Pampelonne (Tarn)

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Pampelonne
Blason de Pampelonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Canton de Pampelonne
Intercommunalité Communauté de communes du Carmausin - Ségala-Carmausin
Maire
Mandat
Guy Malaterre
2014-2020
Code postal 81190
Code commune 81201
Démographie
Gentilé Pampelonnais, Pampelonnaises
Population
municipale
786 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 30″ N 2° 14′ 50″ E / 44.125, 2.24722222222 ()44° 07′ 30″ Nord 2° 14′ 50″ Est / 44.125, 2.24722222222 ()  
Altitude 422 m (min. : 250 m) (max. : 561 m)
Superficie 36,4 km2
Localisation

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Site web Site officiel de la commune

Pampelonne (en occitan Pampalona) est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central située dans le Ségala. C'est une commune limitrophe avec le département de l'Aveyron.

Communes limitrophes de Pampelonne
Jouqueviel Castelmary Crespin
Mirandol-Bourgnounac Pampelonne Saint-Just-sur-Viaur
Sainte-Gemme Saint-Jean-de-Marcel Tanus

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Viaur le Lieux et le Céret, ainsi que par deux lacs un lac formé par le Barrage de Thuriès sur le Viaur et le lac de Fonbonne formé par un barrage sur le Céret.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé par le Sénéchal Eustache de Beaumarché en 1290, Pampelonne était une Bastide Royale au XIIIe siècle. De cette époque ancestrale subsistent la place carrée particulière aux bastides et une tour d’angle au cœur du village puisque les maisons ont perdu leurs arcades et les fossés entourant les alentours de la place ont été bouchés dans les années 1950.

Voguant en prou du méandre, cette place est restée imprenable, du moins par la force, puisqu’en 1381, une bande de routier anglais l’a pris mais par surprise, évidemment… Ces mêmes Anglais occupèrent aussi le village des Planques (Commune de Tanus), dont il ne reste qu’une passerelle et la chapelle. Ce bâtiment qui surplombe la vallée du Viaur a été construit au XIIe siècle et XIIIe siècle. Elle est l’unique vestige encore debout du village des Planques, qui s’est réduit à n’être qu’un village fantôme dans les années 1920.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Pampelonne

Son blasonnement est : Parti : au premier d'azur à la tour donjonnée posée sur un rocher, accostée en chef d'une lune contournée et d'un soleil, le tout d'argent, au second de gueules à l'escarboucle de chaînes d'or ; enté en pointe d'argent à la hure de sanglier de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jacques Astruc    
mars 2014   Guy Malaterre[1]   Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 786 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 740 1 412 1 918 1 929 1 992 2 010 2 025 2 153 2 277
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 235 2 268 2 283 2 202 2 211 2 011 1 966 1 813 1 742
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 606 1 543 1 485 1 939 1 314 1 262 1 234 1 108 978
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
910 873 833 671 715 669 702 786 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le barrage de Thuriès[modifier | modifier le code]

Le barrage de Thuriès a été construit en 1919, le barrage fait 30,70 mètres au point le plut haut sur 106 mètres de long. Le barrage de Thuriès est un barrage de type poids de béton de forme courbée. Ce type de barrage présente une section triangulaire très large à sa base, qui s'affine à l'approche du sommet. C'est le poids du mur en béton qui retient la poussée de l'eau.

L'usine composée de quatre groupes de générateurs fournit un maximum de 4,4 mégawatts à l'heure. Sa production annuelle se situe entre 15 000 et 20 000 mégawatts.

Dû à l'initiative d'Edouard Vergnes, de Castelpers, sa réalisation apporta à la Société des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille-Montagne à Viviez, la quantité d'énergie qu'exigeraient ses fours.

Sa construction noya deux moulins situés en amont.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En arrivant dans la ville, on rencontre d'abord une assez vaste place entourée de maisons qui est terminée par une rue longue et large qui conduit à la porte principale de ce qu'on nomme la ville, où l'on voit les restes d'un ancien fort.

Elle a deux portes et est environnée de fossés et d'une promenade, elle renferme une autre place qui se termine par une rue semblable à la première, au bout de laquelle, sans changer de direction, se trouve encore une grande place, d'où l'on entre en plate campagne[4].

Le château de Thuriès[modifier | modifier le code]

Dans le paysage des gorges du Viaur, près de Pampelonne, se dresse, austère et majestueux, le donjon du château de Thuriès.

Les origines de ce château se perdent dans la nuit des temps. Il n'a pas été possible de retrouver un seul écrit mentionnant sa construction. Celle ci doit remonter aux débuts de la féodalité. Il faut consulter le cartulaire des « Alamon » du XIIIe siècle pour trouver les premières traces du château.

Sicard Alamon le Vieux faisant des dons à toutes les églises de son domaine en 1275, cite, parmi de nombreux nom, celui de Thuriès. Mort la même année, il lègue par son testament la Seigneurie et le village de Thuriès à son fils Sicard Alamon le Jeune.

En 1275, un château et un village existaient donc. Des actes antérieurs, nous font penser que ce village n'était pas situé sur l'emplacement actuel de Pampelonne, mais plutôt sur le versant de la vallée à proximité du château, il n'en reste aucune trace.

La vallée du Viaur[modifier | modifier le code]

La Vallée du Viaur est formée par une profonde fracture dans les roches primitives et à longtemps protégé le Ségala Carmausin par diverses invasions.

Pour le Viaur, la racine du nom, préceltique, vient de Vig (cours, chemin). On la retrouve dans de nombreux autres cas comme la Vienne qui s’appelait Vigenna. Le " g " intervocalique (entre deux voyelles) s’est enlevé automatiquement. A la racine Vig a été rajouté le radical awlawa qui est à l'origine du nom de plusieurs rivières ou fleuves. Donc Vig + aw - r devient Viaur et Vig + ulu (diminutif) a donné le nom au Vioulou (petit Viaur) son affluent en amont.

Le Viaur prend sa source dans le département de l'Aveyron, dans la partie nord du parc naturel régional des Grands Causses, au pied du pic du Pal à 1 090 m d'altitude, point de jonction des massifs des Palanges et du Lévézou. Le Viaur est la frontière naturelle entre le massif boisé des Palanges, dont le sommet le pic du Pal culmine à 1 155 mètres, et la chaine de montagne voisine du Lévézou dont le point le plus élevé, le Mont Seigne, atteint 1 128 mètres.

Sur l'aval, son parcours fait aussi office de frontière entre l'Aveyron et le département du Tarn. Il a été nécessaire de construire deux gigantesques viaducs pour le franchissement de la vallée : le viaduc ferroviaire du Viaur qui le domine de 120 mètres, suivi du viaduc autoroutier de Tanus. Il se jette dans l'Aveyron (rivière Aveyron) rive gauche, à Laguépie dans le département de Tarn-et-Garonne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Le premier week-end de juillet c’est la Fête du livre et de la gourmandise. Une manifestation qui bouge, reconnue régionalement pour la qualité de sa programmation et de son organisation.

  • Des auteurs venus des quatre coins de l’hexagone et des pays voisins,
  • Des artistes et des disciplines culturelles différentes,
  • Des dégustations renouvelées à chaque édition[5].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. www.ladepeche.fr 6 avril 2014
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Dictionnaire géographique universel - Volume 7 - Page 655
  5. Retrouvez toutes les infos de la Fête du livre sur http://www.fetedulivrepampelonne.fr