Corgémont

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Corgémont
Blason de Corgémont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Berne
Arrondissement Jura bernois
communes limitrophes
(voir carte)
Tramelan, Mont-Tramelan, Cortébert, Nods, Orvin, Sonceboz-Sombeval, Tavannes
Maire Etienne Klopfenstein (UDC)
Code postal 2606
N° OFS 0431
Démographie
Gentilé Curgismondains
Population 1 548 hab. (31 décembre 2010)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 45″ N 7° 08′ 40″ E / 47.195837, 7.144455 ()47° 11′ 45″ Nord 7° 08′ 40″ Est / 47.195837, 7.144455 ()  
Altitude 663 m
Superficie 1 761 ha = 17,61 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Corgémont
Liens
Site web www.corgemont.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Corgémont est une commune suisse du canton de Berne, située dans l'arrondissement administratif du Jura bernois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Corgémont se situe dans le Vallon de Saint-Imier, à 10 km à vol d’oiseau de Bienne. À Corgémont, la Suze reçoit en renfort les eaux du Bez. La commune culmine à 1126 mètres sur la Montagne du Droit et à 1325 mètres sur la chaîne de Chasseral.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite du village apparaît sous le nom de nom Curisgimund. Par la suite, on rencontre les noms de Corjamont (1178), Cortgemund (1181), Corteimont (1228) et Coriemont (1326). Le nom se réfère probablement à « la cour d'un Gismund ou d'un Giamond ».

De 1797 à 1815, Corgémont a fait partie de la France, au sein du département du Mont-Terrible, puis, à partir de 1800, du département du Haut-Rhin, auquel le département du Mont-Terrible fut rattaché. Par décision du congrès de Vienne, le territoire de l’ancien évêché de Bâle fut attribué au canton de Berne, en 1815.

Liaisons[modifier | modifier le code]

La commune est bien reliée au réseau de routes principales et secondaires. On atteint Bienne en 15 minutes environ, grâce à l'Autoroute A16 (jonction de Sonceboz Sud). Les routes secondaires permettent la liaison vers Tramelan et les Prés d'Orvin. Depuis 1874, le village est desservi par la ligne Bienne – La Chaux-de-Fonds ; la nouvelle gare CFF a été inaugurée au printemps 2006.

Industrie[modifier | modifier le code]

Swiss Timing, chronomètreur officiel de Swatch Group est installé dans la commune et y emploie de nombreuses personnes.

Développement[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, plusieurs quartiers se sont construits, ainsi qu'une nouvelle école primaire, inaugurée au mois de mai 2007. La place de la gare a été totalement réaménagée entre 2004 et 2006. La route principale a été elle aussi totalement refaite, ainsi que le réseau principal de canalisations.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Nés au village :

Curiosités[modifier | modifier le code]

La maison Morel, en bordure de la voie ferrée, est l'un des joyaux de Corgémont. Construite en 1728, sans doute pour Jacques Morel, elle a été l'habitation du doyen Charles-Ferdinand Morel. C'est une maison cossue, typique de l'aristocratie terrienne. Elle se hausse sur deux niveaux et comprend sept fenêtres sous un toit à croupes faîtières. La mémoire du doyen Morel est encore présente le long de la route cantonale, où figure un buste en bronze réalisé en 1865 par Raphaël Christen.

Juste à côté de ce buste se situe une ferme bâtie en 1813, comprenant une façade de huit fenêtres, un large pan rabattu au-dessus du pignon, des pare-vents latéraux et une porte digne d'intérêt. Il s'agit de la maison natale du poète Werner Renfer (1898-1936), ce qu'indique une inscription commémorative.

L’église réformée (Saint-Valier) aménagée en 1766, à l'emplacement d'un édifice antérieur, ainsi que diverses fermes des XVIIe et XVIIIe siècles. Les vitraux dans l'église réformée, représentant des scènes bibliques et des métaphores de la vie et de la mort.

Au sud de la voie ferrée se situe l'ancien village, perpendiculaire à la vallée. Toutes les fermes sont orientées dans le même sens, la plupart des façades côté pignon ayant été modifiées au cours du XIXe siècle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Roland Sermet, Regards sur le passé de Corgémont, 1994

Langues[modifier | modifier le code]

En 1860, Corgémont était germanophone. Puis cette commune a changé plusieurs fois de « région linguistique ». Depuis 1888, la commune est francophone[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/regionen/11/geo/analyse_regionen/02.parsys.0010.downloadList.00101.DownloadFile.tmp/11regling18602000020405fr.xls