charia et les droits de l'homme pour expliquer le lien entre l'Orient musulman et l'Occident régi par les valeurs universelles[19] et reconnaît qu'il y a une rupture entre le principe de la suprématie laïque des droits de l'homme et la croyance islamique qui définit les droits de Dieu décrits dans le Coran et les hadiths comme supérieurs aux droits de l'homme[19] et que c'est cette opposition qui explique en grande partie la fermeture des musulmans sur eux-mêmes et le blocage du dialogue entre l'Orient et l'Occident, d'où la violence et le terrorisme[20].

Pour lui, ceci est absurde car l'islam est lui-même basé sur les valeurs universelles[21]. Il explique cette opposition par une mauvaise perception et une manipulation des textes du Coran par les musulmans[22]. Cette fausse lecture de l'islam est motivée par deux mécanismes : le manque de référence aux résultats évidents des sciences sociales[23] et l'utilisation de justifications biologiques, même contradictoires, lors de l'interprétation du Coran[24].

Par conséquent, il prône comme Mohammed Arkoun pour l'adoption d'une interprétation libérale, non influencée par les préjugés, rationnelle et humaine du Coran qui est concordante avec les valeurs universelles comme les droits de l'homme[25].

Sciences sociales et monde arabe[modifier | modifier le code]

Après des années de recherche scientifique en droit, il conclut que la communauté des chercheurs en sciences sociales qui existe de nos jours dans le monde arabe et particulièrement en Tunisie est exclusivement arabophone, fermée sur elle-même et ne cherche pas à s'enrichir à partir d'autres civilisations et écoles étrangères de sociologie[26] et qu'elle manque d'objectivité et tend à donner des interprétations politiquement et idéologiquement biaisées[26]. Par exemple, il trouve que l'arabisme a trop influencé la considération de la question linguistique dans le monde arabe, faisant d'elle une thématique primordiale et controversée[26]. Selon lui, la tendance de la communauté scientifique à ignorer le statut de l'arabe dialectal comme une langue vivante et couramment utilisée au Maghreb et à insister sur le fait que l'arabe standard moderne est la seule langue maternelle et vivante maîtrisée au Maghreb, alors qu'elle n'est utilisée que dans les institutions de l'État, n'est pas fondée scientifiquement et ne sert qu'à l'apaisement de l'amertume de la fin du rêve de l'unité arabe[24]. Malgré ce constat, il estime que cette situation des sciences sociales peut être ajustée sous l'influence des sociétés savantes étrangères actives dans le domaine[26].

Sciences juridiques et sciences sociales[modifier | modifier le code]

Yadh Ben Achour avec Azedine Beschaouch, Mohsen Marzouk et Lazhar Akremi à Tunis, le 3 mars 2011.

Lors de sa longue carrière scientifique, il trouve qu'il existe une rupture entre les sciences juridiques et les autres sciences sociales, bien que les spécialistes en droit se réfèrent régulièrement à la sociologie, à l'anthropologie et à l'histoire lors de leurs travaux[26]. D'une part, ceci est dû au présupposé des sociologues que les juristes sont des hommes de texte qui se basent de manière systématique et normative sur les faits décontextualisés, abstraits et formels pour faire des jugements et que cette méthode positiviste ne tient pas compte de la nature pluridimensionelle de la vérité sociologique[26]. D'autre part, ceci s'explique par le fait que les sociologues n'ont pas la notion de la norme qui existe dans les sciences juridiques et qui fait partie de la réalité sociologique[27].

Ben Achour estime que ceci est absurde car les juristes et les sociologues visent la quête de la vérité[26]. C'est pour cela qu'il encourage les efforts effectués pour le rapprochement entre le droit et les sciences sociales et appelle les sociétés savantes des sciences sociales à avoir plus d'intérêt pour les sciences juridiques[26].

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Professeur émérite à l'université de Tunis, il est nommé chevalier de l'Ordre de la République tunisienne en septembre 1981[28] puis officier en juillet 1990[29]. En 1991, il est décoré des insignes du chevalier de l'Ordre tunisien du Mérite éducatif[29]. Le 6 novembre 2004, il est nommé docteur honoris causa à l'université Laurentienne de Sudbury (Canada)[30], dont il est professeur associé. Le 23 novembre 2011, il reçoit de la main du président de la République tunisienne les insignes de commandeur de l'Ordre de la République tunisienne[31],[32]. En 2012, il se voit décerner le Prix international de la démocratie (de) remis à Bonn[33]. En 2017, il est le lauréat du Prix Tahar-Haddad pour la promotion des études et des recherches en sciences humaines et sociales[34]. Durant cette même année, l'université de Genève[35] et l'université d'Aix-Marseille[36] lui confèrent le titre de docteur honoris causa. En 2018, il est élevé au rang de grand officier dans l'Ordre tunisien du Mérite en reconnaissance pour l'ensemble de sa production académique et intellectuelle[37],[38].

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • L'État nouveau et la philosophie politique et juridique occidentale, éd. Bibliothèque de droit et de sciences politiques et économiques, Tunis, 1980
  • Droit administratif, éd. Université de Tunis, Tunis, 1982[39] (rééd. Centre d'études de publication universitaire, Tunis, 2010)
  • Politique, religion et droit dans le monde arabe, éd. Cérès, Tunis, 1992[40]
  • Normes, foi et loi en particulier dans l'islam, éd. Cérès, Tunis, 1993
  • Contentieux administratif, éd. Cérès, Tunis, 1995
  • (ar) Conscience et droit : l'esprit civique et les droits modernes (الضمير و القانون : الروح المدنية و الحقوق الحديثة), éd. Centre culturel arabe, Beyrouth/Casablanca, 1998
  • Le rôle des civilisations dans le système international : droit et relations internationales, éd. Bruylant, Bruxelles, 2003
  • Introduction générale au droit, éd. Centre de publication universitaire, Tunis, 2005
  • La Cour européenne des droits de l'homme et la liberté de religion, éd. Pedone, Paris, 2005
  • « Les droits de l'homme et leur contraire », Aspects (hors-série), éd. Archives contemporaines, 2008, pp. 113-124 (extraits en ligne)
  • Aux fondements de l'orthodoxie sunnite, éd. Presses universitaires de France, coll. « Proche Orient », Paris, 2008 (réédité Cérès, Tunis, 2008)[41]
  • (it) La tentazione democratica. Politica, religione e diritto nel mondo arabo, éd. Ombre Corte, Vérone, 2010
  • La deuxième Fâtiha. L'islam et la pensée des droits de l'homme, éd. Presses universitaires de France, coll. « Proche Orient », Paris, 2011 (réédité Cérès, Tunis, 2011)[42]
  • Tunisie : une révolution en pays d'islam, éd. Cérès, Tunis, 2016[43] (réédité, Labor et Fides, Genève, 2018[44] ; trad. arabe, Tunis, 2018[45])
  • Quel islam pour l'Europe ? (avec François Dermange), éd. Labor et Fides, Genève, 2017[46]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Mohamed Chafik Mesbah, « Yadh Ben Achour », sur leaders.com.tn, (consulté le 12 octobre 2018)
  2. a b c d e f g et h « Curriculum vitæ » [PDF], sur imera.univ-amu.fr (consulté le 12 octobre 2018)
  3. Rihab Boukhayatia, « La Revue tunisienne de science politique voit le jour », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 24 février 2019)
  4. a et b Isabelle Mandraud, « La Tunisie va connaître de vraies élections libres », Le Monde,‎ , p. 6 (ISSN 0395-2037, lire en ligne)
  5. Isabelle Mandraud, « Yadh Ben Achour, le gardien de la transition démocratique », sur lemonde.fr, (consulté le 12 octobre 2018)
  6. « Un gouvernement d'union nationale est en place en Tunisie », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  7. Frida Dahmani, « Yadh Ben Achour : "Rien ne sera plus comme avant en Tunisie" », sur jeuneafrique.com, (consulté le 22 août 2016)
  8. « Tunisie - Iyadh Ben Achour élu au comité des droits de l'Homme des Nations Unies », sur businessnews.com.tn, (consulté le 7 mai 2012)
  9. « ONU : le "droit à la vie" sur la sellette », sur genethique.org, (consulté le 7 novembre 2017)
  10. (en) Thomas D. Williams, « U.N. Human Rights Commissioner Urges Abortion for Down Syndrome Babies », sur breitbart.com, (consulté le 21 décembre 2017)
  11. (en) « The Letter of a Down Girl to the UN Official who Proposed to Eliminate Them Before Being Born », sur outono.net, (consulté le 21 décembre 2017)
  12. Yadh Ben Achour, « Ma position sur le droit à l'avortement », sur yadhba.blogspot.com, (consulté le 12 janvier 2018)
  13. « Yadh Ben Achour réélu membre du Comité de l'ONU pour les droits civils et politiques », sur webdo.tn, (consulté le 15 juin 2018)
  14. « Décrets et arrêtés », Journal officiel de la République tunisienne, no 80,‎ , p. 3182 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le 10 février 2018)
  15. « Présentation de l'Académie », sur aidc.org.tn (consulté le 25 août 2016)
  16. « Hichem Djaït forme le nouveau conseil scientifique de Beit al-Hikma », sur leaders.com.tn, (consulté le 7 janvier 2016)
  17. « Arrêté du chef du gouvernement », Journal officiel de la République tunisienne, no 101,‎ , p. 3284 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le 7 mai 2017)
  18. « Yadh Ben Achour », sur imera.univ-amu.fr (consulté le 28 septembre 2018)
  19. a et b Catherine Le Thomas, « Yadh Ben Achour, La deuxième Fâtiha ; l'islam et la pensée des droits de l'homme », Archives de sciences sociales des religions, no 156,‎ (ISSN 0335-5985, lire en ligne, consulté le 13 octobre 2018)
  20. Yadh Ben Achour, « Violence et politique en islam », Lignes, vol. 25, no 2,‎ , p. 159-173 (ISSN 0988-5226, lire en ligne)
  21. « Yadh Ben Achour : peut-on être croyant et démocrate ? », dans Abdou Filali-Ansary, Réformer l'islam ?, Paris, La Découverte, (ISBN 978-2-707-13712-8, lire en ligne), p. 159-166
  22. Yadh Ben Achour, « La réforme des mentalités : Bourguiba et le redressement moral », dans Michel Camau [sous la dir. de], Tunisie au présent. Une modernité au-dessus de tout soupçon ?, Aix-en-Provence, Éditions du CNRS, (ISBN 978-2-222-04053-8, lire en ligne), p. 145-159
  23. Yadh Ben Achour, « La démocratie », Commentaire, vol. 134, no 2,‎ , p. 485-486 (ISSN 0988-5226, lire en ligne)
  24. a et b Hédi Dhoukar, « Yadh Ben Achour : Politique, religion et droit dans le monde arabe, (collection Enjeux), 1993 », Hommes et Migrations, vol. 1169, no 1,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2018)
  25. Marie Verdier, « L'islamisme va montrer ses limites avec le temps », sur la-croix.com, (consulté le 18 novembre 2017)
  26. a b c d e f g et h Yadh Ben Achour, « Les sciences sociales à l'IRMC et dans la révolution tunisienne », sur irmc.hypotheses.org, Le carnet de l'IRMC, (consulté le 12 octobre 2018)
  27. Dane Cuypers, « Yadh Ben Achour : "Une pensée critique de l'islam existe, il faut la faire connaître" », sur lemondedesreligions.fr, (consulté le 22 mars 2018)
  28. « Décrets et arrêtés », Journal officiel de la République tunisienne, no 58,‎ 18-22 septembre 1981, p. 2161 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le 7 mai 2017)
  29. a et b « Curriculum Vitæ » [PDF], sur ohchr.org (consulté le 6 février 2018)
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  38. « Béji Caïd Essebsi décore Yadh Ben Achour », sur businessnews.com.tn, (consulté le 6 septembre 2018)
  39. Yadh Ben Achour, « Yadh Ben Achour, Droit administratif », Revue internationale de droit comparé, vol. 35, no 3,‎ , p. 641-643 (ISSN 0035-3337, lire en ligne)
  40. Hédi Dhoukar, « Yadh Ben Achour : Politique, religion et droit dans le monde arabe (collection Enjeux), 1993 », Hommes et Migrations, vol. 1169, no 1,‎ , p. 57-59 (lire en ligne)
  41. Benoît Bourgine, « Yadh Ben Achour, Aux fondements de l'orthodoxie sunnite (coll. Proche Orient), 2008 », Revue théologique de Louvain, vol. 41, no 4,‎ , p. 604 (lire en ligne)
  42. Catherine Le Thomas, « Yadh Ben Achour, La deuxième Fâtiha ; l'islam et la pensée des droits de l'homme », sur assr.revues.org, octobre-décembre 2011 (consulté le 10 mars 2017)
  43. Frida Dahmani, « Littérature : Tunisie, une révolution en pays d'islam, de Yadh Ben Achour », sur jeuneafrique.com, (consulté le 30 décembre 2016)
  44. « Tunisie : une révolution en pays d'islam, d'Yadh Ben Achour : une nouvelle version remaniée éditée en Suisse », sur leaders.com.tn, (consulté le 18 septembre 2018)
  45. « Une révolution en pays d'Islam : le livre de Yadh Ben Achour traduit en arabe », sur leaders.com.tn, (consulté le 29 novembre 2018)
  46. « Quel islam pour l'Europe ? de Yadh Ben Achour et François Dermange », sur revue-etudes.com, (consulté le 22 janvier 2018)

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