Malicorne (groupe)

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Malicorne

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Malicorne sur scène à Anost le 16 août 2013
(avec, de g. à d., Gilles Chabenat, Marie de Malicorne, David Pouradier Duteil, Gabriel Yacoub, Yannick Hardouin, Nicolaïvan Mingot et Romain Personnat)

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Folk / folk-rock
Années actives 05/09/1973 - ??/08/1988
15/07/2010 (concert unique)
27/11/2011 - aujourd'hui
Labels Hexagone
Ballon noir
Le Roseau
Composition du groupe
Membres {2011-présent}
Gabriel Yacoub :
1973-1988, 2010, 2011-présent
Marie Yacoub :
1973-1988, 2010, 2011-présent
Romain Personnat :
2011-présent
Gilles Chabenat :
2011-présent
Yannick Hardouin :
2010, 2011-présent
David Pouradier Duteil :
2010, 2011-présent
Nicolaïvan Mingot :
2013-présent[réf. insuffisante]

Malicorne est un groupe français de musique folk (puis de folk-rock) formé à l'automne 1973 par le couple Gabriel Yacoub (guitare acoustique et électrique, épinette des Vosges, chant) et Marie Yacoub (dulcimer, bouzouki, vielle à roue, chant), Laurent Vercambre (violon, alto, bouzouki, psaltérion à archet, harmonium, mandoline, chant) et Hughes de Courson (guitare électrique, basse, cromorne, percussions, chant) qui connut le succès tout au long des années 1970.

Après une première séparation fin 1981, le groupe se reforme à l'été 1984 pour une tournée principalement nord-américaine avec de nouveaux musiciens accompagnant le couple fondateur, puis en 1986 avec d'autres musiciens accompagnateurs pour l'enregistrement d'un ultime album studio et pour une ultime tournée en 1987/1988.

Malicorne se reforme dans sa configuration originelle (dite formation classique) à l'occasion d'un concert unique donné le 15 juillet 2010 dans le cadre du festival des Francofolies de La Rochelle.

Avec de nouveaux musiciens accompagnateurs, le couple fondateur Gabriel Yacoub et Marie Sauvet forme en novembre 2011 un nouveau groupe sous le nom de « Gabriel et Marie de Malicorne » qui se lance dès l'été 2012 dans une importante tournée de concerts en France (mais aussi à l'étranger : en Belgique en 2013 et au Pays-Bas en 2014) intitulée "Almanach Tour" devant durer jusqu'en 2015 (vingt-huit dates à ce jour) et annonce l'enregistrement d'un nouvel album studio « qui sera constitué uniquement de titres inédits »[1],[2].

À fin 2013, le groupe a vendu plus de deux millions d'albums dans le monde entier dont 500 000 exemplaires de son album Almanach (1976).[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

1969-1973 : les prémices[modifier | modifier le code]

1969-1973 : les débuts de Gabriel Yacoub[modifier | modifier le code]

Futur membre fondateur de Malicorne et véritable pilier du groupe, le chanteur et guitariste Gabriel Yacoub fait ses débuts sur scène en 1969 au sein du trio New Ragged Company[3] aux côtés de Youra Marcus et Phil Fromont[4].

Fin 1971, à 20 ans à peine, Gabriel rejoint le groupe d'Alan Stivell à la guitare, au banjo, au dulcimer et au chant. Il participera à l'enregistrement de deux albums déterminants du harpiste breton À l'Olympia (1972) et Chemins de terre (1973) à l'origine du renouveau de la musique celtique en France. N'étant pas lui-même de culture bretonne, il décide à la fin de l'été 1973 de quitter la formation de Stivell afin d'interpréter des chansons issues du patrimoine francophone plutôt que de chanter d'une manière artificielle, voire factice, en breton ou en langues gaéliques.

1973 : l'expérimentation avec Pierre de Grenoble[modifier | modifier le code]

Gabriel et Marie Yacoub enregistrent avec Dan Ar Braz au printemps 1973[5][réf. insuffisante] l'album expérimental Pierre de Grenoble par lequel le couple revisite le répertoire traditionnel. Sorti en octobre 1973[réf. souhaitée], le succès immédiat et inattendu de ce coup d'essai sera à l'origine du renouveau des musiques traditionnelles en France[6],[7][réf. insuffisante].

1973-1988 : le groupe Malicorne[modifier | modifier le code]

Interprétant d'une manière originale, personnelle et actuelle des airs et chansons empruntés au répertoire traditionnel[8],[n 1],[n 2], le groupe connait le succès tout au long des années 1970 avec la publication d'une dizaine d'albums.[réf. nécessaire]

1973-1979 : la formation classique[modifier | modifier le code]

À la fin de l'été 1973, Gabriel Yacoub quitte définitivement la formation d'Alan Stivell pour voler de ses propres ailes.

Avant même la sortie de leur premier album Pierre de Grenoble, Gabriel et Marie Yacoub fondent Malicorne le 5 septembre 1973[9],[10][réf. insuffisante] en compagnie de deux autres musiciens Laurent Vercambre et Hugues de Courson.

Le nom du groupe provient du pur hasard : c'est en se rendant en Bretagne pour donner un concert fin juillet 1973 à Moëlan-sur-Mer à l'occasion du 2e festival de Kertalg que le couple fondateur Gabriel et Marie Yacoub est amené à l'approche du Mans à passer par hasard à Malicorne-sur-Sarthe suite à une déviation. Hughes qui accompagne alors le couple a l'idée de retenir ce nom pour le groupe, alors encore en gestation. Gabriel Yacoub raconte : « Une déviation nous a fait passer à Malicorne-sur-Sarthe. C'est dur de trouver un nom pour un groupe, et celui-là nous a paru très poétique, très évocateur »[2],[11].

À peine formé, le groupe est rejoint en renfort par le bassiste Max Picout[réf. nécessaire] et se lance à l'automne 1973 dans une première tournée de quelques dates en Bretagne avec un tout premier concert à Quimper le 31 octobre puis trois autres concerts début novembre à Concarneau, Morlaix et Rennes.

Daniel Bornet, alors vendeur de disques, découvre l'album Pierre de Grenoble à sa sortie en octobre 1973. Un ami lui permet de rencontrer Gabriel Yacoub. Le groupe est alors en agence chez Michel Salou. De cette rencontre naîtra une véritable amitié et Daniel Bornet deviendra très rapidement l'agent historique et le manager du groupe jusqu'à sa dernière tournée à l'été 1988.

Au printemps 1974, la formation (réduite à nouveau à un quartet après le départ définitif du bassiste Max Picout) enregistre déjà aux studios Acousti son premier album Malicorne 1 (Colin) qui sera bien accueilli par le public à sa sortie en octobre. Fin 1974, le public fera également un accueil très chaleureux à la tournée française de promotion de l'album[réf. nécessaire].

Au printemps 1975, le groupe enregistre déjà son second album Malicorne 2 (Le Mariage anglais) qui sort en novembre et connaît un succès plus grand encore, devenant disque d'or (100 000 exemplaires vendus)[réf. nécessaire]. Malicorne commence à se produire à l'étranger. Les Anglais découvrent ainsi ce groupe de folk music traditionnelle en juillet 1975 à l'occasion du Cambridge Folk Festival[12]. À travers ses chansons soucieuses de l'écologie, Malicorne s'oppose « à la guerre, à l'impérialisme américain »[13].

Au printemps 1976, Malicorne est à nouveau aux studios Acousti pour enregistrer son troisième album, l'emblématique Almanach publié en septembre 1976. L'album se présente comme un album-concept déclinant en douze titres traditionnels les « pratiques magiques qui sont en rapport direct avec les douze mois de l'année », comme l'explique Gabriel Yacoub sur la pochette de l'album. Almanach décroche son premier Disque d'or en novembre 1977 pour 100 000 exemplaires vendus[14]. À ce jour, Almanach s'est vendu à plus de 500 000 exemplaires dans le monde.[réf. nécessaire]

Déjà, Laurent Vercambre et Hugues de Courson ne veulent plus participer au groupe. Ils quittent Malicorne mais reviendront à l'été 1977, riches d'expériences acquises hors du groupe qu'ils mettront à profit pour l'enregistrement de l'album suivant.

Pierre Kerhervé remplace ainsi Hughes de Courson sur scène (à la basse, aux instruments à vent et au chant) en 1976 et 1977 tandis que René Werneer remplace Laurent Vercambre sur scène au violon[15] de septembre 1976 au printemps 1977.

Le quatuor originel aura donc réalisé les trois premiers albums studio du groupe avant d'être rejoint en 1977 (principalement à la guitare basse et au chant) par Olivier Zdrzalik-Kowalski (présenté à Gabriel par Daniel Bornet qui le connaissait en tant que bassiste du groupe Komintern). Olivier participe à l'été 1977 au studio Normandie à l'enregistrement de Malicorne 4 (Nous sommes chanteurs de sornettes), le quatrième album du groupe qui sort en octobre 1977. Il participera à l'enregistrement de tous les albums suivants et deviendra ainsi membre à part entière de Malicorne.

Claude Alvarez-Pereyre est, à son tour, amené à remplacer Laurent Vercambre sur scène au violon dans le courant de l'année 1977.

Fin 1977, Malicorne publie sa première compilation intitulée Quintessence comprenant un titre inédit, "Martin", qui deviendra l'un des titres les plus emblématiques du style et du son Malicorne.

A nouveau, Laurent Vercambre et Hugues de Courson ne veulent plus participer au groupe. Cette formation "classique" enregistre pourtant en 1978 son cinquième et dernier album studio, L'Extraordinaire Tour de France d'Adélard Rousseau, dit Nivernais la clef des cœurs, Compagnon charpentier du devoir, second album-concept du groupe après Almanach.

En 1979, Malicorne publie En public, son premier album live, enregistrement (partiel) de deux concerts donnés à Montréal au El Casino les 2 & 3 décembre 1978. Outre quelques-uns de leurs classiques issus des premiers albums et de Pierre de Grenoble, ce live comporte quelques titres inédits en studio : un medley de reels, une suite de branles et "C'est le mai", une chanson en partie écrite par Gabriel.

Cette formation classique (avec ou sans Olivier Zdrzalik-Kowalski) aura publié au total 7 albums (parmi les plus marquants du groupe) dont la première compilation et le premier album live du groupe.

1979-1981 : la nouvelle formation[modifier | modifier le code]

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La publication en 1979 de l'album live En public coïncide avec le départ définitif de deux de ses membres originaux Laurent Vercambre et Hughes de Courson.

Laurent Vercambre et Hughes de Courson sont tous deux remplacés par Patrick Le Mercier au violon et à la guitare et par Jean-Pierre Arnoux à la batterie et aux percussions. Brian Gulland aux vents et Dominique Regef à la vielle à roue et au violoncelle complètent la formation pour l'enregistrement de l'album Le Bestiaire (1979), troisième album-concept du groupe. Cette nouvelle formation (réduite à nouveau à un quintet avec le départ de Brian Gulland et Dominique Regef) s'éloignera du répertoire traditionnel en 1981 avec la publication de son second album Balançoire en feu, fruit d'une collaboration inédite avec un membre extérieur au groupe, le parolier Étienne Roda-Gil, qui rencontrera un succès mitigé[réf. nécessaire].

« [Sans] lassitude aucune mais plutôt l'impression d'avoir fait le tour du sujet », ayant « peur d'être moins créatifs » et conscients que leur « dernier album a dérouté [leurs] fans »[réf. nécessaire], les membres de Malicorne « d'un commun accord » décident d'arrêter : le groupe se sépare fin 1981 à l'issue d'une dernière tournée de concerts. Comme l'explique Gabriel Yacoub, « on a choisi de tirer notre révérence et puis chacun avait d'autres projets artistiques ou projets de vie. Marie voulait privilégier sa vie de famille et moi j'ai continué une carrière en solo qui m'a mené d'Europe aux USA en passant par le Canada en écrivant mes propres chansons mais sans renier la musique traditionnelle. »[16]

1984-1988 : les dernières années[modifier | modifier le code]

Le groupe se reforme en 1984 le temps d'une tournée de concerts nord-américaine et de quelques dates en France puis à nouveau en 1986 autour de l'album Les Cathédrales de l'industrie et enfin en 1987/1988 pour une ultime tournée passant notamment en Belgique, en Angleterre et aux États-Unis[17].

2010 : la reformation exceptionnelle de Malicorne aux francofolies[modifier | modifier le code]

Le 15 juillet 2010, près de 29 ans après la première séparation du groupe et près de 22 ans après sa séparation définitive, sur l'insistance de Gérard Pont[18], le directeur des Francofolies de La Rochelle (« qui faisait le forcing depuis une quinzaine d’années pour programmer [le groupe] dans son festival »[16]), Gabriel accepte de reformer Malicorne le temps d'un concert exceptionnel donné dans le cadre du festival réunissant sur scène pour la première fois en 31 ans les cinq membres de la formation classique soit les quatre membres fondateurs Gabriel Yacoub, Marie Sauvet, Laurent Vercambre et Hughes de Courson augmentés d'Olivier Zdrzalik-Kowalski (qui avait rejoint le groupe seulement en 1977). Cette formation classique est complétée par Yannick Hardouin (basse) et David Pouradier Duteil (batterie et percussions) et rejointe sur scène par de nombreux artistes invités à interpréter à leur façon les classiques du répertoire de Malicorne : Gilles Chabenat, JP Nataf, Le Quatuor, Michel Rivard, Karl Zéro, Tété, Claire Diterzi, Bensé et Jil is lucky en duo[19],[20].

La publication en mars 2011 d'un album et d'un DVD tous deux intitulés Concert exceptionnel aux Francofolies de la Rochelle rend compte de cet évènement.

2011-présent : de « Gabriel et Marie de Malicorne » à « Malicorne »[modifier | modifier le code]

Le concert exceptionnel aux Francofolies révèle au couple fondateur Gabriel Yacoub et Marie de Malicorne l'engouement intact du public et même l'intérêt des jeunes générations pour la musique le Malicorne. Gabriel et Marie mûrissent alors lentement le projet d'un nouveau groupe appelé d'abord « Gabriel et Marie de Malicorne » puis simplement Malicorne[non neutre]. Gabriel explique : « finalement, ce sera toujours Malicorne mais avec quatre nouveaux musiciens parmi lesquels de vieux complices comme Gilles Chabenat [à] la vielle » {ou Yannick Hardouin à la guitare basse} mais aussi l'arrivée dans le groupe d'un petit nouveau : l'accordéon diatonique « malicornisé » sous les doigts de Romain Personnat. »[16]

Sur scène, Malicorne reprend « quelques « standards » histoire de ne pas décevoir ». Mais pas question pour le groupe « de se laisser enfermer dans le passé ou de s'imposer des limites. »[8],[n 3] Outre du « traditionnel [qu'il adapte] sans vergogne », le groupe « propose d'autres textes plus oniriques que [Gabriel écrit lui-même] en gardant « l'esprit Malicorne» ». À côté des airs du Berry où [Gabriel s'est] installé depuis longtemps, on retrouve « aussi diverses influences musicales allant de la Louisiane au Haut Moyen Âge en passant par Ravel, Debussy ou Fauré… »[16]

Formation d'un nouveau groupe : nouvelle tournée et nouvel album[modifier | modifier le code]

En novembre 2011, 38 ans après que Gabriel et Marie Yacoub ont publié l'album Pierre de Grenoble, véritable déclencheur de la formation de Malicorne, le site web de Kerne Production[21], le nouvel entrepreneur de spectacles de Gabriel, annonce la formation d'un nouveau groupe sous le nom de « Gabriel et Marie de Malicorne » : outre le couple éponyme Gabriel Yacoub (chant, guitare, mandoloncelle) et Marie Sauvet (Marie de Malicorne sur scène) (chant, dulcimer, psaltérion), le groupe comptera Yannick Hardouin (claviers, basse acoustique, chant), Gilles Chabenat (vielle à roue électro-acoustique), tous deux collaborateurs de longue date de Gabriel (avec lequel ils jouent habituellement en trio), David Pouradier Duteil (percussions, chant) (déjà présent sur scène aux côtés de Malicorne lors du concert exceptionnel de La Rochelle) et un nouveau venu, Romain Personnat (accordéon diatonique, harmonium, chant).

Prenant modèle sur Almanach, l'album phare de Malicorne publié en 1976, Kerne Production annonce deux projets :

  • la mise en place à compter de juillet 2012 d'une tournée intitulée "Almanach Tour 2012-2013"[22] de célébration des 40 ans de carrière de Gabriel et Marie dont le répertoire se composera des standards qui ont fait le succès de Malicorne ainsi que de nouveaux morceaux inédits : des traditionnels (issus de l'expérience, de l'information et de la documentation acquises par Gabriel et Marie pendant toutes ces années) et des compositions,
  • l'enregistrement à la fin de l'année 2013[11] d'un nouvel album[1] (au titre initialement annoncé comme étant Almanach 2013) auquel participeront de nombreux invités qui ont influencé le groupe ou qui ont fait perdurer la légende.

En juillet 2013, Daniel Bornet, manager historique du groupe, retrouve ses anciens compagnons et reprend le management du groupe. Le booking, jusque là assuré par Kerne Production, est alors confié à Pyrprod[21].

"Almanach Tour"[modifier | modifier le code]

Le 27 novembre 2011, la page Facebook officielle de Malicorne confirme le nouveau groupe en formation, dont les musiciens sont « prêts à partir sur les routes de France et de Navarre ». Le 30 juin 2012, Malicorne confirme la date de lancement de la tournée.[réf. nécessaire]

Au cours de l'"Almanach Tour", le groupe se produit dans des salles plus ou moins grandes mais aussi en plein air lors de festivals d'été devant un public plus important. Pendant les six premiers mois, sur huit dates, l'"Almanach Tour" passe pas moins de cinq fois par la Bretagne où Malicorne a toujours bénéficié d'une importante cote de popularité[23]. Le tour sera ensuite prolongé et le groupe se produira également en Belgique et aux Pays-Bas.

Le 5 novembre 2013, Malicorne et son tourneur Pyrprod annoncent la prolongation de l'Almanach Tour jusqu'en 2015.

Retour au nom « Malicorne » à l'automne 2012[modifier | modifier le code]

Le 20 septembre 2012, la page Facebook de Malicorne annonce que le groupe de 6 musiciens Gabriel et Marie de Malicorne devient simplement « Malicorne », suite au fait que le couple éponyme s'est aperçu que le nouveau nom « ne marchait pas du tout », que « dans l'esprit des gens ça restait Malicorne ».

Un 7e musicien est présent sur scène lors du concert de Malicorne le 24 mai 2013 à Aubervilliers : collaborateur de longue date de Gabriel Yacoub, le guitariste Nicolaïvan Mingot avait déjà participé à l'enregistrement en mars 2013 des cinq premiers titres du nouvel album (Soleillet de l'air en l'air, Au bout du bois, Géant, une nouvelle version du classique "Pierre de Grenoble" et un cinquième titre seulement à l'état de maquette). Malicorne joue à nouveau à seulement 6 musiciens au concert suivant le 6 juillet 2013 à l'occasion du Gooikoorts Festival qui a lieu en Belgique, mais au concert d'après, le 14 juillet 2013 au Château d'Ars, Nicolaïvan Mingot est de retour sur scène avec le groupe et, depuis lors, a intégré la formation.

Laurent Vercambre d'abord seul au violon et au nyckelharpa puis en fin de concert le duo de nyckelharpas qu'il forme avec Eléonore Billy rejoignent Malicorne sur scène sur plusieurs titres le 14 juillet 2013 lors du festival du Château d'Ars[24]. C'est alors la première fois que Laurent rejoue avec Malicorne depuis le concert exceptionnel de reformation du groupe (dans sa configuration classique) aux Francofolies de La Rochelle 3 ans plus tôt le 15 juillet 2010.

Gabriel Yacoub a été honoré du titre d'Officier des arts des Lettres en 2013 par Madame Aurélie Filipetti, Ministre de la Culture

Membres du groupe[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Laurent Vercambre : 1973-1978, 2010, 2013
  • Hughes de Courson : 1973-1978 (1981), 2010
  • Max Picout : tournée 1973-1974
  • Pierre Kerhervé : tournée 1976-1977
  • René Werneer : tournée 1976-1977
  • Claude Alvarez-Pereyre : tournée 1977
  • Olivier Zdrzalik-Kowalski : 1977-1988, 2010
  • Patrick Le Mercier : 1979-1981
  • Jean-Pierre Arnoux : 1979-1981, 1986, tournée 1987/1988
  • Brian Gulland : 1979-1980
  • Dominique Regef : 1979-1980
  • Gérard Lavigne : tournée 1984
  • Jean-Marc Alexandre : tournée 1984
  • Frank Gliksman : tournée 1984
  • Michel Le Cam : tournée 1984, 1986, tournée 1987/1988
  • Patrice Clémentin : tournée 1987/1988
  • Frédéric Mathet : tournée 1987/1988
  • Nikki Matheson : tournée 1987/1988

Musiciens invités sur les albums[modifier | modifier le code]

Sur l'Album L'Extraordinaire Tour de France d'Adélard Rousseau... (1978) 
Sur l'Album Les Cathédrales de l'industrie (1986) 

Discographie / Vidéographie[modifier | modifier le code]

Albums pré-Malicorne[modifier | modifier le code]

Albums / DVD[modifier | modifier le code]

  • 1996 : Vox (compilation #3 - chansons interprétées uniquement a capella)

Singles (majoritairement promotionnels)[réf. souhaitée][modifier | modifier le code]

  • 1975 : J'ai vu le Loup, le Renard et la Belette / Marions les Roses (?)
  • 1975 : Marions les Roses (Hexagone 880 001)
  • 1976 : La Fille au Cresson / Branle de la haie (Hexagone 882 007)
  • 1977 : Martin / Ronde (Hexagone 881 002)
  • 1978 : À Paris la grande Ville / La danse des damnés (Ballon Noir Bal 45001)
  • 1986 : Dormeur (radio version) / Dormeur (album version) (Celluloïd CEL 1942) (single non promotionnel)[25]
  • 1986 : Big Science (1.2.3.) / Sorcier (Celluloïd CEL 1945)

Prestations télévisées assurées en playback[modifier | modifier le code]

  • 1976 : Le Mariage anglais (3.42)
  • 1977 : Landry (4:05)
  • 1977 : Le Luneux (5:12)
  • 1977 : L'Écolier assassin (3:50 (1:01 + 2:49))
  • 1978 : Une fille dans le désespoir (3:17)
  • 1978 : À Paris la grande ville (2:33) (1978 ; prestation télévisée extraite de l'émission Top Club présentée par Guy Lux, réalisée par Georges Barrier et diffusée le 25/10/1978 sur la chaîne de télévision française Antenne 2)

Vidéo clips[modifier | modifier le code]

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  • 1981 : Balançoire en feu (3:29)
  • 1986 : Big Science (1.2.3.) (3:53)

Contributions[modifier | modifier le code]

  • 1974 : Kertalg 1974[26] (Barclay BAR 90 011 - LP, France) : album collectif regroupant les enregistrements de quelques titres live interprétés par divers artistes lors de l'édition 1974 du festival de Kertalg dont un titre live inédit de Malicorne : "Rossignolet des bois et ronde" (Traditionnel/Arrgt. Malicorne) (4.06)
  • 1978 : La Marée Noire (Ballon noir BAL 13005) : album collectif dont le bénéfice des ventes était destiné aux associations écologiques travaillant à réparer les dégâts provoqués par le naufrage de l'Amoco Cadiz et comprenant un titre de Malicorne "Le Navire de Bayonne / Paye Paysan" interprété avec le groupe traditionnel La Bamboche
  • 1979 : Grand bal folk (Hexagone N°883 033) : compilation regroupant des titres de 4 groupes folk : Malicorne, La Bamboche, Le Grand Rouge et La Chifonnie

Identité et influence[modifier | modifier le code]

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L'influence de Malicorne dans la vague folk des années 1970 en France fut importante, au côté de groupes et d'artistes plus traditionnels comme La Bamboche ou La Chifonnie. Pour L'encyclopédie de la chanson française, le groupe est « le plus beau fleuron du folk français »[27]. Le groupe se caractérise par l'innovation constante avec un important travail sur le son et le mariage réussi des instruments traditionnels (acoustiques) et modernes (électroacoustiques et électriques)[13].

Thèmes[modifier | modifier le code]

De source traditionnelle, la plupart des chansons de Malicorne traitent de sujets sombres tels que les amours déçues (Le Deuil d'amour, Le Mariage anglais, Le Galant indiscret), la guerre (Pierre de Grenoble, Le Prince d'Orange), la cruauté (L'Écolier assassin), la pauvreté (Alexandre / Danse bulgare) ou de tristes histoires d'épouvante (L'Auberge sanglante). La magie et les malédictions en tout genre tient également une place importante dans les albums, à l'image de l'album Le Bestiaire (1979)[réf. souhaitée].

À côté des titres sérieux, on[style à revoir] trouve également des textes ou des mélodies plus légères voire comiques (La Fille au cresson, Couché tard, levé matin, Ma chanson est dite, Le Branle des chevaux ou Le Ballet des coqs).

Chant[modifier | modifier le code]

Le travail des voix est l'un des piliers de ce groupe novateur[réf. nécessaire] qui a fait des chants et complaintes a capella une de ses spécialités, notamment avec des titres comme Le Prince d'Orange, Marions les roses ou La Blanche Biche. On[style à revoir] peut retrouver quasiment toutes leurs chansons a capella sur la compilation Vox (1996).

Musique[modifier | modifier le code]

De la guitare électrique au mandoloncelle en passant par le cromorne ou le violon, le groupe a marié les instruments traditionnels et électriques. Les mélodies sont généralement issues du répertoire traditionnel mais souvent des compositions originales introduisent ou finissent des thèmes traditionnels.

Le groupe travaille également sur des sons novateurs et des bruitages qui créent une ambiance particulière et va jusqu’à créer des instruments nouveaux tels que l'orgue à voix qu'on peut entendre notamment sur le titre La Blanche Biche (1977). Sont utilisés également des instruments moins connus tels que le dulcimer, l'épinette, la vielle à roue, le nyckelharpa, la viole d'amour, l'elka, etc.

Les influences musicales du groupe sont principalement les musiques traditionnelles française et québécoise, la musique du Moyen Âge, la musique celtique mais aussi le rock et le jazz[28].

Albums[modifier | modifier le code]

Certains disques ont un thème général ou un fil conducteur, faisant d'eux des albums-concept[réf. souhaitée] :

Le disque Almanach (1976) reste à ce jour encore l'album le plus vendu par le groupe[réf. souhaitée].

Sur leur première compilation, Quintessence (1977), figure un titre inédit uniquement disponible sur ce disque : Martin.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Et nous, {ce qui nous intéressait} c'était pas la recherche ni les valeurs historiques ou même éthnologiques de cette musique, c'était l'interprétation c'est-à-dire la jouissance. Nous, on avait plus envie de se faire plaisir, avec évidemment l'envie de faire plaisir à d'autres en interprétant cette musique. On n'avait aucune limite théorique c'est-à-dire qui relève de l'authenticité supposée », interview de Gabriel Yacoub dans le reportage vidéo Malicorne fait son come-back (2013, 3:01) disponible en streaming via le site web Culturebox.
  2. « Oui, et d'abord, quelle authenticité ? Pour nous, ce n'était pas du tout une musique de musée, c'était quelque chose de vivant et qu'on pouvait travailler et interpréter selon notre bon plaisir », interview de Marie Sauvet dans le reportage vidéo Malicorne fait son come-back (2013, 3:01) disponible en streaming via le site web Culturebox.
  3. « Avec l'âge, on n'a pas perdu notre présomptuosité, c'est-à-dire qu'on a toujours l'envie d'innover et de faire des choses un peu différentes et un peu hors des sentiers battus, avec toujours notre passion pour ce répertoire bien-sûr mais… on essaie d'approfondir des domaines qu'on avait à peine effleuré ; en plus, on a aussi envie sans se gêner d'écrire des choses c'est-à-dire qu'avant, Malicorne, à quelques rares exceptions près, c'était que des chansons "trad" alors qu'aujourd'hui, on a envie d'aller un petit peu plus loin et pour aller plus loin, il faut se sortir un petit peu de ce domaine tout en y restant ancré, enraciné bien-sûr mais... on se permet des libertés », interview de Gabriel Yacoub dans le reportage vidéo Malicorne fait son come-back (2013, 3:01) disponible en streaming via le site web Culturebox.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b L'Union (Champagne Ardenne Picardie) L'Ardennais (www.lunion.presse.fr) / Article "Gabriel et Marie de Malicorne au programme de Patrimoine vivant « On prépare un album »", publié le vendredi 14 septembre 2012 à 11h00, propos recueillis par Laurence PICANO
  2. a et b Article paru dans Trad Magazine no 144 (juillet/août 2012) p34-36 : interview de Gabriel Yacoub (propos recueillis par Gérard Viel)
  3. Site web de Youra Marcus / Biographie
  4. Site web de Gabriel Yacoub / Galerie / New Ragged Company - mon premier groupe
  5. Site web de Gabriel Yacoub / Prod / Pierre de Grenoble / Crédits
  6. Site web de Gabriel Yacoub / Production / Article "Shaking out the sheets: Dirty Linen Classics" extrait de Dirty Linen #68 février / March 1997
  7. Forces parallèles (fp.nightfall.fr) / article critique "Pierre De Grenoble (1973)" par CHIPSTOUILLE le 20 février 2007
  8. a et b Web reportage vidéo "Malicorne fait son come-back" (2013 ; 3:01) disponible en streaming via le site web Culturebox
  9. www.pyrprod.fr> Nos artistes> Malicorne
  10. Livret de l'album En public (1979)
  11. a et b Ouest-France / Bretagne / Lorient / Quéven / Archives du vendredi 15-02-2013 / Article "Malicorne en concert aux sources de la chanson traditionnelle - Quéven" du le vendredi 15 février 2013 par Gildas JAFFRÉ
  12. Coulomb, Varrod, p. 90.
  13. a et b Coulomb, Varrod, p. 91.
  14. Verlant, p. 135.
  15. Forces parallèles (fp.nightfall.fr) / article critique "René WERNEER - L'habit de Plumes (1977)" par MARCO STIVELL 13 novembre 2010
  16. a, b, c et d « La magie de Malicorne », sur lejsl.com,‎ 15 août 2013
  17. Blog "Nos Enchanteurs" / Article "Interview : la genèse de Malicorne (4)"
  18. touteslesmusiquesquejaime.over-blog.com / Article "Petite planète, tome 15 : Malicorne, aux Francofolies de La Rochelle"
  19. Site web de Gabriel Yacoub / Calendrier
  20. Magazine Vapeur Mauve N°10 - Octobre 2010 / Article « Les choses les plus simples : une entrevue avec Gabriel Yacoub » p98-99
  21. a et b Site web de Gabriel Yacoub / Page "Contacts"
  22. Kerne Production / Dates des concerts de la tournée « Almanach Tour 2012-2013 » de (Gabriel et Marie de) Malicorne"
  23. http://www.gabrielyacoub.com/forum/index.php?action=affiche&ID=10733
  24. Malicorne en baisser de rideau, La Nouvelle République, 16 juillet 2013
  25. Site web de Gabriel Yacoub / Post "Malicorne a-t-il produit des 45 tours ?" de Bruno (Cornen) (le 24/03/2007)
  26. informatik.uni-hamburg.de / Folk Records / Kertalg
  27. Verlant, pp. 134 et 135.
  28. http://pagesperso-orange.fr/frederic.gerchambeau/yacoub-malicorne-dgf.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Coulomb, Didier Varrod, 1968-1988 Histoires de chansons, Balland, 1987
  • Gilles Verlant, L'encyclopédie de la chanson française, France Loisirs, 1997

Liens externes[modifier | modifier le code]