Sonia M'Barek

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Sonia M'Barek
سنيا مبارك
Sonia M'Barek en 2016.
Sonia M'Barek en 2016.
Fonctions
Ministre tunisienne de la Culture
En fonction depuis le
Président Béji Caïd Essebsi
Premier ministre Habib Essid
Gouvernement Essid
Prédécesseur Latifa Lakhdar
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Sfax, Tunisie
Nationalité tunisienne
Parti politique Indépendante
Diplômé de Université de Tunis - El Manar
Profession Chanteuse
Assistante à l'Institut supérieur de musicologie de Tunis

Sonia M'Barek (arabe : سنيا مبارك), également orthographié Sonia Mbarek, née en 1969 à Sfax, est une chanteuse tunisienne. Elle est ministre de la Culture depuis janvier 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Née en 1969 à Sfax[1],[2], élève du Conservatoire national de musique de Tunis, elle obtient en 1986 un diplôme de musique arabe[2] puis une licence de droit public et un diplôme d'études approfondies en science politique à la faculté de droit et des sciences politiques de l'Université de Tunis - El Manar[2]. Chercheuse doctorante en science politique, elle est membre du laboratoire « État, société et culture » dans cette faculté en 2007-2010 et de l'Observatoire tunisien de la transition démocratique depuis 2011[3].

Assistante à l'Institut supérieur de musicologie de Tunis, elle y enseigne les droits de l'homme, les droits d'auteur et la gestion des projets et contrats artistiques ainsi que les techniques de chants arabo-andalous et tunisiens[3]. Elle anime par ailleurs conférences, ateliers et classes de maître de chant et de musique arabo-andalouse en Tunisie, dans le monde arabe, en Europe et aux États-Unis[3].

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

À l'âge de neuf ans, elle interprète des chants traditionnels pour la première fois en soliste, sous la direction de Tahar Gharsa, sur la scène du Théâtre municipal de Tunis[1]. À douze ans, elle fait sa première apparition à la télévision en interprétant une chanson pour enfants composée et chantée en duo avec Adnène Chaouachi : Ahkili aliha ya baba[1],[2] ; c'est le succès de la chanson qui la lance dans le domaine artistique. Elle est consacrée meilleure voix de l'année au cours du Festival de la chanson tunisienne 1987[4], où elle obtient le prix de la meilleure chanson avec le compositeur tunisien Rachid Yeddes (Khali el hozn baîd alik). En 1990, elle réalise son premier spectacle de création inspiré des musiques du monde, « Musiques sans frontières », qu'elle présente au Festival international d'Hammamet.

En 1992, M'Barek sort son premier album intitulé Liberté. Entre 1993 et 1994, elle travaille avec succès avec l'oudiste Ali Sriti et son élève Anouar Brahem avec lesquels elle présente plus de trente concerts de musique classique donnant lieu à l'édition du CD Tarab. En 1997, elle lance son deuxième album solo, Tawchih, puis, en 1999, Takht qui est distribué dans toute l'Europe, aux États-Unis et au Japon au travers de la maison de disques allemande World Network. Elle donne également un concert cette année-là au Café de la Danse, à Paris, à l'occasion du festival Les Belles nuits du Ramadan.

En 2000, elle donne un concert au Kennedy Center de Washington à l'occasion du National Summit on Africa. Au cours de cette année et à l'occasion de la Journée mondiale de la francophonie, elle donne un concert au siège de l'ONU à New York (Auditorium Dag-Hammarskjöld). Elle participe également au festival Voix de femmes à Bruxelles où elle donne le concert d'ouverture aux Halles de Schaerbeek. M'Barek lance ensuite les albums Tir El Menyar en 2003 et Romances en 2004.

Engagements[modifier | modifier le code]

Entre 2005 et 2008, elle est directrice du Festival de la musique tunisienne, organisé par le ministère de la Culture[3], et devient ainsi la première femme à occuper un tel poste. Elle est par ailleurs membre de l'Association des études internationales depuis 1995, membre du bureau exécutif de La Rachidia de 2001 à 2003 et, de 2006 à 2008, ambassadrice de bonne volonté de l'Association tunisienne de lutte contre le cancer[4]. Depuis 2012, elle est conseillère artistique de l'ONG Al Boustane afin de promouvoir la culture arabe aux États-Unis[4].

En 2014 et 2015, elle est la première femme à diriger le Festival international de Carthage[4]. Le 6 janvier 2016, elle est nommée ministre de la Culture dans le gouvernement de Habib Essid[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sonia M'Barek est mariée et mère de deux enfants[4],[3].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Liberté (1992)
  • Tarab (1994)
  • Tawchih (1997)
  • Takht (1999)
  • Tir El Menyar (2003)
  • Romances (2004)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Patrick Labesse, « Chant nomade de la Méditerranée », Jeune Afrique, 12 avril 2009, p. 78.
  2. a, b, c et d « Qui est Sonia M’Barek, la nouvelle ministre de la Culture ? », sur baya.tn,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  3. a, b, c, d et e « Qui est Sonia Mbarek ministre de la Culture ? », sur leaders.com.tn,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  4. a, b, c, d et e « Qui sont les nouveaux membres du gouvernement ? », sur lapresse.tn,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  5. « Tunisie : liste complète des ministres du nouveau gouvernement Essid », sur directinfo.webmanagercenter.com,‎ (consulté le 10 janvier 2016)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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