Virus respiratoire syncytial

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Virus respiratoire
syncytial

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Virus respiratoire syncytial
au microscope électronique
(diamètre moyen 120-300 nm)

Classification
Type Virus
Groupe Groupe V
Ordre Mononegavirales
Famille Paramyxoviridae
Sous-famille Pneumovirinae
Genre Pneumovirus

Espèce

virus respiratoire syncytial (VRS)
— auteur incomplet —, date à préciser

Le virus respiratoire syncytial (VRS, ou RSV pour Respiratory Syncytial Virus ; de syncytium) est la cause la plus fréquente, dans le monde, d'infections respiratoires des jeunes enfants.
Très contagieux, ce virus infecte principalement les nourrissons âgés de moins de deux ans.
Chez l'adulte, l'infection à VRS est rare, bénigne (sauf chez le sujet âgé), elle est responsable d'une rhinite ou d'un syndrome pseudogrippal.

En France, on dénombre environ 460 000 cas/an chez les nourrissons.
Ce virus ne semble actif qu'en saison froide (d'octobre à mars-avril en Europe de l'Ouest et Amérique du Nord).

Découverte[modifier | modifier le code]

En 1956 Morris et al. isolent un virus d'une population de chimpanzés enrhumés ; ils le nomment CCA ( Chimpanzee Coryza Agent). En 1957, ce même virus est identifié par Robert M. Chanock (en) à celui ayant affecté des enfants atteints de pneumopathies et de laryngites. Il le nomme virus respiratoire syncytial.

Description[modifier | modifier le code]

C'est un virus à ARN monocaténaire (un seul brin d'ARN, non fragmenté) de polarité négative, de type « enveloppé », à capside à symétrie hélicoïdale. Il appartient à la famille des paramyxovirus, sous famille pneumovirinae, du genre pneumovirus.


Taille : de 150 à 400 nm de diamètre environ.

Données épidémiologiques[modifier | modifier le code]

La prévalence mondiale en 2005 est estimée à près de 34 millions de cas chez les enfants de moins de cinq ans, dont 10 % sont des formes graves avec environ 100 000 décès[1].

L'incubation est de 2 à 8 jours.

Contagion[modifier | modifier le code]

La transmission est réputée se faire essentiellement par voie respiratoire: le virus effectue sa réplication dans le rhino-pharynx où il peut soit rester, soit diffuser.

Évolution de la maladie[modifier | modifier le code]

Une infection par le VRS peut se compliquer et devenir une bronchiolite, qui peut entraîner dans des cas exceptionnels l'hospitalisation de l'enfant. La bronchiolite a une durée d'incubation courte (2 à 4 jours) elle commence par une rhinite avec une fièvre modérée.

  • Dans la plupart des cas, on a une évolution favorable en une dizaine de jours.
  • Dans 2/3 des cas, on a une forme récidivante. Elle peut évoluer vers des formes graves, par exemple une insuffisance respiratoire.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

On effectue essentiellement un diagnostic direct. On dispose de plusieurs méthodes:

  • détection d'antigènes par immunofluorescence (test rapide);
  • culture sur cellules LCC[?] (cellules de sang), méthode facile;
  • amplification du génome viral par PCR (technique la plus sensible).

(la sérologie présente peu d'intérêt).

Prévention[modifier | modifier le code]

Comme pour tous les virus, il est recommandé d'éviter le contact avec des personnes infectées (foule, transports en commun, baisers sur le visage et sur les mains de la part d'adultes et d'enfants), utiliser du matériel à usage unique ou personnel (jouets, mouchoirs), se laver les mains avant de s'occuper de l'enfant ;
Le virus peut survivre plusieurs jours sur des objets (dits « fomite »).

Il faut également éviter tout ce qui peut gêner la respiration ou entraîner une diminution de la capacité respiratoire ; ne pas fumer, aérer la chambre 20 minutes par jour, ne pas avoir d'atmosphère trop sèche et, si la maladie se déclare, coucher l'enfant en surélevant les épaules.

Prévention : anticorps spécifiques indiqués chez les anciens prématurés de moins de 32 semaines d'aménorrhée âgés de moins de 6 mois au début de l'épidémie.

Concernant le traitement, on ne dispose pas de traitement anti-viral ni de vaccin. On effectue de la kinésithérapie respiratoire pour éliminer le mucus. La ribavirine est utilisée pour soigner les formes graves, mais elle n'est pas très efficace et est tératogène.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Tawar, Duquerroy, Vonrhein, Varela, Damier-Piolle, Castagné, MacLellan, Bedouelle, Bricogne, Bhella, Eléouët et Rey, « Crystal Structure of a Nucleocapsid-Like Nucleoprotein-RNA Complex of Respiratory Syncytial Virus », Science, vol. 326, no 5957,‎ 27 novembre 2009, p. 1279-1283 (DOI 10.1126/science.1177634, lire en ligne)