Maison de Limburg Stirum

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Maison de Limburg Stirum
Image illustrative de l'article Maison de Limburg Stirum
Armoiries
Devise Je marche droit
Lignées Ezzonides, Maison de Berg
Branches Limburg-Styrum-Styrum, Limburg-Styrum-Iller-Aichheim, Limburg-Styrum-Gemen, Limburg-Styrum-Bronchhorst-Borkelö, Limburg-Styrum-Bronchhorst, Limburg-Styrum-Borkelö
Période IXe siècle
Pays ou province d’origine Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Allégeance Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau de la Belgique Belgique
Fiefs tenus Lotharingie, Archevêché de Cologne, Duchés de Bavière, de Carinthie et de Souabe, Comtés de Berg, La Marck, Hohenlimburg, Styrum, Gemen, Bronkhorst, Borculo, etc.
Récompense(s) civile(s) Ordre de la Toison d'or, Ordre de Saint-Philippe du Lion de Limbourg, Ordre des Quatre Empereurs

La Maison de Limburg Stirum est une des plus anciennes familles d’Europe. Elle prit son nom au XIIe siècle, du comté souverain de Limburg sur la Lenne (en Allemagne). Elle est la seule branche survivante de la dynastie des comtes de Berg, qui régna du XIe siècle au début du XVIe siècle sur une grande partie de la Westphalie.

Les Limburg Stirum étaient des monarques souverains dans le Saint-Empire romain germanique. Ils régnèrent sur différents territoires, majoritairement dans le Cercle du Bas-Rhin-Westphalie et eurent un siège à la Diète d'Empire, jusqu'à leur médiatisation à la fin de l'Empire en 1806.

Depuis le IXe siècle, cette famille a compté cinq comtes palatins de Lotharingie, des ducs de Bavière, de Westphalie, de Carinthie et Souabe, sept archevêques de Cologne, un prince-évêque de Spire, plus de dix évêques du Saint-Empire romain germanique et au moins deux saints de l’Église catholique (sainte Richezza de Lotharingie, célébrée le 21 mars, et saint Engelbert de Cologne, célébré le 7 novembre).

Histoire[modifier | modifier le code]

La dynastie des Ezzonides[modifier | modifier le code]

Certains historiens prétendent que la Maison de Berg descendrait de la dynastie des Ezzonides, dont la filiation remonte au IXe siècle.

Sainte Richezza de Lotharingie

Les Ezzonides (Ezzonen) étaient les comtes palatins de Lotharingie durant les Xe et XIe siècles. Ils sont considérés comme les principaux représentants impériaux de la région du Moyen et Haut Rhin. Malgré leurs accomplissements militaires en faveur des empereurs allemands, les Ezzonides ne parvinrent pas à créer une entité territoriale en Lotharingie. Pendant une période on leur confia les duchés de Souabe, Bavière et Carinthie, ainsi que l'Archeveché de Cologne.

  • 966-996: Hermann Ier, premier comte Palatin de Lorraine, et comte de Bonngau, Eifelgau, Mieblgau, Zulpichgau, Keldachgau, Alzey et Auelgau, de 945 jusqu'à sa mort.
  • 1020-1034: Ezzon (Erenfried), son fils. Ayant épousé Mathilde, fille de l'Empereur Otto II et Theophanu, Ezzo devint l'un des seigneurs les plus puissants de l'Empire sous le règne de son beau-frère, l'Empereur Otto III. Candidat au trône impérial, il n'y renonça que contre l'attribution de fiefs immenses (Kaiserswerth, Duisburg, and Saalfeld). Il fonda l'abbaye de Brauweiler;
  • 1035-1045: Otto, son fils, comte Palatin de Lorraine puis duc de Souabe. En 1045, Henry III, Roi de Germanie et duc de Souabe, offrit ce dernier titre à Otto en échange d'un retour des territoires de Kaiserswerth et Duisburg à la couronne. Otto transmit le Palatinat à son neveu Henri;
  • 1045-1061: Henri Ier Furiosus, son neveu, fils de Hezzelin Ier. Il épousa en 1048 Mathilde de Verdun (1025-1060) fille du duc Gozelo de Lotharingie, et sœur du Pape Étienne IX.
    Le couronnement d'Henri IV, Empereur des Romains (gauche) par Clement III (centre-droit). Entre eux se trouve le comte palatin Hermann II de Lotharingie. Chronique de Otto von Freising, Codex Jenensis Bose q.6 (1157).
    Il reçut le château de Cochem de sa nièce, la reine Richiza de Pologne, et fut élu successeur du royaume de Germanie durant la maladie d'Henri III. Le 17 juillet 1060, il massacra sa femme Mathilde à la hache après avoir appris sa liaison avec un de ses proches, et fut ensuite enfermé à l'abbaye d'Echternach, où il mourut en 1061. Sa fonction et ses comtes furent administrés par Anno II, Archeveque de Cologne, jusqu'à la majorité de son fils Hermann II (1064-1085);
  • 1061-1085: Hermann II, son fils, comte en Ruhrgau et Zulpichgau, et comte de Brabant. Il est le dernier comte palatin de Lotharingie de la dynastie des Ezzonides. Il fut tué en duel par Albert III de Namur. Sa veuve épousa Henry of Laach, comte en Mayfeldgau, qui devint le premier comte palatin du Rhin en 1085/1087.

Comtes de Berg[modifier | modifier le code]

Adolphe Ier de Berg, petit-fils d’Adolphe Ier de Lotharingie, devint le premier comte de Berg en 1050. La dynastie des comtes de Berg était la plus puissante de la région Rhénane.

Les premiers souverains de Berg furent:

  • 1077-1082 : Adolphe Ier de Berg, Comte de Berg de 1077 a 1082, Vidame de Werden, Deutz, Berg et Gerresheim.
    Statue de Adolphe I de Monte, 1er Comte de Berg, au chateau de Burg
  • 1082-1093 : Adolphe II de Berg-Hövel (Huvili), Comte de Berg de 1082 a 1093, comte en Auelgau et Siegburg, et Vidame de Werden. Il épouse Adelheid de Laufen, héritière de Hövel, Unna, Telgte, Warendorf, etc. Adolphe II fonda le monastère d'Altenberg. Il meurt en 1090/1106.
  • 1093-1132 : Adolphe III de Berg, Comte de Berg de 1093 a 1132, et Comte de Hövel de 1090 a 1106, Vidame de Werden. Il épouse Adelheid de Clèves, une fille de Dietrich II Comte de Clèves.
  • 1132-1160 : Adolphe IV, fils du précédent, est Comte de Berg de 1132 a 1160 et d'Altena. Marié à Adelheid d'Arnsberg, puis à une fille d'Engelbert von Schwarzenberg. Il fait construire le château d'Altena puis l'abbaye d'Altenberg en 1133, où il entre comme moine en 1060. Son fils Adolphe V ayant été tué a Damas en 1148, c'est son fils cadet Engelbert qui lui succède.
  • 1160-1189 : Engelbert Ier dirigea le comté de Berg de 1160 a 1189. Il épouse Marguerite de Gueldre. Il stabilise le comté par sa politique d'apaisement avec l'Empereur et l'Archevêque de Cologne, augmentant par là sa prospérité. En juillet 1189 il est tué en Serbie, en chemin pour la Terre Sainte avec la croisade de l'Empereur Frédéric Barberousse.
  • 1189-1218 : Adolphe VI, Comte de Berg de 1189 a 1218. Marié à Berta de Sayn, il prend part en 1212 à la croisade contre les Cathares. En 1215 il enlève le palais impérial de Kaiserswerth. Il part en 1217 avec la cinquième croisade et meurt le 7 aout 1218 au combat, en commandeur des troupes à Damiette, dans le delta du Nil.
  • 1218-1226 : Engelbert II († 1226), frère du précédent, archevêque de Cologne. Le Duc Walram III de Limburg se considérait héritier du comté, son fils Henry (futur Duc Henri IV de Limburg) ayant épousé Ermengarde de Berg, la seule fille d'Adolphe VI. Néanmoins sous la loi salique, Englebert était l'héritier de son père et de son frère. Une dispute s'ensuivit, résolue en 1220 en faveur de l'Archevêque.
  • 1226-1247 : Ermengarde († 1248), fille d'Adolphe VI et mariée en 1217 à Henri IV, Duc de Limbourg, hérita de Berg après le meurtre de l'Archevêque Engelbert II. Le Comté passe dans la Maison des ducs de Limbourg.

À la suite de l'extinction de cette branche de la maison de Berg, la dynastie reste néanmoins bien implantée dans la région rhénane grâce à leurs possessions de nombreux comtés, tels qu'Isenberg, Altena, etc.

Comtes d’Altena et d’Isenberg[modifier | modifier le code]

Frederic I d'Altena acquit le Schloss Mark près de Hamm et en fit la résidence principale des nouveaux Comtes de la Marck.

Evrard IV de Berg, fils d’Adolphe IV de Berg et d’Altena, hérita des territoires orientaux du comté de Berg. À partir de lui, la plus ancienne branche des comtes de Berg prit, à partir de 1166, le nom et le titre de comte d’Altena (sur la Lenne, en Westphalie). Le territoire d’Evrard fut divisé plus tard entre ses deux fils :

Le meurtre d'Engelbert II : de Isenberg à Limburg[modifier | modifier le code]

St Engelbert II de Berg, Archevêque de Cologne

Frédéric II, comte d’Isenberg était une des figures principales de la lutte de la noblesse westphalienne contre le pouvoir agressif de son cousin, l'archevêque de Cologne, Engelbert II de Berg. En 1225, à l’assemblée des nobles de Soest, Frédéric rencontra son cousin afin d’établir un accord pacifique sur le patronat de l’abbaye de Essen, de laquelle on l’accusait d’abuser à son propre profit et au détriment de l’abbaye. Aucun compromis ne fut trouvé. Lors de leur retour de Soest vers Cologne, Frédéric organisa une embuscade contre son cousin, dans le défilé au pied du Gevelsberg entre Hagen et Schwelm. Le 7 novembre 1225, en fin d’après-midi, l’archevêque fut assassiné.

Il n’est pas clair si l’archevêque fut délibérément tué, ou s’il mourut dans le feu de l’action lors du combat. Des recherches actuelles tendent à prouver que le but était de prendre Engelbert en otage pour que les demandes de la noblesse soient acceptées. Ceci était habituel dans les coutumes féodales du Moyen Âge.

Frédéric d’Isenberg fut excommunié et tous ses biens ainsi que ses mandats lui furent retirés. Pendant l’hiver 1225-1226 le nouvel archevêque de Cologne, Henri de Müllenark, assiégea et détruisit son château. Frédéric partit avec ses frères Thierry et Engelbert, évêques de Münster et de Osnabrück (eux aussi impliqués dans le meurtre de l’archevêque), ainsi que le notaire d’Isenberg muni des documents nécessaires pour la Curie à Rome, dans le but de lever son excommunication. Lors de son voyage de retour Frédéric fut fait prisonnier à Liège et vendu pour 2100 marks d’argent au chapitre de la cathédrale de Cologne. Le 14 novembre 1226 il fut torturé puis exécuté devant la porte de Severin. Ses jambes et ses bras furent brisés sur la roue, après quoi il fut exposé sur un pilier. Il ne mourut que le lendemain en priant après un supplice héroïque.

Son fils, le comte Thierry d’Altena-Isenberg, déshérité de tous ses territoires dans le Premier Empire du Saint Empire Germanique à la suite de l’exécution de son père, se battit avec l’aide militaire de son oncle, le Duc de Limbourg (frère de sa mère), afin de récupérer ses biens. Il fonda la maison de Limbourg (Limburg en Allemand) et le Comté de Limbourg sur la Lenne. Il construisit les châteaux de Limburg (Hohenlimburg) et Neu Isenberg (qu’il perdit assez vite à la faveur des comtes de la Marck) et il prit le titre de Comte de Limburg.

Division de la famille[modifier | modifier le code]

Hermann-Otto I, vu l'étendue énorme de ses territoires, décida de les diviser entre ses trois fils en 1644. Otto, l’aîné, régna sur Bronkhorst et Borculo; Adolf, le second, reçu la seigneurie de Gemen; Moritz, le troisième, hérita de Styrum.

  • Limburg-Styrum-Bronkhorst-Borculo: la branche ainée et encore existante, qui régna sur les territoires de Bronckhorst et de Borculo. Lors de l'invasion française, la féodalité fut supprimée aux Pays-Bas Septentrionaux en 1795 et les territoires annexés à la République batave. Les Limburg Stirum perdirent ainsi la souveraineté sur ces territoires.
  • Limburg-Styrum-Gemen: la seconde branche, qui régna sur les territoires de Gemen et Illereichen. Lors de l'extinction de cette branche en 1800, la famille ne réussit pas à faire récupérer ces territoires par une autre branche des Limburg Stirum, tant et si bien qu'ils furent repris par les barons Boyneburg-Bömelberg et furent médiatisés au profit de la Principauté de Salm-Kyrburg en 1806. Cette branche posséda un temps aussi la forteresse de Simontornya en Hongrie, qui fut ensuite reprise par les comtes Esterházy.
  • Limburg-Styrum-Styrum: la troisième branche, qui régna sur Styrum et Oberstein. Elle fut médiatisée en 1806 au profit du Grand Duché de Berg. Cette branche s'éteignit en 1809 et ses droits ont été repris par la branche ainée.

La branche ainée est la seule survivante et s’appelle actuellement Limburg Stirum (à l’origine Styrum).

Médiatisation[modifier | modifier le code]

Les Limburg Stirum possédaient un siège et avaient le droit de vote sur le banc comtal de Westphalie à la Diète impériale du Saint-Empire romain germanique, grâce à leur possession de l'état d'empire de Gemen. En 1800 la branche de la famille qui possédait Gemen s'est éteinte. Un neveu du dernier comte de Limburg-Stirum-Gemen, le baron de Boyneburg-Bömelberg, hérita alors des territoires de Gemen. Il n'est pas clair si une autre branche de la famille Limburg Stirum hérita à ce moment-là des droits dynastiques liés à Gemen. Six an plus tard, en 1806, le Saint-Empire disparu et Gemen fut médiatisé au profit du prince de Salm-Kyrburg.

Au même moment, Styrum fut médiatisé au profit du Grand Duché de Berg. La branche de la famille possédant Styrum s'éteignit trois ans plus tard, en 1809. Comme la Confédération germanique ne reconnut les familles comtales médiatisées comme égales des souverains (Erlaucht) qu'en 1829, les Limburg Stirum ne sont à tort pas repris dans la section des maisons régnantes du Gotha, alors qu'il s'agit bien d'une ancienne famille régnante ayant été médiatisée.

Titres[modifier | modifier le code]

La branche aînée des comtes de Berg prit les titres suivants: comte souverain de Limbourg et seigneur de Styrum en 1246, seigneur de Wisch en 1541, comte souverain de Bronkhorst en 1553, seigneur de Borculo, de Liedberg et de Lichtenvoorde en 1553, banneret du Duché de Gueldre et du comté de Zutphen en 1553, seigneur de Gemen en 1640, seigneur de Raesfeld en 1675, seigneur d'Illereichen en 1677, seigneur de Wilhermsdorf en 1759, seigneur d'Oberstein en 1766, médiatisée au profit du grand-duché de Berg en 1806. La branche cadette des comtes de Berg prit les titres suivants: comte de la Marck en 1202, duc de Clèves en 1417, comte souverain d’Arenberg en 1509, duc de Berg et de Juliers en 1511, duc de Bouillon en 1552.

Actuellement[modifier | modifier le code]

La majorité des membres se trouvent actuellement aux Pays-Bas et en Belgique, où la famille arriva par Guillaume-Bernard Comte de Limburg Stirum (1795-1889); mais aussi en Finlande.

Membres illustres[modifier | modifier le code]

Leopold van Limburg Stirum

Autres[modifier | modifier le code]

Les comtes de Limburg Stirum ont créé deux ordres de chevalerie, l’ordre des Quatre Empereurs et l'ordre de Saint-Philippe du Lion de Limbourg.

Le mont Limburg Stirum est une montagne de 2350 mètres de haut dans les Montagnes Belgica en Antarctique. Elle fut découverte par l’expédition belge (1957-1958) du baron Gaston de Gerlache, qui l’appela en l’honneur du comte Charles de Limburg Stirum, patron de l’expédition.

En Belgique, feu le comte Evrard de Limburg Stirum a épousé la princesse Hélène d'Orléans, fille du comte de Paris, et s'est installé au château d'Huldenberg. Leur fils aîné, le comte Thierry, a épousé en 1990 Katia della Faille de Leverghem, qui fait de la politique au sein de l'Open VLD (libéraux flamands). Lors des élections fédérales de juin 2007, elle a été élue députée fédérale.

Le comte Alexis de Limburg Stirum s'est marié civilement le 15 octobre 2005 au château d'Ussé (Loire), puis religieusement le 25 octobre en l'église de Jérusalem, Bruges, avec la comtesse Béatrix de Blacas d'Aulps, fille du 7e duc et prince de Blacas d'Aulps. Ils habitent le romantique et somptueux château de Walzin.

Le comte Rodolphe de Limburg Stirum s'est marié le 6 décembre 2008, à l'hôtel de ville de Malines puis religieusement en la cathédrale Saint-Rombaut, avec l'archiduchesse Marie-Christine d'Autriche. Elle est liée à toutes les familles royales européennes par son père l'archiduc Carl-Christian d'Autriche, sa mère la princesse Marie-Astrid de Luxembourg et sa grand-mère maternelle la grande-duchesse Joséphine-Charlotte de Luxembourg (née princesse de Belgique).

Galerie[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • A. Giraud, M. Huberty, F. et B. Magdelaine, "L'Allemagne Dynastique, Tome VII";
  • Genealogische Handbuch des Adels, Gräfliche Häuser A Band II, 1955;
  • Marcellin Lagarde, "Histoire du Duché de Limbourg", A. Jamar, Bruxelles 1848;
  • W. Gf v. Limburg Stirum, "Stamtafel der Graven van Limburg Stirum", 's Gravenhage 1878;
  • A.M.H.J. Stokvis, "Manuel d'Histoire, de Généalogie et de Chronologie de tous les États du Globe", Tome III, Leiden 1890-93;
  • W. K. Prins v. Isenburg, "Stammtafeln zur Geschichte der Europaischen Staaten", 2. Aufl., Marburg/Lahn, 1953.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]