Georges Métayer

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Georges Métayer
Georges Métayer en 1933
Georges Métayer en 1933
Fonctions
Parlementaire français
Député de la première circonscription de la Seine-Maritime
Gouvernement IIIe République
Maire de Rouen
Biographie
Date de naissance
Date de décès
Sépulture Cimetière monumental de Rouen
Nationalité Française
Parti politique Parti radical
Résidence 55 boulevard de la Marne, Rouen

Georges Métayer, né le à Blainville-Crevon et mort le à Rouen, est un homme politique français, maire de Rouen du au puis du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de Join-Lambert passé à la gauche anticléricale, il est issu d’une famille de petits fonctionnaires catholiques. Après avoir fait son droit à Paris, il s’inscrit au barreau de Rouen en 1890. Avocat à 21 ans, il tire de son métier une certaine aisance dont témoigne, à la fin de sa vie, son habitation à Rouen au 55, boulevard de la Marne. Marié en 1919 avec la fille d’un confrère parisien, Marguerite Beaufils, elle-même âgée de 45 ans, Georges Métayer ne devait pas avoir de descendance. En 1926, il devient bâtonnier des avocats.

Élu en 1923 conseiller général pour le 3e canton sous l'étiquette Républicain radical, il rompt avec le Parti républicain démocratique et social dès l'année suivante et rallie le parti radical, alors structurellement inexistant à Rouen. Secondé par Maurice Poissant, il réorganise les comités radicaux sur la base du centralisme et faisant de l'organisation un parti politique moderne, à l'image du travail entamé plus tôt au sein de la Fédération républicaine de la Seine-Inférieure. Il est élu au scrutin de ballotage conseiller municipal en 1925 et devient le chef de l'opposition. Adversaire de Louis Dubreuil (maire bleu horizon du au ), il profite de l'incendie de l'hôtel de ville en 1926 et du scandale des assurances qui s'ensuivit pour faire éclater la majorité municipale. Il remporte les élections municipales de 1929 contre le docteur Alfred Cerné (maire de Rouen du au ).

Élu député de la 1re circonscription en 1932, il refuse de briguer un second mandat à la mairie, en raison de sa tiédeur envers le Front populaire. Le premier adjoint Eugène Richard, partisan d'une union des gauches élargie au Parti communiste, remporte ainsi la mairie grâce à l'apport des voix d'extrême gauche. Sa mort prématurée le précipite le retour de Georges Métayer sur le devant de la scène municipale à l'occasion d'élections complémentaires qu'il remporte triomphalement. Candidat à sa propre succession aux élections législatives de 1936, il est contraint, sous peine de défaite, de donner son adhésion au Front populaire pendant l'entre-deux-tours. Il est nommé vice-président du parti radical en 1936. Parallèlement, il conserve son siège au conseil général.

Ayant quitté la ville lors de l’arrivée des Allemands en juin 1940, il est remplacé à la mairie par l’un de ses adjoints le  : Maurice Poissant, nommé par l’occupant.

Il meurt à 76 ans, après la Libération. Bien qu'il n'ait jamais caché ses sympathies pour la Franc-maçonnerie et la Libre-pensée, ses funérailles se déroulent dans l'église Saint-Patrice. Il est enterré au Cimetière monumental. L’ancienne avenue du Cimetière Monumental de Rouen porte désormais son nom.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]