Moisdon-la-Rivière

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Moisdon-la-Rivière
L'église Saint Jouin
L'église Saint Jouin
Blason de Moisdon-la-Rivière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Moisdon-la-Rivière
Intercommunalité Communauté de communes du Castelbriantais
Maire
Mandat
André Lemaitre
2014-2020
Code postal 44520
Code commune 44099
Démographie
Gentilé Moisdonnais
Population
municipale
1 929 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 20″ N 1° 22′ 16″ O / 47.6222222222, -1.37111111111 ()47° 37′ 20″ Nord 1° 22′ 16″ Ouest / 47.6222222222, -1.37111111111 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 79 m
Superficie 50,43 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cc-castelbriantais.fr/

Moisdon-la-Rivière est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Moisdon-la-Rivière dans le département de la Loire-Atlantique.

Moisdon-la-Rivière est située à 12 km au sud de Châteaubriant.

Les communes limitrophes sont Louisfert, Issé, La Meilleraye-de-Bretagne, Grand-Auverné, Petit-Auverné, Erbray.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Moisdon-la-Rivière était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Moisdon-la-Rivière possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Maèdon (écriture ELG)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moisdon-la-Rivière est l’ancien fief des seigneurs de Moisdon ou Maisdon, en latin « meldono », issus des seigneurs de Rougé au Moyen Âge.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le camp de réfugiés espagnols[modifier | modifier le code]

En 1939, le préfet de Loire-Inférieure fait installer à Moisdon-la-Rivière et Juigné-des-Moutiers[2] des camps d'accueil pour les réfugiés espagnols de la zone républicaine.

Afin de libérer les colonies de vacances (Pornichet, Le Pouliguen) où se trouvent les réfugiés au printemps, le camp de Moisdon (Camp de la Forge) ouvre le 31 mai, celui de Juigné début juin. L'effectif des deux camps est de 1 160 personnes en août et de 996 en octobre. On connaît le détail pour le camp de Moisdon à la date du 24 octobre :

  • total : 688 réfugiés ;
  • femmes : 306 ;
  • enfants : 356 ;
  • hommes : 26.

La diminution des effectifs est en partie liée aux rapatriements vers l'Espagne franquiste : le 30 juillet, départ de 35 personnes. 186 autres s'inscrivent pour le rapatriement du 18 août, mais les militants communistes présents rappellent les dangers du retour. Beaucoup de volontaires se désistent : finalement 46 seulement partent.

Cet épisode permet aux autorités de repérer les « agitateurs » et « agitatrices » qui seront punis lorsqu'après la signature du pacte germano-soviétique, ils se lancent dans une propagande hostile à la guerre ; plusieurs d'entre eux sont transférés vers le camp de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales).

Le camp se vide aussi parce que les épouses et les enfants rejoignent l'homme de la famille quand il trouve un emploi, ce qui est facilité par l'entrée en guerre de la France. Les derniers réfugiés espagnols quittent le camp le 11 novembre 1940.

Le camp tsigane[modifier | modifier le code]

Ils sont rapidement remplacés par des Tsiganes. Le camp tsigane fonctionne jusqu'en mai 1942 : il reste alors 267 internés (dont 150 enfants) qui sont transférés au camp de Mulsanne[3] puis au camp de concentration de Montreuil-Bellay où certains resteront jusqu'en avril 1946[4]. Une cérémonie commémorative du camp de la Forge a été organisée le 13 avril 2008.

Les fusillés de Châteaubriant[modifier | modifier le code]

Les vingt-sept, de la carrière de la Sablière à Châteaubriant, le 22 octobre 1941

1ère Sépulture : Moisdon la Rivière Charles Delavacquerie : 19 ans, né au Quesnoy (59), militant communiste. Son corps a été transféré dans le cimetière parisien du Père Lachaise. Eugène Kérivel : 50 ans, de Douarnenez (29), militant communiste. Son corps a été transféré dans le cimetière de Basse-Indre (44). Raymond Laforge : 43 ans, de Montargis (45), militant communiste. Son corps est resté à Moisdon la Rivière (44).

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la tour d'or ouverte et maçonnée de sable, posée sur un mont d'argent ; au chef d'hermine.
Commentaires : La tour évoque la position fortifiée sur la colline où se trouve le bourg entre Don et Gravote. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Eugène Charron (délibération municipale du 24 octobre 1958), enregistré le 19 juillet 1972.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Moisdon-la-Rivière : Vigilat Qui Custodit.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Émile Marion    
mars 2008 en cours André Lemaitre[5] Divers droite retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 929 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 910 1 505 2 155 2 137 2 371 2 306 2 305 2 545 2 529
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 624 2 609 2 504 2 545 2 605 2 683 2 619 2 577 2 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 514 2 423 2 364 2 083 1 988 1 983 1 919 2 005 1 905
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 947 1 810 1 842 1 807 1 810 1 734 1 777 1 785 1 932
2011 - - - - - - - -
1 929 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[8], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Moisdon-la-Rivière en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,4 
7,9 
75 à 89 ans
11,6 
13,2 
60 à 74 ans
16,6 
20,4 
45 à 59 ans
18,4 
19,5 
30 à 44 ans
18,1 
15,5 
15 à 29 ans
14,4 
23,4 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Deux lieux situés sur la commune sont classés monuments historiques :

  • Site de la Forge-Neuve : les anciennes forges dont le début de construction remonte au XVIIe siècle : halles dites neuve et du fourneau ainsi que les deux ponts des Bourbiers.
  • Sur le même site, les Maisons de maître de forges, deux maisons de périodes différentes, la seconde comprend une chapelle. Plusieurs maisons d'ouvriers forment une petite rue.

C'est sur ce même site de la Forge que furent installés des réfugiés espagnols de la zone républicaine en 1939 puis des Tziganes en 1941-1942.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Pacory, dit « Cœur de roi », un des chefs locaux de la Chouannerie.
  • Gilbert Mercier, né à Moisdon, journaliste à L'Est républicain et homme de lettres. Il a notamment écrit Le pré à Bourdel, roman relatant la vie moisdonnaise pendant la Seconde Guerre mondiale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. Bartolomé Bennassar, La Guerre d'Espagne et ses lendemains, Perrin, Paris, 2004, page 408 (collection Tempus).
  3. Collectif, Telles furent nos jeunes années : Le Pays castelbriantais sous l'occupation, Chateaubriant, La Mée socialiste, coll. « Les dossiers de la Mée »,‎ septembre 2009, 2e éd. (1re éd. 2003), 304 p. (résumé, lire en ligne), p. 24
  4. Ouest-France, 11 ou 12 avril 2009
  5. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique), no 535,‎ 23 mars 2008, p. 10 (ISSN 1285-7688)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. « Moisdon-la-Rivière 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  9. « Résultats du recensement de la population - Moisdon-la-Rivière - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  10. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).