Fièvre hémorragique du Brésil

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La Fièvre hémorragique du Brésil est une maladie infectieuse provoquée par le virus Sabiá , un Arenavirus. Le virus Sabia est un virus à ARN enveloppé très contagieux et mortel[1].

La période d'incubation est comprise entre 7 et 16 jours, au cours de laquelle des signes et des symptômes peuvent apparaître. Les premiers signes et symptômes peuvent être la fièvre, une rougeur oculaire, une fatigue, des vertiges, des douleurs musculaires, une faiblesse musculaire et l'épuisement. Les cas graves présentent des signes de saignements sous la peau, les organes internes, ou des orifices du corps comme la bouche, l'œil, ou l'oreille . Les patients gravement atteints présentent un choc, un dysfonctionnement du système nerveux, coma, délire et convulsions[1].

Le virus Sabiá peut être transmis par inhalation, ingestion, ou le contact avec l'urine, la salive, le sang ou les excréments de rongeurs[1].

Le virus Sabia est un agent pathogène qui requiert un niveau de biosécurité de Classe 4[1].

À ce jour, il n'y a eu que trois infections rapportées par le virus Sabia. Un seul cas connu de contamination naturelle par le virus Sabiá eu lieu en 1990 chez une femme habitant le quartier de Jardim Sabiá, à Cotia, une ville située près de São Paulo. Deux autres cas sont survenus dans le contexte clinique suivant : le viriologiste responsable de l'étude de la maladie de cette femme, a contracté l'infection dans le cadre de ses recherches, il a heureusement survécu. Quatre ans plus tard, bien que travaillant dans des condition de biosécurité de niveau 3, un chercheur à la Clinique de médecine tropicale de l'hôpital de Yale-New Haven a été exposé au virus. La contamination est apparemment survenue quand un flacon de centrifugeuse contenant un tissu infecté s'est fissuré et a coulé dans la centrifugeuse en rotation, en libérant des particules de virus sous forme d'aérosol dans l'air. L'un des scientifiques qui a été infecté a été traitée avec la ribavirine[2],[3].

Ce virus est également potentiellement utilisable pour le bioterrorisme, car il peut se propager par aérosols[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d NRT Quick Reference Guide: Brazilian Hemorrhagic Fever (BzHF)
  2. http://www.stanford.edu/group/virus/arena/2005/SabiaVirus.htm Sabia Virus
  3. M. Barry, M. Russi, L. Armstrong, D. Geller, R. Tesh, L. Dembry, J. P. Gonzalez, A. S. Khan et C. J. Peters, « Treatment of a Laboratory-Acquired Sabiá Virus Infection », N Engl J Med, vol. 333, no 5,‎ 1995, p. 317–318 (liens PubMed? et DOI?)
  4. http://www.oregon.gov/DHS/ph/acd/bioterrorism/backvhf.pdf Viral Hemorrhagic Fevers and Bioterrorism