Wilhelm Grœner

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Wilhelm Grœner
Image illustrative de l'article Wilhelm Grœner
Fonctions
Ministre des transports
25 juin 192012 août 1923
Président Paul von Hindenburg
Gouvernement Konstantin Fehrenbach
Joseph Wirth
Wilhelm Cuno
Prédécesseur Gustav Bauer
Successeur Rudolf Oeser
Ministre de la défense
28 janvier 192830 mai 1932
Gouvernement Wilhelm Marx
Hermann Müller
Heinrich Brüning
Prédécesseur Otto Geßler
Successeur Kurt von Schleicher
Ministre de l'intérieur
9 octobre 193130 mai 1932
Gouvernement Heinrich Brüning
Prédécesseur Joseph Wirth
Successeur Wilhelm von Gayl
Biographie
Date de naissance 22 novembre 1867
Lieu de naissance Ludwigsbourg (Empire allemand)
Date de décès 3 mai 1939 (à 71 ans)
Lieu de décès Potsdam (Allemagne)
Nationalité Flag of Germany.svg Allemand
Parti politique indépendant
Profession Militaire

Wilhelm Grœner

Wilhelm Grœner est un militaire et homme d'État allemand, né le 22 novembre 1867 à Ludwigsbourg et décédé le 3 mai 1939 à Potsdam.

Première carrière[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un officier payeur d'un régiment du Wurtemberg. Le jeune homme intègre l'armée wurtembourgeoise en 1884 et l'académie de guerre de Prusse de 1893 à 1897 pour en sortir sous-lieutenant et de passer par le quartier-général en 1899. Il est placé, pour les dix-sept années suivantes à la section ferroviaire du grand état-major général, pour finir par en prendre la tête en 1912.

En novembre 1916, Grœner devint chargé de l'effort de guerre au ministère de la Guerre de Prusse. En août 1917, il prit la tête de l'état-major d'un groupe d'armées en Ukraine et après le départ de Ludendorff le 29 octobre 1918, il le remplaça comme quartier-maitre général de l'OHL.

La pression des Alliés se renforce et la situation militaire, politique et sociale font que la révolution, en Allemagne, menace. Le maréchal Hindenburg et lui vont annoncer à l'empereur Guillaume II qu'il lui faut abdiquer car il a perdu la confiance de l'armée ; ce qu'il finit par faire le 9 novembre 1918. Sa participation efficace à l'effort de guerre allemand lors de la Première Guerre mondiale avec des qualités d'organisateur lui permit d'obtenir le grade de général et d'être chef d'état-major.

République de Weimar[modifier | modifier le code]

Lorsque les spartakistes créèrent une république des soviets à Berlin et que Friedrich Ebert fut nommé chancelier, il entra en contact avec lui qu'il avait connu lors de son passage au ministère de la guerre de Prusse; la République de Weimar étant proclamée, ils conclurent le pacte Ebert-Grœner qui resta secret de nombreuses années. Ce pacte engage l'armée, dont il est le numéro deux, dans le soutien de la jeune république, ce qui lui vaudra le ressentiment d'une partie du corps des officiers qui soutenait la monarchie.
En septembre 1919, pour protester contre le licenciement d'une grande partie de l'armée, il se retire et dirige le ministère des transports de 1919 à 1923.
Il succède à Otto Gessler comme ministre de la défense, poste qu'il occupe de 1928 à 1930.
Il cumula son poste avec celui de ministre de l'intérieur à partir de 1931.
Il mit en place une politique hostile aux S.A; lorsqu'il soutint cette opinion au Reichstag, il fut pris à partie par Goering : tentant de se justifier en prenant la parole en personne, il fut malmené par les élus nazis et sa santé défaillante (il souffrait de diabète et avait 65 ans) ne lui permit pas de faire efficacement front. Affaibli physiquement et politiquement, il se réfugia chez Kurt von Schleicher qui lui conseilla de démissionner. Il en appela alors au président Hindenburg qui lui dit qu'il ne pouvait intervenir. Ce désaveu, l'humiliation et sa santé firent qu'il ne réapparut pas sur la scène politique après sa démission le 30 mai 1932.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Wilhelm Grœner et sa femme.

Marié deux fois, il eut avec Hélène Geyer (1864-1926) deux filles, Dorothée Grœner-Geyer et Ruth Naeher-Glück.