Mens
| Mens | ||
La place de la halle |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Isère | |
| Arrondissement | Grenoble | |
| Canton | Mens | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Mens | |
| Maire Mandat |
Annette Pellegrin 2008-2014 |
|
| Code postal | 38710 | |
| Code commune | 38226 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Mensoises Mensois |
|
| Population municipale |
1 387 hab. (2010) | |
| Densité | 49 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 612 m — Max. 1 929 m | |
| Superficie | 28,3 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.mairie-de-mens.fr/ | |
| modifier |
||
Mens est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes. C'est aussi la capitale historique du Trièves. Son nom se prononce comme dans « mince » (en API [mɛ̃s]).
Ses habitants sont appelés les Mensois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Située à 55 km au sud de Grenoble, Mens est la capitale du Trièves, vallée perchée située entre les massifs du Vercors (à l'ouest) et du Dévoluy (à l'est).
Mens est le chef-lieu du canton le plus méridional du département, en limite des départements des Hautes-Alpes et de la Drôme, des Alpes du Nord et des Alpes du Sud, et bénéficie de ce fait d'un climat plus chaud et plus sec que les massifs ou vallées voisins du Vercors, de la Matheysine ou de l'Oisans.
Légèrement à l'écart des axes routiers, Mens est desservi à l'ouest par la RN 75 et la ligne SNCF Grenoble-Gap (gare de Clelles-Mens), à l'est par la RN 85 ou Route Napoléon.
La commune est au centre du principal bassin agricole du Trièves. Le canton dont elle est le chef-lieu est séparé des territoires voisins par les gorges profondes du Drac et de l'Ébron.
Actuellement, l'arrivée controversée de l'autoroute A51 au col du Fau, à 20 km de là, amène une population nouvelle qui relance la dynamique démographie de la commune.
Lieux-dits et écarts [modifier]
Les principaux hameaux sont : Menglas, Milmaze, Foreyre, Pierre-Longue, Saint-Genis, Mentayre, Ser Clapi.
Hameaux et fermes constituent les écarts, organisés concentriquement autour du bourg et témoignant d'étapes successives d'extension du territoire agricole. Les limites communales, situées sur des reliefs ou dans des gorges, sont le plus souvent occupées par des pinèdes, dont certaines ont recolonisé d'anciens écarts, abandonnés pendant l'exode rural (hameau du Verdier, domaine de Raud maintenant occupé par le Centre écologique Terre Vivante).
On trouve de nombreux toponymes avec « pierre » dans les alentours : Pierre longue, Pierre grosse, Pierre des sacrifices, etc.
Communes limitrophes [modifier]
Les communes limitrophes sont : Saint-Sébastien, Saint-Jean-d'Hérans, Cornillon-en-Trièves, Prébois et Saint-Baudille-et-Pipet. Les autres communes du canton sont : Cordéac, Lavars et Tréminis.
Mens entretient des relations étroites avec les autres communes des cantons voisins, notamment avec les chefs-lieux Clelles et Monestier-de-Clermont.
Après la Révolution, le canton de Mens comprenait également la commune de Pellafol, aujourd'hui rattachée au canton de Corps. La commune de Tréminis, maintenant rattachée au canton de Mens, faisait alors partie du canton de Clelles.
Toponymie [modifier]
Le nom de la localité est attesté sous la forme Menz au XIIe siècle[1].
Menz doit représenter le nom de personne gaulois Mincios, Mincius, pris absolument, sous-entendu *Mincium fundum[2].
Histoire [modifier]
Le Trièves était habité par les Tricores, une tribu Voconce qui s'est romanisée sous la domination romaine.
À l'époque impériale il existait, approximativement à l'emplacement de l'actuel village, un marché appelé Forum Neronis, créé par le général romain Tiberius Néron, pontife de Jules César vers 55 av. J.-C..
Au Moyen Âge, le village est fortifié. L'actuel quartier historique de Mens en rappelle l'étendue. L'église primitive du XIe siècle est développée d'abord par les Templiers au XIIe siècle, puis au XIVe siècle.
Au XIIIe siècle, Mens devient véritablement la capitale du Trièves, avec son marché hebdomadaire où les cours des denrées et des bestiaux étaient fixés.
Au XVIe siècle, le connétable Lesdiguières fait de Mens une place forte du protestantisme. Le premier temple est construit en 1561. Le village compte alors 1200 habitants dont 90 % de protestants.
Dès lors, Mens se développe comme nœud de communications, mais aussi grâce à son activité de tissage du chanvre. Une usine de soie est construite en 1895 et fermera ses portes en 1962. Aujourd'hui, le tourisme a permis de compenser l'exode rural, et Mens attire désormais des citadins séduits par le calme et la nature préservée du Trièves[3].
Administration [modifier]
| élection | Identité | Qualité | Note |
|---|---|---|---|
| 2008- | Annette Pellegrin | PS | conseillère générale |
| 2001-2008 | Philippe Gazin | DVD | |
| 1989-2001 | Philippe Richard | n. c. | deux mandats |
| 1983-1989 | Dr Marc Simon | n. c. | |
| 1977-1983 | Pierre Rolland | n. c. | |
| 1971-1977 | Roland André Chabert | n. c. | |
| 1959-1971 | Roger Brachet | n. c. | deux mandats, conseiller général de 1955 à 1979 |
| 1953-1959 | Louis Joseph Brun | n. c. | conseiller général de 1949 à 1955 |
| 1947-1953 | Édouard Henri Darier | n. c. | |
| oct. 1946 | Jean Roland | n. c. | à la suite de la démission du conseil qui provoque de nouvelles élections |
| mai 1945 | Édouard Arnaud | n. c. | déporté au camp de Neuengamme en juillet 1944, meurt le 29 janvier 1945. Mens ne connaîtra son décès qu'en juin 1945. Il est malgré tout élu en son absence |
| oct. 1944 | René Édouard Galland | n. c. | désigné par le comité local de libération |
| 1941-1944 | Édouard Arnaud | n. c. | arrêté par les nazis en juin 1944 |
| 1929-1941 | Paul Brachet | n. c. | deux mandats, décédé en fonction le 2 novembre 1941 |
| 1925-1929 | Albert Baup | n. c. | |
| 1923-1925 | Louis Joseph Rippert | n. c. | décédé en fonction le 6 décembre 1925 |
| 1912-1923 | Charles Dellorenzi | n. c. | deux mandats |
| 1904-1912 | Édouard Besson | n. c. | deux mandats |
| 1900-1904 | Paul Sennebier | n. c. |
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 387 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Patrimoine religieux [modifier]
Mens a longtemps été un bastion du protestantisme en Dauphiné. De cette singularité témoignent les deux clochers (église catholique et temple protestant), ainsi que de nombreux cimetières privés, tous protestants, datant de l'époque où les Réformés n'avaient pas le droit d'enterrer les leurs en terre "chrétienne".
Économie et spécialités [modifier]
En visitant Mens, vous ne pourrez contourner la dégustation de la fameuse bouffette, deux biscuits de Savoie fourrés avec une crème à base de sucre dont la recette de la famille Perrier, boulangers de père en fils, est tenue secrète depuis plusieurs générations.
Les ravioles sont une autre spécialité du Trièves.
Personnages célèbres [modifier]
- Callixte Accarias, né à Mens en 1831, juriste professeur de Droit romain à la faculté de Droit de Paris, inspecteur général des Universités
- Pierre Richard-Willm, acteur français des années 1930 et 1940.
- Jean Ripert, économiste et diplomate français.
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Dans le vieux bourg :
- Halle
- Église Notre-Dame
- Temple protestant
- Musée du Trièves
- Les fresques du Café des Arts
Dans le village :
- École modèle protestante. Fondée au XIXe siècle pour former des instituteurs, elle abrite maintenant un centre de gérontologie.
Aux environs :
- Centre écologique Terre vivante, à 5 km du bourg. Unique en France, ce centre présente des techniques et modes de vie respectueux de l'environnement et de la santé de l'homme (jardinage biologique, habitat sain, énergies renouvelables, efficacité énergétique, épuration écologique). Il publie une revue Les Quatre saisons du jardinage ainsi que de nombreux livres.
- Pierre des sacrifices, curieuse pierre située au pied de la montagne de Châtel, à 3 km du bourg.
d'autres photos sont disponibles sur Wikimedia Commons
Évènements [modifier]
- Foire du 1er mai (existe depuis le XIIIe siècle, par édit du Dauphin).
- Festival de randonnées dernier weeek-end de juin (VTT, cyclotourisme, randonnées pédestres et équestres).
- Rallye du Trièves, début août.
- Festival de musique « Mens Alors ! » en août.
- Foire biologique en septembre.
- Festival des jeux en novembre.
- Foire du 15 août
Jumelages [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 450b
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
- Mens, son histoire, sur le site de la mairie de Mens
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site de la Mairie de Mens
- Festival "Mens Alors !"
- Site sur le Trièves
- Site sur Mens et le Trièves
- Site de Pierre Richard Willm
