Jardin des plantes de Rouen

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Jardin des plantes de Rouen
Image illustrative de l'article Jardin des plantes de Rouen
Pavillon du jardin des plantes de Rouen
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Haute-Normandie
Commune Rouen
Quartier Saint-Clément - Jardin-des-Plantes
Altitude 30 m
Superficie 10 ha
Caractéristiques
Création 1841
Type Jardin botanique
Essences 5 600 espèces
Lieux d'intérêts Fuchsias
Gestion
Protection Jardin botanique de France
Logo monument historique Classé MH (1975, Serre centrale)
Lien Internet www.rouen.fr/jardindesplantes
Accès et transport
Bus   7  
(Arrêt Jardin des plantes)
Localisation
Coordonnées 49° 25′ 17″ N 1° 04′ 36″ E / 49.421389, 1.07666749° 25′ 17″ Nord 1° 04′ 36″ Est / 49.421389, 1.076667  

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Jardin des plantes de Rouen

Le jardin des plantes de Rouen est un jardin botanique ouvert au public, situé sur la rive sud de la Seine à Rouen, accessible depuis la place et l'avenue des Martyrs-de-la-Résistance, la rue Dufay et la rue de Trianon.

Le jardin compte 5 600 espèces de végétaux et s'étend sur une superficie de dix hectares dont huit ouverts au public. Sa collection de fuchsias compte 991 espèces et variétés ; elle a obtenu le label « Collection nationale » du Conservatoire des collections végétales spécialisées[1].

Attractions du jardin[modifier | modifier le code]

La perspective[modifier | modifier le code]

Une grande perspective s'étend de la Grande Serre à la place des Martyrs-de-la-Résistance. Sur l'un des côtés, on peut y voir une mosaïculture représentant un papillon.

Le pavillon[modifier | modifier le code]

Le pavillon est un bâtiment du début du XVIIIe siècle édifié par Louis de Carel. Il est utilisé aujourd'hui pour des expositions temporaires.

L'orangerie[modifier | modifier le code]

L'orangerie est un bâtiment construit en 1895-1896.

La roseraie[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 670 m², elle a pour but d'étudier et de présenter au public les différentes sous-espèces de roses. On y trouve notamment des roses créées par des rosiéristes normands.

Les serres[modifier | modifier le code]

La serre centrale (1839-1842) au bout de la perspective fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1975[2]. Elle a été restaurée en 1999

On trouve dans la partie ouest les serres tropicales (1936-1938), et les sept serres (1883-1884) dont la serre palmarium.

Le pressoir[modifier | modifier le code]

Un pressoir du XVIIIe siècle provenant de Tourville-sur-Pont-Audemer y a été reconstruit en 1996. Il est dédié au rouennais Charles-Victor Langlois (1863-1929), directeur des Archives de France.

Les collections[modifier | modifier le code]

roses, dahlias, fuchsias (plus de 1000 taxons), rhododendrons, iris et hémérocalles, plantes médicinales, plantes aromatiques…

Les volières[modifier | modifier le code]

Il est possible d'y observer perruches, perroquets, cailles de Chine, faisans dorés

Statuaire[modifier | modifier le code]

Statue de Pan (déplacée au musée de la céramique de Rouen)

Les jeux[modifier | modifier le code]

Manège et aires de jeux pour les enfants. Kiosque à musique.

Un bassin où le modélisme naval y trouve une surface de test et de plaisir.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1691 : Louis de Carel, président de la Cour des aides, acquiert un terrain de la forêt du Rouvray. Il le fait entourer de murs, dessine un jardin et y fait édifier un pavillon.
  • 1717 : Le banquier écossais John Law le rachète.
  • 1741 : Après avoir appartenu à divers membres de la bourgeoisie locale, il revient à madame Planterose et devient le jardin Planterose, ouvert au public.
  • 1801 : Le jardin est racheté par François Tillard et devient le jardin du Trianon.
  • 1814 : Il est racheté à la Chambre des pairs pour être affecté à des fêtes publiques.
  • 1820 : L'horticulteur anglais Crac Calvert y établit des serres et y cultive des dahlias.
  • 1832 : La ville de Rouen achète le domaine de Trianon pour y transférer son jardin botanique.
  • 1840 : Le parc est ouvert au public et prend le nom de Jardin des Plantes.
  • 1976 : L'école de botanique est supprimée.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Bouteiller, Le Jardin des plantes de Rouen, Rouen, Julien,‎ 1856
  • Georges Vanier, « Les Anciens Jardins des plantes de Rouen », dans Bulletin des Amis des monuments rouennais, 1935-1938
  • Yvon Pailhès, Rouen : un passé toujours présent… : rues, monuments, jardins, personnages, Luneray, Bertout,‎ 1994, 285 p. (ISBN 2-86743-219-7, OCLC 466680895), p. 208-209
  • Alfred Morel, « Le Pavillon XVIIIe siècle du Jardin des Plantes », dans Bulletin des Amis des monuments rouennais, 2002, p. 81-84
  • Gilles Triolier, « Plongée au cœur du Jardin des plantes », dans Paris-Normandie (ISSN 0999-2154), 11 avril 2006
  • Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, AREHN, PTC,‎ 2006 (ISBN 2-35038-016-5), p. 69-72
  • Patrice Macqueron, Pierre Nouaud, Rouennais des deux rives 1890-1914, éd. des Falaises,‎ 2006, 319 p. (ISBN 2-84811-054-6), p. 94
  • « Trésors du Jardin des Plantes », dans Paris-Normandie (ISSN 0999-2154), 1er octobre 2008 [lire en ligne]
  • Guy Pessiot et Jacques Tanguy, Rouen. Photos inédites 1850-2000, Rouen, éd. des Falaises, coll. « Patrimoines vivants »,‎ 2008, 288 p. (ISBN 978-2-84811-081-3, OCLC 470736115), p. 96-97

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rouen magazine, n°323, 3-17 février 2010, p.8
  2. « Notice no PA00100921 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Patrice Quéréel (préf. Patrice Pusateri et Michel Nouvellon), XXe un siècle d'architectures à Rouen, Rouen, ASI,‎ 2001, 157 p. (ISBN 2-912461-03-0), p. 74
  4. Gontran Pailhès (préf. Pierre Varenne), Rouen et sa région pendant la guerre 1939-1945, Rouen, Henri Defontaine,‎ 1949, 309 p., p. 31

Liens externes[modifier | modifier le code]