Soulvache

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Soulvache
Image illustrative de l'article Soulvache
Blason de Soulvache
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Rougé
Intercommunalité Communauté de communes du Castelbriantais
Maire
Mandat
Michel Neveu
2008-2014
Code postal 44660
Code commune 44200
Démographie
Gentilé Soulvachais
Population
municipale
396 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 48″ N 1° 28′ 20″ O / 47.83, -1.4722222222247° 49′ 48″ Nord 1° 28′ 20″ Ouest / 47.83, -1.47222222222  
Altitude Min. 37 m – Max. 109 m
Superficie 11,27 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cc-castelbriantais.fr/

Soulvache est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Soulvache dans le département de la Loire-Atlantique

Soulvache est situé au nord du département de la Loire-Atlantique, dans une indentation en Ille-et-Vilaine, à 14 km au nord de Châteaubriant, à 35 km au sud de Rennes et à 68 km au nord de Nantes[1]. Les communes limitrophes sont Fercé et Rougé en Loire-Atlantique, Teillay et Thourie en Ille-et-Vilaine.

Communes limitrophes de Soulvache
Thourie (Ille-et-Vilaine)
Fercé Soulvache Teillay (Ille-et-Vilaine)
Rougé

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La limite nord de la commune de Soulvache est déterminée le Semnon qui se jette dans la Vilaine[2]. On trouve aussi la rivière Brutz, elle-même affluent du Semnon[3].

Climatologie[modifier | modifier le code]

Soulvache est sous un climat océanique relativement doux. Les hauteurs annuelles de précipitations sont inférieures à 700 mm. Les hivers sont humides et en moyenne doux. Les étés sont relativement secs, modérément chauds et ensoleillés.

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 selon les données de la ville de Rennes, distante de 32 kilomètres à vol d'oiseau :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales (°C) 8,1 9,4 12,3 14,7 18,4 21,5 23,8 23,6 21,1 16,7 11,7 9
Températures minimales (°C) 2,2 2,5 4 5,4 8,5 11,2 13,1 13,1 11,2 8,3 4,9 3,2
Températures moyennes (°C) 5,2 5,9 8,2 10,1 13,4 16,4 18,5 18,3 16,2 12,5 8,3 6,1
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 61,3 52,3 49,3 45,1 58,1 46,4 42,6 47,3 56,6 63,8 68,4 69,1
Source: Météo France et Lameteo.org[4]

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 16,8 19,8 23,1 28,7 30,8 36,3 38,4 39,5 34,8 27,8 20,2 17,6
Années des températures maximales      2003 1990 1965 1945 1953 1976 1949 2003 1961 1945 1993 1953
Températures minimales records (°C) -14,7 -11,2 -7,3 -3,2 -1,2 2,2 5,5 4 1,9 -4,6 -7,5 -12,6
Années des températures minimales      1985 1948 2005 1984 1945 1962 1972 1956 1972 1947 1955 1964
Source: Insee et Lameteo.org[5]

Accès et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale 163 du Nord au Sud, le long de la limite ouest du territoire entre Rougé et Thourie. On peut aussi noter la route départementale 110 traversant la commune d'Ouest en Est.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier et au quatrième, d'argent à une moucheture d'hermine de sable ; au deuxième et au troisième, d'azur à la fleur de lys d'or ; à la tour d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, posée sur un mont d'argent mouvant de la pointe, brochant sur le trait du parti de l'écartelé.
Commentaires : La tour est celle de Soulvache (détruite en 1915). La fleur de lys est celle des Châteaubriant. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Eugène Charron (délibération municipale du 11 septembre 1981).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est dénommée Sous-le-Val jusqu'au XVIIe siècle[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve la trace de cette paroisse dès le IXe siècle selon le cartulaire de Redon. Une légende raconte aussi qu'un ermite alréen aurait fondé une chapelle dédiée à saint Fiacre sur la demande d'un seigneur local. La paroisse se développe de part et d'autre de la rivière le Semnon. Il subsiste encore des vestiges de cette période moyenâgeuse, avec la motte féodale et sa tour ainsi que l'ancienne église de la paroisse. Soulvache se trouve alors sur la route qui mène de Châteaubriant à Rennes. La « Voie royale », comme elle était appelée, enjambait le Semnon au niveau d'un pont dont les ruines sont encore présentes dans la rivière[6].

C'est au XVIIe siècle que le bourg actuelle de forme, plus en hauteur et plus loin de la rivière.

Dans les années 1920, la commune connait un renouveau et multiplie sa population par deux. Cela s'explique par l'exploitation de la mine de fer de la Brutz au hameau de Bonne-Fontaine. Commencée en 1912 par la compagnie générale des mines de fer de Bretagne, l'exploitation de la concession évolue en 1920 avec son rachat par JJ Carnaud et Forges de Basse-Indre. Des étrangers, dont beaucoup d'origine polonaise, y travaillent. La commune ouvre alors une cité ouvrière[7]. Dans les années 1950, la mine est abandonnée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Soulvache est située dans le canton de Rougé, arrondissement de Châteaubriant, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire)[8]. Comme pour toutes les communes françaises comptant entre 500 et 1 500 habitants, le Conseil municipal est constitué de quinze membres en 2011[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Michel Neveu[Note 1] Divers gauche conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Soulvache est membre de la communauté de communes du Castelbriantais, qui est constituée de dix-neuf communes regroupées autour de Châteaubriant[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Soulvache est une commune rurale multipolarisée, notamment par l'aire urbaine de Châteaubriant, et qui fait partie de l’espace urbain de Rennes[11].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 396 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
507 442 372 432 457 463 422 453 464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
506 516 544 520 545 560 603 628 645
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
604 580 523 481 781 838 823 760 618
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
634 582 502 430 402 402 391 393 397
2011 - - - - - - - -
396 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[14], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,9 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (53,7 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Soulvache en 2009 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90 ans ou +
1,1 
8,9 
75 à 89 ans
15,8 
11,3 
60 à 74 ans
10,3 
18,8 
45 à 59 ans
18,5 
23,0 
30 à 44 ans
17,4 
16,0 
15 à 29 ans
13,6 
21,1 
0 à 14 ans
23,4 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique de la commune est essentiellement tournée vers l'agriculture, l'artisanat et les commerces de proximité. On compte une vingtaine d'entreprises actives sur le territoire.

  • Données statistiques sur l'emploi (Insee 2006)[17]:
Population Actifs (15/64 ans) chômeurs Taux d'activité (%) Taux de chômage (%)
393 145 20 76 12,3
Source : Données statistique sur l'emploi (Insee 2006)[17]:

Vie locale[modifier | modifier le code]

Un médecin généraliste exerce à Soulvache[18]. L'hôpital et les cliniques les plus proches se situent à Châteaubriant[19].

Soulvache dépend de l'académie de Nantes. Pour l'enseignement élémentaire, la commune dispose de l'école publique « Daniel Cury »[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques

L'église Saint-Jacques est construite au milieu du XIXe siècle. Elle remplace l'ancienne église Saint-Jean édifiée du XIIe au XVIIe siècles qui, après avoir servi d'école, est désormais utilisée comme salle municipale[7].

La chapelle Saint-Fiacre date du XVIIe siècle. Elle aurait été bâtie sur l'emplacement d'un sanctuaire mérovingien. À partir du milieu du XIXe siècle, on n'y célèbre des messes qu'occasionnellement. dédiée à saint Fiacre, la chapelle abrite des statues en bois du saint ainsi que saint Cloud datant du XVe siècle. On trouve aussi une statue de la Vierge à l'Enfant, en bois polychrome, datant du siècle suivant.

Suite à l'arrivée en masse de travailleurs à la mine, la chapelle des Polonais est édifiée en 1923, dans la cité des mineurs à Bonne-Fontaine.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L'entrée de la mine, dont l'exploitation a commencé en 1912, est toujours visible. Cette mine a profondément changé la physionomie de la commune. D'un point de vue architectural, on voit apparaitre des maisons reflétant le statut professionnel de leurs habitants : les petites maisons d'ouvriers, et les maisons des cadres dites « maisons d'ingénieurs ». À noter aussi, la construction en 1921 d'une petite centrale électrique pour garantir l'autonomie des machines de la mine[21].

Le pont datant du XVIIIe siècle constitué de pierres du pays et de pierre de schiste, qui enjambe la rivière le Semnon, témoigne de l'ancienne « voie royale ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Juridiction de la Mabonnière à Soulvache, cotes 15 J 94, 15 J 194 à 15 J 200 > Fonds de Langle (15 J), Archives I&V.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André David, La commune de Soulvache au début du XX. siècle, A. David, 2005, 15 pages
  • Collectif, Le Patrimoine des Communes de la Loire-Atlantique, Flohic,‎ 1999 (ISBN 978-2842340407) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Soulvache », sur Localisation interactive, orthodromie et navigation (consulté le 24 avril 2011)
  2. Service d’Administration Nationale des Données et Référentiels sur l’Eau, « Cours d'eau : rivière le Semnon (J76-030-) » (consulté le 2 mars janvier 2011)
  3. Service d’Administration Nationale des Données et Référentiels sur l’Eau, « Cours d'eau : rivière la Brutz (J7614000) » (consulté le 2 mars janvier 2011)
  4. Lameteo.org et Météo France, « Base de données météo et observations en temps réel », sur http://www.lameteo.org, lameteo.org,‎ 2008 (consulté le 4 Octobre 2008)
  5. Insee et Lameteo.org, « Températures records de Rennes », sur http://www.linternaute.com, L'internaute,‎ 2008 (consulté le 4 octobre 2008)
  6. a et b Collectif 1999, p. 1028
  7. a et b Collectif 1999, p. 1029
  8. « Fiche de la commune de Villepot », sur insee.fr (consulté le 24 avril 2011)
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  10. « Soulvache », sur Communauté de communes du Castelbriantais (consulté le 24 avril 2011)
  11. « Carte thématique », sur Insee (consulté le 24 avril 2011) ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  14. « Soulvache 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  15. « Résultats du recensement de la population - Soulvache - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  16. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  17. a et b http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/resultats/chiffres-cles/n3/44/n3_44002.pdf
  18. « Recherche », sur Les pages jaunes (consulté le 24 avril 2011)
  19. « Liste des hôpitaux et cliniques de la Loire-Atlantique », sur Annuaire sanitaire et social (consulté le 24 avril 2011)
  20. Soulvache, sur le site de la Communauté de communes du Castelbriantais, consulté le 4 mars 2011.
  21. Collectif 1999, p. 1031
  22. Paroles de Rural sur le site officiel de Jeanne Chérhal.