Oliver Williamson

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Oliver Eaton Williamson

Description de l'image  Nobel Prize 2009-Press Conference KVA-42.jpg.
Naissance 27 septembre 1932
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Champs Économie, administration d'affaires et droit
Institutions université de Californie (Berkeley)
Diplôme Sloan School of Management, université Stanford, université Carnegie-Mellon
Renommé pour théorie des coûts de transaction, rationalité limitée

Oliver Eaton Williamson, né le 27 septembre 1932, est un économiste américain connu pour son travail réalisé sur la théorie des coûts de transaction.

Il reçoit avec Elinor Ostrom le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel le 12 octobre 2009 « pour leurs travaux sur la gouvernance économique »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Williamson reçut son Bachelor of Science de la MIT Sloan School of Management en 1955, son MBA de l'université Stanford en 1960 et son Ph.D. de l'université Carnegie-Mellon en 1963. Il est marié et a eu cinq enfants. Il est depuis 1988 professeur émérite (chaire Edgar F. Kaiser d'affaires d'économie et de loi) à l'université de Californie (Berkeley). Il reçoit le prix nobel d'économie en 2009 qui récompense ses travaux sur la gouvernance économique, notamment les frontières de l’entreprise.

La théorie des coûts de transaction (TCT)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : théorie des coûts de transaction.

Le concept de coûts de transaction apparait pour la première fois en 1937 dans l'article de Ronald Coase, The Nature of the Firm. C'est cependant Williamson qui est considéré comme le père fondateur de ce courant théorique. La TCT postule que les agents ne sont dotés que d'une rationalité limitée (concept que l'on doit à Herbert Simon) tout en pouvant se comporter de manière opportuniste.

Le point de départ de Williamson et de la TCT est de postuler que toute transaction économique engendre des coûts préalables à leur réalisation : coûts liés à la recherche d'informations, aux "défaillances" du marché, à la prévention des (hypothétiques) comportements opportunistes des autres agents etc. Ainsi, certaines transactions se déroulant sur le marché peuvent engendrer des coûts de transaction très importants. Dès lors, les agents économiques peuvent être amenés à rechercher des arrangements institutionnels alternatifs permettant de minimiser ces coûts. À l'opposé du marché, Williamson distingue ainsi à la suite de Coase la "hiérarchie" qui correspond en fait à l'entreprise. Entre le marché et l'entreprise, de nombreuses formes "hybrides" peuvent être identifiées (sous-traitance, concession, réseau etc.).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Williamson O.E., Markets and Hierarchies : Analysis and Antitrust Implications, Free Press, 1975
  • Williamson O.E., The Economic Institutions of Capitalism, Free Press, 1985, trad. française : Les institutions de l’économie, Inter-éditions, 1994

Articles[modifier | modifier le code]

  • Williamson O. E., « Managerial Discretion and Business Behaviour », American Economic Review, 1963
  • Williamson O. E., « Hierarchical Control and Optimum Firm Size », Journal of Political Economy, n° 75, vol. 2, 1967
  • Williamson O. E., « The New institutional Economics », Journal of Economic Literature, vol. 38, 2000
  • (en) Oliver E. Williamson, « The Theory of the Firm as Governance Structure: From Choice to Contract », Journal of Economic Perspectives, vol. 16, no 3,‎ 2002, p. 171–195 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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