Moisdon-la-Rivière
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| Moisdon-la-Rivière | ||||||
L'église Saint Jouin |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Pays de la Loire | |||||
| Département | Loire-Atlantique | |||||
| Arrondissement | Châteaubriant | |||||
| Canton | Moisdon-la-Rivière | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Castelbriantais | |||||
| Maire Mandat |
André Lemaitre 2008-2014 |
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| Code postal | 44520 | |||||
| Code commune | 44099 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Moisdonnais | |||||
| Population municipale |
1 920 hab. (2010) | |||||
| Densité | 38 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 28 m — Max. 79 m | |||||
| Superficie | 50,43 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://www.cc-castelbriantais.fr/ | |||||
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Moisdon-la-Rivière est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Moisdon-la-Rivière est située à 12 km au sud de Châteaubriant.
Les communes limitrophes sont Louisfert, Issé, La Meilleraye-de-Bretagne, Grand-Auverné, Petit-Auverné, Erbray.
Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Moisdon-la-Rivière était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).
Toponymie [modifier]
Moisdon-la-Rivière possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Maèdon (écriture ELG)[1].
Histoire [modifier]
Moisdon-la-Rivière est l’ancien fief des seigneurs de Moisdon ou Maisdon, en latin « meldono », issus des seigneurs de Rougé au Moyen Âge.
XXe siècle [modifier]
Le camp de réfugiés espagnols [modifier]
En 1939, le préfet de Loire-Inférieure fait installer à Moisdon-la-Rivière et Juigné-des-Moutiers[2] des camps d'accueil pour les réfugiés espagnols de la zone républicaine.
Afin de libérer les colonies de vacances (Pornichet, Le Pouliguen) où se trouvent les réfugiés au printemps, le camp de Moisdon (Camp de la Forge) ouvre le 31 mai, celui de Juigné début juin. L'effectif des deux camps est de 1 160 personnes en août et de 996 en octobre. On connaît le détail pour le camp de Moisdon à la date du 24 octobre :
- total : 688 réfugiés ;
- femmes : 306 ;
- enfants : 356 ;
- hommes : 26.
La diminution des effectifs est en partie liée aux rapatriements vers l'Espagne franquiste : le 30 juillet, départ de 35 personnes. 186 autres s'inscrivent pour le rapatriement du 18 août, mais les militants communistes présents rappellent les dangers du retour. Beaucoup de volontaires se désistent : finalement 46 seulement partent.
Cet épisode permet aux autorités de repérer les « agitateurs » et « agitatrices » qui seront punis lorsqu'après la signature du pacte germano-soviétique, ils se lancent dans une propagande hostile à la guerre ; plusieurs d'entre eux sont transférés vers le camp de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales).
Le camp se vide aussi parce que les épouses et les enfants rejoignent l'homme de la famille quand il trouve un emploi, ce qui est facilité par l'entrée en guerre de la France. Les derniers réfugiés espagnols quittent le camp le 11 novembre 1940.
Le camp tsigane [modifier]
Ils sont rapidement remplacés par des Tsiganes. Le camp tsigane fonctionne jusqu'en mai 1942 : il reste alors 267 internés (dont 150 enfants) qui sont transférés au camp de Mulsanne[3] puis au camp de concentration de Montreuil-Bellay où certains resteront jusqu'en avril 1946[4]. Une cérémonie commémorative du camp de la Forge a été organisée le 13 avril 2008.
Les fusillés de Châteaubriant [modifier]
Le 23 octobre 1941, trois des 27 otages fusillés la veille à Châteaubriant sont enterrés dans le cimetière de Moisdon-la-Rivière, les autorités allemandes souhaitant éviter la constitution d'un lieu de mémoire. Un d'entre eux, Raymond Laforge, est encore inhumé ici.
Emblèmes [modifier]
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
De gueules à la tour d'or ouverte et maçonnée de sable, posée sur un mont d'argent ; au chef d'hermine.
Commentaires : La tour évoque la position fortifiée sur la colline où se trouve le bourg entre Don et Gravote. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Eugène Charron (délibération municipale du 24 octobre 1958), enregistré le 19 juillet 1972.
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Devise [modifier]
La devise de Moisdon-la-Rivière : Vigilat Qui Custodit.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 920 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).
Lieux et monuments [modifier]
Deux lieux situés sur la commune sont classés monuments historiques :
- Église Saint-Jouin : fondée et bâtie au XIe et XIe siècles, agrandie au XIXe siècle, l'unique église romane fortifiée du département.
- Site de la Forge-Neuve : les anciennes forges dont le début de construction remonte au XVIIe siècle : halles dites neuve et du fourneau ainsi que les deux ponts des Bourbiers.
- Sur le même site, les Maisons de maître de forges, deux maisons de périodes différentes, la seconde comprend une chapelle. Plusieurs maisons d'ouvriers forment une petite rue.
C'est sur ce même site de la Forge que furent installés des réfugiés espagnols de la zone républicaine en 1939 puis des Tziganes en 1941-1942.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean Pacory, dit « Cœur de roi », un des chefs locaux de la Chouannerie.
- Gilbert Mercier, né à Moisdon, journaliste à L'Est républicain et homme de lettres. Il a notamment écrit Le pré à Bourdel, roman relatant la vie moisdonnaise pendant la Seconde Guerre mondiale.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Villes bretonnes, noms gallo, Geobreizh. Consulté le 18 mars 2013
- Bartolomé Bennassar, La Guerre d'Espagne et ses lendemains, Perrin, Paris, 2004, page 408 (collection Tempus).
- Collectif, Telles furent nos jeunes années : Le Pays castelbriantais sous l'occupation, Chateaubriant, La Mée socialiste, coll. « Les dossiers de la Mée », septembre 2009, 2e éd. (1re éd. 2003), 304 p. [lire en ligne (page consultée le 25 août 2010)] [présentation en ligne], p. 24
- Ouest-France, 11 ou 12 avril 2009
- « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique), no 535, 23 mars 2008, p. 10 (ISSN 1285-7688)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Moisdon-la-Rivière 1836, sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique. Consulté le 31 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population - Moisdon-la-Rivière - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
