Léon Walras

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Léon Walras

Description de l'image  Walrass.jpg.
Naissance 16 décembre 1834
Évreux (Drapeau français Royaume de France)
Décès 5 janvier 1910
Clarens (Drapeau de la Suisse Suisse)
Nationalité française
Champs Économie,
Institutions Université de Lausanne
Renommé pour ses travaux sur l'équilibre général et la Loi de Walras, le développement du concept d'utilité marginale

Léon Walras, né à Évreux le 16 décembre 1834 et mort à Clarens le 5 janvier 1910, est un économiste français.

Il a été considéré par Joseph Schumpeter comme « le plus grand de tous les économistes[1] ».

Léon Walras a décrit l’équilibre général de concurrence parfaite et cherché à montrer que cet équilibre est optimal. Il veut dire par là que l’équilibre de concurrence parfaite permettrait le plein emploi de tous les facteurs de production : toute la population active serait occupée et tous les capitaux seraient utilisés. Il permettrait de satisfaire toutes les demandes solvables. Cette idée a été critiquée par Keynes (les économistes d’influence keynésienne continuant d’ailleurs à s’opposer à cette vision du fonctionnement du marché), ainsi que nombre de libéraux, particulièrement ceux adhérant aux théories de l’école autrichienne. La procédure de « tâtonnement walrasien » vers l’équilibre n’a rien à voir avec ce que l’on entend habituellement par marché : les échanges bilatéraux y sont interdits, toutes les offres et toutes les demandes convergent vers un commissaire-priseur qui affiche les prix : le marché est parfait et fournit des informations justes à l’ensemble des acteurs.

Sommaire

Biographie[modifier]

Formation[modifier]

Il est le fils d’Auguste Walras, un économiste français dont la pensée influencera beaucoup celle de son fils, dans le domaine de la réforme sociale en général et foncière en particulier.

Il étudie au collège de Caen en 1844, puis au lycée de Douai en 1850. Il est diplômé bachelier-ès-lettres en 1851 et bachelier-ès-sciences en 1853. La même année, il n’est pas déclaré admissible à l’École polytechnique. Malgré une préparation en mathématiques et cours d’analyse, il est refusé une seconde fois.

En 1854, il est reçu élève externe à l’École des Mines de Paris, mais il n’a pas d’intérêt pour la formation d’ingénieur et il abandonne cette école. Il se tourne sans succès vers une carrière de publiciste, de critique d'art et d'écrivain. Dès 1858, il suit son père (Auguste) sur la voie de l'économie politique. Il collabore au Journal des économistes et à La Presse dès 1860. Son premier ouvrage en tant qu'économiste, intitulé L'Economie politique et la Justice, s'en prend aux thèses de Proudhon.

Antoine-Augustin Cournot, un condisciple de son père Auguste, jouera aussi une influence cruciale en ce qu’il lui inculque le rationalisme à la française et l’usage des mathématiques en économie.

Développement de l’œuvre[modifier]

En 1859, il écrit son premier ouvrage économique (réfutation des doctrines de Proudhon).

En 1860, il participe au congrès international de l’impôt réuni à Lausanne. Il répond au concours du canton de Vaud sur la question de l’impôt, en formulant la théorie de l’attribution de la terre et de la rente foncière à l’État. Il reçoit la quatrième récompense.

Il travaille à la Caisse d'Escompte, contribue à plusieurs journaux et développe sa pensée jusqu’en 1868 (rédaction du journal Le Travail, Revue du mouvement coopératif, paru pendant deux ans en 1866-67 et 1867-68).

Université de Lausanne[modifier]

En 1869 et en 1875, la faculté de droit de l’Académie de Lausanne souhaite instituer une chaire d’économie politique. Se souvenant du mémoire de Walras présenté en 1860, elle lui propose de se présenter au concours. Il y répond en manifestant son intention de créer l’école mathématique qui est son objectif depuis 1860.

Il est nommé professeur à la chaire d’économie politique de l’Université de Lausanne et y enseignera de 1870 à 1892.

Le fondateur du marginalisme[modifier]

Avec William Jevons, Carl Menger, simultanément mais indépendamment d’eux, il crée le concept d’« utilité marginale » au sein de la théorie de la valeur, qui donnera naissance au paradigme du marginalisme.

Au sein de ce qu’il convient d’appeler la « révolution marginaliste », tant les concepts sont novateurs par rapport à la théorie classique, il fonde l’École de Lausanne encore appelée walrassienne en son honneur. On peut distinguer trois écoles issues du marginalisme :

Il a travaillé sur l’équilibre général concurrentiel en micro-économie.

Il fut également un promoteur actif et engagé des différentes formes d’associations populaires (coopératives ouvrières de production, coopératives de crédit, coopératives de consommation). Il se déclara au plan politique comme étant socialiste.

Le flambeau de son héritage est toujours allumé avec des économistes néo-walrassiens comme Kenneth Arrow.

Notes[modifier]

  1. "The greatest of all economists." Schumpeter, History of Economic Analysis, 1954, p. 827.

Publications[modifier]

  • « De la propriété intellectuelle » in Journal des économistes (1859)
  • L’Économie politique et la justice, examen critique et réfutation des doctrines économiques de M. P. J. Proudhon précédé d’une introduction à l’étude de la question sociale (1860)
  • « Paradoxes économiques I » in Journal des économistes (1860)
  • Théorie critique de l’impôt (1861)
  • Les Associations populaires de consommation, de production et de crédit (1865) Texte en ligne
  • La Bourse et le crédit (1867)
  • Recherche de l’idéal social (1868)
  • « Principe d’une théorie mathématique de l’échange » in Journal des économistes (1874)
  • Éléments d’économie politique pure, ou théorie de la richesse sociale (1874)
  • « Correspondance entre M. Jevons, professeur à Manchester, et M. Walras, professeur à Lausanne » in Journal des économistes (1874)
  • Théorie mathématique de la richesse sociale (1883)Texte en ligne
  • Notice autobiographique de Léon Walras 1893.
  • Études d’économie sociale. Théorie de la répartition de la richesse sociale (1896)
  • Études d’économie politique appliquée. Théorie de la production de la richesse sociale (1898).
  • « Théorie du crédit » in Revue d’économie politique (1896)
  • Sur les équations de la circulation (1899)
  • « Cournot et l’économique mathématique » in La Gazette de Lausanne (1905)
  • « La Paix par la justice sociale et le libre-échange » in Questions pratiques de législation ouvrière (1907)
  • L’État et le chemin de fer (1875)
  • Léon Walras, autobiographie (1908)
  • « Économique et mécanique » in Bulletin de la Société vaudoise de sciences naturelles (1909)Texte en ligne

Bibliographie[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

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