Roy Cohn

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Roy Marcus Cohn (20 février 19272 août 1986) est un avocat américain qui acquit la notoriété lors des enquêtes du sénateur Joseph McCarthy.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est Roy Cohn qui conduisit l'interrogatoire de David Greenglass : il obtint de celui-ci qu'il reconnaisse la responsabilité de sa sœur, Ethel Rosenberg, dans une affaire d'espionnage pour le compte des soviétiques. Bien que rétracté, cet aveu sera déterminant dans la condamnation à mort des époux Rosenberg.

Il a été également un avocat de la mafia, notamment de John Gotti[1].

Après avoir condamné publiquement l'homosexualité, alors qu'il avait des relations homosexuelles[réf. nécessaire], Roy Cohn meurt du SIDA en 1986, malgré les traitements qu'il reçoit en AZT en soudoyant les chercheurs pour obtenir le vrai traitement et non le placebo[2]; et ce même s'il affirme publiquement jusqu'au bout qu'il s'agit d'un cancer du foie)[réf. nécessaire].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sidney Zion, The autobiography of Roy Cohn, Lyle Stuart Inc, 1988. (ISBN 0-8184-0471-X)
  • Eric Hobsbawm, "Epitaph for a Villain: Roy Cohn" in Uncommon People, Resistance, Rebellion and Jazz, Abacus, 1999

Portraits fictifs[modifier | modifier le code]

  • Frank Pierson, Citizen Cohn (téléfilm), 1992, avec James Woods dans le rôle titre.
  • Tony Kushner, Angels in America (pièce de théâtre en deux parties), 1991 San Francisco pour la première partie, 1992 New York city pour la seconde, et 1995 New York city pour les deux parties représentées en une seule fois.
  • Mike Nichols et Tony Kushner, Angels in America (mini-série de HBO), 2003, avec Al Pacino dans le rôle de Roy Cohn (alors mourant du SIDA).
  • Jill Godmilow, Roy Cohn/Jack Smith, 1994, avec Ron Vawter dans les roles de Roy Cohn et l'artiste et cinéaste Jack Smith, adaptation d'une pièce de théâtre filmée lors de la dernière représentation six mois avant la mort de l'acteur, lui-même décédé du sida en avril 1994.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Philip Carlo, Confessions d'un tueur à gages, K&B Editeurs, 2008, p. 275.
  2. Nicholas von Hoffman, « The snarling death of Roy M. Cohn », Life Magazine, mars 1988.