Astron (satellite)

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Astron

Caractéristiques
Organisation Union soviétique
Domaine Genèse des étoiles et nébuleuses
Statut désactivé
Masse 3500 kg
Lancement 23 mars 1983
Fin de mission juin 1989
Orbite Orbite haute
Périgée 12 254 km
Apogée 191 944 km
Période 98 heures
Inclinaison 51,5°
Télescope
Diamètre 80 cm
Longueur d'onde Visible, ultraviolet, rayons X
Index NSSDC 1983-020A
Principaux instruments
x photomètre (associé au télescope)
SKR-02M spectromètre(rayons X)

Astron est un télescope spatial soviétique fonctionnant dans l'ultraviolet placé en orbite le 23 mars 1983 par un lanceur Proton. Le satellite durant toute sa durée de vie (6 ans) est resté le plus gros télescope ultraviolet en orbite.

Historique[modifier | modifier le code]

Le télescope Astron est construit par la société Lavotchkine. Les contributeurs scientifiques sont issus de l'Observatoire d'astrophysique de Crimée avec une participation de l'Observatoire de Marseille en France. Le télescope est placé en orbite par le 23 mars 1983 par un lanceur Proton et commence ses observations le 3 avril. La durée de sa mission primaire est de un an mais il fonctionne durant 6 ans jusqu'en juin 1989[1].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Le satellite d'une masse de 3,25 tonnes est long et emporte comme instrument principal un télescope ultraviolet doté d'un tube de 5 mètre de long avec une optique de 80 cm de diamètre. Le photomètre recueillant l'image couvre le spectre ultraviolet allant de 1100 à 3500 A. Le satellite embarque en instrument secondaire un spectromètre pour analyser le rayonnement X mou (2 à 25 keV) doté d'un détecteur d'une superficie de 1780 cm² et d'un champ optique de 3°. Le satellite utilise la plateforme des sondes spatiale Venera[2].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le satellite circule sur une orbite fortement elliptique de 4 jours (200 000 km × 2 000 km pour une inclinaison de 51,5°), a permis d'effectuer des observations de spectres d'étoiles et de galaxies dans l'ultraviolet sans être perturbé par l'influence des ceintures de radiations de la Terre et le rayonnement Lyman-alpha de la geocorona[3].

Résultats scientifiques[modifier | modifier le code]

Le télescope a fourni le spectre ultraviolet d'une centaines d'étoiles différentes et d'une trentaine de galaxies, nébuleuses et régions éloignées de notre galaxies. Le satellite a permis en particulier d'étudier les phénomènes transitoires à l'origine de la formation des étoiles ainsi que le processus d'accrétion des matériaux des géantes rouges par les étoiles à neutrons. Astron a notamment observé la coma de la comète de Halley en 1986, la supernova apparue fin février 1987 dans le Grand Nuage de Magellan, l'étoile symbiotique de la constellation d'Andromède et la source de rayons X Hercules X-1.

Schéma du télescope spatial.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Observatories > Astron », sur NASA - HEASARC (consulté le 3 juillet 2014)
  2. (en) « Astron >Expériments », sur NASA ; NSSDC Master catalog (consulté le 3 juillet 2014)
  3. (ru) « Crimean Astrophysical Observatory » (consulté le 23 août 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]