Saint-Imier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Imier
Blason de Saint-Imier
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Berne
Arrondissement Jura bernois
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Les Pontins, Mont-Soleil, Le Cerneux-Veusil
Communes limitrophes :
Sonvilier,Villeret, Muriaux, Le Noirmont, Les Bois, Val-de-Ruz)
Maire Stéphane Boillat
Code postal 2610
N° OFS 0443
Démographie
Gentilé Imériens
Population 4 771 hab. (31 décembre 2010)
Densité 228 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 10″ N 7° 00′ 00″ E / 47.152786, 7.000018 ()47° 09′ 10″ Nord 7° 00′ 00″ Est / 47.152786, 7.000018 ()  
Altitude 820 m
Superficie 2 089 ha = 20,89 km2
Divers
Langue Français
Localisation

Géolocalisation sur la carte : canton de Berne

Voir sur la carte administrative du Canton de Berne
City locator 14.svg
Saint-Imier

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Saint-Imier

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Saint-Imier
Liens
Site web www.saint-imier.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Saint-Imier est une commune suisse du canton de Berne, située dans l'arrondissement administratif du Jura bernois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Imier se trouve à 15 km à vol d’oiseau de La Chaux-de-Fonds. Il a donné son nom au vallon de Saint-Imier (région appelée jadis Erguel), irrigué par la Suze, descendant vers les Gorges du Taubenloch, près de Rondchâtel.

Le point culminant se situe à 1490 m, à la Corne, sur le flanc du Chasseral. Sur la Montagne du Droit, le territoire communal s’élève à 1289 m, à Mont-Soleil. De Mont-Soleil, le territoire communal descend en direction de la Chaux-d’Abel, qui fait partie géographiquement des Franches-Montagnes.

Sur la pente sud de Mont-Soleil se trouve le creux de Champ Meusel dont on attribue parfois la forme particulière à l’impact d’une météorite. Il s'agit en fait d'une double formation géologique qui rompt l'apparence uniforme du massif de Mont-Soleil, au nord du Vallon de Saint-Imier. La partie supérieure, Les Chenevières, est un cirque aux parois rocheuses raides. La partie inférieure, dans la forêt, est une cuvette fermée par un rempart (vallum). Cette forme fait penser à un cratère de météorite, mais différentes forces sont en fait à l’origine de ce phénomène: une prédisposition tectonique, la glaciation, l’érosion karstique, la présence d’une source et d’une rivière. Des hémicycles comparables existent par exemple au Creux du Van NE, au-dessus de Grandval BE et de Bettlach SO.

En direction du sud-ouest, une route conduit au col des Pontins après avoir franchi la Suze.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Saint-Imier remonte à 884, sur une charte de l'Empereur Charles-Le-Gros qui confirme à l'abbaye de Moutier-Grandval certaines donations dont la cella Sancti Hymeri. La cité fut fondée par l'ermite Imier, originaire de Lugnez (Ajoie) et probablement mort vers 610, qui y fit édifier un oratoire dédié à saint Martin de Tours.

L'oratoire a dû faire place à une chapelle en l'an 992, puis à une église en 1146. En 1228, le cartulaire de l'Evêché de Lausanne, dont dépendait la paroisse de Saint-Imier, mentionne deux églises à Saint-Imier : l'église paroissiale de Saint-Martin et la collégiale, imposant édifice considéré comme église de pèlerinage jusqu'à la Réforme.

Durant le XIXe siècle, le village prend sa forme actuelle. De nombreux bâtiments datent de cette époque.

La nef de l'église Saint-Martin fut détruite en 1828. Par contre, l'ancien clocher appelé aussi Tour Saint-Martin de la reine Berthe ou tout simplement Vieille Tour, n'a pas été démoli et fut restauré pour la dernière fois de 1969 à 1971.

Après le Congrès de La Haye qui voit la rupture entre partisans du Conseil Général et partisans de l'autonomie des fédérations au sein de la Première Internationale, le Congrès de Saint-Imier (15 et 16 septembre 1872) décide la fondation de l'Internationale anti-autoritaire de tendance anarchiste.

Instances politiques[modifier | modifier le code]

Le pouvoir législatif est appelé conseil de ville (auparavant conseil général). Le Conseil général de Saint-Imier a siégé pour la première fois le 30 janvier 1887 et était alors formé de 31 membres. Le premier président fut l’industriel Ernest Francillon.

Le pouvoir exécutif s'appelle le conseil municipal. Il est constitué de 7 membres (dont le maire), chacun étant chef d'un département ou dicastère. Ils sont élus par le corps électoral (habitants de Saint-Imier de nationalité suisse) par votation, pour une durée de 4 ans.

Écoles[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Ski, sur les pentes nord du Chasseral, téléski des Bugnenets-Savagnières
  • Le Mont-Soleil
  • Le Mont Crosin avec ses éoliennes et sa centrale solaire

Économie[modifier | modifier le code]

Journal[modifier | modifier le code]

Le Jura Bernois a été le plus petit quotidien de Suisse.

Culture[modifier | modifier le code]

Costume d'Erguel / St. Imier.
  • Centre de culture et de loisirs (CCL).
  • Ensemble vocal d'Erguël dont le répertoire est consacré à la musique sacrée.
  • Espace Noir, centre culturel.
  • Musée de Saint-Imier, consacré à la nature et à la culture locale.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Curiosités[modifier | modifier le code]

  • Ancienne collégiale, édifiée aux XIe-XIIe siècles. La partie supérieure du clocher-porche date des XIXe-XXe siècles. Restaurations en 1927-1930 et 1985. Basilique à trois nefs séparées par des piliers, avec absides. Au-dessus du porche, ancienne chapelle Saint-Michel.
  • Tour Saint-Martin : au-dessous de la route cantonale, vestige d'une église paroissiale qui remonte au haut Moyen Âge (fouilles archéologiques en 1986). C'est le plus ancien édifice de Saint-Imier. Sa partie supérieure porte une horloge à laquelle il est fait allusion pour la première fois au XVIIe siècle. Le sanctuaire, utilisé comme baptistère après la Réforme, a subi plusieurs transformations, accueillant les troupes françaises du généralOudinot en 1806, puis servant de salpêtrière aux soldats de Napoléon Ier. Il a été démoli au XIXe siècle pour permettre la construction des dépendances de l'Hôtel de ville, puis d'une minoterie. La Vielle Tour, qui appartient à la paroisse réformée, a été restaurée en 1971.
  • Église catholique-romaine : basilique néo-gothique de 1862-1866 : vitraux de 1942-1944 d'après des cartons d'Albin Schweri représentant des saints suisses, notamment jurassiens. Chemin de Croix (1963) de Georges Schneider. Crucifix 1er quart XVIe siècle ; selon la tradition, il aurait été sauvé de la collégiale pendant l'iconoclastie de la Réforme. La tour ne fut achevée qu'en 1913, avec la construction du beffroi et de la flèche. L'église a été restaurée à trois reprises, en 1953, 1980 et 2007.
  • Église catholique-chrétienne, édifiée en 1912. Son architecture est influencée par le Jugendstil. Elle ne comprend qu'une nef sans bas-côtés et une abside. L'édifice a été complètement rénové en 1976.
  • Hôpital, ancien bâtiment principal construit en 1934 à l'ouest de la localité par Otto Salvisberg et Hans Brechbühler.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)

Photos, Collégiale[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Sur les autres projets Wikimedia :