Asnelles

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Asnelles
Asnelles
La mairie.
Blason de Asnelles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Intercommunalité Communauté de communes Seulles Terre et Mer
Maire
Mandat
Alain Scribe
2020-2026
Code postal 14960
Code commune 14022
Démographie
Gentilé Asnellois
Population
municipale
591 hab. (2018 en augmentation de 0,68 % par rapport à 2013)
Densité 235 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 18″ nord, 0° 34′ 58″ ouest
Altitude Min. 1 m
Max. 21 m
Superficie 2,52 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Courseulles-sur-Mer
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.asnelles.fr

Asnelles est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 591 habitants[Note 1] nommés Asnellois.

La commune est une station balnéaire et sa plage a hébergé à l'été 1944 une partie du port artificiel d'Arromanches après le débarquement de Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 3,5 kilomètres à l'est d'Arromanches-les-Bains et à environ 27 kilomètres au nord-ouest du centre de Caen. Elle se situe en bord de mer. Au large, on aperçoit le rocher du Calvados.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en loi littoral, catégorie Mer pour le motif de : Commune riveraine de la mer ou d'un océan.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 690 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Port-en-Bessin », sur la commune de Port-en-Bessin-Huppain, mise en service en 1984[9] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,1 °C et la hauteur de précipitations de 763,5 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Caen-Carpiquet », sur la commune de Carpiquet, mise en service en 1945 et à 20 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 10,9 °C pour la période 1971-2000[13] à 11,2 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Asnelles est une commune rurale[Note 6],[16]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[17],[18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].

La commune, bordée par la baie de Seine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[21]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[22],[23].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,5 %), zones urbanisées (30,9 %), zones humides côtières (2,6 %), zones humides intérieures (0,1 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 855 (dont 72,5 % de maisons et 5,9 % d’appartements).

Parmi ces logements, 34 % étaient des résidences principales, 64 % des résidences secondaires et 2 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 72,9 %[26].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Anerias en 1063, Asnelae au XIVe siècle[27].

L'étymologie renvoie à un marché aux ânes qui se tenait, autrefois, dans le champ, devant l'église[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument du débarquement.

La tradition rapporte que Guillaume le Conquérant, pour échapper à ses poursuivants, après s’être réfugié chez le baron Hubert de Ryes, aurait regagné son château ducal en empruntant des petits chemins creux, dont celui qui porte aujourd’hui le nom de “ Sente au Bâtard“. Cette sente qui part du calvaire et qui franchit la Gronde, contourne une partie du village et permet de découvrir anciennes fermes et vieilles maisons construites en pierre de Creully.

Le nom d’Asnelles (du latin asinellas, “petites ânesses”) apparaît pour la première fois dans un acte officiel de la fin du XIIe siècle, au moment où commencent les travaux de l’église primitive dédiée à saint Martin. À cette époque, un marché aux ânes se tenait dans le champ situé en face de l’église, près de la place publique, le “planître”. Le littoral était alors occupé par un vaste marécage qui engendrait souvent des fièvres : les habitants allaient implorer la protection de sainte Honorine dans une petite chapelle construite sur les ruines d’une villa gallo-romaine, qui se situerait non loin du nouveau cimetière.

Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, il existait, à l’embouchure de la Gronde, un petit havre, le port des Heurtault, accueillant chaque année près de 2000 bateaux qui faisaient du cabotage. Il fut comblé par une tempête, si bien que le tribunal de l’Amirauté créé en 1554 à Asnelles, fut transféré à Bayeux. Pendant le XVIIIe siècle, Asnelles fut le siège d’une capitainerie : une milice côtière était chargée de surveiller la mer et de signaler toute approche de navire anglais.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

C’est au milieu du XIXe siècle que le village va connaître de grands changements. Sous l’impulsion du maire, le docteur Théodore Labbey, d’importants travaux sont entrepris, notamment l’assèchement du marais, la construction d’une digue et de nombreuses villas, dont quelques-unes demeurent aujourd’hui. Asnelles devient « Asnelles-la-Belle-Plage », qualificatif donné par les nombreux baigneurs fréquentant la station qui prend, selon les journaux de l’époque, des allures de “petit Trouville”, avec son casino, ses hôtels très confortables. La station balnéaire est desservie de 1899 à 1932 par les Chemins de fer du Calvados. La construction d’un préventorium destiné aux enfants dont l’un des parents travaille à la Société nationale des chemins de fer français, est imposée à la commune en 1926 : jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, il va accueillir plus de 1500 garçons et filles.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'occupation[modifier | modifier le code]

Les premières troupes allemandes arrivent à Asnelles à la mi-juin 1940. Leur objectif est de construire le mur de l'Atlantique et plus précisément le blockhaus Wn 37 équipé d'un canon de 88 mm et deux tobrouks pour mitrailleuses. Les Pionniers auront aussi pour mission de creuser une tranchée antichar de 5m x 3m en forme d'accent circonflexe, dont l'objectif est d'empêcher la progression de chars en provenance de la plage.

Ils seront rapidement rejoints par les troupes de la 716e division d'infanterie et le 726e régiment de Grenadiers qui vont systématiquement détruire de nombreuses maisons et villas en bordure de digue.

Les Asnellois doivent déclarer et remettre leurs appareils photos et caméras aux troupes occupantes pour éviter que les alliés puissent réaliser des plans des défenses côtières allemandes.

La zone est interdite aux civils et seul quelques Asnellois sont autorisés à circuler en échange de services rendus aux troupes d'occupation (nettoyage du linge...).

Le débarquement[modifier | modifier le code]

Le , les soldats britanniques débarquent à Asnelles : la 231e brigade d’infanterie est commandée par le général sir Alexander Stanier. Le régiment du Dorset, qui touche terre à 7 h 25, est le premier régiment britannique à avoir foulé le sol de Normandie. Il est suivi des régiments du Devon et du Hampshire, ainsi que du 47e Commando des Royal Marines. Le village est libéré dans l’après-midi au prix de lourdes pertes dues notamment à un canon de 88 mm qui prenait en enfilade toute la plage, du côté est.

Maurice Schumann[modifier | modifier le code]

Le porte-parole du général de Gaulle, l’une des « voix de la France » sur Radio Londres, Maurice Schumann, va également débarquer à Asnelles dès le 6 juin. Son objectif était de préparer l'arrivée du général pour la libération de Bayeux. Il est accueilli par André Berthaud[29], un habitant d'Asnelles dont le jardin jouxte la plage[30].

André Berthaud, qui avait eû l'autorisation de circuler dans la zone interdite pendant l'occupation -en contrepartie du nettoyage des chemises des officiers allemands- a pu ainsi indiquer aux britanniques les zones qui étaient minées à Asnelles. Maurice Shuman raconte dans une interview au journal Nord-Eclair le l'intervention du normand dans leur progression:

« Nous avons atteint notre objectif, c'est à dire le sanatorium d'Asnelles plus tôt qu'il n'était prévu à cause de circonstances cocasses. Nous nous trouvions devant un champ de mines, ou du moins devant un champ à l'orée duquel se trouvait une pancarte : Achtung, minen. Et soudain, nous avons vu trois hommes, en civil bien entendu - l'un d'eux(...) portant un casque français de la Première Guerre Mondiale traversant ce champ de mines pour venir vers nous. L'homme au casque nous expliqua qu'il n'y avait pas de mines à cet emplacement, que Rommel avait passé quelques semaines auparavant une inspection et que, rien n'étant prêt, les officiers inspectés avaient délimité des champs de mines virtuels en omettant de préciser que les mines n'étaient pas encore là. Nous avons suivi jusqu'à l'entrée du sanatorium les guides bénévoles qui furent pour moi les premiers Français du matin de la Libération. »

Maurice Schumann écrira le 9 mars 1984 sur le Livre d'or du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres[31]:

« Il y a sur le territoire de la petite commune d'Asnelles un morceau de glèbe qui m'est cher entre tous. C'est en le touchant et en respirant son odeur que, le matin du 6 juin 1944, j'ai retrouvé la terre natale. »

Il repose aujourd’hui dans le cimetière voisin du calvaire. Il a légué sa bibliothèque personnelle à la mairie d'Asnelles qui en gère l'accès aux historiens chercheurs sur demande.

Le port artificiel[modifier | modifier le code]
Deux femmes du ATS visitent Asnelles quelques jours après le D Day. Collection: Mikaël Berthaud

Dès le lendemain du débarquement commence la construction du port artificiel d'Arromanches, dont Asnelles constitue la partie orientale, la jetée constituée de caissons Phoenix fermant le port à l'est partait de la plage de la commune. Le village se relève lentement des opérations du D Day : de nombreuses villas ont été très endommagées, voire anéanties ; la digue, ainsi que les cales, ont beaucoup souffert ; une grande partie de la voirie doit être refaite[31]. Mais aucune victime civile n’a été à déplorer.

Il a été évoqué par la suite que le village d'Asnelles avait été choisi par les alliés pour y effectuer leur débarquement afin de préserver Arromanches et d'éviter ainsi de devoir construire le port artificiel dans un village détruit et donc impraticable.

Asnelles aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, l’activité d’Asnelles est essentiellement touristique avec ses nombreuses résidences secondaires, son camping, son parc résidentiel de loisirs, ses gîtes et ses maisons familiales, un supermarché.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
11/12/1919[32] 17/05/1929 Joseph Adrien Michel-Dansac   Médecin
17/05/1929[33] 17/05/1945 Maurice Mosmier    
17/05/1945[34] 08/05/1953 Marcel Sebire    
08/05/1953[35] 06/1957 André Anselme    
25/07/1957[36] 25/03/1977 Antoinette d'Anselme    
25/03/1977[37]   Michel Roudil    
? mars 2001 Emmanuel Deneffle    
mars 2001 avril 2014 Jean-Pierre Malo SE Ingénieur chimiste
avril 2014[38] En cours Alain Scribe SE Consultant marketing retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[38].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[40].

En 2018, la commune comptait 591 habitants[Note 7], en augmentation de 0,68 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
407358400408423426450448416
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410394407414438375361354375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
407365329287243337471323334
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
303267284334478571589576602
2018 - - - - - - - -
591--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête de la Mer a lieu le 15 août, tous les deux ans les années paires.

Économie[modifier | modifier le code]

Asnelles est une station balnéaire. La commune possède une belle plage de sable fin et dispose d'un club de chars à voile. Asnelles se situe sur le circuit des plages du Débarquement. Un chemin pédestre « la Sente au Bâtard » est nommé en souvenir de Guillaume le Conquérant.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 296 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 19 088 [26].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total d’emploi au lieu de travail était de 155.

Le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 73,7 % contre un taux de chômage de 11,9 %[26].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de soixante-deux dont six dans l’agriculture-sylviculture-pêche, trois dans l'industrie, six dans la construction, quarante-trois dans le commerce-transports-services divers et quatre étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, une entreprise a été créée par un auto-entrepreneur[26].

Créé en 1904 par Charles Bansard[43], le sablé d'Asnelles est une spécialité de la commune. La production est de trente tonnes par an en 2021[43].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Asnelles : ancienne demeure édifiée entre 1840 et 1865 sur l'emplacement d'une maison de pêcheurs pour le maire Théodore Labbey , docteur en médecine, promoteur de la station balnéaire de la commune. Il est ensuite racheté par le maire d'Asnelles, Louis Barrault, qui fait rebâtir la demeure en conservant les armes qu'avait fait sculpter Théodore Labbey. La façade principale du corps de logis est ordonnancée en briques et pierres et l'avant-corps en pierre de taille. La façade nord est asymétrique à travées, en brique et pierre, la façade ouest en pierre de taille est également asymétrique à travées et comporte un avant-corps en brique et pierre. Enfin, la façade sud est asymétrique à travées, en brique et pierre, avec une tourelle en pierre de taille. Quant au parc, il a depuis été grandement réduit, d'autant que des bâtiments annexes servant de colonie de vacances pour la SNCF ont été ajoutés.
  • Caissons Phoenix (au large), ayant servi pour la constitution des digues et jetées du port artificiel après le débarquement dans la mer et blockhaus sur la côte.
  • Batterie d'Asnelles, inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 10 novembre 1992[44].
  • La grange aux Dîmes.
  • L'église Saint-Martin (XIIe siècle, remaniée).
  • La sente au Bâtard (Guillaume le Conquérant y est passé selon la légende).
  • La biscuiterie qui prépare les fameux « sablés d'Asnelles ».
  • La Gronde, ruisseau-fleuve côtier.
  • Plage de varech.
  • Lavoir rue du Débarquement qui fait l'objet d'un recensement à l'Inventaire général du patrimoine culturel[45].
  • Pont en pierre sur la Gronde, rue Paul-Hélaine, daté de 1846 qui fait l'objet d'un recensement à l'Inventaire général du patrimoine culturel[46].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Schumann (1911-1998), compagnon de la Libération, homme politique et journaliste, est enterré au nouveau cimetière municipal d'Asnelles.
  • Théodore Labbey (1804-1873), maire d'Asnelles sous le Second Empire, et auteur du premier livre consacré à l'histoire de la commune, Asnelles, tableaux et souvenirs, 1865, est enterré dans l'ancien cimetière.
  • Chigouesnel, magistrat, auteur de la monumentale Nouvelle Histoire de Bayeux, 1867, est enterré dans l'ancien cimetière.
  • Paul Fouquet (1876-1920 à Asnelles), syndicaliste enseignant.
  • Charles Hargrove (1922-2014), journaliste, qui débarqua à Asnelles le 6 juin 1944, a été fait citoyen d'honneur de la commune et a inauguré le 6 juin 2014 la digue piétonne qui porte désormais son nom. Il est enterré à Asnelles.
  • Kenneth Pritchard (1924 - 2016), qui débarqua à Asnelles le 6 juin 1944 dans le Royal Army Service Corps. Nommé Citoyen d'Honneur d'Asnelles, il est enterré dans le cimetière de la commune.
  • Gérard Pouchain (1943), professeur agrégé des Lettres, docteur ès Lettres, chercheur associé à l'université de Rouen, et professeur associé à l'université de Chaoxing (Chine), biographe de Juliette Drouet, auteur d'une cinquantaine d'ouvrages sur Victor Hugo et le XIXe siècle, auteur d'une quinzaine d'ouvrages sur Asnelles, adjoint au maire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'aSnelles

Les armes de la commune d'Asnelles se blasonnent ainsi :
D'azur à la barque de gueules, habillée d'argent, mouvant du flanc dextre et voguant sur une mer agitée de sinople, accompagnée en chef à dextre d'une étoile d'or rayonnante vers la pointe[47].


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Labbey (Théodore), Asnelles, tableaux et souvenirs, Typographie Saint-Ange Duvant, Bayeux, 1865.
  • Chanterenne (H. de), Analyse d’anciens registres paroissiaux - Asnelles-sur-mer, Meuvaines, Henri Delesques, Caen, 1912.
  • Pouchain (Gérard), Asnelles et son histoire, photographies de Pierre Touraine, Imprimerie La Renaissance du Bessin, Bayeux, 1973.
  • Pouchain (Gérard), Asnelles-la-Belle-Plage en cartes postales, Imprimerie Lebrun, Caen, 1979.
  • Pouchain (Gérard), Asnelles-sur-Mer, préface d'Alain Garnavault et Gilbert Rameaux, photographies de Pierre Touraine, La Renaissance du Bessin, Bayeux, 1990.
  • Ducouret (Bernard), Villas d’Arromanches-les-Bains, Asnelles, Tracy-sur-Mer, Ver-sur-Mer, Itinéraires du patrimoine, 1993.
  • Pouchain (Gérard), Asnelles-la-Belle-Plage et ses environs, préface de Frédéric Gavard, Éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, 1997.
  • Le Bessin, églises au cœur, “Saint-Martin d’Asnelles”, A.D.T.L.B., 1997.
  • Pouchain (Gérard), L’église Saint-Martin d’Asnelles, préface de Monseigneur Pierre Pican, évêque de Bayeux et Lisieux, Éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, 1999.
  • Pouchain (Gérard), Bains de mer et thermalisme en Normandie, “Naissance des bains de mer à Asnelles”, Actes du XXXVIe congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, Annales de Normandie, Caen, 2002.
  • Saunders (Tim), Gold beach - Jig, Jig sector and west - June 1944, Leo Cooper, 2002.
  • Pouchain (Gérard), Cent cartes postales d’Asnelles à la Belle Époque, Éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, 2003.
  • Hargrove (Charles), Asnelles, 6 juin 1944, préface de l’amiral Brac de La Perrière, Collection Histoires normandes, Esther Flon Éditions, Lisieux, 2004.
  • Benamou (Jean-Pierre), Gold beach, Collection Memory 1944, OREP Éditions, 2004.
  • Trew (Simon), Gold beach, Sutton publishing, 2004.
  • Cormier (Antoine) et Vermont (Bertrand), C’était comme une ville sur la mer, Les Sablés d’Asnelles, Les Tourelles, 2004.
  • Meigh (Harry J), Mes souvenirs de la campagne de Normandie, juin 1944, (s.n.), (s.d.).
  • Pouchain (Gérard), Asnelles à travers la presse (1808-1873), 2005; Asnelles à travers la presse (1874-1892), 2006; Asnelles à travers la presse (1893-1901), 2007, La Renaissance du Bessin, Bayeux, Asnelles à travers la presse (1902-1921), 2008; Asnelles à travers la presse (1922-1937), 2009; Asnelles à travers la presse (1938-1957), Diamen, Bayeux.
  • Pouchain (Gérard), Asnelles la Belle Plage (1894-1896), photographies de Philibert Bonvillain, Diamen, Bayeux, 2008.
  • Pouchain (Gérard), Le Marcia C. Day, [Les Tamaris, Les Tourelles, Les Sablés d’Asnelles], Diamen, Bayeux, 2008.
  • Pouchain (Gérard), 6 juin 1944, Asnelles - Le Hamel, [Les Tamaris, Les Tourelles, Les Sablés d'Asnelles], Diamen, Bayeux, 2010.
  • Pouchain (Gérard), Maurice Schumann - Asnelles et Bayeux, terres de Liberté et de Fidélité (6 juin 1944-13 février 1998), 2011, Diamen, Bayeux.
  • Pouchain (Gérard), Les préventoriums d'Asnelles, Imprimerie moderne bayeusaine, février 2014.
  • Le Trait d’union [journal paroissial], 1932-1937 et 1948-1958.
  • La Belle Plage [journal de l’école], 1949-1964.
  • Asnelles Informations [journal municipal], 1983-1993.
  • Asnelles Infos [journal municipal], 1995-2000.
  • Asnelles Nouvelles [journal municipal], depuis 2001.
  • La Renaissance Le Bessin - Côte de Nacre, “ Asnelles à la loupe”, 2 août 2005.
  • Ducouret (Bernard) et Perrein (Christian), Inventaire topographique d’Asnelles, Base Mérimée (site du Ministère de la Culture), 1990.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[48].
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