La Dernière Cible (film, 1988)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Dernière Cible.

La Dernière Cible

Titre québécois Les enjeux de la mort
Titre original The Dead Pool
Réalisation Buddy Van Horn
Scénario Steve Sharon
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Malpaso Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier, thriller
Sortie 1988
Durée 89 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Dernière Cible[1] ou Les enjeux de la mort au Québec (The Dead Pool) est un film américain réalisé par Buddy Van Horn, sorti en 1988.

C'est le cinquième et dernier épisode de la saga L'Inspecteur Harry.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'inspecteur Harry Callahan est affecté sur l'enquête de la mort du célèbre chanteur de rock Johnny Squares. Il découvre alors que le réalisateur Peter Swan participe à un jeu dans lequel il doit deviner quelle célébrité mourra la prochaine fois. Pire, il apprend qu'il est lui-même sur la liste, aux côtés de Swan.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source VQ : Doublage Québec[3]

Musique[modifier | modifier le code]

Dans le film, la chanson Welcome to the Jungle qu'interprète Johnny Squares est en fait un tube des Guns N' Roses. Certains membres du groupe dont Axl Rose, Slash et Izzy Stradlin apparaissent brièvement lors de la scène des funérailles de Johnny Squares.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Ce film est le seul de la série où Albert Popwell n'apparaît pas.
  • Dans ce cinquième volet, Harry Callahan se sert à nouveau de son 44 Magnum d'origine alors qu'à la fin du Retour de l'inspecteur Harry, il avait un 44 Magnum automatique qu'il utilisait au départ pour s'entraîner.
  • Lorsque Harry et son équipier Al Quan regardent des extraits des films de Peter Swan, on peut reconnaître des scènes inspirées de bon nombre de films d'horreur comme, par exemple, une femme qui s'enferme dans sa voiture pour échapper à un chien enragé qui renvoie à Cujo.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Héritage et clins d'œil[modifier | modifier le code]

  • Le concept de l'utilisation de voitures jouet pour déposer des bombes a également été utilisé dans l'épisode Le Plastiqueur fou (1x18) de la série animée Batman en 1992.
  • Le scénariste et dessinateur de bande dessinée américain Frank Miller, grand fan de la série des Inspecteur Harry, a affirmé que ce film l'avait déçu et que l'histoire Cet enfant de salaud (That Yellow Bastard) de Sin City était la dernière histoire de Dirty Harry[4].
  • Il s'agit de la seule suite de la série où une référence est faite à Scorpion, le méchant du 1er film.

Analyse[modifier | modifier le code]

Il faut voir ce film comme une fin de saga tournée sur un mode quasi parodique. En effet, quelle plus belle sortie pour l'inspecteur Harry que l'arme à la main, en l'occurrence un harpon géant de théâtre. En fait, le spectateur rit dès le départ, avec un Jim Carrey monstrueusement hilarant. Par la suite, toutes les scènes sont irrésistibles de sens caché. La fusillade au restaurant : Harry prend le temps d'ouvrir et de lire un gâteau surprise face à un tueur armé. Dans l'ascenseur, Harry demande à la fille de se coucher, pendant que les balles pleuvent, et Harry qui insiste sur le bouton pour faire remonter la machinerie. En prison, Harry fait peur à un chef de la mafia à l'aide de Hicks, un prisonnier, véritable armoire à glace que l'on surnomme "le boucher". À la fin d'un footing, Harry surgit de nulle part et dérouille les 2 types qui le suivaient en voiture et qui sont en vérité ses gardes du corps (employés par le mafieux précédent). Mais le plus drôle est la scène de poursuite en voiture entre Harry, une voiture jouet explosive, et la voiture du tueur qui suit tout ce petit monde pour appuyer sur le bouton Boum ! On apprécie au passage cette critique de cinéma agressée chez elle par le cinéaste tueur : "j'aime beaucoup vos films", une réponse désespérée qui provoque le coup de couteau fatal !

Citation célèbre[modifier | modifier le code]

« Les avis, c'est comme les trous du cul. Tout le monde en a un[5]. »

— Harry Callahan au Lieutenant Ackerman

Box-office[modifier | modifier le code]

Ce cinquième et dernier film de la saga fut celui qui fut le moins rentable.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le titre alternatif L'Inspecteur Harry est la dernière cible n'est présent que sur certaines affiches.
  2. Dates de sortie - Internet Movie Database
  3. [1]
  4. (en) Frank Miller, creator of Sin City par Daniel Robert Epstein - Interview datée du 3 août 2005
  5. « Well, opinions are like assholes. Everybody has one. »
  6. (en) Box-office américain - Box Office Mojo. Consulté le 17 juillet 2012.
  7. (fr) Box-office - Jp's Box-office. Consulté le 17 juillet 2012.