District des Franches-Montagnes

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District des Franches-Montagnes
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Jura
Chef-lieu Saignelégier
Communes 13
N° OFS 2602
Démographie
Population 10 141 hab. (2013[1])
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 00″ N 6° 59′ 00″ E / 47.25, 6.983347° 15′ 00″ Nord 6° 59′ 00″ Est / 47.25, 6.9833  
Superficie 20 018 ha = 200,18 km2
Localisation
Image illustrative de l'article District des Franches-Montagnes

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Le district des Franches-Montagnes est un des trois districts du canton du Jura en Suisse. Le chef-lieu est Saignelégier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Franches-Montagnes se situent entre le canyon resserré du Doubs et le Vallon de Saint-Imier, là où les chaînons successifs du Jura perdent progressivement de l'altitude en allant vers l'ouest. Elles forment, à l'altitude de 1000 à 1100 mètres, un plateau de 200 kilomètres carrés.

L'érosion, très avancée, a nivelé montagnes et vallées jusqu'à les rendre difficilement repérables. Les rides allongées émergeant ici ou là ne sont pas des plis, mais seulement les restes plus résistants de couches calcaires non encore aplanies.

Malgré des précipitations atteignant 100 à 110 centimètres, la contrée est pauvre en cours d'eau. Les emposieux et les dolines, souvent disposés en alignement, les entonnoirs où s'engouffrent les eaux sont fréquents. Pourtant, de nombreuses cuvettes tapissées d'argile imperméable dissimulent de petits lacs ou étangs dont les eaux s'écoulent et disparaissent dans les profondeurs en des endroits généralement connus.

II en est ainsi pour l'Étang de la Gruère. Ses eaux, mêlées aux eaux d'infiltration de la région, réapparaissent 16 heures plus tard et 4 kilomètres plus loin, à Tramelan, sous forme de résurgence. Le climat du haut plateau est rude, les hivers sont longs et la période de végétation estivale ne dure que quatre à cinq mois. Les conditions expliquent pourquoi l'occupation principale des habitants est l'élevage du bétail.

Armoiries et étymologie[modifier | modifier le code]

Saignelegier.gif

Le blason du district des Franches-Montagnes est aussi celui de la commune de Saignelégier. Il est d'or, avec un miroir d'argent bordé de sable, placé sur 6 montagnes de gueules posées 3 sur 3. Il s'agit des armoiries parlantes des nobles de Spiegelberg (miroir, montagne), dont les restes du château sont encore visibles sur l'arête du Rocher des Sommêtres, situé sur la frontière communale entre les communes de Muriaux et du Noirmont, à 2,5 km de Saignelégier. [réf. nécessaire]

Le nom de Franches Montagnes des Bois, Freiberg en allemand, date d'une charte du 17 novembre 1384 par laquelle le Prince Évêque de Bâle Imer von Ramstein accorda une franchise totale d'impôts à ses vassaux de Spiegelberg, seigneurs de Muriaux, pour leur fief alors relativement pauvre et désertique. Le nom de Franche-Comté est contemporain.

Économie[modifier | modifier le code]

L’implantation de l’horlogerie sur la plateau franc-montagnard remonte à l’époque des paysans-horlogers. Elle reste établie aux Breuleux (Valgine), aux Genevez (Edox), (Novi), au Noirmont (Louis Erard, Paul Picot), aux Bois (Rodolphe) et à Saignelégier (Maurice Lacroix, Aérowatch). Plusieurs entreprises produisent des boîtes de montres aux Breuleux (Donzé-Baume et Mica), au Noirmont (Joseph Erard, Orolux, Detech, Promotech, Novotech) et à Saignelégier (Queloz).

Une entreprise spécialisée dans l'informatique des assurances sociales (Globaz) s’est développée au Noirmont.

Le secteur tertiaire est surtout représenté par le tourisme, notamment l’hôtellerie/restauration et les loisirs (ski de fond, randonnée pédestre, équitation, golf aux Bois, canoë, pêche à la ligne).

L’agriculture joue encore un rôle important dans ce district, berceau de l’élevage d’une race de cheval de trait et d’équitation, la race franc-montagnarde. Le principe des pâturages communaux a contribué à cette vocation de terre d’élevage. Jusque dans les années 1960, le principe du libre-parcours du bétail a prévalu. Ce droit avait été accordé aux Francs-Montagnards par le prince-évêque Imier de Ramstein, au XVe siècle. Au XXe siècle, avec le développement de la circulation routière, le nombre des accidents impliquant le bétail avait considérablement augmenté. En vertu du droit de libre-parcours, la responsabilité causale du propriétaire de bétail n'était pas engagée et l'automobiliste devait supporter tous les dégâts. Un arrêt du Tribunal fédéral mit fin à cette pratique.

Communes[modifier | modifier le code]

En date du 1er janvier 2009, suite à des fusions, les communes suivantes sont devenues des hameaux: Goumois et Les Pommerats (hameaux de Saignelégier), Le Peuchapatte (hameau de Muriaux), Montfavergier (hameau de Montfaucon). Également certaines communes ont fusionné avec Saint-Ursanne et ont de ce fait quitté le district des Franches-Montagnes pour rejoindre le district de Porrentruy en tant que hameau du Clos du Doubs : Epauvillers, Epiquerez.

Le district est composé des communes suivantes:

N° OFS Commune Superficie
[km²][2]
Population
(décembre 2013)[1]
Densité
[hab./km²]
6744 La Chaux-de-Breleux Blazono.png La Chaux-des-Breuleux 4,05 99 24,4
6750 Lajoux Blazono.png Lajoux 12,38 683 55,2
6741 Le Bemont Blazono.png Le Bémont 11,67 319 27,3
6754 Le Noirmont.jpg Le Noirmont 20,39 1 786 87,6
6742 Lesboisblason.jpg Les Bois 24,74 1 151 46,5
6743 Les Breuleux-coat of arms.svg Les Breuleux 10,81 1 445 133,7
6745 Armoiries Enfers.jpg Les Enfers 7,14 145 20,3
6748 Les Genevez Blazono.png Les Genevez 13,61 534 39,2
6751 Montfaucon Blazono.png Montfaucon 18,24 571 31,3
6753 Muriaux-Blazono.png Muriaux 16,89 473 28
6757 Saignelégier-armoiries.svg Saignelégier 31,64 2 559 80,9
6758 Saint-Brais-Blazono.png Saint-Brais 15,15 232 15,3
6759 Soubey-Blazono.png Soubey 13,47 144 10,7
Total : 13 200,18 10 141 50,7

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Bacon, Un peu d'histoire des Franches-Montagnes et de la Courtine, Saignelégier, 1941
  • Paul Bacon, Les Franches-Montagnes Pays des Hautes Joux, Genève, 1957
  • Jean-Pierre Beuret, François Noirjean, Clément Saucy, Franches-Montagnes, pays du cheval, Porrentruy, 1997
  • Paul Jubin, Les Franches-Montagnes à cœur ouvert, Fribourg, 1963
  • Paul Jubin, Le Franc-Montagnard : miroir d'un siècle de vie régionale, Saignelégier 1998
  • Marie-Louise Oberli-Wermeille, Le djâsaie de tchie nos : glossaire patois des Franches-Montagnes, Saignelégier, 2006
  • Jean-Paul Prongué, La Franche Montagne de Muriaux à la fin du Moyen Âge, Porrentruy, 2000

Liens externes[modifier | modifier le code]