Bob Carr
Robert John Carr, né le 28 septembre 1947, est un homme politique australien du Parti travailliste qui fut Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud du 25 mars 1995 au 3 août 2005. Il détient le record de longévité en continu pour un Premier ministre de l'État. Seul Sir Henry Parkes est resté plus longtemps au pouvoir mais sur cinq épisodes successifs. Depuis le 13 mars 2012, il est le ministre fédéral des Affaires étrangères.
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Jeunesse [modifier]
Fils d'un chauffeur de train, né à Sydney dans le quartier de Matraville, il fait ses études secondaires dans l'école publique du quartier et il en sort major en 1964[1]. Il s'intéresse très tôt à la politique[2] et s'inscrit à l'âge de 15 ans au parti travailliste. Il deviendra président des jeunes du parti en 1970 pour l'État de Nouvelles-galles du Sud, en 1972 pour la fédération australienne[3].Il fait ses études supérieures à l'université de Nouvelle-Galles du Sud et obtient son diplôme de Bachelor of Arts en histoire avec les félicitations.
Après ses études, il travaille comme journaliste à la radio de 1969 à 1971. Il le sera par la suite pour le magazine The Bulletin de 1978 à 1983[3], ce qui selon lui, sera un excellent apprentissage à la carrière politique[2]. Il sera membre du comité de gestion des affaires scolaires pour le Comité du parti travailliste entre 1972 et 1978[3].
Entrée en politique [modifier]
Carr fut élu député travailliste de Nouvelle-Galles du Sud lors d'une élection partielle dans la circonscription de Maroubra en octobre 1983[4]. En décembre 1984 il est nommé Ministre de l'Aménagement du Territoire et Ministre de l'Environnement dans le gouvernement de Neville Wran. En février 1986 il prend aussi le portefeuille de la Défense des Consommateurs avant de devenir ministre du Patrimoine en juillet 1986 quand Barrie Unsworth devient Premier Ministre[5]
Leader de l'opposition [modifier]
Le gouvernement travailliste de Barrie Unsworth fut sévèrement battu aux élections de mars 1988 après les révélations de corruption de l'ancien ministre Rex Jackson[5]. Carr fut pressenti par l'aile droite du parti de prendre la tête de l'opposition ce que Carr accepta en espérant en faire un tremplin pour son entrée au gouvernement fédéral (il voulait être Ministre des affaires Étrangères)[1].
Son efficacité à la tête du parti lui valurent un large soutien des membres[6]. Il eut un comportement méthodique, attaquant le premier ministre Nick Greiner pour incompétence et gaspillage tandis qu'il défendait sa propre politique comme une alternative à celle du gouvernement[7]. Les sondages pour les élections de 1991 prévoyaient une lourde défaite pour le parti travailliste mais il fit une brillante remontée, récupérant, à l'exception d'un seul, tous les sièges perdus lors de la précédente élection et Greiner fut forcé de former un gouvernement minoritaire avec l'aide de députés indépendants[1].
En 1992 Greiner dut démissionner après avoir été mis en cause par la commission indépendante contre la corruption. John Fahey le remplaça comme Premier Ministre mais fut gêné dans son gouvernement par son besoin de négocier avec les députés indépendants[5]. Aux élections de 1995, Carr mena une bonne campagne et remporta la majorité de la Chambre avec une voix d'avance[8].
Premier ministre [modifier]
Devenu Premier ministre de justesse en 1995, il remporta les élections plus facilement en 1999 et 2003.
Il mena une politique précautionneuse plutôt centriste, en gérant parcimonieusement les finances, en encourageant la libre concurrence, en refusant tout laxisme pénal. Il s'intéressa aussi aux problèmes d'environnement et de développement et ouvrit de nombreux parcs nationaux pendant les dix ans de son mandat.
Il fut à l'origine d’un scandale en demandant de transformer la résidence du gouverneur en musée et en suggérant qu'il travaille chez lui.
Le 27 juillet 2005, il annonça sa démission de député et de Premier ministre et beaucoup crurent qu'il préparait ainsi son entrée au gouvernement fédéral
Politique fédérale [modifier]
Après son retrait du poste de Premier ministre, il devient une personnalité politique écoutée, prenant position sur plusieurs sujets, notamment pour soutenir la recherche sur les cellules souches, la préservation de l'environnement, la lutter contre le changement climatique, les relations avec la Chine, le contrôle de l'immigration, la lutte contre l'obésité et contre l'illettrisme. Élu au Sénat fédéral pour un siège vacant représentant les Nouvelles Galles du Sud le 6 mars 2012, il est nommé une semaine plus tard par le Premier ministre Julia Gillard comme ministre des Affaires étrangères.
Références [modifier]
- (en) David Humphries, « Timing ripe for graceful exit », The Sydney Morning Herald, 28 juillet 2005
- (en) Roger Coombs, « Boxing on for the love of a dead-end job - Saturday Interview », The Daily Telegraph, 24 novembre 2004
- (en) « A Bra' Boy », The Canberra Times, 30 juillet 2005
- The Hon. (Bob) Robert John Carr (1947 - ), Members of Parliament, sur Parliament of New South Wales. Consulté le 15 déc. 2007
- (en) Shaun Carney, « The Carr Horizons », The Age, 28 juillet 2005
- (en) Malcolm Farr, « The bald ambition that led to Labor dynasty - Bob Carr: His Legacy », The Daily Telegraph, 28 juillet 2005
- (en) Nick Richardson, « The fine art of opposition », The Herald Sun, 29 juillet 2005
- (en) « The legacy of an accidental premier », The Sydney Morning Herald, 28 juillet 2005
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