André Parrot

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André Parrot

Naissance 15 février 1901
Désandans (Doubs)
Décès 24 août 1980
Paris
Nationalité Français
Diplôme
Profession Archéologue
Conservateur de musée
Activité principale Conservateur adjoint des Musées nationaux (1937)
Conservateur en chef des Musées nationaux (1946)
Directeur du Musée du Louvre (1968-1973)
Autres activités
Directeur des fouilles de Mari (à partir de 1933)
Formation

André Parrot, né le 15 février 1901 à Désandans (Doubs) et mort en 1980 à Paris, est un archéologue français, spécialiste du Proche-Orient ancien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Protestant de tradition luthérienne, fils d'un pasteur originaire du Pays de Montbéliard, André Parrot étudie la théologie à la Sorbonne et à la Faculté de théologie protestante de Paris, puis il est pasteur luthérien. Il étudie l'histoire de l'art à l'École du Louvre. en 1926-1927, il devient membre de l'École biblique et archéologique de Jérusalem[1].

Archéologue spécialiste du Proche-orient ancien, il participe aux fouilles de Neirab (Syrie) (1926-1927), de Byblos (Liban) (1928), dirige les fouilles de Baalbek (1927-1928), et nommé sous-directeur des fouilles de Tello (1930), puis directeur des fouilles de Tello (1931-1933) et de Larsa (Irak) (1933)[1]. Il découvre à Larsa le vase d'Ishtar conservé aujourd'hui au département des Antiquités orientales du Louvre. Il est directeur des fouilles de Mari[2] (Syrie), à partir de 1933 (la 13e campagne a lieu en 1963).

Il a été chargé de cours de langue et littérature hébraïques (1937-1949) et d'histoire des religions (1950-1955) à la Faculté de théologie protestante de Paris[3] et professeur à l'École du Louvre (Archéologie orientale et Histoire générale de l'art), à partir de 1937.

Conservateur-adjoint des Musées nationaux (1937), il devient conservateur en chef au musée du Louvre (Antiquités orientales et Arts musulmans) en 1946, secrétaire général de la Commission des fouilles et missions archéologiques (1958). Il est le premier directeur du Musée du Louvre, de 1958 à 1962[4].

Il a dirigé les revues Syria à partir de 1942, avec René Dussaud et Henri Seyrig, et la Revue d'assyriologie et d'archéologie orientale, avec Édouard Dhorme et Georges Contenau.

André Parrot était Commandeur de la Légion d'honneur, officier des Arts et Lettres, croix de Guerre 1939-1945, docteur Honoris Causa de l'université d'Utrecht (1961). Il était membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, associé ordinaire de l'Institutum archeologicum germanicum (Francfort-sur-le-Main) (1953) et membre de l'Académie britannique (1962)[5].

Sa bibliographie, rédigée dans ses Titres et travaux, en vue d'une élection au Collège de France en 1963, comprend 426 titres[5].

Il a épousé en premières noces Henriette Cazelles, dont il eut cinq enfants. Il épouse en secondes noces, en 1960, l'organiste du temple de l'Oratoire du Louvre, Marie-Louise Girod.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Villes enfouies. trois campages de fouilles en Mésopotamie, Paris : Je Sers, 1934.
  • Mari, une ville perdue, Paris : Je Sers, 1936.
  • Le "refrigerium" dans l'Au-delà, Paris : E. Leroux, 1937.
  • Malédictions et violations des tombes, Paris : Geuthner, 1939.
  • Archéologie mésopotamienne. I, les Étapes, Paris : Albin michel, 1946.
  • Le Département des Antiquités orientales. Musée du Louvre. Guide sommaire, Paris : Édition des Musées nationaux, 1947. Nouv. éd. 1954.
  • Tello. Vingt campagnes de fouilles (1877-1933), Paris : Albin Michel, 1948.
  • Ziggurats et Tour de Babel, Paris : Albin Michel, 1949.
  • Découvertes des mondes ensevelis, Paris : Delachaux, 1952.
  • Déluge et Arche de Noé, Paris-Neuchâtel, 1952.
  • La Tour de Babel, Paris-Neuchâtel, 1953.
  • Archéologie mésopotamienne. II, Technique et Problèmes, Paris : Albin Michel, 1953.
  • Ninive et l'Ancien Testament, Paris-Neuchâtel, 1953.
  • Mari, Paris-Neuchâtel : Ides et Calendes, 1953.
  • Le Temple de Jérusalem, Paris-Neuchâtel, 1954.
  • Glyptique mésopotamienne. Fouilles de Lagash (Tello) et de Larsa (Senkereh) (1931-1933), Paris : Impreimerie nationale et librairie Geuthner, 1954.
  • La sculpture orientale au musée du Louvre, Paris : SNEP, 1954.
  • Golgotha et Saint-Sépulchre, Paris-Neuchâtel, 1955.
  • Samarie, capitale du royaume d'Israël, Paris-Neuchâtel, 1955.
  • Mission archéologique de Mari. vol. 1, le Temple d'Ishtar, Paris : Geuthner, 1956.
  • Babylone et l'Ancien Testament, Paris-Neuchâtel, 1956.
  • Le Musée du Louvre et la Bible, Paris-Neuchâtel, 1957.
  • Mission archéologique de Mari. vol. 2, Le Palais, Paris, 1958-1959. 3 tomes.
  • Sumer, "L'Univers des Formes", Paris : Gallimard, 1960-1961, 2 vol.
  • Histoire de l'art. Encyclopédie de la Pléiade : Asie occidentale ancienne, Paris : Gallimard, 1961.
  • Abraham et son temps (1962) Éditions Delachaux et Niestlé
  • Le Trésor d'Ur (1968)
  • L'Art de Sumer (1970)
  • Les fouilles de Mari, 18ème et 19e campagnes (1970-1971)
  • Mari, capitale fabuleuse (1974)
  • L'archéologie (1976), (ISBN 2-228-89009-X)
  • L'aventure archéologique (1979), (ISBN 2-221-00392-6)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b INHA, Archives Poinssot, correspondance Claude Poinssot/André Parrot
  2. Les fouilles de Mari (première campagne), 1935
  3. Jacques Lugbull et Pierre Bolle, "Le pasteur Marc Boegner et les étudiants", Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français, Volume 148, janvier-mars 2006, p.99, note 16
  4. "André Parrot", in Je m'appelle Byblos, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2005, p. 256.
  5. a et b INHA, Archives Poinssot, correspondance Claude Poinssot/André Parrot : André Parrot, Titres et Travaux, Paris, 1963.