Nouvelle-Galles du Sud

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Nouvelle-Galles du Sud
New South Wales
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Localisation de la Nouvelle-Galles du Sud (en rouge) à l'intérieur de l'Australie
Localisation de la Nouvelle-Galles du Sud (en rouge) à l'intérieur de l'Australie
Administration
Pays Drapeau de l'Australie Australie
Statut politique État
Capitale Sydney
Gouverneur Marie Bashir
Premier ministre Barry O'Farrell
Chambre 50
Sénat 12
Démographie
Population 7 272 800 hab. (mars 2012)
Densité 9 hab./km2
Rang 1er
Géographie
Coordonnées 32° 00′ 00″ S 147° 00′ 00″ E / -32, 147 ()32° 00′ 00″ Sud 147° 00′ 00″ Est / -32, 147 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. (Mont Kosciuszko) 2 228 m
Superficie 809 444 km2
Rang  (5e)
· Terre 800 642 km² (98,91%)
· Eau 8 802 km² (1,09%)
Économie
PIB (2010-11) 419 900 M$
PIB/hab. 57 736 $ (4e)

La Nouvelle-Galles du Sud (en anglais New South Wales), aussi connu sous l'acronyme NSW, est le plus peuplé des États australiens. Elle est située dans le Sud-Est de l'île principale et partage ses frontières avec le Queensland au nord, avec l'Australie-Méridionale à l'ouest et avec le Victoria au sud. Elle est bordée par la mer de Tasman à l'est. La Nouvelle-Galles du Sud encercle le Territoire de la capitale australienne (ACT), où se trouve Canberra, la capitale de l'Australie.

Historiquement, c'est le premier État d’Australie. Créé en 1788, il couvrait à l'origine la plus grande partie du continent australien ainsi que la Nouvelle-Zélande, les îles Lord Howe et Norfolk, mais au cours du XIXe siècle de grandes parties ont été séparées pour former les colonies britanniques de Tasmanie (1825), d'Australie-Méridionale (1836), de Victoria (1851) et du Queensland (1859).

En 2011, on estimait sa population à 7,2 millions d'habitants.

L'État tire son nom de la région Galles du Sud du Pays de Galles. Les services officiels australiens écrivent « nouvelle » au singulier[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque aborigène[modifier | modifier le code]

La première présence humaine sur le continent australienne remonte de 40 000 à 60 000 ans – suivant les différents chercheurs – avant notre ère. À cette époque, huit détroits séparaient Java et l'Australie. Les premières personnes durent donc arriver en bateau au nord de l'Australie, découvrant un horizon inconnu. Les colons se sont ensuite déplacés progressivement vers le sud et, par la suite, sont arrivés en Nouvelle-Galles du Sud. Il y a environ 13 000 ans, à la fin de la période glaciaire, la Nouvelle-Guinée et la Tasmanie se sont séparées du reste du continent et les Aborigènes d'Australie ont commencé une longue période d'isolement coupée de toute influence extérieure[2].

L'homme de Mungo est un ancien habitant de la Nouvelle-Galles du Sud qui aurait vécu, il y a environ 40 000 ans au Pléistocène et a été découvert au bord du lac Mungo, à 3000 kilomètres de la côte nord de l'Australie. Il avait été enterré avec un cérémonial. On a trouvé près de lui des outils en pierre, des os de wombats d'espèces disparues et de kangourous géants[3]. Ces restes sont les plus anciens restes humains trouvés en Australie mais leur âge est encore sujet à polémique. De récentes études de l'ADN mitochondrial mettraient en doute l'origine unique du genre humain, ce qui prête aussi à controverse.

Les populations aborigènes avaient une mythologie commune appelée le temps du rêve (Tjukurpa en langue anangu) ou le rêve. Le « temps du rêve » explique les origines du monde, de l’Australie et de ses habitants. L'art indigène australien est l'une des traditions les plus anciennes du monde. Des exemples d'art rupestre peuvent être trouvés dans les parcs publics même dans les villes principales comme au Parc national Ku-ring-gai Chase à Sydney[4].

En 1770, l'explorateur anglais James Cook a noté ses impressions sur les Aborigènes de Nouvelle-Hollande (Nouvelle-Galles du Sud) dans son journal: « en réalité ils sont bien plus heureux que nous les Européens… Ils vivent dans la tranquillité qui n'est pas troublée par l'inégalité de la condition. La terre et la mer leur fournissent toutes les choses nécessaires pour vivre… Ils vivent dans un climat agréable et ont un air très sain… ils n'ont aucune abondance »[5].

Découverte et établissement des Européens[modifier | modifier le code]

En 1770, l'explorateur anglais James Cook découvre la côte est de la Nouvelle-Hollande, qui sera par la suite, renommée « Nouvelle-Galles du Sud ».

Le 26 janvier 1788, jour actuel de la fête nationale australienne, arrive la First fleet commandée par le capitaine Arthur Phillip avec ses 11 bateaux, ses 700 prisonniers, ses gardiens. Il établit une colonie pénale britannique à Port Jackson, sur le site où se trouve aujourd’hui la ville de Sydney. Il sera le premier gouverneur de l’État de 1788 à 1792.

Après quelques années de chaos et d’anarchie qui virent le renversement du gouverneur William Bligh lors de la rébellion du rhum, un nouveau gouverneur, le lieutenant Lachlan Macquarie qui sera à la tête de l’État de 1810 à 1821, commence à faire construire des routes, des quais, des églises, des bâtiments publics. Il organise les premières expéditions pour explorer la région.

En 1813, William Wentworth, Gregory Blaxland et William Lawson mènent une expédition d’exploration et réussissent à se frayer un passage pour traverser la région montagneuse (connue sous le nom des « Blue Mountains ») à l’ouest de Sydney. Ils ouvrent ainsi une voie aux vastes zones agricoles qui y existent actuellement.

Ruée vers l'or[modifier | modifier le code]

En 1851, la découverte d'or dans la région va attirer une foule de chercheurs et la population de la région va atteindre les 100 000 habitants en 1860.

Fédération[modifier | modifier le code]

Les frontières de la Nouvelle-Galles du Sud au cours du temps.

Les habitants vont rapidement demander la création d'un gouvernement local et obtenir du parlement britannique le New South Wales Constitution Act en 1855. La loi créait un parlement de Nouvelle-Galles du Sud formé de deux chambres dont une chambre basse, l'assemblée législative, qui comprenait 54 députés.

Comme la population va continuer d'augmenter, un certain nombre de colonies vont se séparer de la Nouvelle-Galles du Sud, réduisant d'autant sa superficie et formant la Tasmanie, le Victoria

Chaque État va mener sa propre politique, créant des frontières avec les États voisins, notamment sur le Murray qui forme la frontière entre la Nouvelle-Galles du Sud et le Victoria et très rapidement des voix vont s'élever pour demander la création d'un État fédéral dont notamment celle du Premier ministre de l'État, Sir Henry Parkes, avec son discours à Tenterfield en 1889. Edmund Barton qui deviendra par la suite le premier Premier ministre d'Australie en fut un autre partisan et une réunion se déroula en 1893 à Corowa pour esquisser un projet de constitution.

En 1898, un référendum fut organisé sur le projet de fédération en Nouvelle-Galles du Sud (comme au Victoria, en Australie-Méridionale et en Tasmanie) et le oui l'emporta comme dans les autres États mais le Premier ministre George Reid (surnommé "Oui-Non Reid" pour sa versatilité) estima que la majorité de oui n'était pas suffisante.

En 1899 eurent lieu de nouveaux référendums qui virent augmenter le nombre de partisans du oui et la Nouvelle-Galles du Sud accepta les résultats du référendum sous la condition que la future capitale soit située sur son territoire.

Le 1er janvier 1901, la Nouvelle-Galles du Sud participe à la création de la fédération australienne, un dominion britannique dont la première capitale sera, en attendant le choix du lieu et la création de la ville, Melbourne. En 1911, la Nouvelle-Galles du Sud cèdera une partie de son territoire qui deviendra le Territoire de la capitale australienne et Canberra deviendra officiellement la capitale fédérale de l'Australie en 1927.

Début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans les années qui suivront la Première Guerre mondiale, les fermiers de la région se montreront les plus actifs au niveau politique surtout pour montrer leur mécontentement. Les prix des marchandises avaient fortement augmenté pendant la guerre et le volume du commerce mondial avait fortement diminué alors que les prix de leurs productions restaient bloqués par le premier ministre Billy Hughes. En 1919, les fermiers créent le Country Party, mené au plan fédéral par Earle Page, un médecin de Grafton et au niveau de l'État par Michael Bruxner, un petit fermier de Tenterfield. Le parti négociera son soutien aux différents gouvernements non travaillistes contre l'obtention d'avantages pour les fermiers et la réalisation d'investissements publics dans les zones rurales.

La Grande Dépression de 1929 entrainera une période de situation très difficile pour l'État. La flambée du chômage et l'effondrement du prix des matières premières provoquèrent la misère des ouvriers et la ruine des paysans entrainant non le développement du parti communiste d'Australie qui resta toujours marginal mais l'arrivée du gouvernement travailliste populiste de Jack Lang. Le second gouvernement Jack Lang fut élu en novembre 1930 sur un programme prévoyant le non remboursement des emprunts faits auprès des britanniques et l'utilisation de la « planche à billets » plutôt que le soutien à l'emploi grâce à des travaux d'intérêts publics. Ces mesures furent dénoncées comme illégales par les conservateurs ainsi que par le gouvernement fédéral du travailliste James Scullin. Il en résulta un lâchage de Scullin par les supporters de Lang et une grave crise au sein du parti travailliste. En mai 1932, le gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud, Sir Philip Game, démissionna le gouvernement Lang et aux élections suivantes les conservateurs furent élus.

Au début de la Seconde Guerre mondiale en 1939, les différences de développement entre la Nouvelle-Galles du Sud et les autres États s'étaient effacées après la création de la fédération et grâce aux mesures de protection douanières fédérales. La Nouvelle-Galles du Sud devançait le Victoria cependant au point de vue industriel, commercial et financier. Le parti travailliste revint au pouvoir en 1941 sous la direction du modéré William McKell et y resta pendant 24 ans, jusqu'en 1965.

L'après-guerre en Nouvelle-Galles du Sud[modifier | modifier le code]

En 1965, sa chute fut en partie provoquée par le projet de construction d'un opéra à Bennelong Point, un quartier de Sydney et par la controverse sur le coût du projet. Le parti libéral obtint la majorité et le gouvernement fut conduit par Sir Robert Askin, une figure politique controversée avec ses partisans qui voient en lui un réformateur qui a redressé l'économie de l'État et ses adversaires qui voient en lui un homme véreux.

À la fin des années 1960, un mouvement de sécession eut lieu en Nouvelle-Angleterre. Il aboutit à un référendum qui fut légèrement défavorable aux partisans de la séparation.

La démission d'Askin en 1975 fut suivie par le passage sur des durées courtes de plusieurs premiers ministres libéraux. Aux élections générales de 1976, le parti travailliste mené par Neville Wran revint au pouvoir avec un siège de majorité que Wran sut transformer en une large majorité aux élections suivantes de 1978 et 1981.

Après avoir remporté une confortable quoique moins importante majorité en 1984, Wran démissionna de son poste et quitta le parlement. Il fut remplacé par Barrie Unsworth qui eut beaucoup de peine à s'imposer et fut battu aux élections de 1988 par un parti libéral en pleine renaissance conduit par Nick Greiner. Unsworth fut remplacé à la tête du parti travailliste par Bob Carr. Au départ, Greiner fut un premier ministre populaire grâce notamment à la création d'une commission indépendante de lutte contre la corruption. Greiner organisa des élections surprises qu'il pensait remporter facilement mais le parti libéral perdit sa majorité absolue et dut s'associer aux indépendants pour garder sa majorité.

Par la suite, Greiner fut accusé de corruption par la commission qu'il avait créée pour avoir proposé un poste officiel à un député indépendant (un ancien député libéral) afin de le faire démissionner du parlement et de récupérer son siège à la faveur d'élections partielles. Greiner démissionna de son poste mais fut blanchi par les juges. Il fut remplacé par John Fahey. Bien qu'il fut personnellement populaire, son gouvernement souffrit de nombreux scandales: évasion fiscale, enregistrement illégal de conversations, harcèlement sexuel, menaces de mort. Aux élections de 1995 le parti libéral fut battu de peu et le travailliste Bob Carr arriva au pouvoir.

Comme Wran avant lui, Carr fut capable de transformer son étroite majorité des élections de 1995 en une large majorité aux élections de 1999 et 2003. C'est à cette époque que Sydney accueillit les jeux olympiques d'été de 2000 qui furent perçus dans le monde entier comme un vaste succès ce qui favorisa sa popularité. Carr surprit tout le monde en démissionnant de son poste en 2005. Il fut remplacé par Morris Iemma le 3 août 2005. Morris Iemma a été réélu aux élections de mars 2007.

Le 5 septembre 2008, Iemma a annoncé sa démission de son poste de premier ministre après avoir perdu l'appui de son parti sur les détails d'un projet de remaniement ministériel provoqué par la démission du vice-premier ministre John Watkins. Iemma a proposé que cinq autres ministres quittent le gouvernement, dont Michael Costa le ministre des finances et Reba Meagher, le ministre de la Santé. Les partisans de Iemma furent d'accord pour la démission du ministre des finances mais pas pour les quatre autres ministres. Face à ce rejet, Iemma démissionna. Le 5 septembre 2008, le groupe choisit à l'unanimité Nathan Rees comme premier ministre.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Galles du Sud est bordé au nord par le Queensland, à l'ouest par l'Australie-Méridionale, au sud par le Victoria et à l'est par la mer de Tasman.

Géographiquement, la Nouvelle-Galles du Sud peut-être divisée en quatre régions:

  • à l'est, une bande côtière avec un climat allant du tempéré au sud jusqu'au subtropical au nord, à la limite du Queensland. C'est cette région qui contient la plus grande partie de la population de l'État notamment dans les trois villes principales de l'État : Newcastle et son agglomération au nord, Sydney au centre et Wollongong au sud. On y trouve les régions des Côtes du sud, de l'Illawarra, des Côtes du centre et de la Côte Nord.
  • plus à l'ouest, une zone montagneuse correspondant à la Cordillère australienne avec ses hauts plateaux et quelques monts dont la plupart ne dépassent pas les 1 000 mètres. C'est là que l'on trouve le point culminant du continent australien: le mont Kosciuszko (2 229 mètres). On y trouve les régions des Hautes Terres du sud (Southern Highlands en anglais) au sud, des Plateaux du centre (Central Tablelands) au centre et de la Nouvelle-Angleterre (New-England) au nord.
  • encore plus à l'ouest, une vaste zone de plaines se rétrécissant du sud au nord, avec une importante mise en valeur agricole, à la population plus clairsemée que sur la côte. Ce sont les régions de la Riverina et de la zone de Wagga Wagga
  • sur la moitié ouest, une zone plus ou moins désertique s'élargissant du sud au nord : le Far West australien avec quelques rares campements et la seule ville minière de Broken Hill.

Il faut signaler deux enclaves dans l'État : le territoire de la capitale australienne et le territoire de la baie de Jervis.

La Nouvelle-Galles du Sud comprend le parc national d'Arakwal, peuplé traditionnellement du peuple Arakwai, créé en 2001, le parc national des Coolah Tops, créé en 1996, le parc national Cattai et le parc national de Boonoo Boonoo.

Climat[modifier | modifier le code]

L'État connait un climat subtropical humide sur une majeure partie de son territoire. Les hivers sont souvent doux, et les étés moites. L'influence désertique se fait toutefois de plus en plus sentir vers l'intérieur des terres. Il peut connaitre de grandes variations de températures. Le maximum de 50,0 °C a été atteint le 11 janvier 1939 à Wilcannia. Le minimum de --23,0 °C a été atteint à Charlotte Pass le 29 juin 1994. Ce minimum est aussi la température la plus basse jamais enregistré en Australie en dehors de l'Antarctique[6].

Population et société[modifier | modifier le code]

Sydney horizon la nuit vu de la banlieue de Kirribilli

Démographie[modifier | modifier le code]

En juin 2007 la population de Nouvelle-Galles du Sud s'élevait à 6,89 millions de personnes. La population augmente de 1,1 % par rapport à l'année précédente[7], en dessous de la moyenne nationale de 1,5 %.

62,9 % de la population de Nouvelle-Galles du Sud vit à Sydney[8].

Villes principales[modifier | modifier le code]

Villes principales et population
Ville Population (2010)[9]
Sydney 4 575 532
Newcastle 546 788
Wollongong 292 190
Albury 69 620
Tweed Heads 68 321
Wagga Wagga 58 610
Coffs Harbour 53 401
Queanbeyan 52 197
Tamworth 47 595
Port Macquarie 44 313
Orange 39 329
Dubbo 38 037
Nowra-Bomaderry 34 479
Bathurst 34 303
Lismore 32 494

Éducation[modifier | modifier le code]

Primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Le système éducatif de Nouvelle-Galles du Sud va de la maternelle jusqu'à l'année 12 (la terminale). Le primaire correspond aux 6 premières années et le secondaire va de la septième à la douzième année. L'école est obligatoire jusqu'à 17 ans[10].

Il existe deux types d'écoles, les écoles publiques « gouvernementales » et les écoles privées « non gouvernementales » ou « indépendantes ». .

Le gouvernement classifie les 12 années d'écoles primaire et secondaire en six niveaux, commençant au niveau 1 (année 1 et 2) et finissant au niveau 6 (année 11 et 12).

Graduate[modifier | modifier le code]

Il y a onze université qui se trouvent principalement en Nouvelle-Galles du Sud. Sydney accueille la première université d'Australie, l'université de Sydney, fondé en 1850, de même que l'université de Nouvelle-Galles-du-Sud, l'université Macquarie, l'université de technologie et l'université de Sydney Ouest. L'université catholique australienne a deux de ses six campus à Sydney.

En dehors de Sydney, les universités majeures sont celles de Newcastle et de Wollongong.

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Le pouvoir exécutif est incarné par le Gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud, qui représente et est désigné par Élisabeth II. L'actuel gouverneur est Son Excellence Marie Bashir (Lady Shehadie). Le gouverneur choisit comme Premier ministre le chef du parti politique ayant la majorité à l'Assemblée Législative. Le Premier ministre recommande alors les autres membres des deux chambres au Ministère, sous le principe du Système de Westminster. Le gouvernement est dirigé par le premier ministre, actuellement, et depuis le , Kristina Keneally de l’ALP (Australian Labor Party)[11].

La Parliament House de Nouvelle-Galles du Sud

Constitution[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Galles du Sud est une monarchie constitutionnelle. La reine Élisabeth II en est la souveraine et y est représentée par le gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud.

Le mode de gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud est déterminé par la Constitution de 1856, modifiée à nombreuses reprises depuis lors. Depuis 1901, la Nouvelle-Galles du Sud fait partie du Commonwealth d'Australie, et la Constitution australienne règle les relations avec le Commonwealth.

Sous la Constitution australienne, la Nouvelle-Galles du Sud cède certains pouvoirs législatifs et judiciaires au Commonwealth, mais conserve son indépendance dans d'autres domaines. La constitution de la Nouvelle-Galles du Sud dit : "La Législature doit, soumise aux dispositions de la Constitution du Commonwealth d'Australie, avoir le pouvoir de faire des lois pour maintenir la paix, le bien-être et la bonne gouvernance de la Nouvelle-Galles du Sud dans toutes les situations."[N 1] En pratique, cependant, l'indépendance des États australiens a été énormément réduite par la domination financière croissante du Commonwealth.

Parlement[modifier | modifier le code]

Parti
Politique
Assemblée
législative
Conseil
législatif
ALP 52 (56 %) 19 (45 %)
Libéral 22 (24 %) 10 (24 %)
National 13 (14 %) 5 (11 %)
Indépendant/Autre 6 (6 %) 8 (20 %)
Source: Parlement de Nouvelle-Galles du Sud[12].

Le parlement de Nouvelle-Galles du Sud comprend deux chambres : l'Assemblée législative (la chambre basse) et le Conseil législatif (la chambre haute). Les élections se tiennent tous les 4 ans le quatrième samedi du mois de mars, les plus récentes ayant eu lieu le 24 mars 2007. À chaque élection un membre est élu à l'Assemblée Législative pour chacun des 93 districts électoraux et la moitié des 42 membres du Conseil législatif est élu par l'électorat de l'État.

Services d'urgence[modifier | modifier le code]

Les Forces de Police de Nouvelle-Galles du Sud, créées en 1862, enquêtent sur les crimes et délits dans tout l'État.
Les services de pompiers sont au nombre de deux : les volontaires de la New South Wales Rural Fire Service, actifs principalement dans les petites villes et la campagne, et les New South Wales Fire Brigades, une agence gouvernementale chargée de la protection des aires urbaines. Les zones d'intervention de ces services se chevauchent parfois à cause des nouvelles banlieues.
Les ambulances sont gérées par l’Ambulance Service of New South Wales.
Les services de secours (accident de la route, confinement, ...) sont traités conjointement par tous les services d'urgence, avec les ambulances, les équipes de la police et les unités de lutte contre le feu.

Économie[modifier | modifier le code]

Port Kembla est remarquable pour ses aciéries.

Depuis les années 1970, la Nouvelle-Galles du Sud a subi une transformation économique et sociale rapide. Les anciennes industries telles que les aciéries et la construction navale ont disparu et, bien que l'agriculture reste importante sa part dans les revenus de l'État est de plus en plus faible. Les nouvelles industries telles que les technologies de l'information et les services financiers sont principalement concentrées sur Sydney et ont leurs bureaux dans le centre de Sydney.

Le charbon et ses produits dérivés sont les premières exportations de l'État. Il représente 5 milliards de dollar australien soit 19 % des exportations de Nouvelle-Galles du Sud[13].

Le tourisme est aussi devenu important. Il est surtout centré sur Sydney mais aussi sur la côte nord près de Coffs Harbour et de la Byron Bay. Il représente 23 milliards de dollars dans l'économie de la Nouvelle-Galles du Sud et emploie 8 % des travailleurs[14].

En 2006, le PIB de l'État s'élevait à 310 milliards de dollars soit un revenu par tête d'habitant de 45 584 dollar[15].

La communauté des affaires de Nouvelle-Galles du Sud est représentée par la NSW Business Chamber qui compte 30 000 membres.

La Vallée Hunter est connue pour ses vignobles.

Culture[modifier | modifier le code]

La Big Golden Guitar à Tamworth représente la culture country

La Nouvelle-Galles du Sud accueille un certain nombre d'institutions culturelles importantes en Australie.

En musique, la Nouvelle-Galles du Sud accueille le Orchestre symphonique de Sydney, le plus grand des orchestres d'Australie. La plus grande compagnie d'opéra en Australie, l'Opéra d'Australie, a son siège à Sydney. Ces deux organisations offrent la possibilité de souscrire à un abonnement à l'Opéra de Sydney. L'autre corps musical est l'orchestre de chambre d'Australie. Sydney accueille aussi la Compagnie de Ballet d'Australie lors de son passage dans la région (le siège du ballet est à Melbourne). Mis à part l'Opéra de Sydney, les représentations musicales majeures sont données au City Recital Hall et au Sydney Town Hall.

Il y a aussi un certain nombre de galeries d'art. La Galerie d'Art de Nouvelle-Galles du Sud (abrégée AGNSW), possède une collection importante d'œuvres d'art australiennes, tandis que le Musée d'art contemporain de Sydney n'expose que de l'art contemporain.

Les musées majeurs sont l'Australian Museum (histoire naturelle), le Powerhouse Museum (technologie), et le Musée de Sydney (histoire). Il y a aussi le Sydney Jewish Museum.

Sport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport en Nouvelle-Galles du Sud.

Les NSW Blues participent aux compétitions de cricket de la Ford Ranger One Day Cup et Sheffield Shield, les Waratahs à la compétition de Super 15 et les 'Blues' représentent la Nouvelle-Galles du Sud lors du State of Origin-Rugby à XIII.

De même que celui du State of Origin, les sièges de l'Australian Rugby League et de la National Rugby League (NRL) sont à Sydney, laquelle accueille 9 des 16 équipes de la NRL (South Sydney Rabbitohs, Sydney Roosters, Parramatta Eels, Cronulla Sharks, Wests Tigers, Penrith Panthers, Canterbury Bulldogs et Manly Sea Eagles). Une dixième équipe, celles des Newcastle Knights est basée à Newcastle. Le principal sport d'été est le cricket.

Sydney a accueilli les Jeux olympiques d'été de 2000 et les Jeux de l'Empire britannique de 1938. Le stade olympique, connu aujourd'hui sous le nom de ANZ Stadium accueille chaque année la finale de la NRL. La finale de la Coupe du monde de rugby à XV 2003 s'y est tenue.

Le Sydney Cricket Ground accueille le Test cricket du 2 au 6 janvier de chaque année, et est aussi l'un des sites pour les finales du One-day International.

La course annuelle Sydney-Hobart commence dans le port de Sydney le Boxing Day.

Nature[modifier | modifier le code]

On y trouve aussi le Parc national de Basket Swamp.

Galerie[modifier | modifier le code]

Vue depuis l'Illawarra Escarpment au-dessus de Wombarra dans le nord de l'Illawarra

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « The Legislature shall, subject to the provisions of the Commonwealth of Australia Constitution Act, have power to make laws for the peace, welfare, and good government of New South Wales in all cases whatsoever. »

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Geoffrey Blainey, A Very Short History of the World, Penguin Books,‎ 2004 (ISBN 978-0143005599)
  • James Cook, Le Journal de James Cook,‎ 23 août 1770

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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