Pont Mathilde

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Pont Mathilde
Pont Mathilde au début des travaux après son incendie en 2012
Pont Mathilde au début des travaux après son incendie en 2012
Géographie
Pays France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Localité Rouen
Coordonnées géographiques 49° 25′ 54″ N 1° 06′ 12″ E / 49.431673, 1.103246249° 25′ 54″ N 1° 06′ 12″ E / 49.431673, 1.1032462  
Fonction
Franchit Seine
Fonction Pont routier
Caractéristiques techniques
Longueur 584,71 m
Portée principale 115 m
Largeur 22,70 m
Matériau(x) Béton, acier
Construction
Construction 1974 — 1979
Inauguration 29 février 1980[1]
Architecte(s) Philippe Fraleu
Pierre Loyer

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Pont Mathilde

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Pont Mathilde

Le pont Mathilde est un pont routier sur la Seine à Rouen (Seine-Maritime).

Appellation[modifier | modifier le code]

Il se situe en amont du pont Pierre-Corneille et en aval du viaduc d'Eauplet. Il porte le nom de Mathilde l'emperesse fille d'Henri 1er d'Angleterre et donc petite fille de Guillaume le conquérant. Il ne faut cependant pas le confondre avec l'ancien Pont Mathilde, d'où furent jetées les cendres de Jeanne d'Arc en 1431. Ce dernier se situait à peu près à l'emplacement actuel du Pont Boieldieu et son nom se référait à cette même Mathilde, qui le fit construire. Il surplombe l'île Lacroix.

Incendie[modifier | modifier le code]

Le 29 octobre 2012 vers 10h46, le pont subit un incendie de grande ampleur suite à l'accident d'un camion d'hydrocarbures au niveau de l'échangeur Sud[2]. Ce dernier, allant en direction du Nord depuis le boulevard Industriel, s'est couché sur la glissière centrale en béton du fait d'une vitesse excessive et a heurté un camion frigorifique en sens inverse. Les hydrocarbures ont immédiatement pris feu et se sont propagés aux quais inférieurs, brûlant plusieurs camions et caravanes appartenant à des forains de la foire Saint-Romain. Le pont Mathilde est constitué de plusieurs ouvrages successifs de la rive droite à la rive gauche ; le feu prend naissance au niveau de l'extrémité de la travée rive gauche ; cette travée est entièrement métallique. Du fait de l'ampleur de l'incendie et de la difficulté à le maîtriser, la structure (tablier métallique) est endommagée et se déforme d'une vingtaine de centimètres au niveau de la culée rive gauche (chaleur de l'incendie de près de 750°) ; des experts interviennent sur le site dès le 5 novembre 2012 et fournissent un rapport partiel en décembre 2012 aux autorités (préfet, conseil général, etc.) afin de statuer sur la conduite à tenir. La fermeture de l'ouvrage à la circulation est maintenue et, dans un premier temps, la navigation est également interdite sous la travée endommagée. Par la suite, différentes investigations complémentaires sont menées afin de quantifier les dégâts et de poser les principes d'une réparation : déformations précises de la structure métallique, analyses métallurgiques, fissures éventuelles, relevés des désordres de la culée sud... Ces expertises se sont achevées début 2013. Les choix techniques sont finalement annoncés le 29 janvier 2013 : il est décidé la dépose, à terre, de la travée métallique endommagée et sa reconstruction partielle ; les travaux dureront jusqu'à l'été 2014 au minimum (études techniques complémentaires + chantier de 55 semaines environ).

Principal point de passage entre les deux rives de la Seine à l'Est de Rouen, le pont est notamment celui qui concentre l'essentiel du trafic des poids lourds en centre-ville. Sa fermeture pousse les autorités à mettre en place un nouveau plan de circulation temporaire pour l'élaboration duquel l'absence d'un contournement autoroutier par l'est de l'agglomération (faisant l'objet de débats depuis les années 1980 et déjà inscrit schématiquement au Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme Rouen-Elbeuf de 1969) pèsera lourdement sur la circulation[3]. Le pont Mathilde est un pont qui conduit aussi les réseaux internet (ainsi que les eaux usées vers l'usine Émeraude du Petit-Quevilly provenant des hauts de Rouen) qui ont brûlé et donc ont conduit à des perturbations rectifiées depuis par la pose de nouvelles fibres optiques par une dérivation par le pont Pierre-Corneille.

Réparation et remises en service[modifier | modifier le code]

Un des ponts majeurs de Rouen, amputé d’un tiers en février 2014 pour réparations, a retrouvé jeudi 26 Juin 2014 sa travée manquante, de 115 m de long et de 1.000 tonnes.

L’opération spectaculaire et minutieuse, entamée en fin de matinée du 27 Juin 2014 sur la Seine, a pris fin en début de soirée de cette même journée.

La travée métallique, qui avait été hissée par des vérins hydrauliques fixés sur une barge, au-dessus de son futur emplacement, a été ensuite lentement reposée, au rythme de 50 cm par heure, avec l’aide de la marée descendante.

Selon les services techniques du département de Seine-Maritime, chargés des opérations, il y avait seulement 10 cm de marge de chaque côté pour reposer la travée au bon endroit.

Le pont sera rouvert à la circulation le mardi 26 août 2014 en fin de journée, après des travaux de finition et la pose de bitume. Axe majeur de circulation nord-sud pour la métropole rouennaise, le pont était emprunté par 80.000 véhicules par jour.

La fermeture du pont provoque la congestion du trafic automobile dans le centre de Rouen aux heures de pointe, car pour simple rappel c'est plus de 80.000 véhicules dévié dans Rouen.

Sa remise en service qui s'est déroulée le mardi 26 août 2014 a permis aux automobiliste un gain de temps de 45min pour traverser la Seine.

Emplacement et description[modifier | modifier le code]

L'ouvrage comporte cinq parties homogènes :

  • Le viaduc central en béton précontraint sur l'île Lacroix, constitué d'une poutre composée de deux caissons à inertie variable construite par voussoirs coulés en place.
  • Deux travées métalliques franchissant les bras de la Seine de part et d'autre du viaduc central, mises en place à l'aide d'une barge grâce à l'action de la marée.
  • Deux ouvrages d'accès aux travées métalliques, un sur chaque rive de la Seine, réalisés en dalles nervurées en béton armé ou précontraint.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]