James Tobin

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James Tobin

Naissance 5 mars 1918
Décès 11 mars 2002 (à 84 ans)
Champs économiste américain
Diplôme université Harvard
Renommé pour modèle Tobit utilisé en économétrie et de la notion du ratio « Q de Tobin »
Distinctions Prix Nobel d'économie 1981

Compléments

1956, participe au développement du modèle Baumol-Tobin

James Tobin (5 mars 1918 - 11 mars 2002) est un économiste américain, pro-keynésien, qui a contribué à la science économique en particulier, dans les domaines de l'investissement, des marchés financiers et des politique budgétaire et monétaire. Il est en particulier célèbre pour avoir donné son nom à la taxe dont il a proposé la création. Le prix de la Banque de Suède d'Économie en Mémoire d'Alfred Nobel (dit prix Nobel d'économie) lui fut attribué en 1981.

Il est également à l'origine du modèle Tobit utilisé en économétrie et de la notion du ratio « Q de Tobin ».

En 1956, il a participé au développement du modèle Baumol-Tobin qui décrit la demande de monnaie d'un ménage.

Biographie[modifier | modifier le code]

James Tobin fit ses études à l'université Harvard. Il fut conseiller économique en 1961-1962 auprès du gouvernement des États-Unis de John Fitzgerald Kennedy et professeur à l'université Yale, de 1955 à 1988[1]. En 1981, il fut lauréat du « prix Nobel » d'économie.

James Tobin était un économiste keynésien, c'est-à-dire, entre autres, favorable à l'intervention gouvernementale comme stabilisateur de la production, ayant pour but de favoriser le plein emploi et d'éviter les récessions. Il eut une passe d'armes avec Jacques Rueff en 1948 dans The Quarterly Journal of Economics à propos de l'article intitulé Les erreurs de la théorie générale de Lord Keynes que Rueff avait écrit l'année précédente. Toutefois, alors que Keynes pensait que la préférence pour la liquidité détermine les taux d'intérêts, James Tobin défendait l'idée contraire, selon laquelle le niveau des taux d'intérêt influait cette préférence pour la liquidité[2].

James Tobin accéda à la notoriété en proposant une taxation sur certains mouvements de capitaux (transactions de change). L'objectif de cette taxation était de réduire la spéculation à court terme sur les places financières, qu'il jugeait contre-productive. Il suggéra aussi que les revenus de cette taxe soient confiés au FMI[3].

L'idée de la taxe Tobin dite « du sable dans les engrenages » ou encore la « taxe Robin des Bois », est soutenue par de nombreuses personnalités, organisations du mouvement altermondialiste et associations, dont notamment ATTAC. Elle est dénoncée notamment par Robert Mundell. James Tobin déclara quant à lui, que s'il était toujours favorable à cette taxe, il était d'abord partisan du libre-échange et considérait le produit de la taxe comme secondaire et qu'il ne pouvait donc pas soutenir le mouvement altermondialiste[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc Daniel, Histoire vivante de la pensée économique: Des crises et des hommes, Paris, Pearson Education France,‎ 2010 (ISBN 2744074500).
  2. Christophe Bormans, L'indispensable de la pensée économique, Studyrama, 2003 (ISBN 2-84472-262-8).
  3. « Taxe Tobin : faire du neuf avec une vieille idée », La Croix, 9 janvier 2012.
  4. « Les antimondialisation « détournent mon nom », estime James Tobin » dans Le Monde, 4 septembre 2001.