Université du Québec à Rimouski

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Université du Québec à Rimouski
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Informations
Fondation 1969
Type Université publique
Régime linguistique Français
Budget 75 millions $ (2012-2013)[1]
Localisation
Coordonnées 48° 27′ 09″ N 68° 30′ 44″ O / 48.4525, -68.512222 ()48° 27′ 09″ Nord 68° 30′ 44″ Ouest / 48.4525, -68.512222 ()  
Ville Rimouski, Drapeau : Québec Québec
Pays Drapeau du Canada Canada
Campus Urbain
Direction
Recteur Jean-Pierre Ouellet[1]
Chiffres clés
Étudiants ~6 500[2]
Divers
Affiliation Université du Québec
Site web www.uqar.ca/

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L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) est une université du réseau de l'Université du Québec qui se situe à Rimouski. Fondée en 1969, elle figure parmi les plus récentes au Québec et compte aujourd'hui plus de 6 500 étudiants répartis entre ses campus de Rimouski et celui de Lévis, près de la ville de Québec. Offrant une gamme étendue de formation aux trois cycles universitaires, elle s'est bâtie une réputation basée sur trois grands axes de développement  : l'océanographie, le développement régional et la nordicité[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Premiers jalons[modifier | modifier le code]

La volonté de doter Rimouski et l'Est du Québec d'un établissement d'enseignement universitaire est exprimée dès les années 1930. L'abbé Antoine Gagnon, professeur au Séminaire de Rimouski lance l'idée d'établir une université rurale, calquée sur un concept d'université ouvrière au Danemark. Le projet de l'abbé Gagnon rejoint les préoccupations ruralistes de l'évêque de Rimouski, Mgr Georges Courchesne, ardent défenseur de la colonisation durant la crise des années 1930. Un autre professeur, Paul Hubert, envisage la création de programmes de formation destinés aux travailleurs, aux pêcheurs en particulier, afin de décloisonner le Séminaire. Ces idées n'auront pas de suite[4].

Dans les années 1950, c'est au tour d'un leader de l'élite économique rimouskoise de lancer un appel en faveur de l'éducation permanente. Dans un discours qu'il prononce devant le Club Richelieu, le magnat régional de l'électricité et des communications Jules-A. Brillant réclame la création d'une université rurale[4].

Bien que des établissements d'enseignement rimouskois offrent certaines formations de niveau universitaire depuis la fin des années 1940 — l'École commerciale offre une première année en administration, le Séminaire de Rimouski offre un programme de théologie reconnu par l'Université Laval —, les problèmes d'accessibilité et d'intégration de l'université dans la vie de la communauté militent en faveur d'une institution bas-laurentienne.

En 1961, des notables locaux et le directeur des études du Séminaire de Rimouski, l'abbé Pascal Parent, créent le Comité des Cours d'extension universitaires, présidé par le juge Yvon Côté. Le comité organise des cours de langue, de philosophie, de sciences sociales et religieuses. Les cours, qui sont dispensés au Séminaire, sont suivis par 862 adultes en 1961-1962. L'Université Laval appuie la démarche en dispensant les cours et en conseillant le comité dans ses démarches[5].

En décembre 1964, le rapport de la Commission Parent sur la réforme de l'éducation réjouit les promoteurs d'un établissement d'enseignement supérieur dans l'Est en recommandant la création de centres d'études universitaires pour le Saguenay et le Bas-Saint-Laurent. En mars, des représentants de la ville, des congrégations religieuses et des grandes entreprises régionales forment un Comité provisoire pour l'implantation d'un centre d'études universitaires[6].

Fondation[modifier | modifier le code]

Façade principale de l'UQAR, campus de Rimouski, avant l'incendie de mai 2009.

Au milieu des années 1960, le dossier d'un centre universitaire à Rimouski suscite une certaine méfiance à l'extérieur de la région. Approchée pour chapeauter les formations d'un éventuel centre, l'Université Laval se dit intéressée mais fait preuve de peu d'empressement. Les signaux du gouvernement sont également confus. Le dossier de Rimouski comme celui de Chicoutimi est une « priorité » d'un prochain projet de loi-cadre dit-on dans la capitale, mais les haut-fonctionnaires conseillent la patience[7].

Dans la foulée de la Révolution tranquille et de la Commission Parent, le gouvernement du Québec établit un réseau de collèges d'enseignement général et professionnel, les cégeps, qui ouvrent leurs portes à travers le Québec en 1967. La création d'une nouvelle structure post-secondaire décentralisée, qui prodigue à la fois des programmes techniques et généraux, créée une augmentation de la demande pour des places supplémentaires dans les universités existantes, à Montréal, Québec et Sherbrooke[8].

La création d'une nouvelle structure universitaire décentralisée s'impose pour le gouvernement, qui envisage de créer un réseau d'universités publiques, francophones et laïques, l'Université du Québec. Un rapport, publié en juin 1968, jette toutefois une douche d'eau froide sur les promoteurs de Rimouski, en affirmant qu'« il n'est pas réaliste de parler d'université ou de centre universitaire pour septembre 1969 », en raison notamment du manque de professeurs qualifiés dans la région. Le rapport conseille plutôt de préparer un projet de centre de formation des maîtres, en reprenant les activités de l'École normale Tanguay, qui réunit temporairement les trois centres de formation d'enseignants de la ville[9].

La Loi créant l'Université du Québec est adoptée par l'Assemblée nationale le 18 décembre 1968, mais l'incertitude sur la place de Rimouski dans le nouveau réseau perdure pendant plusieurs mois. Les promoteurs d'un centre universitaire à Rimouski ne peuvent accepter la proposition du ministre Jean-Guy Cardinal et de ses fonctionnaires, qui proposent que le nouveau centre conserve temporairement le statut d'école normale le temps d'organiser des bases solides, puisque son financement serait inférieur à celui d'une véritable université et nuirait au recrutement d'étudiants et du personnel enseignant[10].

En avril, les promoteurs rencontrent la direction de l'Université du Québec où sont abordées les questions de statut du centre. L'Université du Québec ne s'objecte pas à la création d'une « corporation de Centre d'études universitaires ». Le mois suivant, l'Assemblée des gouverneurs de l'Université autorise la requête en incorporation pour un « Centre d'études universitaires de Rimouski », qui est légalement constituée en août[11].

Centre d'études universitaires de Rimouski[modifier | modifier le code]

Le 2 septembre 1969[12], le Centre d'études universitaires de Rimouski (CEUR) prend le relais de l'École normale Tanguay la formation des enseignants et s'établit dans l'édifice des Ursulines, racheté quelques mois plus tôt par le gouvernement[13]. Quelque 225 étudiants sont inscrits à des programmes de premier cycle en sciences, sciences de l'éducation, langue et littérature françaises et sciences religieuses, 250 autres complètent leurs programmes de formation des maîtres alors que 1400 étudiants à temps partiel suivent des cours à l'éducation permanente. Le CEUR, qui compte une soixantaine de professeurs, est dirigé par Charles Beaulieu, un ancien directeur du département de métallurgie à l'Université Laval, assisté par Alcide Horth[14].

Un an plus tard, le CEUR compte cinq départements, 63 professeurs à temps plein dont le tiers est détenteur d'un doctorat et 308 étudiants à temps complet, en plus de 1 400 autres à temps partiel. La direction maintient le cap sur le développement d'une gamme plus complète de programme et propose de nouveaux programmes de baccalauréat en enseignement et des nouveaux projets en médecine préventive, en santé mentale, en sciences sociales et en génie des océans ainsi que des programmes de deuxième cycle en sciences religieuses, en « frottement et usure » et en océanographie[15].

Le 19 avril, le ministre de l'Éducation, François Cloutier annonce que le CEUR devient une constituante à part entière de l'Université du Québec et nomme Alcide Horth pour un mandat de cinq ans à titre de premier recteur de l'Université du Québec à Rimouski. À la rentrée de 1973, le nombre d'inscrits à temps complet est passé à 600[16].

Installations[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du campus de Rimouski de l'UQAR.
Le campus de Lévis.

Lors de sa création, en 1969, le Centre d'études universitaires de Rimouski loge dans l'ancien monastère des Ursulines, au nord-est du centre-ville de Rimouski, choix imposé par l'achat de l'édifice par le gouvernement du Québec. Deux autres sites ont été considérés. Le premier aurait établi le campus dans une zone alors non développée entre le boulevard Albert-Buies et le boulevard du Sommet, au sud-est. Le second, plus audacieux, consistait à construire « dans le fleuve », en remplissant un lot gagné à l'estuaire du Saint-Laurent sur le côté sud du boulevard René-Lepage[17].

Une solution moins flamboyante ralliera cependant la majorité. À l'automne 1971, le développement du campus à partir du monastère des Ursulines fait pratiquement l'unanimité, d'autant plus que 2 200 000 dollars ont déjà été investis pour le réaménager. C'est ainsi que débutent les « agrandissements par en-dedans » qui deviendront une « tradition » à l'UQAR, soutient l'historienne Nicole Thivierge, auteure d'une monographie publiée à l'occasion de la commémoration du 25e anniversaire de l'université[17].

L'UQAR aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'UQAR s'est notamment distinguée en 2011 en arrivant au premier rang des universités généralistes du Canada pour la recherche universitaire et au second rang des universités offrant principalement des programmes de premier cycle pour le nombre de publications selon un classement établi par la firme Research Infosource[18],[19]. L'étude souligne également la croissance marquée des budgets de recherche accordés aux chercheurs de l'institution, qui sont passés de 3,8 millions$ à 17,4 millions entre 1999 et 2009[3].

Axes d'excellence[modifier | modifier le code]

Océanographie[modifier | modifier le code]

Pavillon de UQAR / ISMER à Rimouski
Le N/R Coriolis II, navire de recherche des océanologues de l'UQAR, depuis 2002.

Dès sa création, l'UQAR a établi le développement d'une expertise dans le domaine de l'océanographie comme une de ses grandes priorités, compte tenu de l'importance de l'estuaire du Saint-Laurent et du milieu marin pour la région. Depuis 1973, l'UQAR offre un programme de maîtrise, qui a précédé de cinq ans la création formelle d'un département d'océanographie. Le développement des activités d'enseignement et de recherche ont ensuite permis la création d'un programme de doctorat à compter de 1982[20].

Avant la création formelle d'une structure universitaire, le Groupe interuniversitaire de recherches en océanographie du Québec, regroupant des chercheurs des universités Laval, de Montréal et McGill, est mis en place à compter de 1970. L'INRS-Océanologie existe depuis 1972. Le ministère canadien des Pêches et Océans s'ajoute à l'activité de recherche présente dans la région[21].

La présence d'une masse critique de chercheurs et d'étudiants aux cycles supérieurs permet la construction et l'agrandissement d'un laboratoire océanologique, la construction d'une station aquicole et l'acquisition d'un premier navire de recherche, le N/R Alcide C. Horth, donné par le gouvernement du Québec en 1989[21].

Campus de Lévis[modifier | modifier le code]

Le campus de Lévis de l'UQAR. Inauguré en 2007, l'édifice accueille près de 3 000 étudiants.

Fondé en 1980, le campus de Lévis de l'UQAR est devenu en une trentaine d'année un pôle majeur pour l'institution, qui y recrute près de la moitié de ses effectifs de 6 600 étudiants. En 2012-2013, le campus de Lévis est fréquenté par 2 944 étudiants[3]. L'UQAR y offre des programmes en sciences de la gestion, en sciences de l'éducation, en sciences de la santé, en éthique et en travail social, y compris plusieurs formations de deuxième cycle[22].

Au cours de sa première décennie d'existence, le campus — alors connu sous le nom de Bureau régional de Lévis —, se spécialise dans la formation continue à temps partiel et offre des formations de soir et de fin de semaine en administration, en sciences infirmières et en sciences humaines. Ne disposant d'aucun local en ville, les formations du Bureau régional sont dispensées au Collège de Lévis, à la Polyvalente de Lévis, au Centre de formation Desjardins et même dans un motel[23].

En 1991, le Bureau régional de Lévis change de nom et devient le Centre d'études universitaires de la Rive-Sud. Il a pignon sur rue dans une aile du Collège de Lévis, sur la rue Mont-Marie, dans le quartier historique de la ville. La transformation du bureau régional s'accompagne de l'introduction d'un premier programme de deuxième cycle, la maîtrise en gestion de projets. L'année suivante, le centre commence à offrir un premier programme de baccalauréat à temps plein, en sciences de l'administration, suivi en 1994, du programme de baccalauréat en sciences comptables. En 1998, le Centre universitaire devient le Campus de Lévis et diversifie son offre en offrant deux programmes de premier cycle à temps complet en sciences de l'éducation. Le campus accueille alors un sommet de 962 étudiants. La fréquentation s'accroît rapidement au cours des cinq années suivantes, qui seront marquées par l'ajout d'un programme de MBA pour cadres en 2000 et d'un baccalauréat en sciences infirmières en 2002. En 2003, le campus de Lévis compte 1944 étudiants inscrits[23].

La croissance régulière des inscriptions incite la direction à demander des espaces supplémentaires[24]. En 2005, le gouvernement du Québec lance un appel d'offres en vue de l'érection d'un campus[25]. Construit dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) avec un promoteur immobilier, le Groupe commercial AMT, le nouvel édifice de quatre étages a été bâti sur le boulevard Alphonse-Desjardins, au sud du golf municipal. D'une superficie de 12 000 m2, le nouvel édifice de 25 millions de dollars canadiens est loué par l'Université pour 25 ans. Les nouveaux locaux sont inaugurés en août 2007[26].

La formation[modifier | modifier le code]

Doctorats honorifiques[modifier | modifier le code]

L'Université du Québec à Rimouski décerne des doctorats honorifiques aux personnes qui ont contribué de façon significative à l'université ou dans l'exercice de leur profession ou par de manière générale par leur contribution à la société. Le doctorat honorifique a pour objectif de récompenser le récipiendaire et de faire en sorte que les « réalisations extraordinaires accomplies dans sa vie ou sa carrière » soient reconnues[27].

L'université a décerné les doctorats honorifiques suivants[27] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le nouveau recteur de l’UQAR fait part de ses défis », UQAR-Info,‎ 5 septembre 2012 (lire en ligne)
  2. « Présentation de l'UQAR », sur UQAR (consulté le 26 mars 2013)
  3. a, b et c Carl Thériault, « Plus de 40000 diplômés de l'UQAR », Le Soleil, Québec,‎ 29 décembre 2012 (lire en ligne)
  4. a et b Thivierge 1995, p. 6.
  5. Thivierge 1995, p. 8.
  6. Thivierge 1995, p. 9-10.
  7. Thivierge 1995, p. 12-14.
  8. Linteau et al. 1989, p. 665-666.
  9. Thivierge 1995, p. 17-18.
  10. Thivierge 1995, p. 26-31.
  11. Thivierge 1995, p. 33-35.
  12. Thivierge 1995, p. 35.
  13. Fortin et Lechasseur 1993, p. 683.
  14. Thivierge 1995, p. 35-36.
  15. Thivierge 1995, p. 44-46.
  16. Thivierge 1995, p. 47-49.
  17. a et b Thivierge 1995, p. 51.
  18. Radio-Canada, « Bas-Saint-Laurent : l'UQAR se distingue par sa recherche », Radio-Canada Nouvelles,‎ 1er novembre 2011 (lire en ligne)
  19. (en) Research Infosource, « Research Universities of the Year (RUY) Undergraduate »,‎ 2011 (consulté le 27 mars 2013)
  20. Thivierge 1995, p. 297.
  21. a et b Thivierge 1995, p. 297-298.
  22. UQAR 2012, p. 20.
  23. a et b UQAR 2010, p. 24.
  24. Marc Saint-Pierre, « L'UQAR confirme que le Campus de Lévis sera agrandi à 12 000 m² : Un appel est lancé aux promoteurs intéressés à ériger les nouveaux locaux pour juin 2007 », Le Soleil, Québec,‎ 3 mai 2005, A7
  25. Pierre Pelchat, « Le ministre Fournier confirme le déménagement d'ici 2007 », Le Soleil, Québec,‎ 29 septembre 2005, A7
  26. Pierre Asselin, « UQAR à Lévis : Le nouveau campus est prêt », Le Soleil, Québec,‎ 5 juin 2007, p. 18
  27. a et b « UQAR - Cérémonies et distinctions - Doctorats honorifiques », sur Université du Québec à Rimouski (consulté le 26 mars 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucia Ferretti, L'université en réseau : les 25 ans de l'Université du Québec, Sainte-Foy, Presses de l'Université du Québec,‎ 1994, 328 p. (ISBN 2760507793)
  • Jean-Charles Fortin, Antonio Lechasseur et al., Histoire du Bas-Saint-Laurent, Québec, coll. « Les régions du Québec » (no 5),‎ 1993, 860 p. (ISBN 2-89224-194-4)
  • Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert et François Ricard, Histoire du Québec contemporain : Le Québec depuis 1930, vol. 2, Montréal, Boréal, coll. « Boréal Compact »,‎ 1989, 834 p. (ISBN 2-89052-298-5[à vérifier : isbn invalide])
  • Nicole Thivierge (dir.) (préf. Pascal Parent), Savoir et développement : Pour une histoire de l'UQAR, Rimouski, GRIDEQ,‎ 1995, 538 p. (ISBN 2-920270-56-7, lire en ligne)
  • Université du Québec à Rimouski, campus de Lévis, D'hier à aujourd'hui : UQAR, 30 ans de présence à Lévis, Lévis, Université du Québec à Rimouski,‎ 2010, 122 p.
  • Université du Québec à Rimouski, Guide des études 2013, Rimouski, Université du Québec à Rimouski,‎ 2012, 112 p. (ISBN 978-2-89241-173-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]