Habib Boularès

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Habib Boularès
Illustration.
Habib Boularès
Fonctions
Secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe
Prédécesseur Mohamed Amamou
Successeur Habib Ben Yahia
Président de la Chambre des députés
Prédécesseur Béji Caïd Essebsi
Successeur Fouad Mebazaa
Ministre tunisien de la Défense
Président Zine el-Abidine Ben Ali
Premier ministre Hamed Karoui
Gouvernement Karoui
Prédécesseur Abdallah Kallel
Successeur Abdelaziz Ben Dhia
Ministre tunisien des Affaires étrangères
Président Zine el-Abidine Ben Ali
Premier ministre Hamed Karoui
Gouvernement Karoui
Prédécesseur Ismaïl Khelil
Successeur Habib Ben Yahia
Ministre tunisien de la Culture
Président Zine el-Abidine Ben Ali
Premier ministre Hédi Baccouche
Hamed Karoui
Gouvernement Baccouche
Karoui
Prédécesseur Abdelmalek Laârif
Successeur Ahmed Khaled
Président Habib Bourguiba
Premier ministre Bahi Ladgham
Hédi Nouira
Gouvernement Ladgham
Nouira
Prédécesseur Chedli Klibi
Successeur Chedli Klibi
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tunis, Tunisie
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Paris, France
Nationalité tunisienne
Parti politique Rassemblement constitutionnel démocratique
Diplômé de École pratique des hautes études
Université de Strasbourg

Habib Boularès (arabe : الحبيب بولعراس), né le 29 juillet 1933 à Tunis et mort le 18 avril 2014 à Paris, est un journaliste, écrivain et homme politique tunisien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et militantisme[modifier | modifier le code]

Né le 29 juillet 1933 à Tunis, il étudie au Collège Sadiki puis effectue des études supérieures de langue et littérature anglaise à l'Institut britannique du Caire. Il obtient ensuite un diplôme d'études supérieures en économie monétaire de l'École pratique des hautes études de Paris et un diplôme d'études supérieures en journalisme de l'Université de Strasbourg[1].

Il est, en 1953, réfugié politique au Caire. Il assure alors le secrétariat de la section tunisienne du Bureau du Maghreb arabe, créé en 1947 dans la capitale égyptienne, et milite pendant cette période pour la cause algérienne[2].

Journaliste[modifier | modifier le code]

À l'aube de l'indépendance tunisienne, il entame une carrière de journaliste et devient, entre 1955 et 1960, rédacteur en chef du quotidien Assabah, responsable de l'édition au secrétariat d'État à l'Information et rédacteur en chef du journal de la radio nationale, puis directeur du quotidien El Amal entre 1960 et 1967 et président-fondateur de l'agence Tunis Afrique Presse entre 1961 et 1962.

Il occupe ensuite la fonction de directeur général de la RTT entre 1962 et 1964[3]. Il collabore également à l'hebdomadaire Jeune Afrique entre 1975 et 1981[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il entre pour la première fois dans le gouvernement tunisien le 12 juin 1970 comme ministre de la Culture et de l'Information[1] ; il quitte ce poste un an plus tard.

Après une « traversée du désert », durant laquelle il dirige le Centre de recherche sur le tiers-monde à l'École internationale de Bordeaux, anime des conférences à l'Université de Paris-XII et enseigne à l'Institut national des langues et civilisations orientales[1], il siège comme député entre 1981 et 1986. Ambassadeur de Tunisie en Égypte[1], il est nommé ministre de la Culture le 27 juillet 1988 et ministre de la Culture et de l'Information le 11 avril 1989, puis ministre des Affaires étrangères en août 1990 et brièvement ministre de la Défense en 1991 avant d'être élu à la présidence de la Chambre des députés. Il quitte le perchoir en 1997[2].

En 2002, il est désigné par les chefs d'État maghrébins pour occuper le poste de secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe[4]. Il décide de prendre sa retraite en février 2006.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié avec Line Boularès[1], une Française originaire de Nancy, maître de conférences à l'Université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI)[2]. Il est père d'une fille prénommée Alya[5].

Il meurt le 18 avril 2014 à Paris à l’âge de 80 ans, à la suite d’une longue maladie[6]. Ses obsèques ont lieu le 23 avril au cimetière de Sidi Abdelaziz de La Marsa[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Nous partons pour la Tunisie avec Jean Duvignaud, éd. Presses universitaires de France, Paris, 1978
  • Le Temps du Bouraq, éd. MC-Editions, Carthage, 1979
  • (ar) Mourad III, éd. MC-Editions, Carthage, 1997 (ISBN 997-3-97448-4)
  • Mourad III, éd. MC-Editions, Carthage, 1998 (ISBN 997-3-97449-2)
  • Hannibal, éd. Perrin, Paris, 2000 (ISBN 978-2-262-01712-5)
  • Histoire de la Tunisie. Les grandes dates, de la Préhistoire à la Révolution, éd. Cérès, Tunis, 2012 (ISBN 978-9-973-19754-2)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f « Tunisie : ancien ministre, journaliste et homme de lettres tunisien, Habib Boularès est mort », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 1er septembre 2016)
  2. a, b, c et d Ridha Kéfi, « Boularès, ou le temps retrouvé », Jeune Afrique, 11 mars 2002
  3. Mondes et cultures : comptes rendus trimestriels des séances de l'Académie des sciences d'outre-mer, vol. 45, éd. Académie des sciences d'outre-mer, Paris,, 1985, p. 233
  4. Arthur S. Banks, Thomas C. Muller et William Overstreet, Political Handbook of the World 2008, éd. CQ Press, Washington, 2008, p. 1541
  5. « In Memoriam : l’écrivain et ancien ministre Habib Boularès n’est plus », sur kapitalis.com, (consulté le 1er septembre 2016)
  6. « Décès de Habib Boularès », sur leaders.com.tn, (consulté le 1er septembre 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]