Le Noirmont

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Le Noirmont
Blason de Le Noirmont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Jura
District Franches-Montagnes
communes limitrophes
(voir carte)
Saignelégier, Muriaux, Les Breuleux, Les Bois, Saint-Imier, Charquemont, Charmauvillers
Maire Denise Girardin-Fankhauser
Code postal 2340
N° OFS 6754
Démographie
Gentilé Noirmonier
Population 1 786 hab. (31 décembre 2013)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 30″ N 6° 57′ 25″ E / 47.225005, 6.95696347° 13′ 30″ Nord 6° 57′ 25″ Est / 47.225005, 6.956963  
Altitude 971 m
Superficie 2 039 ha = 20,39 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Le Noirmont
Liens
Site web www.noirmont.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Le Noirmont (ancien nom allemand : Schwarzenberg) est une commune suisse du canton du Jura, située dans le district des Franches-Montagnes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le hameau du Peu-Péquigniot.

La commune du Noirmont se trouve à 5 km à vol d’oiseau au sud-ouest de Saignelégier. Elle comprend les hameaux du Peu-Péquignot, du Creux-des-Biches et des Barrières. Elle s’étend sur le plateau des Franches-Montagnes et descend jusqu’au fond de la vallée du Doubs, où se trouve le hameau de La Goule.

Le point le plus élevé du Noirmont se trouve à une altitude de 1 184,6 mètres, à proximité du lieu-dit « le Point de Vue ». Le point le plus bas se situe au niveau du Doubs, à 544 mètres d’altitude[3].

La crête rocheuse des Sommêtres (1 079 mètres d’altitude), où se dressent les ruines du manoir de Spiegelberg, surplombe la vallée du Doubs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du Noirmont est mentionné pour la première fois en 1397. L’origine du lieu remonte au règne d’Imier de Ramstein, prince-évêque de Bâle qui, en 1384, décida d’exempter d’impôt les défricheurs de nouvelles terres.

De 1793 à 1815, Le Noirmont a appartenu à la France, dans le département du Mont-Terrible, puis dans celui du Haut-Rhin. Suite à une décision du congrès de Vienne, en 1815, la commune a été attribuée au canton de Berne, comme toutes celles du district des Franches-Montagnes.

Le 29 octobre 1944 fut une tragique journée pour le village, la gare fut bombardée. Plusieurs maisons étaient en flammes. Les habitants de ces fermes — cinq ou six familles — sortaient de la messe et accouraient sur place. « Quelques jours après cette tragédie, des rumeurs circulaient. Elles disaient que le wagon mitraillé était destiné à l’Allemagne et qu’il venait de la Dixi, au Locle, fabrique de munitions[4]. »

Depuis le 1er janvier 1979, Le Noirmont fait partie du canton du Jura.

Économie[modifier | modifier le code]

L’agriculture demeure très présente au Noirmont avec l’élevage de chevaux et la production laitière, cette dernière étant essentiellement destinée à la fabrication de la Tête de Moine.

Durant la deuxième partie du XIXe siècle, Le Noirmont a vu apparaître l’horlogerie, qui fut longtemps la plus importante activité industrielle de la commune. Aujourd’hui, de grandes entreprises de ce secteur y ont encore leurs ateliers : Paul Picot, montres Louis Erard et Aéro Watch. En lien avec l'industrie horlogère, Le Noirmont compte également des entreprises dans les secteurs de l'habillement horloger, du décolletage et de l'étampage, de la mécanique et de la micromécanique, de la plasturgie et de l'injection ainsi que dans le polissage et la galvano. Le secteur est renforcé depuis peu par Garinaud, une société d'ingénieurs en créations et développements de mouvements et complications horlogers.

Le tissu économique compte également d'autres industries comme l'informatique, ainsi que le médical et l'appareillage.

Le site de La Goule abrite une usine électrique, propriétaire de la société électrique éponyme.

L’ancienne villa Roc-Montès héberge la clinique Le Noirmont, centre de réadaptation cardio-vasculaire.

Le village compte également de nombreux commerces et artisans, ainsi que des hôtels, restaurants et cafés, et un camping au Creux-des-Biches.

Transports[modifier | modifier le code]

Trains au départ du Noirmont.

Chemins de fer du Jura :

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Aubry, artiste
  • Marc Folletête, juge, né en 1865 au Noirmont, mort en 1926 à Locarno[5].
  • Georges Wenger, cuisinier
  • Johnnie Asks, musicien

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Carnaval
  • Baitchai
  • Fête des vacances
  • Brevet VTT Franc-Montagnard
  • Les 4 foulées
  • Festival du Chant-du-Gros

Curiosités[modifier | modifier le code]

Ferme aux Esserts. Elle fait partie des biens culturels d'importance nationale dans le canton du Jura.
  • Ancienne église Saint-Hubert
  • Calvaire de Baergetzi
  • Tourbières des Barrières
  • Pâturages boisés du Peu-Péquignot
  • Lac de La Goule
  • Rochers des Sommêtres

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Swiss Map 25.
  4. Pierre Luder, Les Trains à vapeur voici 70 ans, Saignelégier, 2007.
  5. François Kohler, « Folletête, Marc » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 5 septembre 2003.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Daucourt, Le Noirmont pendant la Révolution française, Miécourt, 1902.
  • Michel Arnoux, Le Noirmont : un village périphérique face à son avenir économique, Neuchâtel, 1984.
  • Jean-Pierre Babey, Villa Roc-Montès : chronique de la Villa Roc-Montès, Le Noirmont 1904-1992, Le Noirmont, 1995.
  • L. Marti, J. Boillat-Baumeler, J.-L. Décosterd, Ph. Perriard, O. Boillat : Carimentran, Le Carnaval Franc-Montagnard, éd. du Bourg, 1998.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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