Pseudo-science

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Dans le domaine de la pseudo-science:
Instrument du début du XXe siècle conçu par Franciszek Rychnowski afin de mesurer les radiations d'une « énergie cosmique ».

La pseudo-science, du grec pseudês ( ψευδἡς ) « faux, trompeur[1], mensonge[2] » et du latin scientia « savoir » désigne ce qui est « faussement attribué à la Science ». Une pseudo-science est une connaissance empirique, une démarche ou une discipline qui est présenté sous des apparences scientifiques, mais qui n'en a pas la démarche, ni la reconnaissance.

Le terme est utilisé pour dénoncer la tromperie autour de certaines connaissances ; ceux qui les présentent utilisent (sciemment ou non) des termes et des démarches qui semblent scientifiques ou logiques dans le but de s'attribuer le crédit que la science a acquise dans nos sociétés. Ils utilisent parfois un langage et des axiomes scientifiques, mais ne respecte pas les critères de la méthode scientifique, tels les principes intangibles de réfutabilité, de non-contradiction et de reproductibilité.

Le terme de pseudo-science se situe en opposition avec celui de Science. Les disciplines et connaissances au caractère scientifique reconnu sont du domaine de la science. Alors que toutes les autres disciplines et connaissances se réclamant d'un caractère scientifique sans en relever (non reconnues), sont de la catégorie « pseudo-science »

Certains auteurs utilisent le terme de para-science (« auprès de, à côté de la science » ), perçu comme moins péjoratif, et exprimant l'idée de proximité ou de contiguïté avec la science. Les disciplines ou connaissances dites para-scientifiques sont, au mieux, trop peu étayées pour être considérées comme parties intégrantes de la science. Jusqu’à preuve du contraire (reconnaissance par les institutions scientifiques), les thèses se réclamant de la para-science sont donc à placer en pseudo-science.

Enfin, la pseudo-science n'est pas la nescience (du latin nescire « ne pas savoir » et ne scientia, « non science » qui désigne « ce qui est en dehors de toute science ». Les assertions de la ne-science s’oppose à toute notion d’esprit critique et adhère à des formes de pensées qui vont jusqu'à la pensée magique sans revendication scientifique. La ne-science et ses préceptes sont du domaine des croyances[3].

Sémantique[modifier | modifier le code]

« Pseudo-science » est un terme qui véhicule :

  1. une valorisation de par sa terminologie historique : « Pseudo-science » relève du vocabulaire positiviste ou néo-positiviste : Carnap[4] et Neurath parlaient de « pseudo-énoncés » (Scheinsätze), à propos d'expressions linguistiques ou de propositions logiques qui relèvent d'un langage étranger à la science physique (physicalisme), ou qui ne renvoient pas à des expériences sensibles (phénoménalisme), ce qui englobe la métaphysique et les sciences occultes.
  2. une dévalorisation: si l'on y perçoit une démarche contestable faisant croire à l'utilisation de la méthode scientifique dans un but éventuel de s'approprier l'aura de la science.

« Pseudo-scientifique » est différent de « non-scientifique » ou de « para-scientifique » : le préfixe pseudo[5], qui vient du grec pseudês signifie « erroné, faux » (« trompeur »).

  • Le terme « pseudo-scientifique », peut être traduire par « faussement scientifique ».
  • Le terme « pseudo-science » signifie que sciemment ou non-intentionnellement, une connaissance ou une démarche pseudo-scientifique est « faussement attribué à la Science ». Elle ne doit pas avoir la prétention d'être scientifique, ou afficher un langage qui donne l'illusion de l'approche scientifique[6],[7].

Mais toutes les disciplines pseudo-scientifiques n'ont pas le même degré de « revendication » scientifique :

  • La médiumnité, par exemple, prétend à la réalité des phénomènes qu'elle allègue ; mais elle ne prétend pas relever d'une démarche ou d'un savoir scientifique.
  • A contrario, l'homéopathie, de par ses expérimentations, se présente comme une science. Elle se réclame de principes énoncés comme des lois de la nature et de sa mise en œuvre régulière d'études cliniques visant à démontrer que les médicaments homéopathiques ont des effets supérieurs à ceux des placebos. Mais les scientifiques de la recherche pharmaceutique argumentent que les résultats de l'homéopathie n'ont pas été démontrés, ni ses principes vérifiés ; et que donc l'homéopathie est une pseudo-science[8],[9],[10],[11],[12].

« Ne-science » : une théorie ne-scientifique, une croyance ou une connaissance non-scientifique ne relève ni du domaine des sciences, ni de ceux des pseudo-sciences; et n'a aucune prétention à en relever.

« Para-science » : Certains auteurs ou certaines disciplines se revendiquent alternativement de la para-science ou de la pseudo-science. Selon Pierre Lagrange, sociologue des sciences, spécialiste de l'étude des controverses sur les para-sciences.

« De nouvelles « disciplines » vont peu à peu apparaître dans le sillage des sciences : la cryptozoologie (1955, Bernard Heuvelmans), la parapsychologie (1934, Joseph B. Rhine) ou l'ufologie (1950), la transcommunication (1992, Adolf Homes) ou l'homéopathie (1810, Samuel Hahnemann) venant à chaque fois compléter une avancée de la science officielle par sa contrepartie parascientifique. [...] L'archéoastronomie (1963, Gerald Hawkins) étudie la signification astronomique des monuments antiques, notamment mégalithiques. [...] La revue Kadath est la première revue d'archéologie parallèle (1973). [...] La psychologie transpersonnelle (1969, Abraham Maslow) [prend] en compte les phénomènes de synchronicité, l'étude des états modifiés de conscience, celle des expériences mystiques.
Parasciences : expression apparue au début du XXe siècle mais popularisée surtout après la guerre pour remplacer les expressions de « sciences occultes » ou de « fausses sciences ». [...]
On parle aussi de « pseudosciences » dans le modèle qui se dégage actuellement des débats sur les sciences et les techniques (...), les parasciences ne sont plus des aberrations, mais des forums dans lesquels se négocient des notions comme celles de preuves scientifiques ou d'expertise[13] »

Origines de l'expression[modifier | modifier le code]

C'est au XIXe siècle - sous l'influence du positivisme d'Auguste Comte, du scientisme et du matérialisme - que fut exclu du domaine de la science tout ce qui n'est pas vérifiable par la méthode expérimentale[réf. souhaitée].

L'expression « pseudo-science » est ancienne. En 1796 déjà, l'historien James Pettit Andrew parle de l'alchimie comme d'une « fantastique pseudo-science »[14]. En 1864 déjà, James Reddie s'interroge en ces termes sur l'avenir de la toute jeune anthropologie : « Alors que nous tentions d'organiser les faits - ceux que nous possédions déjà ou ceux que nous espérions découvrir - sur la base de fausses hypothèses, nous ne réussissions qu'à construire une "pseudo-science" élaborée qui pouvait effectivement avoir les apparences de la vérité mais ne possédait aucune solidité. »[15]

En France, ce terme est inauguré par le titre de la revue de l'« AFIS–SCIENCE… et pseudo-sciences » en 1985. Il existe des dérivés dont le terme de « pseudo-médecine », employé par Jean Brissonet en 2004 dans l'ouvrage[16] Les pseudo-médecines : un serment d’hypocrites.

À la recherche de critères[modifier | modifier le code]

Critères externes[modifier | modifier le code]

La discipline n'est pas enseignée dans le monde académique[modifier | modifier le code]

Selon ce critère, si la discipline n'est pas enseignée à l'université et n'a pas de publications à comité de lecture, alors il s'agit d'une pseudo-science. Ce critère pourrait en théorie être utilisé par ceux qui considèrent qu'il n'est pas possible de trouver de critères objectifs sur le discours de la discipline. Toutefois, c'est un critère rarement utilisé aujourd'hui, en tout cas pas par les auteurs qui se sont penchés sur le phénomène et ont tenté d'en dégager des définitions, comme Robert Park[17], Martin Gardner[18], Richard Dawkins, Carl Sagan ou Alan Sokal.

C'est un critère qui peut être utilisé comme justification par les défenseurs de certaines pseudo-sciences, qui feront remarquer que l'astrologie, du temps où elle était enseignée à l'université, au Moyen âge, n'aurait pas été considérée comme une pseudo-science. Mais ce critère n'est pratiquement plus utilisé aujourd'hui, d'autant moins que de nombreuses disciplines émergentes ont été indéniablement scientifiques (la génomique et la protéomique, tout récemment) avant d'être enseignées à l'université.

Critères internes[modifier | modifier le code]

L'absence de vérification empirique des hypothèses proposées[modifier | modifier le code]

Pour être nommée science, il faut qu'une discipline propose des moyens de vérifier empiriquement les hypothèses qu'elle avance. De nombreux scientifiques reprochent par exemple à la psychanalyse d'avancer des hypothèses qui ne sont pas vérifiables empiriquement, ce qui rapprocherait davantage la psychanalyse de la psychologie littéraire que d'une véritable science. C'est qu'un but essentiel de la science est de fournir une description du monde en se servant de concepts définis avec précision, qui interviennent dans des théories dont on peut vérifier la validité ou la non-validité par des expériences.

Or, s'il s'agit de concepts pour lesquels il n'existe pas (ou pas encore) de définition précise et qu'on ne peut ni soumettre à l'expérimentation, ni à l'observation, ces études sortent du cadre scientifique. Cela ne veut pas nécessairement dire que ces études sont sans valeur en philosophie, en métaphysique, en théologie, etc. En fait, les hommes et femmes de science ne parlent de pseudo-science que si ces spéculations empruntent et déforment des termes scientifiques pour tenter de se donner un substratum scientifique, généralement auprès du grand public. Autrement, ils parlent de préférence de savoirs non scientifiques (par exemple, les médecines parallèles) ou de sciences occultes.[réf. nécessaire]

Impossibilité de réfuter les hypothèses soumises[modifier | modifier le code]

Le philosophe Karl Popper, constatant qu'il est possible de trouver des observations pour confirmer à peu près n'importe quelle théorie, propose une méthodologie fondée sur la réfutabilité : pour être admise comme scientifique, une théorie doit être réfutable. Exemple : l'eau dans laquelle a été dissous un anticorps en conserve les propriétés alors qu'il n'y a plus de possibilité statistique que l'anticorps en question soit encore présent. Il s'agit d'une hypothèse scientifique. En effet, il suffit de mettre l'eau ainsi traitée en contact avec des globules blancs pour voir si ces derniers vont réagir ou non. S'ils ne réagissent pas, c'est que l'hypothèse est fausse (voir mémoire de l'eau). Exemple d'hypothèse souvent qualifiée de pseudo-scientifique : la force psi, qui a la caractéristique de ne pas se manifester lorsque l'on tente de l'étudier en laboratoire, est responsable des phénomènes de télékinésie. Cette hypothèse est impossible à réfuter car si aucune expérience ne met cette force en évidence, cela ne vient pas en contradiction avec l'hypothèse de départ. Donc, peu importe le résultat, l'hypothèse ne peut pas être infirmée.

Le philosophe des sciences Paul K. Feyerabend a opéré une critique de ce critère de réfutabilité poppérien. Feyerabend explique par exemple que le succès de Galilée est venu de son acharnement à partager son enthousiasme pour l'hypothèse Copernicienne, à éluder les réfutations, à modifier ses méthodes et ses hypothèses ad hoc, et à user de persuasion en interpellant la population en italien plutôt qu'en s'adressant à la communauté scientifique, qui transigeait en latin. Tous ces comportements sont typiques desdits pseudoscientifiques, tant dans leur usage des instruments scientifiques, de la persuasion, du sensationnel, du populisme, et des preuves à leur disposition -- ils permettent d'échapper à la réfutation.

« The first telescopic observations of the sky are indistinct, indeterminate, contradictory and in conflict with what everyone can see with his unaided eyes. And, the only theory that could have helped to separate telescopic illusions from veridical phenomena was refuted by simple tests. [...] Galileo prevails because of his style and his clever techniques of persuasion, because he writes in Italian rather than in Latin, and because he appeals to people who are temperamentally opposed to the old ideas and the standards of learning connected with them. »[19]

Traduction :

« Les premières observations du ciel au télescope sont indistinctes, indéterminées, contradictoires et en conflit avec ce que chacun peut voir à l'œil nu. De plus, la seule théorie qui pourrait avoir aidé à séparer les illusions télescopiques des véritables phénomènes fut réfutée par de simples tests. [...] Galilée a l'avantage grâce à son style et à ses astucieuses techniques de persuasion, parce qu'il écrit en italien plutôt qu'en latin, et parce qu'il représente un attrait pour les gens qui sont par tempérament opposées aux idées anciennes et aux standards d'éducation qui vont de pair avec elles. »

Les critiques feyerabendiennes du critère de réfutabilité ne sont pas pour autant une validation a priori de tous les canulars à prétention scientifique, mais une invitation à la rigueur -- pour les poppériens -- et à la joie de la découverte -- pour tous.

Aujourd'hui, plusieurs domaines des sciences, en particulier la physique, s'étant mathématisés à l'extrême, l'abus d'arguments qualitatifs est devenu une variante de non-réfutabilité. En effet, les défauts des différents modèles en cosmologie par exemple n'apparaissent qu'après des calculs très compliqués. Dès lors, une théorie alternative n'est pas acceptable si elle donne juste de vagues idées sur la manière dont elle résout les problèmes posés par les théories acceptées comme modèles provisoires — impossible de savoir si la nouvelle théorie résout vraiment les problèmes, ni si elle en crée de nouveaux[20].

Erreurs méthodologiques et manipulations statistiques des résultats[modifier | modifier le code]

Exemple : une compagnie pharmaceutique affirme que son nouveau produit est efficace dans 25 % des cas. En revanche, elle omet de rappeler qu'un placebo produit une amélioration des symptômes dans la même proportion.

Conclusions hâtives, ou fausses conclusions, par rapport aux résultats[modifier | modifier le code]

Exemple : un voyant obtient un taux de succès, pour ses prédictions, de 75 %. En revanche, seulement quatre prédictions ont fait l'objet de l'étude. Les résultats, fondés sur un échantillon peu significatif, peuvent être le résultat du hasard. Autre exemple : pendant la nuit, des gens sont réveillés par un phénomène lumineux parcourant les fils électriques près de la maison. Le lendemain, ils constatent la présence de trois cercles où la neige était absente dans leur champ. Ils concluent que les cercles ont été causés par le phénomène lumineux aperçu sur les fils. En fait, après enquête, les cercles dans les champs ont été constatés par d'autres témoins quelques jours avant le phénomène lumineux. L'absence de preuve attestant d'un lien de cause à effet est souvent à l'origine de conclusions illégitimes.

Utilisation de sophismes pour appuyer une conclusion[modifier | modifier le code]

(Voir l'article sophisme pour plus de détails). Par exemple, en ufologie, le raisonnement fallacieux de devoir renverser la charge de la preuve (sophisme) est souvent utilisé par les défenseurs de l'hypothèse extraterrestre : ils demandent aux sceptiques de prouver que le phénomène ovni n'est pas d'origine extraterrestre.

Remise en cause abusive d'acquis scientifiques[modifier | modifier le code]

Les domaines couverts par les sciences contemporaines sont si nombreux que chaque chercheur ne peut faire progresser qu'un secteur très réduit. En conséquence, le fait de supposer qu'une découverte isolée suffise à engendrer une théorie simple capable à elle seule de se substituer aux modèles établis dans un grand nombre de disciplines, en opposition avec tous les spécialistes de ces domaines, permet de qualifier un chercheur de crank[21] (terme péjoratif anglais difficile à traduire, utilisé pour ce genre de pseudo-scientifiques).

Stratégies pour paraître scientifique[modifier | modifier le code]

Plusieurs stratégies ont été relevées qui permettraient de paraître scientifique. L'utilisation du suffixe -logie permet de se hisser au rang de la biologie, la pharmacologie, la géologie, etc., elle est utilisée par des domaines comme l'astrologie, la graphologie, la réflexologie, la futurologie, la tarologie, l'ufologie, ou bien sûr la scientologie. Dans le champ des médecines non scientifiques, c'est le suffixe -pathie qui est le plus souvent employé, comme avec l'homéopathie, l'ostéopathie ou encore la naturopathie, mais on trouve aussi le suffixe -thérapie (phytothérapie, lithothérapie...).

Le détournement de titres universitaires comme « docteur », « professeur » et surtout « chercheur » est également fréquent. Germaine Hanselmann, plus connue sous le nom d’Élizabeth Teissier, a obtenu un doctorat de sociologie pour son travail très controversé sur L'épistémologie de l'astrologie à travers l'ambivalence fascination/rejet dans les sociétés modernes ; cela a créé une polémique, la docteure étant accusée d'avoir publié sa thèse afin d'appuyer auprès du grand public le caractère scientifique de l'astrologie.

La création d'associations sous le nom de Centre européen de recherche scientifique et d'observation sur..., Institut de recherche sur..., etc., aux noms explicites et impressionnants, peut donner une apparence sérieuse aux activités qui s'y déroulent. Elle n'est en fait soumise à aucun contrôle, et ne garantit absolument pas la scientificité du contenu. Ainsi, le Discovery Institute, qui se présente comme un think tank scientifique et apolitique se faisant fort du soutien de nombreux professeurs d’université prestigieux, est en réalité l'organe de communication du lobby créationniste américain à Seattle. De même, la Fondation pour la Recherche Scientifique turque (Bilim Araştırma Vakfı) est en fait un think-tank religieux antidarwiniste, dirigé par le sulfureux écrivain créationniste et négationniste Adnan Oktar (pseudonyme Harun Yahya).

Dans le même ordre d'idées, l'emploi d'un ton emphatique et d'un vocabulaire scientifique est une pratique qui peut impressionner l'auditoire ou le lecteur et masquer l'absence de sens d'un discours. Alan Sokal et Jean Bricmont dressent une liste d'auteurs qu'ils accusent d'utiliser ce procédé dans le domaine de la philosophie dans leur livre Impostures intellectuelles. Parmi les mots souvent utilisés, souvent issus des sciences reconnues et en particulier de la physique, on retrouve des termes tels que fluide, énergie, force, cristal, onde, résonance, champ, champ de forme, ou encore quantique (notamment à travers le mysticisme quantique).

Tactiques pour discréditer la critique scientifique[modifier | modifier le code]

  • Par le recours à l'argument d'autorité et l'usage de citations (Richard Feynman ou Albert Einstein, par exemple) sorties de leur contexte[22].
  • Par l'accusation de dogmatisme à l'encontre des opposants scientifiques, leur reprochant de ne jamais modifier leurs théories.
  • Par victimisation, en s'identifiant à un Galilée persécuté par les autorités de son temps, ou Einstein, incompris de ses contemporains. Michel de Pracontal évoque le cas de Jacques Benveniste comparant les persécutions dont il se disait l'objet à celles de Galilée, alors qu'il n'avait subi aucune sanction pour ses travaux (Galilée ayant, lui, été assigné à résidence à vie) et d'autre part n'aurait subi une critique importante que parce qu'il avait lui-même orchestré une campagne médiatique en faveur de son expérience. Toujours selon lui, une critique à une publication ne saurait être considérée comme une atteinte à la liberté d'expression de celui qui publie[23]. Une autre critique de la référence à Galilée se rapporte au fait que ses opposants étaient surtout des non-scientifiques. Le pseudo-scientifique s'opposant aux spécialistes de la science ressemblerait en réalité aux détracteurs non-scientifiques de Galilée[20].
  • Par les arguments ad hominem [24]. La mention d'erreurs de scientifiques sert alors à contester la science établie[25].
  • Usage de l'hypothèse, retournant la critique qui lui est faite, le pseudo-scientifique répondra : « votre science n'en est pas une et les bases de votre raisonnement sont infondées ».
  • Quand, par exemple, un appareil semble fonctionner en violation des lois connues de la physique, la démarche scientifique exige de ne remettre ces lois en cause qu'après avoir exclu tout risque d'erreur, et aussi après avoir cherché une explication non évidente dans le cadre des théories établies[26].
  • Pracontal évoque l'exploitation de trois idées répandues : celle qu'en science « tout est possible » ; celle que la science peut évoluer par révolution à partir d'une seule découverte ; et celle que les génies sont constamment méconnus et persécutés (les cas reconnus étant assez rares)[23].
  • Le discrédit sur le savoir scientifique de manière générale en l'assimilant à une simple hypothèse qui ne vaudrait pas mieux qu'une autre : c'est par exemple le cas quand les homéopathes appellent la médecine scientifique « allopathie », la réduisant par ce simple terme à une théorie close et triviale qu'on pourrait résumer en un seul terme très concret. Il en va de même quand les créationnistes parlent de la « théorie de l'évolution » (ou du « darwinisme ») comme si elle n'était qu'une hypothèse parmi d'autres, alors que dans le contexte scientifique cet emploi du terme « théorie » évoque la mise en système d'un ensemble de savoirs établis, au même titre que la « théorie de la gravitation » (qui est en fait la loi universelle de la gravitation).

Critiques de la notion de pseudo-science[modifier | modifier le code]

Paul Feyerabend[27], philosophe des sciences écrit dans l'introduction du chapitre 18 de Contre la méthode, que « la science [est] la plus agressive et la plus dogmatique des institutions religieuses »[28].

À l'inverse, l'astronome et vulgarisateur Carl Sagan fait une description de la science qui contient une critique implicite des pseudo-sciences : la science, « sa seule vérité sacrée est qu'il n'y a pas de vérité sacrée. Toutes les affirmations doivent être examinées avec un esprit critique. Les arguments d'autorité sont sans valeur. Tout ce qui ne correspond pas aux faits doit être rejeté ou révisé. La science n'est pas parfaite. Elle est souvent mal utilisée. C'est seulement un outil, mais c'est le meilleur outil que nous ayons »[29].

Marcello Truzzi, l'un des cofondateurs (avec Carl Sagan, notamment) du Committee for the Scientific Investigation of Claims of the Paranormal (CSICOP), une des principales organisations luttant contre les pseudo-sciences, se distancia de ce mouvement. Il devint « sceptique des sceptiques », des chercheurs et démystificateurs qui se prononçaient sur la validité d'affirmations dites paranormales avant de les avoir expérimentées. Les qualifiant de pseudosceptiques, il les accusa d'avoir adopté un comportement de plus en plus antiscientifique, au point d'échapper eux-mêmes à la réfutation :

« Selon moi, ils ont tendance à bloquer les investigations honnêtes. La plupart d'entre eux ne sont pas agnostiques face aux affirmations paranormales ; ils sont là pour les démolir. [...] Lorsqu'une expérience paranormale rencontre ses objectifs, ils redéfinissent ces derniers. Puis après, si l'expérience est fiable, ils diront que c'est une simple anomalie. »[30]

Controverses[modifier | modifier le code]

Si certaines activités humaines correspondent effectivement à la définition « standard » des pseudo-sciences telle qu'elle est énoncée plus haut, d'autres domaines sont en revanche parfois regroupés à tort sous cette étiquette. Pour être qualifiée de pseudo-science, un champ de connaissances (ou en l'occurrence de pseudo-connaissances) doit donc se faire passer pour scientifique alors que, dans les faits, il ne respecte pas certains critères de la démarche scientifique.

Système de régulation de la science[modifier | modifier le code]

La science n'est pas tant une accumulation de savoir qu'un système de régulation : il s'agit d'un système auto-correctif, considérant à la base que tout énoncé est potentiellement erroné et doit être débattu, et qu'un savoir est périssable. Une « théorie admise » n'est jamais qu'un consensus qui peut évoluer. Gaston Bachelard disait : « La vérité est une erreur rectifiée ».

Lorsqu'une personne observe des faits « nouveaux » et propose une nouvelle théorie, elle initie un débat (par l'intermédiaire de publications, de conférences, etc.) et elle tente d'apporter tous les arguments favorables à la nouvelle thèse. Les personnes défendant l'ancienne théorie, ou une théorie concurrente, apporteront les arguments opposés.

Les comités de lecture[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Comité de lecture et Évaluation par les pairs.

Les publications scientifiques s'appuient sur un système de comité de lecture (referee), qui se charge de s'assurer de la rigueur des articles : le comité vérifie que les articles font bien référence à des publications antérieures, qu'ils s'appuient sur des données expérimentales dont la réalisation est décrite afin qu'elles puissent être reproduites. Ces comités de rédaction proposent des modifications aux articles : leurs membres voient passer de nombreux articles sur les sujets traités et aident donc à la coordination entre les articles. Ils refusent les articles qui ne répondent pas aux critères de rigueur.

Ce système est parfois critiqué. D'une part, il n'empêche pas certaines tendances comme le scientisme ou l'imposition d'une vérité officielle, par un consensus forcé qui accrédite une erreur, comme à l'époque de Lyssenko lorsque la position "officielle" d'hérédité des caractères acquis était favorisée par le système gouvernemental en place. De fait, les membres des comités faisant eux-mêmes partie de laboratoires publiant sur les sujets soumis, ils se retrouvent donc juges et parties. C'est pourquoi, certains scientifiques préfèrent publier sans comité de lecture[31] avant de soumettre l'article à une instance de sélection : la signature de l'article engageant l'auteur, ces scientifiques estiment qu'il en supportera lui-même les conséquences en cas de résultat erroné. D'autre part, des objectifs quantitatifs de production peuvent conduire à produire un grand volume de rapports de recherche de très faible qualité.

Dans les disciplines qualifiées de pseudo-sciences, le système de validation est beaucoup moins structuré, voire pas du tout, ou alors avec une tendance sectaire.

Paradigme et Modèle[modifier | modifier le code]

Dans le monde scientifique, un modèle servant de représentation provisoire du monde doit être testé sur l'autel de la réalité. Dans cette optique, un scientifique vérifie si son explication est ou non pertinente.

La notion de paradigme (une « représentation du monde ») est très utilisée dans les disciplines qualifiées de « pseudo-sciences ». L'accusation portée est que cela permet de ne jamais vérifier la pertinence des explications, restant dans le domaine de la croyance. Dans cette optique, l'hypothèse de base de la théorie n'étant donc jamais remise en cause, il n'y a pas d'alternative possible à celle-ci.

Quelques doctrines considérées comme pseudo-scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Le dessein intelligent, en tant que doctrine décrivant les espèces vivantes comme non pas issues de l'évolution biologique mais engendrées par une intervention supranaturelle est présentée comme une science par ses promoteurs[32] ;
  • L'astrologie qui prétend établir un lien entre la position des objets célestes et la personnalité individuelle des êtres humains est souvent considérée comme une pseudo-science lorsqu'elle prend un caractère déterministe quant à la certitude de ses conclusions[33]. Sa filiale l'astroarchéologie, par la tentative de s'appuyer sur les méthodes de l'archéologie, discipline scientifique, pour valider des recherches en ufologie, est elle aussi considérée par de nombreux scientifiques comme une pseudo-science.
  • La graphologie : Cette discipline s'efforce empiriquement d'établir une classification des écritures et d'en systématiser les indices dans une typologie qui renvoie à une classification des personnalités et des défauts. Aucune expérience scientifique n'a établi de corrélation statistique entre le style d'écriture et le type de personnalités, et cela d'autant moins que les anciennes typologies de personnalités auxquelles elle se réfère ne sont plus admises par la psychologie universitaire, en particulier anglo-saxonne[34],[35];
  • L'ufologie de par la critique de son interprétation des données sur le phénomène ovni, est généralement considérée comme une pseudo-science dans les milieux scientifiques.
  • L'homéopathie, fondée il y a deux siècles sur des conceptions contraires à la chimie et la biologie moderne est non scientifique. Certains pays autorisent cependant la délivrance de diplômes universitaires de médecine parallèle, mais de nombreuses hypothèses fondamentales de l'homéopathie (comme la Mémoire de l'eau) en font une pseudo-science aux yeux de la communauté scientifique[36].
  • L'ostéopathie et la chiropraxie, bien que très pratiquées en occident, sont elles aussi des pseudo-sciences reposant le plus souvent sur des conceptions pré-scientifiques du corps (notamment des mouvements aberrants de certains os ou organes), ou des théories réfutées par les vérifications scientifiques comme le principe d'auto-guérison. Elles cherchent généralement à combler les lacunes de la kinésithérapie, qui est pour sa part une discipline médicale et scientifique. Elles sont officiellement considérées en France comme des pseudo-sciences[36].
  • La naturopathie, dont certains domaines sont cependant acceptés par certains médecins, avec des réserves, notamment celles qui se rapprochent le plus de la phytothérapie (soins par certaines plantes contenant effectivement des substances actives). Par sa définition de « science fondamentale englobant l’étude, la connaissance, l’enseignement et l’application des Lois de la vie » donnée par la FENAHMAN, et par l'usage de pratique non scientifique, comme l'iridologie, elle est généralement désignée comme une pseudo-science. Les différents avatars de la naturopathie comme la lithothérapie sont eux aussi de fausses sciences.
  • La plupart des « sciences occultes », par l'usage qu'elles font de la terminologie scientifique, sont assimilées à des pseudo-sciences.
  • L'alchimie, par son fréquent usage du mot « science », quand ce n'est pas « science suprême », est parfois assimilée aux pseudo-sciences ; de fait, étant l'ancêtre de la chimie scientifique, tout ce qu'elle contenait de scientifique a été intégré à la science moderne entre le XVIIe et le XIXe siècle.
  • La psychanalyse est considérée par certains comme une pseudo-science. Voir notamment l'ouvrage collectif Le Livre noir de la psychanalyse ou les analyses de Jacques Bénesteau[37], Pierre Debray-Ritzen[38], Adolf Grünbaum[39], Mikkel Borch-Jacobsen[40], ou encore l'ex-psychanalyste Jacques Van Rillaer.
  • Certaines psychothérapies ont été également critiquées comme pseudo-scientifiques[41] mais, étant donné les controverses qu'il existe sur la méthodologie même de l'évaluation en psychologie clinique, cette critique reste sujette à débat.
  • L'orgonomique (Orgonomic research). Cette discipline fondée par le psychanalyste Wilhem Reich, prétend mettre en évidence, étudier et recueillir le « fluide vital universel », nommé orgone, qui confirmerait les doctrines vitalistes et permettrait de soigner l'impuissance sexuelle et le cancer. Ayant échoué au test de reproductibilité de ses résultats, la théorie de Wilhem Reich est non-scientifique. Mais la promotion de sa théorie s'étant poursuivie en recourant à une terminologie scientifique, elle est considérée également comme une pseudo-science.[réf. souhaitée]

Certains[Qui ?] partisans du paranormal veulent qu'on distingue les pseudo-sciences des investigations suivantes :

  • l'étude sociologique du phénomène ovni (quels stimuli sociologiques et culturels poussent les gens à dire qu'ils ont vu des ovnis ?) ;
  • la cryptozoologie qui cherche à étudier scientifiquement des animaux mystérieux dont l'existence ou la survie n'est pas avérée avec certitude : (le Sasquatch, le Yéti et autre Gigantopithèques) ;
  • la céréologie qui étudie la formation de motifs géométriques dans les champs ;
  • la parapsychologie et la métapsychique qui étudient les phénomènes étranges liés à l'esprit humain.

Ces approches paranormales cherchent à adopter une démarche rigoureuse aussi proche que possible de la science. Mais elles ne sont pas à l'abri d'approches plus farfelues, d'autant plus que par leur imbrication dans des systèmes de croyances et leur attrait sur l'imagination collective, elles attirent un grand nombre de passionnés, scientifiques ou non. Ainsi l'ufologie est un domaine où un courant scientifique dit ufologie sceptique coexiste avec des approches pseudo-scientifiques.

L'exobiologie est parfois considérée comme une pseudo-science[réf. nécessaire] alors qu'elle repose sur une démarche scientifique. Sa particularité est d'admettre la possibilité que son champ d'étude puisse ne pas exister : elle est pour l'instant une « science sans sujet »[42].

Il existe également une difficulté à définir des théories controversées qui sont alimentées par des pratiques ne respectant pas totalement la démarche scientifique. Aux yeux de leurs partisans, c'est le cas de la théorie de la fusion froide. Ces controverses ont souvent pour origine une expérimentation qui semblait a priori convaincante, mais que nul n'est arrivé à reproduire de façon convaincante (la mémoire de l'eau n'entre pas dans cette catégorie). Au débat scientifique se superposent souvent des éléments extra-scientifiques qui ne contribuent pas à éclaircir la question (appât du gain, raisons politiques, prestige d'une personne ou d'une institution en jeu, théorie du complot, etc.)[43].

Facteur de nouveauté ?[modifier | modifier le code]

Ces débats peuvent parfois concerner un domaine de recherche tout entier comme les sciences de l'éducation. Parce que l'expérimentation et les mesures objectives en ce domaine sont difficiles et par manque d'outils théoriques, les sciences de l'éducation sont attaquées, notamment parce qu'elles bénéficient d'une reconnaissance universitaire que leurs détracteurs jugent indue voire néfaste[44].

Sans « prétention » scientifique[modifier | modifier le code]

On ne devrait pas y ajouter les corps de savoir traditionnels ou de pratiques pré-modernes, comme les sciences magiques et divinatoires, dans la mesure où ils ne se légitiment pas en imitant les dispositifs de validation scientifiques (jargon scientifique, expérimentations, comité de lecture, résultats quantifiés...).

Critère de réfutabilité de Karl Popper[modifier | modifier le code]

Le critère de réfutabilité de Karl Popper a parfois servi à déclarer certains champs de recherche comme non scientifiques (le darwinisme, l'historicisme, le marxisme ou la psychanalyse). En réalité, Popper lui-même a admis que c'était une interprétation inadéquate de son critère de réfutabilité, tout au moins concernant le darwinisme qu'il acceptait comme une théorie scientifique valable. Ce n'était pas le cas, par contre, du marxisme ou de la psychanalyse[45]. S'agissant du darwinisme ou des sciences historiques, il s'agit donc non pas de pseudo-sciences mais de programmes de recherche scientifiques (ou paradigmes) qui partagent les méthodes et le critère de rationalité de la science mais qui ne sont pas aussi directement réfutables qu'une théorie individuelle. Ils sont soutenus par un ensemble de faits cohérents et ont un fort pouvoir explicatif.

Réactions aux pseudo-sciences[modifier | modifier le code]

Défis[modifier | modifier le code]

Plusieurs organisations ont mis en place des défis assortis de récompenses impressionnantes à qui démontrera la réalité d'un phénomène paranormal. Les affirmations sont testées par des scientifiques et éventuellement des prestidigitateurs, après qu'un protocole de test a été agréé par les deux parties. Les organisateurs entendent généralement, par un tel défi, mettre en évidence la non-réalité de tels phénomènes. Aucun de ces prix n'a été attribué, parce que personne n'a réussi à passer avec succès les tests (ou les tests préliminaires, pour les défis qui en proposent).

Un défi francophone, le Défi zététique international, est resté ouvert de 1987 à 2002.

Le Million Dollar Challenge de James Randi est, quant à lui, toujours d'actualité.

Pseudo-sciences parodiques[modifier | modifier le code]

Certains, afin de discréditer les pseudo-sciences, utilisent le raisonnement par l’absurde.

  • La jumbologie consiste à noter la position de tous les avions dans le ciel au moment de la naissance d’un individu afin de créer un « thème jumbologique ».
  • Le pastafarisme est une parodie américaine du créationnisme.
  • La netologie consiste à étudier la configuration de tous les écrans Internet disponibles au moment de la conception d’un enfant.
  • La pataphysique, notamment dans les communications de Boris Vian, consiste à déplacer le mode d'exposition et de démonstration d'une science ou d'une partie des mathématiques - réduite à une rhétorique - vers des objets qui échappent à sa pertinence.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://fr.wiktionary.org/wiki/%CF%88%CE%B5%CF%85%CE%B4%CE%AE%CF%82
  2. http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/pseudo-/60345
  3. Science et Nescience par Manuel de Diéguez, Bibliothèque des Idées; Gallimard, 1970
  4. Rudolf Carnap, Le dépassement de la métaphysique par l'analyse logique du langage (1930), in A. Soulez, Manifeste du Cercle de Vienne et autres écrits, PUF, 1985, p. 172.
  5. http://www.cnrtl.fr/definition/pseudo-
  6. http://www.cnrtl.fr/definition/pseudo-science
  7. http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?requete=p7173
  8. http://www.pseudo-medecines.org/pages/homeopathie-3605370.html
  9. http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article462 Sur l'éditorial de The Lancet
  10. http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?rubrique49 Articles divers
  11. http://www.charlatans.info/pseudoscience/pseudosciences_medecine.shtml Pseudo-sciences en médecine
  12. http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article289 L'homéopathie en question
  13. Claudie Voisenat et Pierre Lagrange, L'ésotérisme contemporain et ses lecteurs. Entre savoirs, croyances et fictions, Bibliothèque Centre Pompidou, 2005, p. 33, 358, 383, 400, 396-398.
  14. Sven Ove Hansson Science and Pseudo-Science Stanford Encyclopedia of Philosophy, 2014
  15. James Reddie, On Anthropological Desiderata, Considered with Reference to the Various Theories of Man's Origin and Existing Condition, Savage and Civilised, Journal of the Anthropological Society of London, vol. 2 (1864), pp. cxv-cxxxv, p. cxvi
  16. version électronique gratuite
  17. Robert Park, Voodoo Science. The Road from Foolishness to Fraud. Oxford, Oxford University Press, 2000, 230 pages
  18. Martin Gardner, Did Adam and Eve Have Navels? Debunking Pseudoscience. New York et Londres, WW Norton & Company, 2000, 333 p.
  19. Against Method: Outline of an Anarchistic Theory of Knowledge (1975), ISBN 0-391-00381-X, ISBN 0-86091-222-1, ISBN 0-86091-481-X, ISBN 0-86091-646-4, ISBN 0-86091-934-X, ISBN 0-902308-91-2 (Première édition dans M. Radner & S. Winokur, éds., Analyses of Theories and Methods of Physics and Psychology, Minneapolis: University of Minnesota Press, 1970.)
  20. a et b Are you a quack?
  21. A tale of eternal energy
  22. Ancien site Jeanfranraymon.rey : Si on parlait de vraie physique ?
  23. a et b Michel de Pracontal, L'Imposture scientifique en dix leçons
  24. Des pseudo-scientifiques niant la relativité restreinte par exemple sapent l'autorité d'Einstein en faisant de lui un simple plagiaire des travaux de Henri Poincaré et d'Hendrik Antoon Lorentz, injustement oubliés par le grand public aujourd'hui
  25. Le mouvement perpétuel de Aldo Costa
  26. Cas d'une tentative de mouvement perpétuel ; Science & Vie Junior constata que la machine ne fonctionnait pas, même si Aldo Costa se faisait fort devant eux de résoudre les arrêts selon lui accidentels
  27. Paul Feyerabend a reconnu avoir une vision anarchiste de la science (dans le sens que l'imprévu est primordial en science et non politique)
  28. Paul Feyerabend, Contre la méthode, esquisse d'une théorie anarchiste de la connaissance, Éditions du Seuil, 1979, p. 332
  29. Carl Sagan, Cosmos, Random House, 1980 (rééd. 2002), 384 p.
  30. (en) Marcello Truzzi, « On Pseudo-Skepticism », Zetetic Scholar, no 12/13,‎ 1987, p. 3–4 (lire en ligne) (en)"They tend to block honest inquiry, in my opinion. Most of them are not agnostic toward claims of the paranormal; they are out to knock them. [...] When an experiment of the paranormal meets their requirements, then they move the goal posts. Then, if the experiment is reputable, they say it's a mere anomaly."
  31. par exemple sur l'arXiv
  32. Intelligent design theory is science
  33. Bien que critiquée en tant que superstition, l'astrologie, par son association à l'astronomie pendant un temps puis ses tentatives d'obtenir un certain crédit en utilisant des approches scientifiques (voir par exemple Étude statistique de l'astrologie), est parfois catégorisée dans les pseudo-sciences
  34. Beyerstein L.B. & Beyerstein D.F., The Write stuff. Evaluations of Graphology: The study of handwriting analysis, Promotheus Books, 1992, 515 p
  35. Jean-Louis LeMoigne, Sciences de la société, Presses universitaires du Mirail,‎ 2008 (présentation en ligne), p. 218
  36. a et b L'homéopathie, l'ostéopathie et plusieurs autres pseudo-sciences médicales qui leurs sont rattachées sont officiellement considérées comme des pseudo-science dans la plupart des pays et par la quasi-totalité des académies scientifiques ; en France elles sont décrites comme faisant partie des « doctrines irrationnelles et antiscientifiques » depuis le Bulletin de l'Académie nationale de médecine de 1987 (pp. 945-951).
  37. Mensonge freudien, histoire d'une désinformation séculaire, Bruxelles, Mardaga, 2002
  38. La psychanalyse cette imposture, Paris, Albin Michel, 1991.
  39. Les Fondements de la psychanalyse, Paris, PUF, 1996
  40. Le Dossier Freud. Enquête sur l'histoire de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 2006
  41. (en) Our Raison d’Être, Lilienfeld, S.O., The Scientific Review of Mental Health Practice, 2002.
  42. Robert Lamontagne, "Autres échos de Porto Rico", Science! on blogue, 17 septembre 2007.
  43. Agence Science-Presse, "La fusion froide, épisode 357", 7 décembre 1998.
  44. Sur les pseudo-sciences de l’Éducation, Pierre Dazord, Cahiers rationalistes, n° 571 juillet-août 2004
  45. "Natural Selection and the Emergence of Mind", K. Popper, Dialectica, vol. 32, no. 3-4, 1978, pp. 339-355

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]