Mens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mens (homonymie).
Mens
La place de la halle
La place de la halle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Mens
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Bernard Coquet
2014-2020
Code postal 38710
Code commune 38226
Démographie
Gentilé Mensoises
Mensois
Population
municipale
1 370 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 04″ N 5° 45′ 04″ E / 44.8177777778, 5.75111111111 ()44° 49′ 04″ Nord 5° 45′ 04″ Est / 44.8177777778, 5.75111111111 ()  
Altitude Min. 612 m – Max. 1 929 m
Superficie 28,3 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
Mens

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
Mens

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mens

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mens
Liens
Site web http://www.mairie-de-mens.fr/

Mens est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes. C'est aussi la capitale historique du Trièves. Son nom se prononce comme dans « mince » (en API [mɛ̃s ]).

Ses habitants sont appelés les Mensois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 55 km au sud de Grenoble, Mens est la capitale du Trièves, vallée perchée située entre les massifs du Vercors (à l'ouest) et du Dévoluy (à l'est).

Mens est le chef-lieu du canton le plus méridional du département, en limite des départements des Hautes-Alpes et de la Drôme, des Alpes du Nord et des Alpes du Sud, et bénéficie de ce fait d'un climat plus chaud et plus sec que les massifs ou vallées voisins du Vercors, de la Matheysine ou de l'Oisans.

Légèrement à l'écart des axes routiers, Mens est desservi à l'ouest par la RN 75 et la ligne SNCF Grenoble-Gap (gare de Clelles-Mens), à l'est par la RN 85 ou Route Napoléon.

La commune est au centre du principal bassin agricole du Trièves. Le canton dont elle est le chef-lieu est séparé des territoires voisins par les gorges profondes du Drac et de l'Ébron.

Actuellement, l'arrivée controversée de l'autoroute A51 au col du Fau, à 20 km de là, amène une population nouvelle qui relance la dynamique démographie de la commune.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les principaux hameaux sont : Menglas, Milmaze, Foreyre, Pierre-Longue, Saint-Genis (siège d'une commune indépendante jusqu'à son rattachement à Mens en 1973), Mentayre, Ser Clapi.

Hameaux et fermes constituent les écarts, organisés concentriquement autour du bourg et témoignant d'étapes successives d'extension du territoire agricole. Les limites communales, situées sur des reliefs ou dans des gorges, sont le plus souvent occupées par des pinèdes, dont certaines ont recolonisé d'anciens écarts, abandonnés pendant l'exode rural (hameau du Verdier, domaine de Raud maintenant occupé par le Centre écologique Terre Vivante).

On trouve de nombreux toponymes avec « pierre » dans les alentours : Pierre longue, Pierre grosse, Pierre des sacrifices, etc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont : Saint-Sébastien, Saint-Jean-d'Hérans, Cornillon-en-Trièves, Prébois et Saint-Baudille-et-Pipet. Les autres communes du canton sont : Cordéac, Lavars et Tréminis.

Mens entretient des relations étroites avec les autres communes des cantons voisins, notamment avec les chefs-lieux Clelles et Monestier-de-Clermont.

Après la Révolution, le canton de Mens comprenait également la commune de Pellafol, aujourd'hui rattachée au canton de Corps. La commune de Tréminis, maintenant rattachée au canton de Mens, faisait alors partie du canton de Clelles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Menz au XIIe siècle[1].

Menz représente sans doute le nom de personne gaulois Mincios, Mincius, pris absolument, sous-entendu *Mincium fundum[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Trièves était habité par les Tricores, une tribu Voconce qui s'est romanisée sous la domination romaine.

À l'époque impériale il existait, approximativement à l'emplacement de l'actuel village, un marché appelé Forum Neronis, créé par le général romain Tiberius Néron, pontife de Jules César vers 55 av. J.-C..

Au Moyen Âge, le village est fortifié. L'actuel quartier historique de Mens en rappelle l'étendue. L'église primitive du XIe siècle est développée d'abord par les Templiers au XIIe siècle, puis au XIVe siècle.

Au XIIIe siècle, Mens devient véritablement la capitale du Trièves, avec son marché hebdomadaire où les cours des denrées et des bestiaux étaient fixés.

Au XVIe siècle, le connétable Lesdiguières fait de Mens une place forte du protestantisme. Le premier temple est construit en 1561. Le village compte alors 1200 habitants dont 90 % de protestants.

Dès lors, Mens se développe comme nœud de communications, mais aussi grâce à son activité de tissage du chanvre. Une usine de soie est construite en 1895 et fermera ses portes en 1962. Aujourd'hui, le tourisme a permis de compenser l'exode rural, et Mens attire désormais des citadins séduits par le calme et la nature préservée du Trièves[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1904 Paul Sennebier n.c.  
1904 1912 Édouard Besson n.c. Deux mandats
1912 1923 Charles Dellorenzi n.c. Deux mandats
1923 1925 Louis Rippert n.c. Décédé en fonction le 6 décembre 1925
1925 1929 Albert Baup n.c.  
1929 1941 Paul Brachet n.c. Deux mandats ; décédé en fonction le 2 novembre 1941
1941 1944 Édouard Arnaud n.c. Arrêté par les nazis en juin 1944 (Cf. ci-dessous)
oct. 1944 mai 1945 René Édouard Galland n.c. Désigné par le comité local de libération
mai 1945 oct. 1946 Édouard Arnaud n.c. Déporté au camp de Neuengamme en juillet 1944, meurt le 29 janvier 1945. Élu en son absence : Mens ne connaîtra en effet son décès qu'en juin 1945
oct. 1946 1947 Jean Roland n.c. Suite à la démission du conseil, à l'origine de nouvelles élections
1947 1953 Édouard Henri Darier n.c.  
1953 1959 Louis Joseph Brun MRP Conseiller général du canton de Mens de 1949 à 1955
1959 1971 Roger Brachet Rad. puis MRG Deux mandats ; conseiller général du canton de Mens de 1955 à 1979
1971 1977 Roland André Chabert n.c.  
1977 1983 Pierre Rolland DVG Conseiller général du canton de Mens de 1979 à 1983
1983 1989 Dr Marc Simond n.c.  
1989 2001 Philippe Richard n.c. Deux mandats
2001 2008 Philippe Gazin DVD  
2008 2014 Annette Pellegrin PS Conseillère générale du canton de Mens (2004-)
2014 en cours Bernard Coquet Divers  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 370 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 009 1 883 1 992 1 828 1 884 1 924 2 126 2 135 2 093
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 852 1 903 1 951 1 967 1 965 2 083 1 898 1 728 1 706
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 734 1 646 1 539 1 233 1 144 1 153 1 257 1 123 1 207
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 137 1 090 1 139 1 116 1 129 1 175 1 382 1 370 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Mens a longtemps été un bastion du protestantisme en Dauphiné. De cette singularité témoignent les deux clochers (église catholique et temple protestant), ainsi que de nombreux cimetières privés, tous protestants, datant de l'époque où les Réformés n'avaient pas le droit d'enterrer les leurs en terre « chrétienne » ; il y a aussi deux cimetières publics, l'un catholique et l'autre protestant.

Économie et spécialités[modifier | modifier le code]

En visitant Mens, il est impossible d'ignorer la fameuse bouffette composée de deux biscuits de Savoie (sorte de gênoise) fourrés avec une crème vanillée à base de sucre glace et de crème fraîche dont la recette de la famille Perrier, boulangers de père en fils, est tenue secrète depuis plusieurs générations.
Parmi les autres spécialités locales, les ravioles du Trièves figurent parmi les incontournables plats; petits raviolis généralement fourrés de fromage local ainsi que d'herbes aromatiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village de Mens depuis la vallée, vue sur l'Obiou et le Châtel

Dans le vieux bourg :

  • Halle
  • Église Notre-Dame
  • Temple protestant : ancienne maison de Lesdiguières, aménagée en temple en 1825-1826.
  • Les fresques du Café des Arts

Dans le village :

  • École modèle protestante. Fondée au XIXe siècle pour former des instituteurs, elle abrite maintenant un centre de gérontologie.

Aux environs :

  • Pierre des sacrifices, curieuse pierre située au pied de la montagne de Châtel, à 3 km du bourg.

d'autres photos sont disponibles sur Wikimedia Commons

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée du Trièves
  • Centre écologique Terre vivante, à 5 km du bourg. Unique en France, ce centre présente des techniques et modes de vie respectueux de l'environnement et de la santé de l'homme (jardinage biologique, habitat sain, énergies renouvelables, efficacité énergétique, épuration écologique). Il publie une revue Les Quatre saisons du jardinage ainsi que de nombreux livres.

Évènements[modifier | modifier le code]

  • Foire du 1er mai (existe depuis le XIIIe siècle, par édit du Dauphin).
  • Festival de randonnées dernier weeek-end de juin (VTT, cyclotourisme, randonnées pédestres et équestres).
  • Rallye du Trièves, début août.
  • Festival de musique « Mens Alors ! » en août.
  • Foire biologique en septembre.
  • Festival des jeux en novembre.
  • Foire du 15 août

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 450b.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  3. Mens, son histoire, sur le site de la mairie de Mens
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le 4 août 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]