Moncef Marzouki

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marzouki.

Moncef Marzouki
منصف المرزوقي
Illustration.
Portrait de Moncef Marzouki le 26 novembre 2012.
Fonctions
Président du Mouvement Tunisie Volonté
En fonction depuis le
(2 ans, 11 mois et 22 jours)
Élection
Vice-président Imed Daïmi
Dorra Ben Ismaïl
Abdelbasset Smeri
Prédécesseur Création du parti
Président d'honneur du Congrès pour la République

(4 ans, 4 mois et 5 jours)
Prédécesseur Mohamed Chakroun
Successeur Poste supprimé
Président de la République tunisienne[N 1]

(3 ans et 18 jours)
Élection 12 décembre 2011
(par l'Assemblée nationale constituante)
Premier ministre Béji Caïd Essebsi
Chef du gouvernement Hamadi Jebali
Ali Larayedh
Mehdi Jomaa
Prédécesseur Fouad Mebazaa (intérim)
Zine el-Abidine Ben Ali
Successeur Béji Caïd Essebsi
Constituant de la deuxième circonscription de Nabeul

(21 jours)
Élection 23 octobre 2011
Successeur Samia Abbou[1]
Président du Congrès pour la République

(10 ans, 4 mois et 19 jours)
Vice-président Abderraouf Ayadi
Prédécesseur Création du parti
Successeur Abderraouf Ayadi (secrétaire général, intérim)
Mohamed Abbou (secrétaire général)
Président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme

(4 ans, 10 mois et 24 jours)
Prédécesseur Mohamed Charfi
Successeur Taoufik Bouderbala
Biographie
Nom de naissance Mohamed Moncef Ben Mohamed Ahmed Bedoui-Marzouki
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Grombalia, Tunisie
Nationalité tunisienne
Parti politique CPR (2001-2017)
MTV (depuis 2015)
Père Mohamed Marzouki
Mère Aziza Ben Kraïem
Conjoint Béatrix Rhein (depuis 2011)
Enfants Myriam Marzouki
Nadia Marzouki
Entourage Lotfi Bel Hadj (neveu)
Diplômé de Université de Strasbourg
Profession Médecin
Résidence Port El-Kantaoui

Moncef Marzouki
Présidents de la République tunisienne

Moncef Marzouki (arabe : منصف المرزوقي), de son nom complet Mohamed Moncef ben Mohamed Ahmed Bedoui-Marzouki (arabe : محمد منصف بن محمد أحمد البدوي المرزوقي)[2], né le à Grombalia, est un homme d'État, écrivain, médecin et militant des droits de l'homme tunisien, président de la République de 2011 à 2014.

Il fonde le Congrès pour la République (CPR) le et le préside jusqu'au , date de son élection, par les membres de l'Assemblée constituante, au poste de président de la République tunisienne. Il est battu au second tour de l'élection présidentielle de 2014 par Béji Caïd Essebsi.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Né le à Grombalia[3], il suit ses études secondaires au collège Sadiki entre 1957 et 1961. À l'indépendance, les vicissitudes de la politique contraignent sa famille à l'exil et c'est au Maroc qu'il achève sa scolarité[4]. Jeune, il voyage en Inde pour étudier la résistance non-violente du Mahatma Gandhi[5]. Lauréat en 1963 du prix du concours général en arabe[6], il obtient son baccalauréat au lycée Regnault en 1964 et reçoit une bourse universitaire pour poursuivre ses études en France[7], où il devient docteur en médecine à la faculté de médecine de l'université de Strasbourg en 1973[3],[8],[N 2].

Lorsqu'il est interne des hôpitaux universitaires de Strasbourg, il reçoit la médaille d'argent de l'internat[9]. À la faculté de médecine de Strasbourg, il se spécialise en médecine interne, neurologie et santé publique[9]. De 1977 à 1979, il est chef de clinique à la Médicale B à Strasbourg, rattachée au professeur et doyen Marc Dorner[9].

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

En Tunisie[modifier | modifier le code]

De retour en Tunisie en 1979 après ses études en France, il choisit de faire une carrière scientifique en médecine et devient assistant hospitalo-universitaire au service de neurologie du centre hospitalo-universitaire de La Rabta à Tunis[10],[11]. Il y travaille sur plusieurs thèmes dont l'épilepsie[12],[13], le profil épidémiologique et la prévention des accidents cérébraux chez l'enfant handicapé[14].

En 1982, il change de spécialité et obtient une agrégation en médecine sociale[10]. Il devient alors professeur agrégé hospitalo-universitaire en santé publique à la faculté de médecine de Sousse[3]. Néanmoins, il ne devient professeur des universités en santé publique à la même faculté qu'en 1991 en raison de ses activités politiques[15]. Ces engagements politiques lui valent aussi la dissolution de son service de médecine communautaire en 1992[15], son interdiction de faire des vacations en neurologie dans les cliniques de sécurité sociale en 1994[15], son interdiction de recherche en 1995[15], et finalement son licenciement de la faculté en juillet 2000 en raison d'un congé non validé[15].

Malgré cette pression durant sa carrière à la faculté de médecine de Sousse, il réussit à conduire et à contribuer à certaines études épidémiologiques et travaux de recherche en santé publique[16],[17],[18] et crée même le premier DESS en médecine communautaire de sa faculté (non accrédité par l'État) en 1996[15].

En France[modifier | modifier le code]

Après son licenciement de la faculté de médecine de Sousse en 2000, le cabinet du ministre français de l'Éducation nationale, Jack Lang, propose au doyen de la faculté de médecine de l'université Paris-XIII de l'embaucher comme professeur invité de santé publique[19]. Le doyen contacte alors Antoine Lazarus, chef de service de santé publique à l'UFR santé, médecine et biologie humaine à Bobigny, pour discuter de la proposition et, puisque le professeur Lazarus connaissait Moncef Marzouki depuis un colloque d'Amnesty International, il approuve la proposition[19].

Marzouki est donc professeur invité à la faculté de médecine de Paris-XIII de 2001 à 2004[10]. Durant cette période, il jouit d'une bonne réputation en tant qu'enseignant[19] et étudie surtout le rapport entre le respect des droits de l'homme et l'amélioration de la qualité des services de santé publique dans un pays donné[20].

Après son expérience à Paris-XIII, le médecin Bernard Elghozi lui propose de travailler comme chargé de mission dans le Réseau de santé de Créteil pour travailler sur l'organisation du pôle santé publique du réseau et sur la promotion de l'éducation pour la santé et la prévention[19]. Marzouki occupe ce poste entre 2004 et 2011[10], tout en assurant des consultations pour les pauvres au centre Créteil Solidarités[19]. Sa carrière scientifique se limite alors à donner des cours à l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée durant sept ans et se termine en 2011 lors de son retour définitif en Tunisie[19].

Militant des droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Marzouki et Habib Bourguiba en 1982.

Il commence à s'engager en faveur des droits de l'homme en 1980 en entrant à la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH)[3]. En 1981, il fonde le réseau africain des droits de l'enfant[8]. En 1984, il est nommé membre de la commission nationale de l'attribution des cartes d'invalidité[21]. En 1985, il est élu par le troisième congrès comme membre de son comité directeur puis, en 1987, désigné au poste de vice-président chargé de l'éducation du public et de la formation des militants à la LTDH[22] En 1989, il est élu à l'unanimité comme président de la LTDH[8].

Toutefois, le , l'organisation est dissoute à la suite de son opposition à une nouvelle loi sur les associations[8]. Marzouki constitue alors en 1993, avec notamment Mustapha Ben Jaafar et Sihem Bensedrine, le Comité national pour la défense des prisonniers d'opinion qui est déclaré illégal[8]. La LTDH est finalement légalisée à nouveau en mars 1993 mais passe sous le contrôle des partisans du pouvoir à la suite d'un « putsch »[8]. Face aux pressions diverses, Marzouki annonce lors du congrès tenu en février 1994 sa décision de ne plus briguer aucune fonction au sein de l'organisation dont il fustige la compromission avec le régime[7].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Opposant au régime Ben Ali[modifier | modifier le code]

Marzouki et Riadh Sidaoui en 1990, à Tunis.

Il décide de présenter sa candidature à l'élection présidentielle du . Pourtant, il ne parvient pas à réunir le nombre nécessaire de signatures requises afin de participer à l'élection[N 3]. Dès le 21 mars, il est arrêté et placé en isolement total pendant quatre mois sans avoir été jugé, n'en sortant qu'après l'intervention personnelle de Nelson Mandela[8] qu'il a connu en 1991 à Oslo. De 1989 à 1997, il est également membre du comité directeur de l'Organisation arabe des droits de l'homme basée au Caire et membre actif de la section tunisienne d'Amnesty International. Il est désigné président de la commission arabe des droits de l'homme entre 1996 et 2000.

Le , il fonde avec un groupe de défenseurs des droits de l'homme le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) dont il devient le premier porte-parole, poste qu'il occupe jusqu'au . Par la suite, les persécutions prennent une tournure de plus en plus grave : interdiction de voyager, arrestation en pleine rue, convocations devant le juge d'instruction, vol de voiture. En août 2000, à la suite de son licenciement de son poste de professeur à la faculté de médecine de Sousse, Marzouki bénéficie d'un soutien national et international sans précédent dû à son parcours de militant, de penseur et de défenseur des droits de l'homme. Il est condamné le 30 décembre à une peine globale d'un an de prison : huit mois au titre de son appartenance au CNLT, qui poursuit ses activités en dépit du refus de visa du ministère de l'Intérieur nécessaire à une existence légale, et quatre mois pour « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l'ordre public », à savoir la critique de la gestion opaque du Fonds de solidarité nationale placé sous le patronage du président de la République[23].

Pendant cette période, il est interdit de voyage et maintenu en résidence surveillée dans sa maison de Sousse[8]. Il préside à partir du le Congrès pour la République, parti qu'il a fondé et qui n'est pas reconnu par les autorités tunisiennes avant la révolution tunisienne. En 2001, le président Jacques Chirac le fait libérer et venir en France, « arguant du fait », rapporte-t-il, « qu'[il avait] obtenu un poste à la Faculté de médecine de Bobigny, comme professeur invité de santé ». Malgré trois tentatives de retour en Tunisie, il décide de n'y revenir définitivement qu'après un changement de gouvernement. Au cours de ces années d'exil, il travaille comme consultant dans un réseau de santé de Marne-la-Vallée, dans les quartiers maghrébins réputés difficiles, se promettant « le jour où refleurira la démocratie en Tunisie d'être à nouveau candidat »[24].

Il y défend l'État de droit, les libertés fondamentales et l'égalité des sexes, dénonçant la misère sociale et les inégalités régionales[7]. Ancré à gauche, il amorce en 2003 un rapprochement avec Ennahdha, mouvement qu'il qualifie de « conservateur avec une connotation religieuse », avec la signature de la Déclaration de Tunis[7]. Le , il annonce sa candidature à la présidentielle, alors que le président déchu, Zine el-Abidine Ben Ali, est en fuite[25]. Moncef Marzouki rentre de son exil le lendemain. Le 8 mars, la légalisation de son parti est annoncée[26].

Lors de l'élection de l'Assemblée constituante du , premières élections libres organisées depuis l'indépendance, son parti obtient la seconde place en nombre de sièges, derrière le parti islamiste Ennahdha. Lui-même est élu dans la circonscription de Nabeul 2.

Durant la campagne, il affirme l'identité arabo-musulmane du pays, accusant ses adversaires d'être « la vieille gauche laïcarde et francophone, totalement déconnectée des vrais problèmes de la société tunisienne »[27],[7].

Président de la République[modifier | modifier le code]

Marzouki aux côtés de Hamadi Jebali, à l'Assemblée constituante.

Le , sa candidature à la présidence de la République est annoncée[28],[29] et ce dans le cadre d'un accord tripartite entre Ennahdha, le CPR et Ettakatol[30]. Il est élu le 12 décembre par les constituants avec 153 voix, trois contre, deux abstentions et 44 votes blancs, succédant ainsi à Fouad Mebazaa, dans l'attente de la rédaction de la nouvelle Constitution et de l'organisation d'une élection présidentielle[30],[31].

Il prend ses fonctions le lendemain, lors d'une cérémonie officielle au palais présidentiel de Carthage, où il est reçu par le président sortant[30],[32]. Il démissionne le même jour de la présidence de son parti, conformément à la loi portant organisation provisoire des pouvoirs publics, les médias annonçant qu'il laisse la présidence à son numéro deux, Abderraouf Ayadi[33]. Cependant, le 15 décembre, il est annoncé que Tahar Hmila devient secrétaire général par intérim[34]. Finalement, le 21 décembre, le parti confirme la nomination d'Ayadi en tant que secrétaire général par intérim[35]. Le , le CPR le désigne au poste de président d'honneur[36].

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Marzouki avec Mustapha Ben Jaafar et Ali Larayedh lors de la signature de la Constitution le 27 janvier 2014.

Le 14 décembre, il reçoit Hamadi Jebali, secrétaire général du parti Ennahdha et candidat au poste de chef du gouvernement, et lui demande de former un gouvernement en application de l'article 14 de la loi portant organisation provisoire des pouvoirs publics[37]. Jusqu'à la nomination de celui-ci, le gouvernement de transition continue de gérer les affaires courantes[37].

Le 16 décembre, il annonce que les palais présidentiels seront vendus aux enchères publiques, à l'exception du palais de Carthage, précisant que les revenus seraient affectés à la promotion du secteur de l'emploi[38]. Il annonce également la restitution aux musées nationaux des pièces archéologiques se trouvant dans le palais présidentiel de Carthage[39].

Le , il décide de libérer 1 300 prisonniers à l'occasion de la fête de la République[40].

Le , il accorde un entretien à Al Jazeera durant laquelle il met en garde « les extrémistes laïcs », déclarant que « si un jour ils réussissent à prendre le pouvoir, de n’importe quelle manière », par un coup d'État par exemple, ils feraient face à « une grande révolution, plus importante que la première » et risqueraient par conséquent des « peines de pendaison »[41],[42]. Ces déclarations lui valent plusieurs réactions, surtout à l'Assemblée constituante où des membres préparent une motion de censure contre lui, comme l'indique Samir Taïeb sur les ondes de Mosaïque FM[43].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Pays visités par Moncef Marzouki durant son mandat présidentiel.
Marzouki (à gauche) et Moustapha Abdel Jalil (à droite), président du Conseil national de transition libyen, lors d'une conférence de presse conjointe à Tripoli le 2 janvier 2012.

Son premier voyage officiel à l'étranger a lieu en Libye, le , pour y rencontrer Moustafa Abdel Jalil. Il y annonce qu'il est disposé à extrader Baghdadi Mahmoudi, dernier chef du gouvernement libyen arrêté dans le Sud tunisien après la chute de Mouammar Kadhafi, à la seule condition d'avoir des assurances qu'il bénéficierait d'un jugement équitable[44].

Marzouki prend, le , la décision de renvoyer l'ambassadeur syrien à la suite des bombardements qui ont ciblé la ville de Homs, la veille de la célébration de la fête du Mouled, mettant ainsi fin aux relations diplomatiques avec ce pays[45]. Il entame une tournée maghrébine à partir du 8 février, se rendant d'abord au Maroc, où il séjourne trois jours et rencontre notamment le roi Mohammed VI, puis en Mauritanie et en Algérie[46]. L'objectif est de relancer l'Union du Maghreb arabe[47].

Caricature de Moncef Marzouki sur la couverture du numéro 119 du magazine tunisien Tunivisions.

Le 24 juin, l'extradition de Baghdadi Mahmoudi se fait sur ordre du chef du gouvernement et sans l'autorisation de Marzouki, provoquant une crise entre les deux têtes de l'exécutif[48]. Cette crise est un camouflet pour Marzouki, qui a fait savoir auparavant son « opposition de principe » à une extradition avant les élections libyennes, illustrant la faiblesse de ses prérogatives et lui valant sur les réseaux sociaux le surnom de tartour (en arabe tunisien : طرطور) de la part de ses détracteurs[49], c'est-à-dire « pantin »[50].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Élection présidentielle de 2014[modifier | modifier le code]

Il présente sa candidature à l'élection présidentielle de 2014 en tant qu'indépendant[51]. Avec 33,43 % des voix, il termine en deuxième place du premier tour[52].

Lors de l'entre-deux tours, il déclare craindre des fraudes[53], ce qui lui vaut un avertissement de l'Instance supérieure indépendante pour les élections[54]. Le , trois ans jour pour jour après le début de son mandat, il est agressé par des individus lui lançant des chaussures, lors d'un meeting au Kef au cours duquel certains protestataires avaient aussi scandé des slogans hostiles, tels que « dégage »[55]. Moncef Marzouki affronte au second tour Béji Caïd Essebsi, dont les partisans l'accusent d'être implicitement soutenu par le parti islamiste Ennahdha, qui ne présente pas de candidat[56]. Le 21 décembre, avec 55,68 % des voix, Béji Caïd Essebsi l'emporte face à Marzouki, qui obtient 44,32 %[57]. Moncef Marzouki quitte ses fonctions à l'issue de la passation de pouvoirs, organisée le 31 décembre[58].

Après la présidence[modifier | modifier le code]

Mouvement Tunisie Volonté[modifier | modifier le code]

Il annonce la création du Mouvement du peuple des citoyens le , un mouvement qui vise selon lui à empêcher le retour de « la dictature »[59]. Le , il prévoit la tenue du premier congrès pour le [60] sans qu'il ait lieu.

Selon lui, la victoire de Nidaa Tounes est due aux erreurs commises par le pouvoir durant la transition, époque au cours de laquelle il est président[61]. Cela aurait provoqué le retour de l'ancien régime aux « mécanismes de la tyrannie et sa culture comprenant la désinformation, l’argent politique et l’exploitation de la situation sociale et sécuritaire trouble dans un contexte international et régional hostile aux révolutions du printemps arabe »[61]. Dès lors, l'objectif de sa mouvance serait la défense de l’indépendance de la décision et de l'unité nationale, d'empêcher le retour de la dictature et de défendre les droits de l'homme et les libertés individuelles, acquis après la révolution, et assurer la mise en place d'une démocratie excluant « l'argent politique et les médias de la désinformation »[61]. Ses premiers rassemblements politiques ont lieu entre le 20 et le [62]. Le congrès fondateur, initialement prévu pour le au palais des congrès de Tunis, est reporté au en raison de l'attentat de Sousse[63].

Finalement, il lance le Mouvement Tunisie Volonté le [64].

Le , il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2019[65]. Le , lors du congrès constitutif de son parti, seul candidat en lice, il est élu à la tête de celui-ci[66].

Flottille de la liberté III[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Flottille de la Liberté III.

Le , Marzouki participe à la Flottille de la Liberté III en direction de Gaza[67]. Le 29 juin, à son approche des eaux territoriales de Gaza mais toujours dans les eaux internationales, la flottille est interceptée par la marine israélienne, puis ses passagers sont emmenés au port d'Ashdod, où tous sont interrogés, dont Marzouki qui est accueilli par une délégation du ministère israélien des Affaires étrangères mais qui refuse de s'entretenir avec eux[68]. Le 30 juin, il est expulsé vers Paris, d'où il rejoint Tunis le 1er juillet, où il est accueilli par des centaines de ses partisans[69].

Prises de position[modifier | modifier le code]

En septembre 2015, il prend position contre l'utilisation du test anal sur un homosexuel, déclarant son rejet de toute « agression contre l’intégrité physique et la dignité humaine de n’importe quelle personne et quelles que soient nos positions envers elle »[70].

En février 2016, il apporte son soutien à l'ancien président égyptien Mohamed Morsi, condamné à mort après avoir été renversé par un coup d'État en 2013[71].

En septembre 2016, il dénonce la censure d'une interview qu'il a accordée à la chaîne privée Attessia TV. Enregistrée au début du mois et initialement programmée pour le 14, la diffusion est d'abord annulée avant d'être reprogrammée au [72].

Le , il déclare que le processus révolutionnaire doit continuer son cheminement en Tunisie jusqu'à la réalisation de ses objectifs[73]. Le 26 janvier, il estime regrettable que l’anniversaire de l’adoption de la Constitution de 2014 soit passé sous silence par le gouvernement[74]. Le 29 janvier, il juge indispensable de réviser la notion de développement en Tunisie en lui conférant une dimension locale et régionale[75]. Le , il exprime sa volonté de voir l'Instance vérité et dignité (ar) poursuivre ses activités pendant ce qui reste de la transition démocratique[76].

Élections aux Comores[modifier | modifier le code]

En février 2016, il est désigné par l'Union africaine pour superviser l'élection présidentielle comorienne[77].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Moncef Marzouki est issu d'une fratrie de onze frères et sœurs dont quatre de la même mère[78]. Son père Mohamed est un magistrat issu de la tribu des Mrazig de la région de Douz, militant nationaliste et partisan de Salah Ben Youssef, le principal rival du président Habib Bourguiba[79]. Il émigre au Maroc en 1956 et exerce son métier à Tanger, Meknès et Marrakech où il est inhumé en 1988[80],[81].

Moncef Marzouki est marié depuis décembre 2011 à Béatrix Rhein[82] et père de deux filles : Myriam et Nadia[4]. Myriam, ancienne élève de l’École normale supérieure de Paris (ENS-SHS) et agrégée de philosophie, est metteur en scène et directrice artistique d’une compagnie théâtrale[83]. Sa fille cadette, Nadia, obtient un doctorat en science politique à Sciences Po en 2008. Chargée de recherche au CNRS[84], ses recherches portent sur l’expertise du religieux[85]. D'après Business News, l'homme d'affaires franco-tunsien Lotfi Bel Hadj est son neveu[86].

Sa maison se situe à Port El-Kantaoui, près de Sousse[8].

Moncef Marzouki refuse de porter la cravate, préférant le burnous en hommage à la culture tunisienne[87].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Distinctions intellectuelles[modifier | modifier le code]

En 1982, il obtient le prix du congrès maghrébin de médecine pour l'ensemble de ses travaux de recherche sur l'état des lieux et la prévention des accidents cérébraux chez les enfants handicapés[21],[14]

En 1988, il obtient le prix littéraire italien Scanno pour ses essais engagés[88].

En 1989, il reçoit le Prix du congrès arabe de médecine pour son œuvre Initiation à la médecine intégrative (المدخل إلى الطب المندمج)[21],[14].

Distinctions politiques et humanitaires[modifier | modifier le code]

Il reçoit le , de la part de l'organisation Human Rights Watch, le Prix Hellman-Hammett pour les écrivains persécutés dans leurs propres pays[21].

Marzouki lors de son discours juste après la réception du prix Chatham House en 2012.
Marzouki recevant le prix Chatham House le 26 novembre 2012 de la part du prince Andrew, duc d'York.

Il obtient le avec le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, le prix Chatham House 2012 décerné par le Royal Institute of International Affairs de Londres[89].

Le , il est décoré de la médaille d'or de l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture[90].

En , Time place le président Marzouki parmi les 100 personnalités les plus influentes dans le monde, dans la catégorie « Pionniers »[91],[92].

Le , il est décoré du titre de docteur honoris causa de l'université de Tsukuba[93]. Le 4 juillet, il est décoré, par le président français François Hollande, de la Légion d'honneur[94].

Le , le roi Mohammed VI du Maroc lui décerne l'Ordre de la Souveraineté (en)[95]. Il est également décoré du lion d'or d'Alexandrie, le 6 juin, par le patriarche Théodore II[96]. Le 23 juin, il reçoit, de la part du président Mahamadou Issoufou, la grand croix de l’Ordre du Niger[97].

Le , il est lauréat du prix annuel d’El Qods[98].

En récompense des efforts qu'il aurait déployés pour la paix et la cohabitation entre les religions ainsi que la défense des droits de l'homme, il reçoit, en mars 2016, le prix de la Fondation Ducci[99].

En 2018, il est désigné par Global Influence dans la liste des personnalités arabes les plus influentes[100].

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Écrivain bilingue, il publie dix-sept livres en arabe et quatre en français, traitant de médecine communautaire, d'éthique médicale, des droits de l'homme et du problème de la démocratisation dans les pays arabo-musulmans. Parmi eux figure Dictateurs en sursis : une voie démocratique pour le monde arabe publié en 2009, avant le Printemps arabe, aux éditions de l'Atelier à Paris. Dès 2007, les idées principales de cet ouvrage avaient été publiées par Marzouki dans sa contribution à un ouvrage dirigé par Paul Baquiast et Emmanuel Dupuy, L'idée républicaine dans le monde arabe. Témoignage d'un acteur politique[101].

  • L'arrache corps : Essai sur l'expérimentation humaine en médecine, éd. Alternatives, Paris, 1979 ((es) El experimentacion en el ombre, éd. Jugar, Madrid, 1982).
  • L'échec et l'espérance : un médecin face à la mort, éd. Salammbô, Tunis, 1983.
  • La santé au macroscope : pour une théorie intégrée de la médecine, éd. du Méridien, Montréal, 1984.
  • Arabes, si vous parliez, éd. Lieu commun, Paris, 1987 (ISBN 2-867-05-080-4).
  • Laisse mon pays se réveiller : vers une quatrième civilisation, éd. Éditions pour le Maghreb arabe, Tunis, 1988.
  • La mort apprivoisée : le médecin et la mort, éd. du Méridien, Montréal, 1990 (ISBN 2-920417-67-3).
  • « Militants des droits de l'homme et « transition » démocratique en Tunisie », La Nouvelle Revue socialiste, no 14 « Transitions démocratiques au Maghreb », septembre 1991.
  • Le mal arabe, éd. L'Harmattan, Paris, 2004 (ISBN 2-7475-6501-7).
  • (ar) De la ruine à la construction, éd. Centre maghrébin pour la recherche et la traduction, Londres, 2004.
  • Entretiens avec Vincent Geisser, Dictateurs en sursis : une voie démocratique pour le monde arabe, éd. de l'Atelier, Paris, 2009 (ISBN 978-2-7082-4047-6), rééd. Cérès, Tunis, 2011[102].
  • (ar) De quelle démocratie parlez-vous ?, éd. Mediterranean Publisher, Tunis, 2011.
  • (ar) C’est la révolution, sire !, éd. Mediterranean Publisher, Tunis, 2011.
  • (ar) Sommes-nous digne de la démocratie ?, éd. Mediterranean Publisher, Tunis, 2011.
  • L'invention d'une démocratie. Les leçons de l'expérience tunisienne, éd. La Découverte, Paris, 2013 (ISBN 978-2-7071-7586-1).
  • Tunisie, du triomphe au naufrage. Entretiens avec Pierre Piccinin da Prata et Thibaut Werpin, éd. L'Harmattan, Paris, 2013.
  • (ar) On gagne… ou on gagne. Pour un printemps arabe, éd. Mediterranean Publisher, Tunis, 2014[103].
  • (ar) Le voyage, biographie d’un humain, éd. Mediterranean Publisher, Tunis, 2016[104].

Articles scientifiques[modifier | modifier le code]

En tant qu'un enseignant-chercheur à la faculté de médecine de Sousse puis en France, il publie certains articles scientifiques portant sur la médecine communautaire, l'épidémiologie, les droits de l'homme et la médecine sociale :

  • Moncef Marzouki, « Winning freedom », Index on Censorship, vol. 18, no 1,‎ , p. 23-25 (ISSN 0306-4220, DOI 10.1080/03064228908534574).
  • A. Njah, Radhia Hergli, Jalel Gloulou et Moncef Marzouki, « Changements sociodémographiques de la population tunisienne et transition épidémiologique », Maghreb médical, no 253,‎ , p. 26-29.
  • Hassen Ghannem, R. Maarouf, Abdellatif Tabka, A. Haj Frej et Moncef Marzouki, « La triade obésité, hypertension et troubles de la glycoregulation dans une population semi-urbaine du Sahel tunisien », Diabète et métabolisme, vol. 19, no 3,‎ , p. 310-314 (ISSN 0338-1684, PMID 8405622, lire en ligne).
  • (en) Moncef Marzouki, « Thoughts from the Human Rights Perspective », Child Abuse & Neglect, vol. 21, no 2,‎ , p. 117-123 (ISSN 0145-2134, DOI 10.1016/S0145-2134(96)00137-8).
  • Ali Mtiraoui, Mohamed Soussi Soltani, Hassen Ghannem, Mondher Letaief, R. Zayani, H. Hdhiri, Abdallah Bchir et Moncef Marzouki, « Épidémiologie de la tuberculose dans le Sahel tunisien », Médecine et maladies infectieuses, vol. 28, no 2,‎ , p. 199-202 (ISSN 0399-077X, DOI 10.1016/S0399-077X(98)80008-5, lire en ligne).
  • Moncef Marzouki, « Handicap : les limites du concept sont-elles encore négociables », Prévenir, no 39,‎ , p. 23-27.
  • Moncef Marzouki, « Le non-engagement scientifique pour le respect des droits fondamentaux de la personne », Santé publique, vol. 13, no 1,‎ , p. 3-6 (ISSN 0995-3914, DOI 10.3917/spub.011.0003).
  • Moncef Marzouki, « Mondialisation, santé et droits de l'homme au Sud et au Nord », Santé publique, vol. 15, no 3,‎ , p. 283-289 (ISSN 0995-3914, DOI 10.3917/spub.033.0283, lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À la différence de Fouad Mebazaa qui signe le décret-loi no 2011-6 du 18 février 2011 sous le titre de « Président de la République par intérim Fouad Mebazaâ », Moncef Marzouki signe la loi sur l'organisation provisoire des pouvoirs publics du 16 décembre 2011 sous le titre de « Président de la République, Mohammed Moncef Marzouki ».
  2. Sa thèse portant sur l'expérimentation humaine est soutenue sous la direction du professeur Marc Klein.
  3. La vraie raison, a raconté Marzouki à la journaliste Julia Ficatier du journal La Croix du 7 février 2008, c'est que la seule candidature autorisée était celle du chef de l'État.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Tunisie : Samia Abbou, peut-elle faire contrepoids au sein du CPR ? », sur investir-en-tunisie.net, (consulté le 30 janvier 2018).
  2. (ar) « Acte de naissance de Moncef Marzouki » [image], sur tunisie-secret.com (consulté le 30 janvier 2018).
  3. a b c et d Fethi Belaïd, « Tunisie : Marzouki, de l'exil à la présidence », sur lexpress.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  4. a et b Samy Ghorbal, « Moncef Marzouki, de la rupture à la compromission ? », sur slateafrique.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  5. (en) « Marzouki: Tunisia’s opposition stalwart turned president », sur english.alarabiya.net, (consulté le 30 janvier 2018).
  6. « En Tunisie, l’Assemblée constituante est installée », sur jolpress.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  7. a b c d et e Camille Le Tallec, « Moncef Marzouki, l'indocile », sur lalibre.be, (consulté le 30 janvier 2018).
  8. a b c d e f g h et i Abdelaziz Barrouhi, « Tunisie : Moncef Marzouki, l'incorruptible », sur jeuneafrique.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  9. a b et c « Les liens du président Marzouki avec Strasbourg », sur dna.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  10. a b c et d « Moncef Marzouki en quelques dates », sur leparisien.fr, (consulté le 2 février 2018).
  11. Mongi Ben Hamida, Moncef Marzouki, Charles Duyckaerts et Slaheddine Samoud, « Dacrystic epilepsy. A case », La Nouvelle Presse médicale, vol. 9, no 29,‎ , p. 2019-2020 (ISSN 0301-1518, PMID 7402904, lire en ligne).
  12. Moncef Marzouki, « Prophylaxis and prevention of epilepsy », La Tunisie médicale, vol. 57, nos 4-5,‎ , p. 202-205 (ISSN 0041-4131, PMID 555087, lire en ligne).
  13. Moncef Marzouki, « Know how to prescribe an anti-epileptic drug », La Tunisie médicale, vol. 56, no 5,‎ , p. 435-440 (ISSN 0041-4131, PMID 538826, lire en ligne).
  14. a b et c (ar) « Moncef Marzouki », sur aljazeera.net (consulté le 30 janvier 2018).
  15. a b c d e et f « Soutien au Professeur Moncef Marzouki », Santé publique, vol. 13, no 3,‎ , p. 305-307 (ISSN 0995-3914, DOI 10.3917/spub.013.0305, lire en ligne).
  16. Ali Mtiraoui, Mohamed Soussi Soltani, Hassen Ghannem, Mondher Letaief, R. Zayani, H. Hdhiri, Abdallah Bchir et Moncef Marzouki, « Épidémiologie de la tuberculose dans le Sahel tunisien », Médecine et maladies infectieuses, vol. 28, no 2,‎ , p. 199-202 (ISSN 0399-077X, DOI 10.1016/S0399-077X(98)80008-5, lire en ligne).
  17. Hassen Ghannem, R. Maarouf, Abdellatif Tabka, A. Haj Frej et Moncef Marzouki, « La triade obésité, hypertension et troubles de la glycoregulation dans une population semi-urbaine du Sahel tunisien », Diabète et métabolisme, vol. 19, no 3,‎ , p. 310-314 (ISSN 0338-1684, PMID 8405622, lire en ligne).
  18. (en) Sarra Touati, Ahmed Ben Abdelaziz, Ali Mtiraoui et Moncef Marzouki, « Contraceptive prevalence in a peri-urban area of Sousse Tunisia », Eastern Mediterranean Health Journal, vol. 7, no 6,‎ (lire en ligne).
  19. a b c d e et f « Marzouki, médecin en exil devenu chef d'État », sur leparisien.fr, (consulté le 3 février 2018).
  20. Moncef Marzouki, « Mondialisation, santé et droits de l'homme au Sud et au Nord », Santé publique, vol. 15, no 3,‎ , p. 283-289 (ISSN 0995-3914, DOI 10.3917/spub.033.0283, lire en ligne).
  21. a b c et d Moncef Marzouki, « Les limites du concept sont-elles encore négociables ? », Journal du droit des jeunes, no 205,‎ , p. 42-43 (ISSN 2114-2068, DOI 10.3917/jdj.205.0042, lire en ligne).
  22. « Moncef Marzouki, nouveau président de la République tunisienne », sur tunisienumerique.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  23. Mohamed Bechri, « Dr Moncef Marzouki. Un homme, un combat », sur kalima-tunisie.info.
  24. Julia Ficatier, « Moncef Marzouki, l'opposant tunisien qui voulait être président », sur la-croix.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  25. « Tunisie - L'opposant Moncef Marzouki candidat à la présidentielle après le départ de Ben Ali », sur lepoint.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  26. « Tunisie - 31 partis politiques autorisés », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  27. « L'ancien opposant Moncef Marzouki élu président de la Tunisie », sur franceinfo.fr, .
  28. (en) « Assembly set to elect Tunisian interim president », sur english.ahram.org.eg, (consulté le 31 janvier 2018).
  29. (en) Mischa Benoit-Lavelle, « Ben Ali Critic Reportedly Offered Tunisian Presidency », sur tunisia-live.net, .
  30. a b et c Hamida Ben Salah et Kaouther Larbi, « Tunisie : Moncef Marzouki succède à Ben Ali comme président « de la 1re république arabe libre » », sur angop.ao, (consulté le 30 janvier 2018).
  31. Arielle Thedrel, « Moncef Marzouki, un président à poigne pour la Tunisie », sur lefigaro.fr, (consulté le 30 mars 2016).
  32. [vidéo] La passation entre Marzouki et Mbazaa », Shems FM, 13 décembre 2011 sur YouTube.
  33. « Abberraouf Ayadi succède à Moncef Marzouki à la tête du CPR », sur leaders.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  34. « Tunisie : Tahar Hmila coopté à la tête du CPR à la place de Abderraouf Ayedi », sur espacemanager.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  35. « Tunisie - Abderraouf Ayadi reprend sa place à la tête du CPR au détriment de Tahar Hmila », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  36. « Tunisie : Marzouki président d'honneur du CPR et Abbou secrétaire général », sur kapitalis.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  37. a et b « Le président de la République confie à Hamadi Jebali la formation du gouvernement », sur pm.gov.tn, (consulté le 5 février 2018).
  38. « Marzouki annonce la vente des palais présidentiels pour créer de nouveaux emplois », sur webdo.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  39. « Tunisie : Marzouki annonce la vente aux enchères des palais présidentiels », sur jeuneafrique.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  40. « 1 300 détenus graciés en Tunisie », sur lefigaro.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  41. « Tunisie - Moncef Marzouki met en garde ses opposants au pouvoir », sur businessnews.com.tn, .
  42. Charlotte Boitiaux, « Marzouki à Paris : « Il se prend pour Voltaire, il finira comme Robespierre ! » », sur france24.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  43. « Tunisie - La motion de censure contre Marzouki à l’ANC rassemble plus de 50 signatures », sur turess.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  44. « Marzouki en Libye : Baghdadi Mahmoudi sera extradé si… », sur leaders.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  45. « La Tunisie engage des procédures pour l'expulsion de l'ambassadeur syrien », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  46. « La tournée maghrébine de Moncef Marzouki », sur kapitalis.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  47. « Marzouki nouveau prophète du Maghreb », sur kapitalis.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  48. « Tunisie : Baghdadi Mahmoudi extradé vers la Libye sans l'accord du président Marzouki », sur jeuneafrique.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  49. « Tunisie : crise au sommet de l'État après l'extradition de Mahmoudi », sur lepoint.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  50. Ali Amar, « Le président Marzouki n'est pas le seul pantin du Maghreb », sur slateafrique.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  51. Perrine Massy, « Tunisie : Moncef Marzouki officiellement candidat indépendant à la présidentielle », sur webdo.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  52. « Présidentielle en Tunisie : Essebsi récolte 39,46 % des suffrages », sur lefigaro.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  53. « Élection présidentielle en Tunisie : Marzouki met en garde contre la fraude », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  54. David Thomson, « Fin d'une campagne présidentielle houleuse en Tunisie », sur rfi.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  55. « Attaqué à coup de chaussures à El Kef, Moncef Marzouki interrompt son meeting », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  56. Alain Destexhe, « Tunisie : pourquoi il faut soutenir Caïd Essebsi », sur lefigaro.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  57. « Tunisie : le candidat laïque Béji Caïd Essebsi remporte la présidentielle avec 55,68 % des voix », sur francetvinfo.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  58. « Le nouveau président de la République Béji Caid Essebsi prête serment », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  59. « Tunisie : battu aux élections, Marzouki fonde un mouvement contre « le retour de la dictature » », sur lemonde.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  60. « Moncef Marzouki : le congrès national de la Mouvance du peuple des citoyens aura lieu le 20 mars », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  61. a b et c « Moncef Marzouki dresse les contours de la mouvance du peuple des citoyens », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  62. « Moncef Marzouki entame les premiers meetings de la Mouvance du peuple des citoyens », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  63. « La Mouvance de Moncef Marzouki sera lancée le 25 avril », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  64. « Le Harak Tounes Al Irada de Moncef Marzouki est né », sur espacemanager.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  65. « Moncef Marzouki annonce sa candidature aux présidentielles de 2019 », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  66. « Tunisie : le parti de Moncef Marzouki déjà sur les rangs pour les municipales », sur rfi.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  67. « Moncef Marzouki à bord de la "Flottille de la Liberté III" pour briser le blocus de Gaza », sur webdo.tn, (consulté le 5 février 2018).
  68. « Moncef Marzouki arrêté à bord de la flottille de la liberté par les autorités israéliennes », sur webdo.tn, (consulté le 5 février 2018).
  69. « Moncef Marzouki accueilli triomphalement à l’aéroport Tunis-Carthage », sur realites.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  70. « Marzouki dénonce l’examen anal subi par un jeune homo contre son gré », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  71. « En pleine interview, Moncef Marzouki fait le signe de Rabâa et traite les Émiratis d'effrontés », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  72. Rebecca Chaouch, « Tunisie : une interview de Moncef Marzouki au cœur d’une polémique nationale », sur jeuneafrique.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  73. Jules Crétois, « Moncef Marzouki : "La révolution n’est pas terminée" », sur jeuneafrique.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  74. « Moncef Marzouki, l'ex-président tunisien : "J'ai peur de ce qui peut se passer" », sur lejdd.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  75. « Marzouki : "Le processus de développement doit prendre une dimension locale et régionale" », sur espacemanager.com, (consulté le 29 janvier 2018).
  76. « Moncef Marzouki veut que Ghazi Jeribi s’immisce dans le travail judiciaire », sur businessnews.com.tn, (consulté le 28 mars 2018).
  77. « Marzouki en mission d'observation des élections aux Îles Comores », sur kapitalis.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  78. « Mohamed Ali Bédoui, frère de Moncef Marzouki, confirmé tête de liste d’Ennahdha à Kébili », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  79. « Biographie de M. Moncef Marzouki président de la république », sur turess.com, (consulté le 31 janvier 2018).
  80. [vidéo] « La vie marocaine du président tunisien Moncef Marzouki », Le Journal, 2M, 7 février 2012 sur YouTube.
  81. « Marzouki se fait allumer en Algérie », sur maghreb-intelligence.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  82. Malek Khadhraoui, « La nouvelle « Première dame » de Tunisie : pourquoi tant de mystère ? », sur nawaat.org, (consulté le 30 janvier 2018).
  83. Béligh Nabli, « Myriam Marzouki : « J’ai toujours senti que j’étais beaucoup de choses en même temps, c’est cela la France ! », sur egalites.blogs.liberation.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  84. « Nadia Marzouki : difficile d'être la fille du Président », sur leaders.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  85. « Portraits de Myriam et Nadia, filles de Moncef Marzouki », sur tuniscope.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  86. « François Hollande indésirable à Tunis ? », sur businessnews.com.tn, (consulté le 17 avril 2018).
  87. Cherif Ouazani, « Tunisie : Marzouki, le style qui détone », sur jeuneafrique.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  88. (it) « Il Premio Scanno è stato vinto anche », sur fondazionetanturri.com (consulté le 30 janvier 2018).
  89. « Londres : Marzouki et Ghannouchi reçoivent le prix Chatham House », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  90. « Le Directeur général remet la Médaille d’or de l’ISESCO au Président tunisien », sur archive.isesco.org.ma, (consulté le 30 janvier 2018).
  91. (en) Ayman Mohyeldin, « Moncef Marzouki », sur time100.time.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  92. « Tunisie : Marzouki au Top 100 des personnalités les plus influentes au monde, établi par le magazine US Time », sur leconomistemaghrebin.com, (consulté le 2 février 2018).
  93. « Tunisie : Marzouki docteur honoris causa de l'université de Tsukuba », sur espacemanager.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  94. « Tunisie - France : Marzouki offre un dîner en l’honneur de son homologue français », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  95. « Le chef de l’État décore le roi du Maroc du grand cordon spécial de la République », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  96. « Tunisie - Moncef Marzouki décoré par Théodore II », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  97. « Fin de la visite du président tunisien, Dr Mohamed Moncef Marzouki : coopération bilatérale redynamisée », sur tamtaminfo.com, (consulté le 31 janvier 2018).
  98. « Le Prix annuel d’El Qods 2015, attribué à Moncef Marzouki », sur tuniscope.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  99. Abdelhamid Ferchichi, « Moncef Marzouki reçoit le Prix de la Paix de la Fondation italienne Ducci », sur africanmanager.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  100. « Six Tunisiens parmi les 122 leaders d'opinion arabes, selon Global Influence », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 30 janvier 2018).
  101. Paul Baquiast et Emmanuel Dupuy [sous la dir. de], L'idée républicaine dans le monde, éd. L'Harmattan, Paris, 2007.
  102. « Dictateurs en sursis : une voie démocratique pour le monde arabe », sur leaders.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  103. Perrine Massy, « Moncef Marzouki financera sa campagne électorale en vendant son nouveau livre », sur webdo.tn, (consulté le 30 janvier 2018).
  104. « Un roman de science-fiction pour Moncef Marzouki », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 janvier 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :