Gouvernement Hamadi Jebali

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Gouvernement de Hamadi Jebali
Membres du gouvernement à l'Assemblée constituante.
Membres du gouvernement à l'Assemblée constituante.
Mandat
Régime République tunisienne
Président de la République Moncef Marzouki
Élection 23 octobre 2011
Législature Assemblée constituante
Chef du gouvernement Hamadi Jebali
Début 24 décembre 2011
Fin 13 mars 2013
Durée 1 an, 79 jours
Coalition Troïka (Ennahdha-CPR-Ettakatol)
Majorité
114 / 217
Composition initiale
Ministres 30
Secrétaires d'État 11
Femmes 3
Chronologie
Précédent Caïd Essebsi Larayedh Suivant

Le gouvernement Hamadi Jebali est le gouvernement de la Tunisie entre le 24 décembre 2011 et le 13 mars 2013. Il succède à celui de Béji Caïd Essebsi après l'élection de l'Assemblée constituante du 23 octobre 2011.

À la suite du meurtre de Chokri Belaïd et à la tentative infructueuse de création d'un gouvernement de technocrates, n'ayant pas obtenu le soutien de son parti, Ennahdha, Jebali annonce sa démission le 19 février 2013. Ennahdha désigne alors Ali Larayedh, ministre de l'Intérieur, pour lui succéder comme chef du gouvernement, à la suite de quoi le président de la République, Moncef Marzouki, charge ce dernier de former un gouvernement dans un délai de quinze jours. Dans la soirée du 8 mars, il annonce la composition de son gouvernement, qui obtient la confiance de l'assemblée constituante puis est investi le 13 mars.

Outre le chef du gouvernement, il compte 26 ministres, quatre ministres délégués et onze secrétaires d'État[1].

Composition[modifier | modifier le code]

Après avoir été élu président de la République tunisienne, Moncef Marzouki nomme Hamadi Jebali, secrétaire général et numéro deux du mouvement Ennahdha, au poste de chef du gouvernement le 14 décembre 2011 et le charge de former un gouvernement[2].

La composition du cabinet est soumise au président Marzouki puis à l'Assemblée constituante le 22 décembre. Le 23 décembre, celle-ci accorde sa confiance au nouveau gouvernement par 154 voix pour, 38 contre et 11 abstentions[3]. Le gouvernement prête serment devant le président Marzouki le lendemain[4] ; celui-ci prête serment le lendemain du vote, la cérémonie de passation des pouvoirs entre Jebali et Béji Caïd Essebsi, Premier ministre sortant, ayant lieu au Dar El Bey, siège du Premier ministère, le 26 décembre, en présence des membres du gouvernement ainsi que de leurs prédécesseurs.

Ministres[modifier | modifier le code]

Image Portefeuille Nom Parti
Hamadi Jebali - World Economic Forum Annual Meeting 2012-1.jpg Chef du gouvernement Hamadi Jebali Ennahdha
Abdelkrim Zbidi July 29, 2012.jpg Ministre de la Défense nationale Abdelkrim Zbidi Indépendant
AliLarayedhpicture.jpg Ministre de l'Intérieur Ali Larayedh Ennahdha
Rafik Abdessalem.jpg Ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem Ennahdha
Noureddine Bhiri.jpg Ministre de la Justice Noureddine Bhiri Ennahdha
Dilou.jpg Ministre des Droits de l'homme et de la Justice transitoire et porte-parole du gouvernement Samir Dilou Ennahdha
NoureddineElKhademiJan2013.jpg Ministre des Affaires religieuses Noureddine El Khademi Indépendant
Sin foto.svg Ministre des Finances Houssine Dimassi Indépendant
Mohamed Lamine Chakhari.png Ministre de l'Industrie Mohamed Lamine Chakhari Ennahdha
Sin foto.svg Ministre du Commerce et de l'Artisanat Béchir Zaâfouri Indépendant
Elyes Fakhfakh.jpg Ministre du Tourisme Elyes Fakhfakh Ettakatol
KhalilZaouiaPortrait2013.jpg Ministre des Affaires sociales Khalil Zaouia Ettakatol
Sin foto.svg Ministre de l'Éducation Abdellatif Abid Ettakatol
Abdellatif Mekki.jpg Ministre de la Santé publique Abdellatif Mekki Ennahdha
RiadhBettaiebMars2012.jpg Ministre de l'Investissement et de la Coopération internationale Riadh Bettaïeb Ennahdha
Tunisian Minister Maatar.jpg Ministre de la Formation professionnelle et de l'Emploi Abdelwahab Maatar CPR
AbdelkrimHarouni.jpg Ministre du Transport Abdelkrim Harouni Ennahdha
Mongi Marzouk-cropped.jpg Ministre des Technologies de l'Information et des Communications Mongi Marzouk Ennahdha
Sin foto.svg Ministre de l'Équipement Mohamed Salmane Ennahdha
Sin foto.svg Ministre du Développement régional et de la Planification Jameleddine Gharbi Ennahdha
TarakDhiab Mai2012.jpg Ministre de la Jeunesse et des Sports Tarak Dhiab Indépendant
Mahdi Mabrouk.jpg Ministre de la Culture Mehdi Mabrouk Indépendant
Sihem Badi.jpg Ministre des Affaires de la femme Sihem Badi CPR
Moncef Ben Salem picture.jpg Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Moncef Ben Salem Ennahdha
Salim Ben Hamidane.jpg Ministre des Domaines de l'État et des Affaires foncières Salim Ben Hamidane CPR
MohamedBenSalemANC2011.jpg Ministre de l'Agriculture Mohamed Ben Salem Ennahdha
Sin foto.svg Ministre de l'Environnement Mémia El Benna Indépendante

Ministres délégués[modifier | modifier le code]

Image Portefeuille Ministère de rattachement Nom Parti
Photo souvenirs avec M. Abderrahmane Ladgham, 2013.jpg Ministre chargé des Affaires de malversation[5] Présidence du gouvernement Abderrahmane Ladgham Ettakatol
RidhaSaidi2011.jpg Ministre chargé du Dossier économique Présidence du gouvernement Ridha Saïdi Ennahdha
MohamedAbbouANC2011.jpg Ministre chargé de la Réforme administrative Présidence du gouvernement Mohamed Abbou CPR
Abderrazak kilani.JPG Ministre chargé des Relations avec l'Assemblée nationale constituante Présidence du gouvernement Abderrazak Kilani Indépendant

Secrétaires d'État[modifier | modifier le code]

Image Portefeuille Ministère de rattachement Nom Parti
SaidMechichiSEReformeGvtJebali Mars2012.jpg Secrétaire d'État chargé de la Réforme Ministère de l'Intérieur Saïd Mechichi Ettakatol
Abdallah Turki.jpg Secrétaire d'État chargé des Affaires africaines et arabes Ministère des Affaires étrangères Abdallah Triki Indépendant
Hédi Ben Abbès.jpg Secrétaire d'État chargé des Affaires de l'Amérique et de l'Asie Ministère des Affaires étrangères Hédi Ben Abbès CPR
Touhami Abdouli.jpg Secrétaire d'État chargé des Affaires européennes Ministère des Affaires étrangères Touhami Abdouli Ettakatol
SlimBesbesSep2014.JPG Secrétaire d'État auprès du ministre des Finances Ministère des Finances Slim Besbes Indépendant
HoucineJaziri2011.jpg Secrétaire d'État chargé de l'Immigration Ministère des Affaires sociales Houcine Jaziri Ennahdha
Sin foto.svg Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Investissement et de la Coopération internationale Ministère de l'Investissement et de la Coopération internationale Aleya Bettaïb Indépendant
Sin foto.svg Secrétaire d'État chargée de l'Habitat Ministère de l'Équipement Chahida Ben Fraj Bouraoui Indépendante
Lamine Doghri.jpg Secrétaire d'État auprès du ministre du Développement régional et de la Planification Ministère du Développement régional et de la Planification Lamine Doghri Indépendant
PortraitHichemBenJemaa.jpg Secrétaire d'État auprès du ministre de la Jeunesse et des Sports Ministère de la Jeunesse et des Sports Hichem Ben Jemaa CPR
Sin foto.svg Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Agriculture Ministère de l'Agriculture Habib Jomli Indépendant

Féminisation du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le gouvernement compte trois femmes sur 42 membres : Mémia El Benna, ministre de l'Environnement, Sihem Badi, ministre des Affaires de la femme et Chahida Ben Fraj Bouraoui, secrétaire d'État à l'Habitat.

Remaniements[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2012, Mohamed Lamine Chakhari, ministre de l'Industrie et du Commerce, est nommé ministre de l'Industrie, son secrétaire d'État Béchir Zaâfouri est nommé ministre du Commerce et de l'Artisanat ; la décision est rétroactive à partir du 16 février[6]. Pendant le même mois, le secrétaire d’État auprès du ministre du Développement régional et de la Planification, Lamine Doghri, démissionne.

Le 30 juin, Mohamed Abbou annonce sa démission, justifiant sa décision par ses prérogatives limitées qui ne lui permettent pas, selon ses dires, d'exercer ses prérogatives[7]. Houssine Dimassi démissionne à son tour le 27 juillet en raison de divergences avec le gouvernement en matière de politique économique, monétaire et sociale[8]. Son secrétaire d'État Slim Besbes assure alors l'intérim jusqu'à la nomination d'Elyes Fakhfakh le 19 décembre[9].

Politique[modifier | modifier le code]

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le 9 avril 2012, plusieurs milliers de personnes manifestent à l'occasion de la Fête des martyrs, malgré l'interdiction du ministère de l’Intérieur communiquée le 28 mars. Le jour même, alors que la manifestation commence sur l'avenue Habib-Bourguiba à Tunis, la police attaque les manifestants avec du gaz lacrymogène, alors que des « barbus » se mettent à les attaquer par des jets de pierres. Des journalistes, personnalités et hommes politiques sont présents, comme Hamma Hammami, Radhia Nasraoui, Khemaïs Ksila, Emna Menif, etc. La manifestation devient de plus en plus violente, alors que les forces de l'ordre et des milices extrémistes tentent de faire reculer les protestataires[10]. Ces évènements déclenchent une vive réaction sur la scène politique : l'Assemblée constituante crée une commission d'enquête.

Le 14 septembre, des salafistes attaquent le siège de l'ambassade américaine et la prennent d'assaut, s'attaquant aux équipements, tout en retirant le drapeau américain pour hisser l'étendard noir des salafistes. Ils détruisent aussi l'école américaine tandis que des confrontations entre les forces de l'ordre et les salafistes ont lieu devant l'ambassade[11]. Ce n'est que grâce à la garde spéciale de la présidence de la République que les dégâts sont limités. Ces affrontements font deux morts et 27 blessés[12]. Le ministre de l'Intérieur déclare alors : « nous les attendions par devant, ils sont venus par derrière ». L'une des personnes impliquées dans ces attaques est Abou Iyadh, désormais recherché par les forces de l'ordre mais qui échappe à maintes reprises à celles-ci, notamment lors de sa fuite de la mosquée El Fath à Tunis[13].

Le 18 octobre, à la suite d'une manifestation violente déclenchée par des membres de la Ligue de protection de la révolution, le coordinateur de Nidaa Tounes à Tataouine, Lotfi Nagdh, est grièvement blessé avant de rendre l'âme[14], ce qui en fait le premier assassinat politique depuis la révolution. Khaled Tarrouche, porte-parole du ministère de l'Intérieur, annonce que le décès a été causé par une crise cardiaque, ce qui est contredit par l'autopsie qui prouve que Nagdh a été tué.

Le 26 novembre, les habitants du gouvernorat de Siliana protestent devant le siège du gouvernorat, réclamant notamment le développement de la région, de l'emploi et le départ du gouverneur Ahmed Zine Mahjoubi. Mais la manifestation dégénère rapidement pour se transformer en affrontements avec les forces de l'ordre, qui font d'abord une vingtaine de blessés, attaqués à la chevrotine. Le nombre se monte à 150 ou 220 blessés, suscitant de nombreuses réactions au sein de l'opposition et de la troïka. En signe de protestation, Siliana observe une grève générale et entame un début de marche vers la capitale pour réclamer la chute du gouvernement.

Le 6 février 2013, Chokri Belaïd, un opposant politique, est assassiné en quittant en voiture son domicile du quartier d'El Menzah VI[15],[16]. Ce meurtre déclenche alors de nombreuses manifestations dans tout le pays. En signe de protestation contre cet assassinat, les bureaux d'Ennahdha à Sfax, Monastir, Béja, Gafsa et Gabès sont brûlés et saccagés[17], les manifestants demandant le départ du gouvernement ainsi que de la troïka, en dénonçant leur incompétence. Son frère accuse le parti au pouvoir, Ennahdha, d'avoir fomenté cet assassinat, vu que Belaïd parlait de violence politique et disait qu'il était menacé et sur écoute[18].

Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Lors de son premier voyage officiel à l'étranger, qui a lieu en Libye le 2 janvier 2012 pour y rencontrer Moustafa Abdel Jalil, Moncef Marzouki annonce qu'il est disposé à extrader Baghdadi Mahmoudi, dernier chef du gouvernement libyen arrêté dans le Sud tunisien après la chute de Mouammar Kadhafi, à la seule condition d'avoir des assurances qu'il bénéficierait d'un jugement équitable[19].

Marzouki prend, le 4 février 2012, la décision de renvoyer l'ambassadeur syrien à la suite des bombardements qui ont ciblé la ville de Homs, la veille de la célébration de la fête du Mouled, mettant ainsi fin aux relations diplomatiques avec ce pays[20]. À la suite de cette décision, Jebali affirme le 5 février la nécessité de renvoyer tous les ambassadeurs syriens pour protester contre la répression sanglante de la révolte, affirmant qu'il faut couper toute relation avec le régime de Bachar el-Assad[21]. Marzouki entame une tournée maghrébine à partir du 8 février, se rendant d'abord au Maroc, où il séjourne trois jours et rencontre notamment le roi Mohammed VI, puis en Mauritanie et en Algérie[22]. L'objectif est de relancer l'Union du Maghreb arabe[23].

Rafik Abdessalem annonce, le 12 février lors de sa visite au Caire, la tenue à Tunis d'une conférence sur la Syrie destinée à trouver une solution à la répression de la révolution[24]. Celle-ci se tient à Gammarth, le 24 février et voit la participation de plusieurs pays, essayant de trouver un moyen et de sortir de cette crise que connait la Syrie. Le président Moncef Marzouki prononce un discours d'ouverture où il insiste sur la nécessité d'une solution politique pour la Syrie : il propose ainsi une immunité judiciaire pour Bachar el-Assad et son clan et un exil en Russie[25]. Il refuse en outre une intervention militaire étrangère[25]. Quant à Alain Juppé, il annonce un renforcement des sanctions pour faire plier le régime[25] pendant que Hillary Rodham Clinton demande quant à elle la fermeture des ambassades et consulats en Syrie[25].

Le gouvernement doit également, trouver une solution pour les immigrés disparus en Italie. Le ministère des Affaires étrangères ainsi que le ministère de la Défense crée un comité spécialisé dans l'investigation sur place[26].

Le 24 juin, l'extradition de Baghdadi Mahmoudi se fait sur ordre du Premier ministre et sans l'autorisation de Marzouki, provoquant une crise entre les deux têtes de l'exécutif[27]. Cette crise est un camouflet pour Marzouki, qui a fait savoir auparavant son « opposition de principe » à une extradition avant les élections libyennes, illustrant la faiblesse de ses prérogatives et lui valant sur les réseaux sociaux le surnom de tartour[28].

Politique économique et sociale[modifier | modifier le code]

L'emploi reste le plus grand échec du gouvernement : si les ministres de l'Emploi, Abdelwahab Maatar, et de l'Agriculture, Mohamed Ben Salem, annoncent la création de 120 000 postes durant l'année 2012, le chiffre est démenti par l'Institut national de la statistique qui annonce un total de 85 000 emplois créés tout au long de l'année, chiffre dû au retour de l'activité dans les usines fermées en 2011, à la suite de la révolution[29]. Ce phénomène a vu la destruction d'un total de 130 000 emplois[29].

Dans ce contexte, la fonction publique est l'organisme qui recrute le plus, avec plus de 40 000 nouveaux fonctionnaires embauchés, la plupart des diplômés chômeurs. Malgré cela, le taux de chômage de cette catégorie reste le même que celui de 2011, plus de 33 %, et supérieur au niveau de 2010 qui s'élève à 23 %[29]. Durant l'année 2012, le taux de chômage global dépasse les 17 %[29].

Quant à la croissance économique, elle est positive, aux alentours de 3,5 % en 2012, ce qui reste très insuffisant au regard du taux d'inflation qui atteint les 6 %[29]. Par conséquent, les Tunisiens perdent du pouvoir d'achat[29].

Justice[modifier | modifier le code]

Le 24 août 2012, un mandat de dépôt est émis à l'encontre de Sami Fehri[30]. D'après la chambre d'accusation de la cour d'appel de Tunis, il est accusé d'usage illicite des ressources de l'Établissement de la télévision tunisienne[31]. Fehri affirme en direct sur Express FM qu'il a subi des pressions de la part du gouvernement, en particulier du ministre Lotfi Zitoun, pour suspendre la diffusion de l'émission La Logique politique. Ce dernier dément catégoriquement toute intervention au correspondant de Libération à Tunis[32]. Fehri déclare vouloir se rendre en prison de son propre grès[33],[34], avant de réapparaître le 29 août dans une vidéo diffusée sur Internet où il indique qu'« il est sur la paille et sans le sou et a même dû demander de l'aide à ses amis pour nourrir et subvenir aux besoins de sa famille »[35]. Selon son avocate, ce dernier se rend aux autorités le lendemain[36],[37]. À la suite d'une ordonnance de la Cour de cassation, prise le 28 novembre 2012, le producteur reste en prison[38], le ministère de la Justice expliquant que la cassation n'a pas concerné le mandat de dépôt[39].

Le ministre de la Justice, Noureddine Bhiri, fait l'objet de critiques pour avoir pris la tête du Conseil supérieur de la magistrature, suscitant de nombreuses réactions au sein de membres de l’Association tunisienne des magistrats qui s'opposent à cette décision pouvant nuire selon eux à l'indépendance de la justice[40].

Éducation[modifier | modifier le code]

  • Fuite des examens du baccalauréat
  • Monopolisation d'établissements scolaires par des groupes de salafistes djihadistes
  • Affaire du Harlem shake

Démission du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le 6 février 2013, jour de l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd, Jebali annonce le remplacement de son gouvernement par un cabinet de technocrates, ainsi que le déroulement d'élections le plus vite possible[41]. Le lendemain, son propre parti, Ennahdha, refuse le gouvernement de technocrates[42],[43].

Après plusieurs jours de concertations, le chef du gouvernement finit par remettre sa démission ainsi que celle de son gouvernement à Moncef Marzouki le 19 février[44]. Ce dernier nomme alors le ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh, pour lui succéder[45].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Composition du gouvernement Hamadi Jebali (Portail du gouvernement tunisien)
  2. (fr) « Hamadi Jebali, numéro 2 du parti Ennahdha, nommé chef du gouvernement tunisien », Radio France internationale, 14 décembre 2011
  3. (fr) « L'Assemblée tunisienne accorde sa confiance au gouvernement », Le Monde, 23 décembre 2011
  4. (fr) « Tunisie : les membres du nouveau gouvernement ont prêté serment », Agence France-Presse, 24 décembre 2011
  5. Titre officiel arabe : وزير مكلف بالحوكمة ومقاومة الفساد soit « ministre chargé de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption »
  6. (fr) « Le ministère de l'Industrie et du Commerce est scindé en deux », Business News, 20 avril 2012
  7. (fr) « Tunisie - Démission de Mohamed Abbou », Business News, 30 juin 2012
  8. « Tunisie : le ministre des Finances démissionne pour désaccord politique », Agence France-Presse, 27 juillet 2012
  9. (fr) « Tunisie : Elyes Fakhfakh cumule les ministères des Finances et du Tourisme », Kapitalis, 19 décembre 2012
  10. (fr) Synda Tajine et Monia Ben Hamadi, « Tunisie - Manifestations du 9 avril : Le régime policier marque un retour fracassant ! », Business News, 9 avril 2012
  11. (fr) Noureddine Hlaoui, « La Tunisie humiliée par ses enfants salafistes », Business News, 14 septembre 2012
  12. (fr) « Tunisie – 2 morts et 27 blessés dans les affrontements devant l’ambassade USA », Business News, 14 septembre 2012
  13. (fr) Raouf Ben Hédi, « Ali Laârayedh : revue de ses échecs qui ont fait son succès », Business News, 22 février 2013
  14. « Tunisie : un mort dans le Sud lors de violences entre adversaires politiques », Agence France-Presse, 18 octobre 2012
  15. (fr) « Chokri Belaïd assassiné », Mag14, 6 février 2013
  16. (fr) Isabelle Mandraud, « Mort de l'opposant tunisien Chokri Belaïd : "On a assassiné un démocrate" », Le Monde, 6 février 2013
  17. (fr) « Tunisie - Les bureaux d'Ennahdha à Monastir, Sfax, Béja, Gafsa et Gabès incendiés et saccagés », Business News, 6 février 2013
  18. (fr) « Meurtre d'un responsable de l'opposition : "un tournant grave" », Le Nouvel Observateur, 6 février 2013
  19. (fr) « Marzouki en Libye : Baghdadi Mahmoudi sera extradé si... », Leaders, 2 janvier 2012
  20. (fr) « La Tunisie engage des procédures pour l'expulsion de l'ambassadeur syrien », Business News, 4 février 2012
  21. (fr) « Tunisie - Hamadi Jebali appelle tous les pays à expulser les ambassadeurs de Syrie », Business News, 5 février 2012
  22. (fr) « La tournée maghrébine de Moncef Marzouki », Kapitalis, 7 février 2012
  23. (fr) « Marzouki nouveau prophète du Maghreb », Kapitalis, 9 février 2012
  24. (fr) « La Tunisie accueille la Conférence internationale des amis de la Syrie », Business News, 13 février 2012
  25. a, b, c et d (fr) « Conférence des amis de la Syrie : de nouvelles sanctions en perspective « pour faire plier le régime syrien » », Leaders, 24 février 2012
  26. (fr) Syrine Guediche, « Rafik Abdessalem présente les activités du ministère des AE durant les deux derniers mois », Tunisie numérique, 17 février 2012
  27. (fr) « Tunisie : Baghdadi Mahmoudi extradé vers la Libye sans l'accord du président Marzouki », Jeune Afrique, 24 juin 2012
  28. (fr) « Tunisie : crise au sommet de l'État après l'extradition de Mahmoudi », Agence France-Presse, 24 juin 2012
  29. a, b, c, d, e et f (fr) Bechir Abdelmoumen, « Gouvernement Jebali, quel bilan ? », Webdo, 22 février 2013
  30. (fr) « Tunisie – Mandat de dépôt contre Sami Fehri », Business News, 25 août 2012
  31. (fr) « Émission d'un mandat de dépôt contre Sami El Fehri », Tunis Afrique Presse, 25 août 2012
  32. (fr) Élodie Auffray, « En Tunisie, les Guignols passent à la trappe », Libération, 25 août 2012
  33. (fr) « Sami Fehri réagit au mandat de dépôt lancé contre lui », Express FM, 25 août 2012
  34. (fr) « Tunisie : le patron des Guignols en prison », Agence France-Presse, 25 août 2012
  35. (ar) « Dernière déclaration de Sami Fehri avant de se rendre à la justice », YouTube, 29 août 2012
  36. (fr) « Sami Fehri : « sur la paille »… à la prison de Mornaguia », Mosaïque FM, 30 août 2012
  37. (fr) « Sami Fehri s'est rendu à la justice selon son avocate », Tunis Afrique Presse, 30 août 2012
  38. (fr) « Sami Fehri reste derrière les barreaux », Espace Manager, 29 novembre 2012
  39. (fr) « Pourquoi Sami Fehri a été maintenu en prison : les précisions du ministère de la Justice », Leaders, 29 novembre 2012
  40. (fr) Lilia Weslaty, « Noureddine Bhiri prend la place de Ben Ali à la tête du Conseil Supérieur des Magistrats », Nawaat, 18 septembre 2012
  41. (fr) « Démission du gouvernement tunisien après la mort d'un opposant », Reuters, 6 février 2013
  42. (fr) « Ennahdha dit non à la dissolution du gouvernement », Business News, 7 février 2013
  43. (en) « Tunisia's Ennahdha rejects dissolving cabinet », Al Jazeera English, 7 février 2013
  44. (fr) « Hamadi Jebali présente sa démission et celle de son gouvernement à Moncef Marzouki », Business News, 19 février 2013
  45. (fr) « Officiel : Moncef Marzouki nomme Ali Laârayedh nouveau chef du gouvernement tunisien », Business News, 22 février 2013