Falvy

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Falvy
L'étang.
L'étang.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Nesle
Intercommunalité Communauté de communes de Nesle
Maire
Mandat
Frédéric Lecomte
2014-2020
Code postal 80190
Code commune 80300
Démographie
Population
municipale
132 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 30″ N 2° 57′ 35″ E / 49.825, 2.959749° 49′ 30″ Nord 2° 57′ 35″ Est / 49.825, 2.9597  
Altitude Min. 51 m – Max. 91 m
Superficie 6,32 km2
Localisation

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Falvy

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Falvy

Falvy est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village picard de la haute vallée de la Somme, situé à 12 km au sud de Péronne et à 8 km de Nesle.

Il est aisément accessible par l'ancienne route nationale 37 (actuelle RD 937) reliant Château-Thierry à Péronne et par les autoroutes A29 et A1.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fala - puis Falvicum en 1135, Phalevi en 1146, puis Fallevy-Falevi sur Somme et enfin Falvy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les quelques informations sont données par ordre chronologique.

Falvy, ainsi que Nesle, trouve ses origines comme village gaulois.

Vers l'an 1000 vivait Yves, seigneur de Nesle, père d'Ives et de Dreux, seigneur de Nesle et de Falvy. Il se distingua à la croisade et est qualifié vir fortis et princeps terrœ Galliarum Dogo de Nahella, père de Raoul, 1119, allié à la fille de Guillaume II, comte de Soissons, et d'Ade, héritière de ce comté, descendue des anciens comtes de Vermandois, issus de Charlemagne; d'où Yves, seigneur de Nesle et de Falvy, comte de Soissons, sans enfants de Yolande de Hainaut; Dreux, sans enfants; Raoul, châtelain de Bruges, en Flandre; Thierry, archidiacre de Cambray... Gertrude, héritière de Nesle, épousa Raoul de Clermony, ce qui donna lieu à la seconde maison de Nesle, dite de Clermont.

En général, les seigneurs de Nesle et de Falvy, aux XII et XIIIe siècles, sont aussi comtes de Soissons. On note aussi l'utilisation occasionnelle du nom Néelle en lieu et place de Nesle à cette époque.

Dates principales :

  • Présence romaine (tour en bois commandant le passage de la Somme)
  • Xe siècle : donjon en pierre sur pilotis
  • Tenure des comtes de Vermandois
  • 1097 : Drogon seigneur de Nesle
  • 11?? : Raoul I de Nesle, seigneur de Nesle et de Falvy, donna en 1119 le moulin de Falvy-sur-Somme à l'église de Saint-Quentin.
  • 1135-1153 : Raoul II de Nesle, châtelain de Bruges, parut à la cour du comte de Flandre. Était apparemment mort en 1157 puisqu'il n'est point fait mention de lui dans le testament du comte son frère.
  • 1146 : Yves III de Soissons
  • 1157 : Yves de Nesle
  • 1175 : Église des Prémontrés
  • 1177 : Jean de Nesle, châtelain de Bruges après la mort de son père, hérita des seigneuries de Nesle, de Falvy et de la Herelle cette année-là. Il fut un grand seigneur dans la cour de Flandre, d'où il sortit mécontent en 1212. Il se retira dans ses terres de Picardie, y mourut en 1214 et fut enterré dans l'abbaye d'Orcamp.
  • 1214 (?) : Jean II de Nesle, celui-ci est probablement mort sans descendance, car c'est son frère Raoul de Nesle (décédé avant février 1225) qui fut le père de Jean III (de Nesle, bien sur). Note : ce point reste à confirmer.
  • 1231 : Jean de Nesle intervient en mars 1231 dans une charte de Jean de Béthencourt, au titre de seigneur dominant d'une terre appartenant à feu Symon de Coquerel sur le chemin de Nesle à Béthencourt (voir : Jürgen Klötgen,"Une charte rare et inédite de Jean de Béthencourt(1231)", in Revue Historique et Archéologique du Maine,Le Mans,2005,t.CLVI,p. 321-330).
  • 1270 : Jehan (ou Jean) III de Nesle, seigneur de Falvy et de la Herelle, devint comte de Ponthieu par sa seconde femme, fut avec ses fils de l'expédition du roi Louis IX de France en Afrique l'an 1270, marcha en 1271 avec douze chevaliers de sa compagnie, dont trois bannerets, à la suite du roi Philippe le Hardi contre le comte de Foix. Il vivait encore en 1289.
  • 1324 : Jean de Vendeuil II
  • 1400 : Famille de Béthune
  • 1435 : Louis de Luxembourg
  • Jean de Bar, seigneur de Falvy
  • 1477 : Marie du Luxembourg. François de Bourbon Vendôme
  • 1515 : Famille de Valencay
  • 1566 : Prince de Navarre
  • 1589 : Henri de Navarre - Henri IV
  • fin 1592 : François d'Amerval se marie discrètement à Noyon avec Gabrielle d'Estrées. Le roi Henri IV lui fait don de la seigneurie de Falvy-sur-Somme, du domaine de Saint-Lambert (canton de Marle), ainsi que de 8000 écus. La raison de ce don se trouve facilement par la consultation de la biographie d'Henri IV (ses relations avec Gabrielle d'Estrées).
  • 1611 : Isaac- Seigneur de Saint-Simon
  • 1629 : Destruction du château ordonnée par Louis XIII (dans le cadre du démantèlement des forteresses médiévales)
  • 1780 : Balthazar de Saint-Simon Rouvroy
  • 1789 : Claude Henri de Saint Simon
Blason de Guillaume de Falvy
Écartelé : I et IV, d'hermine, à la croix de gueules, chargée de cinq coquilles d'or (Falvy) ; au II et III, d'azur, semé de fleurs de lis d'argent (Bazentin), sur le tout de gueules, à deux bars adossés, trefflés d'or (Clermont-Nesle), le tout au filet en bordure de gueules. Cimier : Une chauve-souris s'essorant de sable, entre deux plumes de faisan d'or, une capeline aux armes.

(...)

Le 22 novembre 1916, 23e victoire de Georges Guynemer à Falvy. Celui-ci en comptabilisera 53 pendant la Grande Guerre, dont 21 dans la Somme (Saint-Christ, Nesle,...).

Le 9 août 1918, le pont de Falvy est bombardé d'une hauteur de 1000 pieds par un "as" de la Royal Air Force, le lieutenant James Alfred Keating de nationalité américaine. Il a remporté six victoires dans les environs de Falvy qui lui ont valu la Distinguished Flying Cross. Voici la liste de ses victoires :

  • Date heure avion adversaire localisation
  • 22 Jul 1918 18:20 D.H.9 Fokker D.VII (OOC) Sergy
  • 08 Aug 1918 18:35 D.H.9 (D3165) Pfalz D.III (DESF) Bethencourt
  • 09 Aug 1918 06:30 D.H.9 (C2202) Fokker D.VII (DESF) Marchélepot
  • 09 Aug 1918 06:30 D.H.9 (C2202) Fokker D.VII (DESF) Ablaincourt
  • 09 Aug 1918 06:40 D.H.9 (C2202) Fokker D.VII (OOC) Soyecourt
  • 09 Aug 1918 06:45 D.H.9 (C2202) Fokker D.VII (OOC) Lamotte

Il est aussi responsable du bombardement du pont de Béthencourt-sur-Somme la veille (8 août).

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Fascé d'argent et d'azur de dix pièces, au lion de gueules, couronné d'or, brochant sur le tout.

Nesle de Falvy en Picardie. Burelé d'argent et d'azur de dix pièces, brisées d'une bande de gueules sur le tout.

Ou encore : Néelle de Falvy Burelé d'argent et d'azur, à la bande de gueules, brochant sur le tout. Cri: SOISSONS!.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2001 2008 Jean-Louis Duclaux UMP  
Mars 2008 2014 Albert Desmidt[1]    
Mars 2014 en cours
(au 3 avril 2014)
Frédéric Lecomte[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 132 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360 384 368 391 436 442 480 510 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
490 480 425 385 355 321 342 350 328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
316 299 263 163 179 179 157 149 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
119 118 108 116 106 100 125 127 128
2011 - - - - - - - -
132 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte Benoite

L'église placée sous le patronage de sainte Benoîte d'Origny, avait autrefois des dimensions en rapport avec une population plus importante. L'église Sainte-Benoîte trouve en effet son origine comme chapelle du château fort démantelé par Louis XIII. Les parties conservées de l'édifice primitif, comme le clocher, la nef et le portail à la Tudor, etc. attestent une construction de la belle époque romane. La richesse de l'architecture témoigne de la foi des anciens seigneurs.

Le sanctuaire, sans doute remanié, comme la magnifique chapelle du midi offre des caractères de style ogival flamboyant. À défaut des écussons supprimés dans les pendentifs des élégantes voûtes de l'intérieur, se retrouve, au dehors, parmi les riches sculptures conservées des contreforts, le lion héraldique de la maison de Vendôme, propriétaire de la seigneurie du lieu au XVe et XVIe siècles (dont Henri IV a hérité). D'origine romane, la construction date de 1140 remaniée au XVe siècle, elle se distingue par un mélange de styles roman et gothique.

Cette église, on le voit, se remarquait autant par l'élégance de son architecture que par la richesse de ses ornementations. Mais, comme tant d'autres, elle a été victime du vandalisme révolutionnaire (1792) qui l'a dépouillée de ses ornements et en a brisé l'harmonie par la destruction des bas-côtés. Les arcades permettant d'y accéder ont été murées, donnant aux murs l'aspect actuel. L'abside a été transformée au XVe siècle et, sur le côté sud, Marie de Luxembourg a fait construire une chapelle considéré comme un chef-d'œuvre de l'art gothique.

Dans le transept de gauche, on peut aussi remarquer un beau Christ du XVIe siècle. À ses pieds gisent les membres des seigneurs de Y et de Falvy.

Sur les murs, alignées comme des stations du chemin de croix, les armes des seigneurs qui possédaient cette église, nous racontent une belle page de son histoire. On remarquera bien sûr le blason d'Henri IV, qui vendit le fief de Falvy et son église 5000 écus pour les beaux yeux de Gabrielle d'Estrées. (information sujette à caution voir histoire)

Une vitrine présente également une jolie collection d'objets retraçant l'histoire locale du néolithique à la Première Guerre mondiale. Devant une autre châsse, le visiteur pourra également s'attarder devant une rétrospective des Rois de France et de leur monnaie, depuis huit siècles d'histoire dont ont été témoins les vieilles pierres de Ste-Benoîte.

Classée monument historique le 2 septembre 1907 (notice n° PA00116151). Éclairée intérieur et extérieur, intérieur sonorisé. Fortement abîmée en 1914, parfaitement remise en état.

Visite libre - renseignements voir les offices de tourisme Ham - Péronne.

Étangs de la Haute-Somme.
Canal de la Somme

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 13 août 2008)
  2. « Ces maires déjà installés », Le Journal de Ham, no 14,‎ 3 avril 2014, p. 3
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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