L'Inspecteur Harry

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L'Inspecteur Harry

Réalisation Don Siegel
Scénario Harry Julian Fink
R.M. Fink
Dean Riesner
John Milius (non crédité)
Acteurs principaux
Sociétés de production Malpaso Company
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier
Sortie 1971
Durée 98 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Inspecteur Harry (Dirty Harry) est un film américain de Don Siegel, sorti en 1971, premier volet de la série homonyme.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Alors qu'une jeune femme se baigne dans une piscine située sur un toit de San Francisco, un homme l'assassine à l'aide d'un fusil de calibre .30-06 Springfield. Chargé de l'enquête, l'inspecteur Harry Callahan trouve la douille usagée sur un toit situé non loin du lieu du crime, et un message d'un dénommé « Scorpion ». Le message réclame une rançon, faute de laquelle le tueur en série tuera une personne par jour en commençant par « un prêtre catholique ou un nègre ».

Callahan est un flic atypique. Son surnom de Harry le charognard (Dirty Harry dans la version originale) est d'ailleurs une référence à sa réputation de se charger des affaires les plus « pourries » et de les résoudre, même si cela implique la violation des droits des criminels. Pour cette nouvelle affaire, il se voit imposer une jeune recrue, Chico Gonzalez, comme partenaire. Cela irrite Callahan qui considère qu'un policier d'expérience, tel que Frank DiGeorgio, est la seule personne dont il pourrait avoir besoin, arguant que ses partenaires finissent toujours blessés voire pire.

À la suite des menaces de Scorpion, toute la police de San Francisco est en alerte. Un hélicoptère de la police parvient à déjouer sa seconde tentative de meurtre sur la personne d'un homosexuel noir, mais il s'échappe et, le lendemain, réussit à tuer un jeune garçon noir en tirant d'un autre toit. La police lui tend alors un piège, près de l'[église de Saint-Pierre-et-Paul, sa prochaine victime devant être un prêtre catholique. Callahan et Chico, postés sur un toit en face de l'église, l'attendent et réussissent à l'empêcher d'accomplir son attentat. Malheureusement, Scorpion tue un policier dans sa fuite.

Furieux que son plan macabre ait été mis à mal, Scorpion enlève une adolescente, la viole et l'enterre vivante dans un trou. Il contacte alors la ville et demande une rançon deux fois plus élevée que la précédente, joignant une dent de la victime à son message. Il précise qu'elle doit lui être versée rapidement car sa prisonnière dispose seulement d'assez d'air jusqu'au lendemain matin à 3 heures. Le maire décide de payer la rançon et Callahan doit en assurer la livraison. Quand Harry rejoint le point de rendez-vous, Scorpion le contacte à l'aide d'un téléphone public et, via un jeu de piste ayant pour but de semer d'éventuels renforts de police, promène Callahan dans de nombreux endroits de la ville. Mais il ignore que Callahan porte un micro, ce qui permet à Chico de savoir où se rend son partenaire.

Lorsque l'inspecteur Callahan arrive enfin en face de Scorpion, ce dernier lui ordonne de lâcher son arme et l'argent puis il commence à le frapper violemment. Il lui révèle qu'il n'a pas l'intention de libérer la jeune fille, pas plus qu'il ne laissera Callahan repartir vivant. Chico, grâce au micro caché, arrive sur les lieux et une fusillade s'engage. Callahan profite de cette diversion pour planter un couteau à cran d'arrêt dans la jambe de Scorpion. Hurlant de douleur, le tueur psychopathe s'enfuit en laissant l'argent. Blessé dans la fusillade, Chico est hospitalisé, confirmant ainsi les dires de Callahan sur le danger d'être son partenaire.

Scorpion se rend ensuite dans une clinique, mais peu de temps après, le docteur qui l'a soigné est interrogé par Callahan et son nouveau partenaire, Frank DiGiorgio. Le docteur leur explique qu'il avait déjà vu Scorpion et que celui-ci travaille et vit en face de la clinique, au Kezar Stadium, situé à l'angle sud-est du Golden Gate Park. Les deux inspecteurs, pour ne pas perdre de temps, s'introduisent alors dans le stade sans attendre d'obtenir un mandat.

Pourchassé en pleine nuit par Callahan, Scorpion se retrouve sur la pelouse du stade. Au même moment, DiGiorgio allume les projecteurs offrant ainsi à son partenaire une vue parfaite sur le tueur en série. Callahan en profite pour tirer dans la jambe de Scorpion qui s'écroule. Mais il refuse de révéler le lieu où est enterrée la fille et supplie Callahan d'appeler une ambulance. Pour toute réponse, Callahan le torture en appuyant sur sa jambe blessée jusqu'à ce qu'il finisse par avouer où il retient la fille prisonnière. Malheureusement, lorsque la police la retrouve, elle est déjà morte. Pire, Scorpion est libéré du fait de la violation de ses droits par Callahan et par l'impossibilité de retenir comme preuve le fusil découvert chez lui (fusil qui avait pourtant bel et bien servi aux meurtres) en raison de l'absence de mandat.

Après sa libération, Scorpion est suivi en permanence par Callahan qui veut l'empêcher de tuer à nouveau. Scorpion paie alors un homme pour le frapper au visage et déclare ensuite aux médias que la police le persécute, en particulier l'inspecteur Callahan, soi-disant responsable de ses blessures au visage. Le chef de la police, sous la pression du maire, ordonne alors à Callahan de renoncer à suivre Scorpion et ce, malgré les protestations de Callahan qui affirme qu'il n'est pour rien dans ce passage à tabac.

Callahan ayant temporairement abandonné sa filature, Scorpion en profite pour détourner un bus scolaire transportant des enfants. Il exige à nouveau une rançon et demande un avion privé pour quitter le pays. Pour ne prendre aucun risque, le maire insiste pour payer cette rançon. Mais Callahan décide de pourchasser Scorpion sans autorisation et parvient finalement à sauver les enfants. Il suit le tueur psychopathe jusqu'à une usine de ciment où une fusillade commence. Scorpionn aperçoit alors un jeune garçon qui pêche juste à côté de l'usine et se rue vers lui pour le prendre en otage.

Menaçant l'enfant, il demande à Callahan de poser son arme. Celui-ci fait mine d'obtempérer, mais au dernier moment, il fait feu. Atteint à l'épaule, Scorpion est violemment projeté en arrière par la puissance de l'impact et l'enfant en profite pour s'échapper. Callahan s'approche alors de Scorpion, qui hésite à s'emparer de son arme, tombée à côté de lui. Conscient de son hésitation, Callahan lui annonce qu'il ne se souvient plus s'il a tiré 5 ou 6 fois avec son S&W Model 29 de calibre .44 Magnum et demande à Scorpion s'il se sent en veine ou pas. De rage, Scorpion se saisit de son arme, permettant ainsi à Callahan de riposter et de l'abattre.

Callahan retire son insigne d'inspecteur de son porte-carte avant de le lancer dans l'eau.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Le symbole utilisé par le Tueur du Zodiaque dans ses lettres.

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

L'histoire s'inspire du tueur du Zodiaque, qui sévit à San Francisco dès la fin des années 1960[3]. Le scénario est d'abord proposé à Paul Newman, puis acheté par Frank Sinatra et développé sous le titre de Dead Right avec Irvin Kershner comme réalisateur. Malheureusement, Sinatra subit une intervention chirurgicale et renonce au projet[4]. Le scénario arrive alors dans les mains de Clint Eastwood. Il demande à Don Siegel, qui l'avait auparavant dirigé dans Un shérif à New York, Sierra torride et Les Proies, de le mettre en scène[3].

Casting[modifier | modifier le code]

Audie Murphy était pressenti pour incarner Scorpion, mais il meurt dans un accident d'avion en 1971[3].

Tournage[modifier | modifier le code]

Don Siegel a été victime de la grippe. Clint Eastwood le remplaça donc brièvement à la réalisation du film, notamment la scène dans laquelle Callahan empêche un homme de se suicider[3].

À l'origine, le film devait se dérouler à Seattle, mais Eastwood et Siegel décidèrent de situer l'histoire à San Francisco[3].

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

À San Francisco
Autres lieux

Clin d’œil[modifier | modifier le code]

La scène finale, lorsque Callahan jette son insigne, s'inspire du film Le train sifflera trois fois sorti en 1952[3].

Nomination[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Suites[modifier | modifier le code]

Ce film a donné lieu à quatre suites, toujours avec l'inspecteur Harry Callahan :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Titres et dates de sortie - Internet Movie Database
  2. (fr) L'Inspecteur Harry (1971) - Box-office/business sur l'Internet Movie Database. Consulté le .
  3. a, b, c, d, e, f et g Secrets de tournage - AlloCiné
  4. 80 grands succès du Cinéma Policier américain par Pierre Tchernia, avec la collaboration de Jean-Claude Romer - éditions Casterman, 1988 - (ISBN 2 203 29802 2)
  5. Lieux de tournage - Internet Movie Database
  6. (en) Awards - Internet Movie Database
  7. (en) Dirty Harry - Box Office Mojo. Consulté le .
  8. (fr) L'Inspecteur Harry sur Box office story. Consulté le .
  9. (fr) L'Inspecteur Harry - Jp's Box-office. Consulté le .
  10. Le titre alternatif L'Inspecteur Harry est la dernière cible n'est présent que sur certaines affiches.
  • David Morin Ulmann, « Dirty Harry, ou Le western urbain à la racine des années 80 », in Le cinéma des années Reagan, F. Gimello-Mesplomb (dir.), Nouveau Monde éditions, 2007, 366 p., ISBN 2-84736-224X.