Classe Halifax

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Classe Halifax
Image illustrative de l'article Classe Halifax
Le NCSM Regina (FFH 334) en 2004
Caractéristiques techniques
Type Frégate polyvalente de patrouille
Longueur 134,1 m
Maître-bau 16,4 m
Tirant d'eau 4,9 m
Déplacement 4 770 tonnes (pleine charge)
Propulsion 2 turbines à gaz type LM 2 500
1 moteur de croisière diesel Pielstick
Puissance 47 500 ch
8 800 ch
Vitesse 29 nœuds (53,708 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement 8 x MK 141 Harpoon missile mer-mer

16 x AIM-7 Sparrow SAM/SSM
1 x Bofors 57 mm
1 x Phalanx CIWS (Block 1)
8 x mitrailleuse Browning M2s
4 x MK 32 tubes lance-torpilles

Aéronefs 1 x hélicoptère CH-124 Sea King
Rayon d’action 9 500 milles marins (17 594 km)
Autres caractéristiques
Électronique 225 officiers et membres d'équipage
Histoire
Constructeurs Saint John Shipbuilding

MIL-Davie Shipbuilding

A servi dans Naval Ensign of Canada.svg Marine royale canadienne
Période de
construction
1987 - 1996
Période de service 1992 - présent
Navires construits 12
Navires en activité 12
Précédent Classe Annapolis

La classe Halifax (désignation de coque FFH) est une classe de frégates de patrouille multi-rôle qui servent dans les Forces armées canadiennes depuis 1992. Le NCSM Halifax (FFH 330) fut le premier de douze navires de conception et construit au Canada qui combine des capacités anti-sous-marines avec des capacités contre les menaces aériennes et terrestres. La classe Halifax est la pierre angulaire des groupes opérationnels de la Marine royale canadienne[1]. Tous les navires de la classe sont nommés d'après les grandes villes canadiennes. En 2007, le gouvernement canadien a annoncé un projet de refonte de la classe Halifax connue sous le nom de « Modernisation de la classe Halifax » ou alternativement comme la « Fregate Life Extension » (FELEX).

Description[modifier | modifier le code]

Systèmes d'armement[modifier | modifier le code]

La principale arme déployée par les navires de classe Halifax est un hélicoptère CH-124 Sea King, qui agit de concert avec les capteurs à bord des navires pour rechercher et détruire des sous-marins qui sont à de grandes distances des navires. Les navires ont un pont hélicoptère équipé d'un « piège à ours » invention canadienne, ce système permettant le lancement et la récupération de l'hélicoptère dans un maximum de mer de catégorie 6. Il est prévu que la force aérienne du Canada remplace les Sea King par un nouvel hélicoptère maritime, le CH-148 Cyclone qui pourront être déployés à bord des frégates avec des modifications minimes sur la structure des navires. La classe Halifax comporte également une arme pour la lutte anti-sous-marine sous la forme de la torpille Mark 46, lancé par le système de lance-torpilles Mark 32 Mod 9 placés dans des compartiments de chaque côté à l'extrémité avant du hangar hélicoptère.

Les navires possèdent aussi des missiles sol-sol AGM-84 Harpoon Block 1C pour la lutte antinavire montés dans deux tubes de lancement quadruple situé au niveau du pont principal entre la cheminée et le hangar à hélicoptère. Pour la défense contre les menaces aériennes, les navires sont armés d'un système de lancement vertical dotés de missile surface-air Sea Sparrow. Chaque navire possède 2 lance-missiles ayant chacun huit silos à missile. Un Raytheon/General Dynamics Phalanx Mark 15 Mod 1 est monté sur le toit du hangar pour hélicoptère comme arme de dernier recours contre les menaces qui n'auraient pas été abattu par les Sea Sparrow. Le COMAR a commandé la mise à niveau afin de les convertir en des Phalanx Block 1B. La mise à niveau bloc 1B comprend un imageur thermique optronique HDTI5-2F de Thales, l'amélioration de la bande Ku des radars et un plus long canon pouvant tirer à un taux de 3000 ou 4500 tr/min.

La principale arme sur le gaillard, est un canon Bofors de 57 mm 70 Mark 2. L'arme est capable de tirer des obus de 2,4 kg à un taux de 220 tr/min à une distance de plus de 17 km. Le Bofors est une arme multi usages utilisables contre des objectifs à la surface et dans les airs.

Contre-mesures[modifier | modifier le code]

Le système de leurres se compose de quatre lanceurs de leurres Shield Mark 2 de BAE Systems qui lancent des paillettes à 2 km et des roquettes infrarouges à 169 m pour distraire et confondre les missiles. Le leurre pour les torpilles est l'AN/SLQ-25 Nixie de Argon ST. Le radar warning receiver des navires, le CANEWS (Canadian Electronic Warfare System), SLQ-501, et le brouilleur de radar, le SLQ-505, ont été mis au point par Thorn et Lockheed Martin Canada.

Capteurs[modifier | modifier le code]

Deux radars de conduite de tir SPG-503 (STIR 1.8) de Thales Nederland(anciennement Signaal) sont installés l'un sur le toit de la passerelle et l'autre sur la plate-forme radar à l'avant du hangar à hélicoptère. Le navire est également équipé d'un radar de recherche aérienne active à longue distance AN/SPS-49 Raytheon (V) 5 fonctionnant sur les bandes C et D, d'un radar de veille air-surface Ericsson SEA Giraffe HC150 fonctionnant sur les bandes G et H, et d'un radar de navigation Kelvin Hughes Type 1007 I-band.

Le sonar de navigation comprend le CANTASS de General Dynamics - Canada (GD-C) qui est un radar passif tracté à angle critique et à basse fréquence, et sonar de GD-C AN/SQS-510 monté sur la coque qui permet la détection et la localisation de contacts actifs et passifs à large bande. Le système de traitement des bouées acoustiques est le GD-C AN/UYS-503.

Propulsion[modifier | modifier le code]

Les navires de la classe Halifax sont alimentés par un système CODOG (combinée diesel ou gaz) avec deux turbines à gaz GE LM2500 et un moteur diesel SEMT Pielstick 20PA6 V280. CAE fournit le système intégré de contrôle de la machinerie. La classe Halifax est la première à employer à ce degré le contrôle par ordinateur de la machine plante, et des variantes du système de CAE sont également installés dans d'autres classes de navires tels la classe Arleigh Burke de la marine américaine.

Modernisation[modifier | modifier le code]

Illustration inexacte du projet de prolongation de la vie des frégate.

Le gouvernement du Canada a annoncé le 5 juillet 2007, un programme de modernisation de 3,1 milliards $ CA de la classe Halifax qui sera effectuée partir de 2010 jusqu'en 2017. La modernisation comprendra l'ajout d'un système modernisé de combat. Le ministère de la Défense nationale n'a pas déterminé quel(s) chantier(s) naval effectuera ce programme nommé modernisation de la classe HALIFAX/projet de prolongation de la vie des frégates (MCH/PDVDF) projet; des chantiers navals de Halifax et de Victoria ont été invités à soumettre des offres[2].

La programme entraînera la modernisation ou d’améliorations de plusieurs choses dont: le système de commandement et de contrôle (SC2), la multiliaison de donnée tactiques, identification radar ami/ennemi (IFF) Mode S/5,Radars, système de mesure de soutien électronique (MSE), système de communications internes (SCI), système d’armes Harpoon (HWS), Mât, salle des opérations[3].Le système de missile Sea Sparrow sera mis à niveau avec le système Evolved Sea Sparrow Missile(ESSM).

Navires[modifier | modifier le code]

Il y a douze navires de classe Halifax au Canada:

Nom Lancement Mise en service État
NCSM Halifax (FFH 330) 1988 1992 En service
NCSM Vancouver (FFH 331) 1989 1993 En service
NCSM Ville de Québec (FFH 332) 1991 1994 En service
NCSM Toronto (FFH 333) 1990 1993 En service
NCSM Regina (FFH 334) 1992 1993 En service
NCSM Calgary (FFH 335) 1992 1995 En service
NCSM Montréal (FFH 336) 1992 1994 En service
NCSM Fredericton (FFH 337) 1993 1994 En service
NCSM Winnipeg (FFH 338) 1994 1996 En service
NCSM Charlottetown (FFH 339) 1994 1995 En service
NCSM St. John's (FFH 340) 1995 1996 En service
NCSM Ottawa (FFH 341) 1996 1996 En service

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Défense national, « Naval frigates to receive $3.1B refit »,‎ 2007-07-05 (consulté le 2008-10-31)
  3. Défense national, « Responsabilités en matière d’atténuation du risque de la MCH »,‎ 2008-08-25 (consulté le 2008-10-31)