Lodovico Carracci

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Ludovic Carrache

Description de l'image  Ludovico Carracci by Emilian School, 17th Century.jpg.
Naissance 21 avril 1555
Bologne
Décès 13 novembre 1619 (à 64 ans)
Bologne
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Activités Peintre
Autres activités graveur, imprimeur
Maîtres Prospero Fontana, Tintoret
Élèves Le Guerchin, Annibale Carracci, Agostino Carracci
Mouvement artistique pré-Baroque
Bargellini Madonna (1588), pinacothèque de Bologne

Lodovico Carracci ou Ludovico (ou encore Ludovic Carrache et Louis Carrache en français), né le 21 avril 1555 à Bologne et mort dans la même ville le 13 novembre 1619 (à 64 ans), est un peintre italien pré-baroque de l'école bolonaise, graveur et imprimeur, qui restera dans sa ville natale tout au long de sa carrière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Vincenzo Carracci, boucher de métier, il fut élève de Prospero Fontana puis du Tintoret à Venise, mais aucun de ses maîtres n'a cru en lui. Il voyagea ensuite, copiant les tableaux d'Andrea del Sarto, étudiant ceux de Parmigianino, du Corrège et de Giulio Romano, puis retourné à Bologne, il y développa, pour ses tableaux à sujet religieux, un style propice à la dévotion. Il créa un genre éclectique s'attachant à détruire les exagérations et le mauvais goût des diverses écoles de son temps. Il fonda à Bologne, de concert avec ses deux cousins, l'académie de peinture des Carrache, dite des Incamminati (acheminés, progressifs), qui avait pour principe d'allier l'observation de la nature à l'imitation des meilleurs maîtres. Il appliqua lui-même ce principe dans un magnifique tableau : la Prédication de saint Jean-Baptiste mais il se consacra plus à l'enseignement comme le confirme la commandite du cardinal Farnèse à Rome qu'il préféra voir exécutée par Annibale et Agostino.

« L'âge suivant assista dans Bologne au grand travail de réformation commencée par Lodovico Carracci. L'art s'était perdu par l'abus de la science et par la substitution des formes conventionnelles aux enseignemens de la nature; il se releva par la profondeur des études et la comparaison des chefs-d'œuvre l'inspiration lui revint par des voies plus doctes, mais détournées. Bologne eut son école de géants. »

— Revue des deux Mondes, 1839, tome 18 - Chronique de la quinzaine. 30 avril 1839 Chronique de la quinzaine.- 30 avril 1839

Œuvres[modifier | modifier le code]

et de nombreux dessins destinés à la gravure.

  • Œuvres détruites :
    • Saint François
    • Saint François en extase

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 3, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2700030133), p. 282-284

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]