Duché de Courlande

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56° 38′ 11″ N 23° 42′ 55″ E / 56.63639, 23.71528

Duché de Courlande et Sémigalle
Herzogtum Kurland und Semgallen de

Kurzemes un Zemgales hercogiste lv

15611795

Drapeau Blason
alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Le Duché de Courlande-et-Semigalle en 1740

Informations générales
Statut Duché vassal de la République des Deux Nations 1561-1726, incorporée dans la République en 1726[1].
Capitale Jelgava
Langue allemand, letton
Superficie
Superficie 27 226 km2 (1795)
Histoire et événements
1561 Création
16 novembre 1795 Dissolution

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Duché de Courlande ou Duché de Courlande et Sémigalle est une région historique de la Lettonie, recouvrant le Zemgale (ou Sémigalle) et le Kurzeme (ou Courlande) actuels.

C'est en tant qu’État indépendant, sous la forme de duché de Courlande (15611795), que cette région est la plus connue. Elle a même été une petite puissance coloniale (Tobago, Île James). Elle entre ensuite dans le gouvernement de Courlande, parfois improprement appelée province de Courlande, administrée par l'Empire russe.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Courlande a connu des peuplements anciens baltes et finno-ougriens (Lives), restés fidèle au paganisme.

Au XIIe siècle, la région (comme toute la Livonie) connaît l’invasion de chevaliers chrétiens dans le but d’y instaurer la foi chrétienne. Son histoire se confond pendant trois siècles avec celle de la confédération de Livonie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Courlande est alors bordée au nord-est par la Dvina occidentale (ou Daugava), la séparant des provinces de Latgale et de Livonie, au nord par le golfe de Riga, à l'ouest par la mer Baltique, et au sud par la Prusse-Orientale. Sa superficie est de 27 286 km2 dont 262 km2 de lacs. Son relief est bas et onduleux avec une côte plate et marécageuse. L'intérieur des terres est principalement constitué de dunes sablonneuses, couvertes de pins, sapins, bouleaux et chênes, le tout parsemé de lacs et de marais, avec parfois une bande de terres fertiles. Le point culminant est à 213 m au-dessus du niveau de la mer.

La plaine de Mitau divise le pays en deux, une partie occidentale fertile et peuplée, excepté le Nord, et une partie orientale, peu fertile, et quasiment déserte.

La Courlande est irriguée par une centaine de cours d'eau, dont seulement trois navigables, la Dvina occidentale (ou Daugava), le Lielupe et la Venta, qui se jettent tous dans la mer Baltique. La multitude de lacs et marais rendent le climat humide et souvent brumeux. Le temps est changeant, avec des hivers très rigoureux. L'agriculture est la principale activité, avec la production de seigle, orge, blé, avoine, lin et pommes de terre. Un commerce régulier de graines de lin existe à partir du XVIe siècle à destination de pays du sud dont la Bretagne, exportatrice de toiles.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population est de 619 154 âmes en 1870, 674 437 en 1897, dont 345 756 femmes et une estimation à 714 200 en 1906. Elle se répartit alors en 79 % de Lettons, 8,75 % d'Allemands, 1,7 % de Russes, 1 % de Lituaniens, et 1 % de Polonais, avec 8 % de Juifs et quelques Lives (ou Livoniens).

Les villes principales étaient Mitau (Jelgava en letton, capitale du duché avec 35 011 habitants en 1897), Kuldīga, 9733 hab., Tuckum (Tukums, 7542 hab.), Windau (Ventspils, 7132 hab.), Talsen (Talsi, 6215 hab.), Friedrichstadt (Jaunjelgava, 5223 hab), Hasenpoth (Aizpute, 3338 hab.), Illuxt (Ilūkste, 2340 hab.) et Grobiņa (1489 hab.).

Religion[modifier | modifier le code]

La religion dominante est la religion protestante, 76 % de la population étant de confession luthérienne, le reste étant soit orthodoxe, soit catholique. La Réforme, arrivée en 1523, dans la région, n'a pas totalement supplanté le catholicisme comme en Prusse par exemple.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Volumina Legum, t. VI, Petersburg 1860, s. 209.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Kauffmann, Courlande, Fayard 2009

Œuvres romanesques[modifier | modifier le code]

  • Le Coup de grâce, roman de Marguerite Yourcenar (ainsi que le film du même nom) dont l'action retrace l'action des corps francs à la fin de la Première Guerre mondiale.
  • Courlande, roman de Jean-Paul Kauffmann

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]