TAG Heuer

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TAG Heuer

Création 1860
Dates clés 1964 : fusion avec LEONIDAS Watch Factory
1985 : rachat par Groupe TAG et changement de nom en TAG Heuer
1999 : rachat par LVMH
Fondateurs Edouard Heuer
Personnages clés Jean-Christophe Babin, CEO
Slogan Swiss Avant-Garde since 1860
Siège social Drapeau de Suisse La Chaux-de-Fonds (Suisse)
Direction Stéphane LINDER
Activité Horlogerie
Produits Montres
Société mère LVMH
Sociétés sœurs Hublot, Zenith, Bvlgari
Site web www.tagheuer.com
Chiffre d’affaires environ 830 millions d'euros (2012)[1],[2]
Résultat net en augmentation 200 millions d'euros (2012)[2]

TAG Heuer est un fabricant suisse de montres de sport et de chronographes de précision. La marque s'est récemment diversifiée en incluant à sa gamme des lunettes de vue et de soleil, de la maroquinerie ainsi que des téléphones portables. L'entreprise est basée à La Chaux-de-Fonds (Suisse), elle fait partie aujourd'hui du groupe LVMH qui a racheté la marque en 1999.

La marque sponsorise le sport automobile, notamment la Scuderia Ferrari de 1970 à 1979, l'écurie McLaren Racing à partir de 1985 et devient chronométreur officiel du championnat du monde de Formule 1 au 1/1000e de seconde, avant de devenir en 2004 chronométreur officiel des 500 miles d'Indianapolis au 1/10.000e de seconde[3]. En 2006, lors de la Race of Champions, TAG Heuer mesure le plus petit écart de l'histoire du sport mondial : 2/10 000e de seconde en demi-finale.

Histoire[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'entreprise est fondée par Édouard Heuer, fils de cordonnier, en 1860 à Saint-Imier, dans le Jura suisse. À l’époque, toutes les montres se remontent à l’aide d’une clé. En 1869, deux ans après avoir transféré son atelier à Bienne, Edouard Heuer transforme le cours de l’histoire de l’horlogerie grâce à sa première invention brevetée : un remontoir à couronne autonome, sans clé. Cette nouvelle génération de montres rencontre un énorme succès à l’Exposition universelle de Vienne et elles font bientôt partie des plus convoitées au monde. Lorsque les puissants fabricants américains s’attaquent en force au marché européen, Edouard Heuer réagit en introduisant des innovations à tous les niveaux de la conception, de la technologie et de la fabrication.

En 1880, Edouard Heuer est le premier à fabriquer des chronographes en série. Très vite, Heuer se fait un nom dans la compétition sportive de haut niveau et pose les jalons de sa philosophie: un savoir-faire technique mis au service de la performance sportive, avec une volonté de repousser toujours plus loin les limites de la mesure du temps. Avec à la clé, de multiples brevets et innovations qui feront date dans l'histoire de l'horlogerie, comme le premier boitier étanche[4] en 1895.

Edouard Heuer dépose le premier brevet pour un mécanisme de chronographe en 1882. En 1887, Heuer invente le pignon oscillant, qui est, aujourd'hui encore, la base de la majorité des chronographes vendus dans le monde et au cœur du Calibre 1887, quatrième mouvement développé et industrialisé par TAG Heuer, le chronographe mécanique intégré à roue à colonne présenté et fabriqué par la marque en 2011 à l’occasion de ses 150 ans. La maison reçoit une médaille d’argent lors de l’Exposition universelle de Paris de 1889 pour sa collection de chronographes de poche[3].

Première moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1892, Jules-Edouard et Charles-Auguste Heuer succèdent à leur père.

Au début du XXe siècle, le monde du chronométrage est confronté aux nouveaux enjeux de la course à la précision. En conséquence, Charles-Auguste lance un défi à ses employés : « […] fabriquer un compteur d’une précision cinq à dix fois supérieure à tout ce qui existe aujourd’hui ». C’est ainsi qu’en 1916, le Mikrograph[5], le Microsplit, le Semikrograph et le Semicrosplit voient le jour. Ce sont les premiers compteurs mécaniques au monde précis au 1/100e[6] et 1/50e de seconde. Cet événement marque la naissance du sport moderne. De fait, la marque devient dans les années 1920 le chronométreur officiel des jeux Olympiques d'Anvers, de Paris et d'Amsterdam. Des milliers de Mikrograph seront fabriqués durant soixante ans, jusqu’à l’interruption de leur production en 1969.

Dès 1928, Heuer chronomètre les premières courses de ski alpin, tant en slalom qu’en descente. Puis, dans les années 1930, l’entreprise se distingue en tant que chronométreur des compétitions de ski de vitesse à Saint-Moritz et aux championnats du monde de bobsleigh à Caux.

En 1933, la maison lance l’Autavia (une contraction d’AUTomobile et d’AVIAtion),le premier compteur de bord pour voitures et avions. Il est en général couplé à une montre Hervue sur une plaque en chrome et monté sur le tableau de bord.

C’est l’époque durant laquelle apparaissent dans le monde entier les chronographes Heuer au poignet de célèbres clients – parmi lesquels Harry S. Truman, le général Dwight David Eisenhower, Henry Ford, le prince Guillaume de Suède et le roi Bhumibol de Thaïlande.

Des hippodromes aux couloirs de navigation, Heuer développe ses activités. Depuis le chronométrage des régates sur le lac Léman dans les années 1920, la voile a inspiré l’entreprise, qui songe à utiliser de nouveaux matériaux et à créer de nouvelles fonctions. Ainsi, en 1950, Heuer fait breveter et lance le Maréographe, un chronographe de voile unique dérivé de la montre Solunar qui permet aux pêcheurs de déterminer l’heure à laquelle les poissons se nourrissent. Baptisé Seafarer aux États-Unis, ce nouveau chronographe est le premier doté d’un indicateur de marées et d’une fonction de compte à rebours de cinq minutes pour les compétitions de voile.

1950 - 1979[modifier | modifier le code]

En 1955, Heuer lance le Twin-Time, un modèle GMT qui affiche deux fuseaux horaires simultanément.
En 1958, la compagnie présente son célèbre compteur de bord, le Rally-Master, composé d’une Master-Time (montre huit jours) et d’un Monte-Carlo (compteur de 12 heures).
L’année suivante, Hubert Heuer et son neveu Jack Heuer (fils de Charles-Edouard) fondent Heuer Time Corporation, une nouvelle succursale américaine basée à New York[6]. Le 20 février 1962, le cosmonaute américain John Glenn porte un compteur Heuer quand il pilote le vaisseau spatial Mercury-Atlas 6 « Friendship 7 », lors de la première mission spatiale américaine habitée autour de la Terre.

En 1964, Jack Heuer se consacre à sa passion dévorante pour le sport automobile et lance la montre Heuer Carrera. Hommage à la Carrera Panamericana[7] des années 1950, cette montre sera portée par de nombreux pilotes de course. En 1965, Jack Heuer présente un prototype du Slalom Timer à la Foire horlogère de Bâle. Il s’agit du premier instrument de chronométrage électronique, précis au 1/100e de seconde[réf. nécessaire]. L’année suivante, Jack Heuer introduit le Microtimer, premier instrument de chronométrage électronique miniaturisé, doté d’une précision au 1/1 000e de seconde[6],[8].
Heuer devient par ailleurs le fournisseur officiel de chronographes de l’équipe de l’Intrepid, qui gagne la Coupe de l'America en 1967.

En 1969, le pilote de course Jo Siffert devient l’ambassadeur de la marque Heuer[9],[8]. C’est le premier pilote de course sponsorisé par une maison horlogère[réf. nécessaire].

Au début des années 1960, Jack Heuer conclut un accord avec deux autres sociétés horlogères suisses pour créer un mouvement de chronographe automatique. Afin de garder le secret, un nom de code lui est donné : 99. Le nouveau Chronomatic Calibre 11[8] est lancé en 1969. Premier mouvement chronographe automatique avec micro-rotor, il équipera la Heuer Carrera et l’Autavia, mais aussi la Monaco. Ce chronographe automatique original, doté d’un boîtier carré étanche, entrera dans la légende au poignet de Steve McQueen dans le film Le Mans, tourné en 1970[10].

En 1971, Enzo Ferrari demande à Clay Regazzoni, le pilote suisse vainqueur du Grand Prix d’Italie, de rechercher des instruments de chronométrage pour la course des 24 Heures du Mans. La technologie Heuer répond au cahier des charges, à l’exemple du Centigraph Le Mans, capable de mesurer et d’imprimer des temps avec une précision d’1/1 000e de seconde. En tant que chronométreur officiel de Ferrari[11],[12] de 1971 à 1979[6], l’entreprise Heuer joue un rôle essentiel dans la série de victoires remportée par l’écurie au championnat du monde. Elle verra ainsi son nom associé aux légendes de Ferrari telles que Gilles Villeneuve, Niki Lauda[9] et Jody Scheckter.
Dans le même temps, à Bienne, se poursuit la série d’innovations et de brevets.

L’année 1973 voit le lancement du Microsplit 820, le premier instrument de chronométrage électronique de poche précis au 1/100e de seconde[réf. nécessaire]. En 1975, Heuer lance le Chronosplit, le premier chronographe numérique de poignet avec double affichage LCD/LED[réf. nécessaire]. Le LCD, en haut, indique l’heure, et la LED indique le temps chronométré avec une précision au 1/10e de seconde. Enzo Ferrari commande personnellement quinze de ces modèles spéciaux pour Ferrari. D’autres clients célèbres suivent, comme Paul Newman. Deux années se sont à peine écoulées, et voilà que l’entreprise présente le premier chronographe muni d’un double affichage numérique analogique : le Chronosplit Manhattan GMT, prédécesseur du chronographe Kirium Formula 1[réf. nécessaire].

1980 - 1999[modifier | modifier le code]

En 1982 est lancée la série 2000. Elle comporte six caractéristiques essentielles : résistance à l’eau (étanchéité jusqu’à 200 mètres), lunette tournante unidirectionnelle, index et aiguilles luminescents, couronne vissée avec joint double pour assurer la résistance à l’eau, fermoir double sécurité et verre saphir anti-rayures. Ces caractéristiques sont illustrées en 1991 dans la campagne de publicité « Don't crack under pressure »[13].

En 1984, Mike Birch, à bord de son Formule Tag, le premier catamaran en Kevlar et fibre de carbone, bat le record du monde de la plus grande distance naviguée en vingt-quatre heures.

En 1985, TAG Heuer s’associe avec McLaren-Mercedes[11], formant ce qui va devenir l’un des plus longs partenariats de l’histoire de la Formule 1[réf. nécessaire]. Lancée en 1987, la ligne S/el (Sport et élégance) propose un bracelet en forme de double S. La S/el est le modèle favori d’Ayrton Senna[14], qui devient l’ambassadeur de la marque en 1988.

En 1985, Heuer, après avoir été racheté trois ans auparavant par Piaget[8], rejoint le Groupe TAG (Techniques d'Avant-Garde)[6], société spécialisée dans les technologies de pointe et propriétaire de l'écurie de formule 1 MacLaren[8]. Akram Ojjeh, homme d’affaires saoudien et fondateur du Groupe TAG, est à l’origine de la renaissance de la marque horlogère helvétique TAG Heuer dans les années 1980. En 1985, Akram Ojjeh rachète Heuer. C’est ainsi que la société fut rebaptisée TAG Heuer et qu’elle devint une filiale du Groupe TAG. Fort désormais d’un actionnaire puissant, et à la suite de l'arrivée de Christian Viros en 1987 à la tête de l'horloger, TAG Heuer connaîtra à partir de 1988 une croissance soutenue pendant plusieurs années grâce à une politique commerciale offensive, basée entre autres sur la mise en place d’une distribution sélective, et d’un effort publicitaire important[8].

En 1989, TAG Heuer devient chronométreur officiel de la coupe du monde de ski alpin aux États-Unis et au Canada. Dans les années 1990, le chiffre d'affaires est multiplié par cinq en quelque temps[8].

En 1991, la marque ajoute le circuit automobile d’Indianapolis à son palmarès et, en 1992, le championnat du monde[11],[12] de Formule 1. Le chronométrage des courses de Formule 1 est contrôlé par un système de détection par satellite GPS assurant une précision au millionième de seconde[réf. nécessaire]. En 1995, TAG Heuer s’associe au skipper Chris Dickson pour participer à la coupe Louis Vuitton et atteindre les demi-finales.

Les années 2000 : les Concept-Watches[modifier | modifier le code]

En 1999, le groupe de luxe LVMH lance une OPA amicale sur tout le capital de la manufacture horlogère, qui est rachetée le 13 septembre 1999 pour la somme de 739 millions de dollars[15],[16]. Depuis cette date, TAG Heuer, propriété à 100 % du groupe LVMH, n’est donc plus coté en bourse et n’a plus aucun lien, si ce n’est affectif, avec le Groupe TAG d’Akram Ojjeh.

En 1996, la société réintroduit la TAG Heuer Carrera, en 1998, la Monaco et, en 2001, la Monza. En 1999, elle présente sa série Link, une évolution du design S/el[14],[17]. En 2003, ce sera le tour de l’Autavia – portée dans les années 1960 par le pilote suisse de Formule 1 Jo Siffert. Revues et modernisées par l’ajout de nouvelles fonctions, ces montres restent fidèles à l’esprit des pièces originales et à l’héritage de la marque. En 2001, la Kirium Formula 1 est créée. Il s'agit d'une montre analogique alliant des fonctions de chronographe numérique à une précision au 1/100e de seconde. Cette même année, TAG Heuer devient chronométreur officiel des championnats du monde de ski alpin à Saint-Anton, en Autriche.

En 2002, le Micrograph F1, descendant du Mikrograph de 1916, remporte le prix de « la Montre design » au Grand Prix d’Horlogerie de Genève[réf. nécessaire]. Le Micrograph F1 mesure les temps au 1/100e de seconde[18]. Cette même année, la société sponsorise l’équipe Oracle BMW, avec Chris Dickson et Peter Holmberg, pour la Coupe de l'America. Pour commémorer ce partenariat, TAG Heuer offre aux fervents de courses nautiques une édition limitée du chronographe Link Searacer Oracle porté par les membres de l’équipe.

En 2004, l’entreprise devient le chronométreur officiel de l’Indy Racing League (IRL) et de l'Indianapolis 500. La même année, TAG Heuer lance à la Foire horlogère de Bâle une « concept watch » : la Monaco V4[8]. Inspirée de l’héritage de la marque dans la course automobile (son nom est tiré des quatre barillets du mouvement reliés par un pont en forme de V, rappelant les cylindres d’un moteur de voiture de course), la Monaco V4 utilise une masse linéaire, des roulements à billes, et son mécanisme est entraîné par des courroies[3]. Elle reçoit un « Red Dot Design Award » en 2005[réf. nécessaire].

À peine un an après avoir été dévoilée à la Foire horlogère de Bâle, une autre « concept watch », la Monaco Sixty Nine, est produite à son tour[8]. Première montre réversible munie d’un mouvement double[réf. nécessaire] (d’un côté, le cadran de la Monaco avec son mouvement mécanique à remontage manuel ; de l’autre, le cadran numérique du Microtimer, avec son mouvement à quartz précis au 1/1 000e de seconde), elle remporte également le prix de « la Montre design » au Grand Prix d’Horlogerie de Genève[réf. nécessaire]. À la Foire horlogère de Bâle de 2005, TAG Heuer présente un garde-temps mécanique, le Calibre 360 Concept Chronograph[8]. Il s’agit du premier chronographe-bracelet mécanique capable de mesurer et d’afficher le temps au 1/100e de seconde, grâce à la fréquence de son balancier oscillant à 360 000 alternances par heure, soit dix fois plus vite que tout autre chronographe[5]. L’année suivante, TAG Heuer reçoit un « Red Dot Design Award » pour ce « concept chronograph » dont le mouvement est certifié chronomètre par le C.O.S.C. (Contrôle officiel suisse des chronomètres). En 2006, TAG Heuer lance le nouveau « concept chronograph » Monaco Calibre 360 LS (Linear Second). Lancée la même année, l’édition limitée de la TAG Heuer Carrera Calibre 360 en or rose, une autre version du Calibre 360 Concept Chronograph, remporte le prix de « la Montre sport » au Grand Prix d’Horlogerie de Genève[réf. nécessaire].

L'entreprise[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, TAG Heuer est parmi les leaders des montres sportives de prestige correspondant à la quatrième place sur le marché mondial des montres de luxe[6] ainsi qu’à la première pour les chronographes haut de gamme, le chronographe mécanique étant l’une des plus grandes complications horlogères. Présente dans plus de 120 pays, la marque répartit ses ventes sur les quatre principaux marchés mondiaux : l'Amérique du Nord et du Sud (30 % des revenus en 2012[2]), l'Asie (40 %) et le Pacifique, l'Europe (30 %) et le Moyen-orient. TAG Heuer exerce un contrôle strict de son réseau de distribution international, la marque contrôle directement près de 85 % de ses ventes mondiales. Dans les autres marchés la marque est présente soit à travers des Bureaux de représentation qu’elle possède, ou des Agents souvent exclusifs ou semi-exclusifs. En outre la marque dispose d’un réseau global de service après-vente de plus de 180 horlogers en Suisse et dans le Monde.

La fabrication en Suisse, longtemps effectuée avec des mouvements en provenance de Swatch Group mouvement E T A suisse, la plus grosse partie, adopte depuis 2010 un seul mouvement rectifié par la maison Heuer d'origine Seiko[19], ce qui n'empêche pas l'apposition du label Swiss made. La marque reste la plus rentable du pôle horlogerie-joaillerie de LVMH, suivie par Bulgari et Hublot[2], avec plus de 700 000 exemplaires de montres vendus par an[8].


Jean-Christophe Babin, PDG de la marque résume ainsi l'histoire de l'entreprise : « De 1860 à 1970, l'entreprise a développé des produits. De 1970 à 2000, c'était les années marketing, il a fallu créer la marque. Depuis 2000, nous misons sur l'innovation qui fait partie de notre ADN »[8].

Les modèles emblématiques[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, TAG Heuer concentre son offre autour de cinq collections d'inspiration sportive, mais tous les cinq ans, les lignes sont renouvelées ou modifiées[2].

TAG Heuer Formula 1[modifier | modifier le code]

Créée en 1986 et portée à l’époque par Alain Prost[réf. nécessaire], la TAG Heuer F1 comporte une lunette tournante noire, une couronne vissée et crantée, un verre saphir, un bracelet à double sécurité et une lunette bi-directionnelle. Elle est étanche à 200 mètres. En 2010 une collection « Acier & Céramique » est proposée pour les femmes, avec ou sans diamants. Pour l’homme, un nouveau bracelet est proposé ainsi que de nouveaux cadrans.

Aquaracer[modifier | modifier le code]

Née en 2002 sous le nom « 2000 », l’Aquaracer est l’une des TAG Heuer les plus vendues dans le monde. Le Président américain Barack Obama en a porte une dans les années 1990[réf. nécessaire]. Elle a été redessinée en 2008, et en 2009 une série haut de gamme a vu le jour. Elle est étanche à 500 mètres et est dotée d’une valve à hélium automatique. Elle existe en quartz et en mécanique. En 2010, TAG Heuer a introduit de nouveaux modèles.

La Link[modifier | modifier le code]

La Link[20],[17],[21] est dessinée pour la première fois en 1987 et nommée à l’époque S/el comme « Sport/Elegance »[14]. En 2010 TAG Heuer propose une extension de cette collection avec le lancement de la Link GMT dotée d’une lunette magnétique calculant le deuxième fuseau horaire, ainsi qu'un modèle féminin[22].

La TAG Heuer Carrera et Grand Carrera[modifier | modifier le code]

La Carrera est créée en 1964[7]. Carrera signifie « course » en espagnol et évoque également la Carrera Panamericana courue pendant les années 1950 en Amérique centrale. En 2007, année de lancement d'une nouvelle collection de Grand Carrera[23],[24], la Carrera est équipée du Calibre 360, premier et unique calibre chronographe mécanique au monde oscillant à 360 000 alternances/heure et permettant ainsi la mesure et l’affichage du 1/100ème de seconde mécanique[5]. Ce chronographe fut récompensé par le Grand Prix d’Horlogerie de Genève. En 2010, la Carrera se décline en version pour homme comme pour femme, en montre ou en chronographe et bénéficie de diverses « motorisations » : Calibre S Laptimer, Calibre 360[25], Calibre 17[26], etc. Pour les 150 ans de TAG Heuer, la Carrera est la première montre de la marque à recevoir le mouvement chronographe Calibre 1887[9] assemblé par TAG Heuer, à partir d'éléments de Seiko, dans ses établissements de Cornol et de La Chaux-de-Fonds.

Monaco 40th Anniversary re-edition

Monaco[modifier | modifier le code]

Jack Heuer crée la Monaco en 1969. La Monaco comporte les technologies suivantes : premier boitier carré étanche[27], premier chronographe mécanique à remontage automatique au monde avec le calibre 11 Chronomatic[27] puis calibre 12 développé avec Dubois-Depraz[28], Breitling[27] et Hamilton-Buren, première pièce de haute horlogerie mêlant le bleu et les angles alors que la mode est aux montres rondes, plates, plaquées or au cadran blanc. Un an après elle figure au poignet de Steve McQueen dans le film Le Mans. Elle fut relancée en 1998, puis en 2002, en 2009 à l’occasion de ses 40 ans, puis enfin en 2011[28]. La Monaco existe en deux versions dont : classique ou LS, laquelle est inspirée du design de la V4.

Spécialistes et spéciales[modifier | modifier le code]

En outre, TAG Heuer propose aussi quelques modèles uniques, disponibles en un nombre de déclinaisons limitées voir en séries strictement limitées:

  • La Silverstone ré-éditée en 2010 à l’occasion des 150 ans de TAG Heuer et équipée du Calibre 11 ;
  • La SLR développée avec Mercedes en l’honneur du modèle automobile du même nom et disponible en mouvements purement mécaniques (Calibre 17) et électromécanique (calibre S) ;
  • La Golf Watch[29] ;
  • La Microtimer[30] ;
  • La Microgirder, montre révolutionnant la précision[31],[32].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reuters, « Tag Heuer vise 830 M€ de ventes en 2012 », sur lefigaro.fr, Le Figaro économie,‎ 12 mars 2012 (consulté le 18 décembre 2012)
  2. a, b, c, d et e Thiébault Dromard, « Tag Heuer s'émancipe sans dommage », Challenges, no 325,‎ 13 décembre 2012, p. 36 (ISSN 0751-4417)
  3. a, b et c Gabrielle de Montmorin, « La mesure de l'exploit », Art de vivre, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 1er juillet 2010 (consulté le 17 décembre 2012)
  4. Laure Rasse, « 20 000 heures sous les mers », Art de vivre, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 10 juin 2010 (consulté le 17 décembre 2012)
  5. a, b et c « Hautes fréquences, en quête de précision », Hors Série, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 1er octobre 2011 (consulté le 18 décembre 2012)
  6. a, b, c, d, e et f Mathieu Van Overstraeten, « Jack, le maître du temps », Économie, sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 17 octobre 2003 (consulté le 17 décembre 2012)
  7. a et b Frank Declerck, « Carrera, retour d'une icône », Montres, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 14 juillet 2011 (consulté le 17 décembre 2012)
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Fabienne Reybaud, « Tag Heuer en avance sur son temps », Au masculin, sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 15 octobre 2007 (consulté le 18 décembre 2012)
  9. a, b et c Vincent Daveau, « Éloge de l'équilibre », Tendances, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 10 mai 2012 (consulté le 18 décembre 2012)
  10. « Monaco, un Grand Prix horloger », Sport, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 26 mai 2012 (consulté le 17 décembre 2012)
  11. a, b et c Vincent Daveau, « Pole position », Tendances, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 16 février 2012 (consulté le 18 décembre 2012)
  12. a et b Lionel Froissart, « Jean Campiche est le chronométreur officiel des Grands Prix. Un suisse de très haute précision. », Sport, sur liberation.fr, Libération,‎ 25 mars 2000 (consulté le 17 décembre 2012)
  13. « Coups d’œil », Économie, sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 24 mai 2003 (consulté le 17 décembre 2012)
  14. LES MONTRES TAG HEUER au poignet de BERNARD ARNAULT sur Le Nouvel Observateur, 23 septembre 1999
  15. LVMH lance une OPA amicale sur les montres suisses Tag Heuer sur Stratégies, 24 septembre 1999
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  17. Nathalie Olof-Ors, « L'horloger suisse Tag Heuer se fournira auprès du japonais Seiko », Économie, sur challenges.fr, Challenges,‎ 21 mars 2012 (consulté le 17 décembre 2012)
  18. Michel Jeannot, « Chronos d’un troisième type », Style, sur madame.lefigaro.fr, Madame Figaro,‎ 13 avril 2007 (consulté le 18 décembre 2012)
  19. Frank Declerck, « La deuxième jeunesse de la Link, de TAG Heuer », Montres, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 12 décembre 2011 (consulté le 17 décembre 2012)
  20. Vincent Daveau, « TAG Heuer Link Lady, précieuse séductrice », Tendances, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 8 octobre 2012 (consulté le 18 décembre 2012)
  21. Hervé Borne, « TAG Heuer mise sur un nouveau circuit », Au masculin, sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 14 octobre 2007 (consulté le 18 décembre 2012)
  22. « TAG HEUER », sur lefigaro.fr, Le Figaro Magazine,‎ 16 novembre 2007 (consulté le 18 décembre 2012)
  23. Vincent Daveau, « Précis à la perfection », Tendances, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 2 février 2011 (consulté le 18 décembre 2012)
  24. The Watch Observer, « TAG Heuer Grand Carrera Calibre 17 RS », Tendances, sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion,‎ 4 novembre 2011 (consulté le 18 décembre 2012)
  25. a, b et c Vincent Daveau, « TAG Heuer Monaco Twenty Four Calibre 36 Chronograph: le futur du vintage », Tendances, sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion,‎ 7 février 2011 (consulté le 18 décembre 2012)
  26. a et b The Watch Observer, « TAG Heuer Monaco Automatic GP Singapore », Tendances, sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion,‎ 31 mai 2011 (consulté le 18 décembre 2012)
  27. Laure Rasse, « Tag Heuer invente le « tee-time » », sur lepoint.fr, Le Point,‎ 17 janvier 2007 (consulté le 17 décembre 2012)
  28. Frank Declerck, « Le grand Bâle de l'horlogerie », sur lepoint.fr, Le Point,‎ 31 mars 2011 (consulté le 17 décembre 2012)
  29. Didier Gottardini, « Carnet de Bâle III », Montres, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 12 mars 2012 (consulté le 17 décembre 2012)
  30. « Un pas de géant », Montres, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 9 février 2012 (consulté le 17 décembre 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]