Le Noirmont

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Le Noirmont
Une vue d'ensemble de la commune serait la bienvenue
Administration
Pays Suisse Armoiries de la commune.
Canton Jura
District Franches-Montagnes
Langue Français
Maire Denise Girardin-Fankhauser
N° OFS 6754
Code postal 2340
Site Web www.noirmont.ch
Géographie
Superficie 20,39 km²[1]
Altitude 971
Coordonnées 47° 13′ 30″ N 6° 57′ 25″ E / 47.225005, 6.95696347° 13′ 30″ N 6° 57′ 25″ E / 47.225005, 6.956963 
Communes limitrophes
(voir carte)
Saignelégier, Muriaux, Les Breuleux, Les Bois, Saint-Imier, Charquemont, Charmauvillers
Démographie
Population 1 661 (31 décembre 2010)[2]
Densité 81,5 hab./km²
Gentilé Noirmonier
Localisation

Localisation de Le Noirmont en Suisse.

Le Noirmont (ancien nom allemand: Schwarzenberg) est une commune suisse du canton du Jura, située dans le district des Franches-Montagnes.

Sommaire

[modifier] Géographie

La commune du Noirmont se trouve à 5 km à vol d’oiseau au sud-ouest de Saignelégier. Elle comprend les hameaux du Peu-Péquignot, du Creux-des-Biches et des Barrières. Elle s’étend sur le plateau des Franches-Montagnes et descend jusqu’au fond de la vallée du Doubs, où se trouve le hameau de La Goule.

Le point le plus élevé du Noirmont se trouve à une altitude 1’184.6 mètres, à proximité du lieu-dit "Le Point de Vue". Le point le plus bas se situe au niveau du Doubs, à 544 mètres d’altitude (sources: swissmap 25, ).

La crête rocheuse des Sommêtres (1 079 mètres d’altitude), où se dressent les ruines du manoir de Spiegelberg, surplombe la vallée du Doubs.

On trouve aujourd'hui sur le Noirmont une station de ski, souhaitée et inaugurée par M. Lizon à Lugrin André, ancien maire des Rousses.

[modifier] Histoire

Le nom du Noirmont est mentionné pour la première fois en 1397. L’origine du lieu remonte au règne d’Imier de Ramstein, Prince-Evêque de Bâle qui, en 1384, décida d’exempter d’impôts les défricheurs de nouvelles terres.

De 1793 à 1815, Le Noirmont a appartenu à la France, dans le département du Mont-Terrible, puis dans celui du Haut-Rhin. Suite à une décision du Congrès de Vienne, en 1815, la commune a été attribuée au canton de Berne, comme toutes celles du District de Franches-Montagnes.

Le 29 octobre 1944 fut une tragique journée pour le village, la gare fut bombardée. Plusieurs maisons étaient en flammes. Les habitants de ces fermes – cinq ou six familles – sortaient de la messe et accouraient sur place. «Quelques jours après cette tragédie, des rumeurs circulaient. Elles disaient que le wagon mitraillé était destiné à l’Allemagne et qu’il venait de la Dixi au Locle, fabrique de munitions[3] ».

Depuis le 1er janvier 1979, Le Noirmont fait partie du canton du Jura.

[modifier] Économie

L’agriculture demeure très présente au Noirmont avec l’élevage de chevaux et la production laitière, cette dernière étant essentiellement destinée à la fabrication de la Tête de Moine.

Durant la deuxième partie du XIXe siècle, Le Noirmont a vu apparaître l’horlogerie, qui fut longtemps la plus importante activité industrielle de la commune. Aujourd’hui, de grandes entreprises de ce secteur y ont encore leurs ateliers : Paul Picot, Montres Louis Erard et Aéro Watch. En lien avec l'industrie horlogère, Le Noirmont compte également des entreprises dans les secteurs de l'habillement horloger, du décolletage et de l'étampage, de la mécanique et de la micromécanique, de la plasturgie et injection ainsi que dans le polissage et galvano. Renforcé depuis peu par une société d'ingénieurs en créations et développements de mouvements et complications horlogères : GARINAUD

Le tissu économique compte également d'autres industries comme l'informatique, ainsi que le médical et l'appareillage.

Le site de La Goule abrite une usine électrique propriétaire de la société électrique éponyme.

L’ancienne Villa Roc-Montès héberge la Clinique Le Noirmont, centre de réadaptation cardio-vasculaire.

Le village compte également de nombreux commerces et artisans, ainsi que des hôtels, restaurants et cafés, et également un camping au Creux-des-Biches.

[modifier] Transports

[modifier] Personnalités

  • Sylvie Aubry, artiste
  • Marc Folletête
  • Georges Wenger, cuisinier
  • Johnnie Asks, musicien

[modifier] Manifestations

  • Carnaval
  • Baitchai
  • Fête des vacances
  • Brevet VTT Franc-Montagnard
  • Les 4 foulées
  • Festival du Chant-du-Gros

[modifier] Curiosités

  • Ancienne église Saint-Hubert
  • Calvaire de Baergetzi
  • Tourbières des Barrières
  • Pâturages boisés du Peu-Péquignot
  • Lac de La Goule
  • Rochers des Sommêtres

[modifier] Notes et références

  1. Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 23 septembre 2010
  2. Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 15e décembre 2011
  3. Pierre Luder, les trains à vapeur voici 70 ans, Saignelégier, 2007

[modifier] Bibliographie

  • Ernest Daucourt, Le Noirmont pendant la Révolution française, Miécourt, 1902
  • Michel Arnoux, Le Noirmont : un village périphérique face à son avenir économique, Neuchâtel, 1984
  • Jean-Pierre Babey, Villa Roc-Montès : chronique de la Villa Roc-Montès, Le Noirmont 1904-1992, Le Noirmont, 1995
  • L. Marti, J. Boillat-Baumeler, J.-L. Décosterd, Ph. Perriard, O. Boillat : "Carimentran, Le Carnaval Franc-Montagnard", ed. du Bourg 1998

[modifier] Lien externe

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