Martin XB-48

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Martin XB-48
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Un XB-48 se préparant à atterrir
Un XB-48 se préparant à atterrir

Constructeur Drapeau : États-Unis Glenn L. Martin Company
Rôle bombardier
Statut Annulé en 1948
Premier vol 22 juin 1947
Investissement 11,5 millions de dollars[1]
Nombre construits 2
Équipage
3 : pilote, copilote, bombardier-navigateur
Motorisation
Moteur General Electric J35 (en)
Nombre 6
Type Turboréacteurs
Poussée unitaire 17 kN
Dimensions
Envergure 33 m
Longueur 26 m
Hauteur 8 m
Surface alaire 123 5 m2
Masses
À vide 26 535 kg
Avec armement 42 000 kg
Maximale 46 540 kg
Performances
Vitesse de croisière 668 km/h
Vitesse maximale À 35 000 ft : 841 km/h
Plafond 12 000 m
Vitesse ascensionnelle 1 278 m/min
Rayon d'action 1 280 km
Armement
Interne 2 mitrailleuses M7 (12,7 mm) dans une tourelle de queue (proposé)
Externe 1 bombe de 9 980 kg
ou 36 bombes de 113 kg

Le Martin XB-48 est un bombardier moyen à réaction développé au milieu des années 1940. Il n'entre jamais en production ou en service actif, et seuls deux prototypes, serial 45-59585 et 45-59586[2] sont construits.

Conception et développement[modifier | modifier le code]

En 1944, le département de la Guerre des États-Unis est averti des progrès de l'aviation en Allemagne et émet un appel d'offres pour une gamme de bombardiers moyens pesant de 36 287 kg (80 000 lb) à plus de 90 718 kg (200 000 lb). D'autres modèles résultant de cette compétition, appelés quelquefois « la classe de '45 », incluent le North American XB-45 et le Convair XB-46. Les ordres de production vont finalement au B-45 Tornado et même cet avion ne sert que quelques années avant d'être remplacé par le B-47 Stratojet, beaucoup plus moderne, bien que le B-45 ait assez d'« utilité » en lui pour garder une place comme avion de reconnaissance.

En rétrospection, la « classe de '45 » est composée d'avions de transition associant la puissance des réacteurs avec les connaissances aéronautiques de la Seconde Guerre mondiale. Le XB-48 n'est pas une exception, puisque son fuselage rond et ses ailes droites montrent une influence évidente du bombardier moyen Martin B-26. Toujours, là où le B-26 avait assez de puissance avec deux lourds moteurs en étoile de 18 cylindres, le XB-48 a besoin de pas moins de six de ces nouveaux réacteurs.

Un prototype Martin XB-48 au roulage, montrant les espaces entre les moteurs pour le refroidissement, le train principal en tandem et les stabilisateurs.

Bien que les images laissent penser que l'avion possède trois nacelles moteur sous chaque aile, les réacteurs sont regroupés par groupe de nacelles de trois moteurs à plat avec un système complexe de conduits d'air entre les moteurs permettant le refroidissement. Au moment de la conception du XB-48, le moteur à réaction est encore à ses débuts.

Le XB-48 est le premier avion conçu avec un train d'atterrisage bicycle, qui avait été précédemment testé sur un B-26 modifié. Le profil d'aile étant trop fin pour loger les mécanismes d'un train d'atterrissage conventionnnel[3]. Le train principal se trouve dans le fuselage et des petits stabilisateurs situés dans chaque aile sont utilisés pour équilibrer l'avion.

Histoire opérationnelle[modifier | modifier le code]

Le XB-48 effectue son premier vol le 22 juin 1947, un vol de 37 minutes sur 117 km, de l'usine Martin Baltimore dans le Maryland à NAS Patuxent River (Maryland). Les quatre pneus du train ont éclaté à l'atterrissage quand le pilote Pat Tibbs a exercé une forte pression sur le levier d'aérofrein, spécialement conçu mais très lent à réagir. Tibbs et le copilote Dutch Gelvin n'ont pas été blessés[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (Knaack 1988)
  2. « Fact Sheet: Martin XB-48 », sur National Museum of the United States Air Force,‎ 7 juillet 2009 (consulté le 5 juillet 2010)
  3. (Jones 1974)
  4. (Mizrahi 1999, p. 50–52)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Marcelle Size Knaack, Encyclopedia of U.S. Air Force Aircraft and Missile Systems, vol. II : Post-World War II Bombers, 1945–1973, Washington, DC: Office of Air Force History,‎ 1988 (ISBN 0-160-02260-6)
  • (en) Lloyd S. Jones, U.S. Bombers, B-1 1928 to B-1 1980s, Fallbrook, CA: Aero Publishers,‎ 1974 (ISBN 0-816-89126-5)
  • (en) Joe Mizrahi, « The Last Great Bomber Fly Off », Wings, vol. 29, no 3,‎ juin 1999

Liens externes[modifier | modifier le code]