Les Proies (film, 1971)

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Les Proies

Titre québécois Les proies
Titre original The Beguiled
Réalisation Don Siegel
Scénario Thomas Cullinan
Albert Maltz
Irene Kamp
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Guerre / Thriller
Sortie 1971
Durée 105 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Les Proies et The Beguiled: The Storyteller.

Les Proies (titre original : The Beguiled, titre ambigu qui peut signifier « Le séduit » ou « Les séduites ») est un film américain réalisé par Don Siegel, sorti en 1971.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Alors que la guerre de Sécession touche à sa fin, John MacBurney, un soldat nordiste blessé et sur le point de mourir, est secouru par une adolescente de douze ans d’un pensionnat sudiste pour jeunes filles. Au départ, les employées du pensionnat et leurs élèves sont effrayées, mais lorsqu’il reprend des forces, il devient l'objet du désir de la directrice, de son assistante et de quelques-unes des pensionnaires. Cette situation sert la stratégie de survie du soldat mais les jalousies, dans ce microcosme féminin à la sexualité réprimée, risquent de prendre un tour dramatique.

McBurney repousse la directrice et lui préfère une jeune fille. Mais, dans une scène au symbolisme freudien douloureux, il tombe dans les escaliers. La directrice lui ampute une jambe pour éviter la gangrène, ce qui le rend définitivement dépendant. Après une scène de folie furieuse qui terrorise toutes les femmes, il annonce son intention de s’amender et d’épouser Edwina. Mais il est trop tard : en tuant la tortue de la jeune fille qui l’a découvert, il se l’est aliénée. Cette leçon qui lui est donnée incite cette jeune fille à ramasser des champignons mortels, que la directrice et les élèves utilisent pour l’empoisonner.

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Après de nombreux rôles de héros, Clint Eastwood endosse un personnage antipathique qui connaît une fin tragique.
  • Le décor historique (Guerre de Sécession) n'est qu'une trame de fond à un huis clos psychologique au suspense bien mené, jouant sur des éléments sexuels et raciaux relativement osés (relation avec une mineure, inceste entre la directrice et son frère, viol de la servante noire par ce même frère).
  • Il s'agit de la troisième collaboration de Siegel et Eastwood[1].
  • « Dove She is a Pretty Bird », chanson populaire américaine, est interprétée dans les génériques de début et de fin par Clint Eastwood[2].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Clint Eastwood (ici en 1981) interprète le caporal McBurney

Distribution[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]